jeudi 11 avril 2013

Quoi de plus beau qu'une bisquine sous voile…

Quoi de plus beau qu'une bisquine sous voile…

1930, à Saint-malo, deux bisquines cancalaises en régate.
De part et d'autre de la baie du Mont-Saint-Michel, Cancale et Granville se contemplent. Cancale est en Bretagne; Granville en Normandie. Depuis des siècles, elles surveillent le Mont solitaire mouillé au milieu des sables. Des siècles durant lesquels les deux provinces ont convoité sa possession. Ce sont les Normands qui l'ont obtenue, et les Bretons ne s'en sont pas remis. 
Au début du XIXe siècle s'entame entre le port d'llle-et-Vilaine et celui de la Manche une nouvelle rivalité. Un affrontement qui, souvent, tourne à l'aigre lorsque leurs flottes de pèche tentent d'outrepasser les limites de dragage sur les bancs d'huîtres sauvages qui abondent à l'époque dans la baie. C'était au temps des bisquines. Ces élégantes embarcations fortement toilées, originaires des côtes normandes et dérivées du lougre, présentent une étrave droite, une voûte arrière très élancée, sortant impertinemment de l'eau, et trois mâts à forte quête arrière portant au travail deux étages de voiles gréées au tiers. Une grandiose architecture de 246 m2 de toile.
Ces bisquines deviendront rapidement une exclusivité des quartiers maritimes de Granville et de Cancale. Péchant rarement en solitaire, elles se constituent en convoi. On appelle cela « la Caravane ».
Pour en connaître plus sur l'intéressante histoire de ces bateaux de pêche, lisez Les Cahiers du petit manchot n° 165 du 24-06-2011 à qui nous avons emprunté ce commentaire. (cliquez ici)    


Presque cinquante ans ont passé depuis que ces magnifiques voiliers ont disparu, leurs chaluts ne pouvant pas rivaliser contre ceux des bateaux à moteur quand, le 18 avril 1987, après deux ans de chantier, La Cancalaise, copie exacte de La Perle, construite en 1905, a quitté son ber et glissé pour la première fois dans les eaux vertes de la baie. Visitez son site en cliquant ici.



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