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mardi 9 juillet 2013

3 juillet 1940 : la Royal Navy attaque la flotte française à Mers el-Kébir


Le 3 juillet 1940, la Royal Navy attaque la flotte française amarrée dans la rade nord-africaine de Mers el-Kébir, près d'Oran (1297 morts et 350 blessés chez les marins français). Plus d'infos sur ce blog, cliquez ici.

samedi 3 juillet 2010

3 juillet 1940: le drame de Mers el Kebir

Disposition des navires français à Mers el Kebir, à gauche les cuirassés.

La Provence, derrière Strasbourg appareille.

La Bretagne en feu va chavirer.

Le Dunkerque échoué (photos collection Alain V)

LE DRAME DE MERS-EL-KEBIR LE 3 JUILLET 1940

Le 3 juillet, la flotte britannique de l'amiral Somerville se présente devant Mers-el-Kebir près d'Oran avec pour mission d'obtenir que la flotte française commandée par l'amiral Gensoul la suive au Royaume-Uni ou soit détruite.
L'amiral Somerville dispose d'une force considérable: Le croiseur de bataille Hood, les cuirassés Resolution et Valiant, 2 croiseurs, 11destroyers et le porte-avions Ark Royal. Il a le choix de l'heure et de la présentation de ses navires qu'un promontoire dissimulera pendant toute l'action aux navires français surpris au mouillage, l'arrière à la jetée, cap sur la terre, disposition défavorable pour la mise en œuvre de l'artillerie des cuirassés.
L'escadre de l'amiral Gensoul comprenait les navires suivants: cuirassés Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne,
6 contre-torpilleurs dont les plus récents Volta et Mogador et le transport d'hydravions Commandant-Teste.
La démobilisation sur place des bâtiments est commencée, ils sont en Afrique hors de portée des Allemands, donc considérés comme étant en sécurité.
Or, voici qu'a 7 heures du matin ce 3 juillet le destroyer Foxhound amène le capitaine de vaisseau Holland apportant les propositions de l'amiral Somerville, soient cinq éventualités:
-suivre les Anglais pour continuer le guerre -conduire les navires français dans un port britannique -appareiller pour les Antilles ou le Etats-Unis -se saborder -combattre
L'amiral Gensoul refuse les termes de l'ultimatum, il tenta un ultime gentleman's agreement après consultation de sa hiérarchie, l'amirauté française en cours de transfert de Bordeaux à Vichy répond un peu rapidement qu'elle envoit des renforts de Toulon, précipitant la décision des Anglais d'en finir avant 17h 30.
A 16h 35, l' officier anglais quitte le navire amiral français sans résultat. Les dés sont jetés; à 16h 56 les Anglais ouvrent le feu à 14000 mètres, ce qui provoqua l'ordre d'ouverture du feu de l'escadre française.
Les bâtiments français tentent d'appareiller; le Strasbourg sous les ordres du capitaine de vaisseau Collinet manœuvre remarquablement et sort sous le feu anglais. Le Dunkerque est touché par des obus de 380 mm et sérieusement avarié, La Bretagne fut touché à la troisième minute avant d'avoir pu décoller de la digue; en feu, il chavira à 17 h 9 et coula, entraînant 977 hommes dans la mort. La Provence fut touché à 17 h 3; le Commandant-Teste, épargné, recueillit les survivants de La Bretagne. Le contre-torpilleur Mogador, retardé dans la passe par un remorqueur, fut touché par un obus de 380mm à l'arrière, la cloison des machines résista et il survécu bien que tout la partie arrière eut disparu.
A 17h 12 les Anglais cessaient le feu.
Le 4 juillet, les bâtiments intacts, le Strasbourg et 3 contres-torpilleurs entraient à Toulon.
Le 6 juillet, les Anglais revinrent, les avions torpilleurs de l'Ark Royal s'attaquèrent au Dunkerque échoué que l'on n'avait pas encore entouré de filets, un patrouilleur amarré au Dunkerque reçut une torpille qui fit exploser ses grenades sous-marines provoquant une large brèche au flanc du cuirassé et tuant 150 hommes.
La Provence rentrera à Toulon le 6 novembre 1940 ainsi que le Mogador en remorque.
Le Dunkerque, plus gravement atteint, ne sera en mesure de rentrer à Toulon que le 19 février 1942.
L'attaque de Mers-el-Kebir aura fait 1297 morts et causé la perte de La Bretagne, des avaries graves au Dunkerque, mais surtout provoqué parmi l'ensemble des marins un sentiment anglophobe qui nuira beaucoup à la poursuite de la guerre auprès du Général de Gaulle qui aura du mal à convaincre la majorité des marins de le rejoindre, et retardera jusqu'en début 1943 le ralliement de ce qui reste de la flotte à la cause alliée.
Alain

3 juillet 1940: le drame de Mers el Kebir

Disposition des navires français à Mers el Kebir, à gauche les cuirassés.

La Provence, derrière Strasbourg appareille.

La Bretagne en feu va chavirer.

Le Dunkerque échoué (photos collection Alain V)

LE DRAME DE MERS-EL-KEBIR LE 3 JUILLET 1940

Le 3 juillet, la flotte britannique de l'amiral Somerville se présente devant Mers-el-Kebir près d'Oran avec pour mission d'obtenir que la flotte française commandée par l'amiral Gensoul la suive au Royaume-Uni ou soit détruite.
L'amiral Somerville dispose d'une force considérable: Le croiseur de bataille Hood, les cuirassés Resolution et Valiant, 2 croiseurs, 11destroyers et le porte-avions Ark Royal. Il a le choix de l'heure et de la présentation de ses navires qu'un promontoire dissimulera pendant toute l'action aux navires français surpris au mouillage, l'arrière à la jetée, cap sur la terre, disposition défavorable pour la mise en œuvre de l'artillerie des cuirassés.
L'escadre de l'amiral Gensoul comprenait les navires suivants: cuirassés Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne,
6 contre-torpilleurs dont les plus récents Volta et Mogador et le transport d'hydravions Commandant-Teste.
La démobilisation sur place des bâtiments est commencée, ils sont en Afrique hors de portée des Allemands, donc considérés comme étant en sécurité.
Or, voici qu'a 7 heures du matin ce 3 juillet le destroyer Foxhound amène le capitaine de vaisseau Holland apportant les propositions de l'amiral Somerville, soient cinq éventualités:
-suivre les Anglais pour continuer le guerre -conduire les navires français dans un port britannique -appareiller pour les Antilles ou le Etats-Unis -se saborder -combattre
L'amiral Gensoul refuse les termes de l'ultimatum, il tenta un ultime gentleman's agreement après consultation de sa hiérarchie, l'amirauté française en cours de transfert de Bordeaux à Vichy répond un peu rapidement qu'elle envoit des renforts de Toulon, précipitant la décision des Anglais d'en finir avant 17h 30.
A 16h 35, l' officier anglais quitte le navire amiral français sans résultat. Les dés sont jetés; à 16h 56 les Anglais ouvrent le feu à 14000 mètres, ce qui provoqua l'ordre d'ouverture du feu de l'escadre française.
Les bâtiments français tentent d'appareiller; le Strasbourg sous les ordres du capitaine de vaisseau Collinet manœuvre remarquablement et sort sous le feu anglais. Le Dunkerque est touché par des obus de 380 mm et sérieusement avarié, La Bretagne fut touché à la troisième minute avant d'avoir pu décoller de la digue; en feu, il chavira à 17 h 9 et coula, entraînant 977 hommes dans la mort. La Provence fut touché à 17 h 3; le Commandant-Teste, épargné, recueillit les survivants de La Bretagne. Le contre-torpilleur Mogador, retardé dans la passe par un remorqueur, fut touché par un obus de 380mm à l'arrière, la cloison des machines résista et il survécu bien que tout la partie arrière eut disparu.
A 17h 12 les Anglais cessaient le feu.
Le 4 juillet, les bâtiments intacts, le Strasbourg et 3 contres-torpilleurs entraient à Toulon.
Le 6 juillet, les Anglais revinrent, les avions torpilleurs de l'Ark Royal s'attaquèrent au Dunkerque échoué que l'on n'avait pas encore entouré de filets, un patrouilleur amarré au Dunkerque reçut une torpille qui fit exploser ses grenades sous-marines provoquant une large brèche au flanc du cuirassé et tuant 150 hommes.
La Provence rentrera à Toulon le 6 novembre 1940 ainsi que le Mogador en remorque.
Le Dunkerque, plus gravement atteint, ne sera en mesure de rentrer à Toulon que le 19 février 1942.
L'attaque de Mers-el-Kebir aura fait 1297 morts et causé la perte de La Bretagne, des avaries graves au Dunkerque, mais surtout provoqué parmi l'ensemble des marins un sentiment anglophobe qui nuira beaucoup à la poursuite de la guerre auprès du Général de Gaulle qui aura du mal à convaincre la majorité des marins de le rejoindre, et retardera jusqu'en début 1943 le ralliement de ce qui reste de la flotte à la cause alliée.
Alain

vendredi 2 juillet 2010

L'OPERATION CATAPULT

Juillet 1940 : les navires français à Portsmouth (collection Alain V)

OPERATION CATAPULT DU 2 AU 8 JUILLET 1940
Le cabinet de guerre britannique sous la direction de Winston Churchill, Premier ministre, décide de s'emparer ou de détruire tous les bâtiments français, ou qu'ils soient stationnés.
L'opération baptisée Catapult est déclenchée le 2 juillet 1940; elle ne suscite pas l'adhésion unanime des chefs d'escadre britanniques. Elle se déroule en plusieurs phases quasiment simultanées pour garantir l'effet de surprise :

- dans les ports britanniques contre les navires français réfugiés, suite à l'invasion allemande
- à MERS- EL- KEBIR, contre la principale force française
- à ALEXANDRIE base britannique en Egypte, contre la force X.
- à DAKAR, ou se trouve le cuirassé RICHELIEU

Dans les ports britanniques:

A Portsmouth se trouvent le COURBET, 1contre- torpilleur, 5 torpilleurs, 2 sous-marins, 6 avisos
A Plymouth : le PARIS, 1 contre- torpilleur, 3 torpilleurs, 3 sous-marins dont le SURCOUF, croiseur sous-marin, 2 avisos
Le COURBET et le PARIS sont deux cuirassés anciens conservés pour les écoles
Dans divers autres ports britanniques : quelques avisos, patrouilleurs et bâtiments divers

Les marins français ont fait l'objet d'un véritable guet-apens, pour s'emparer des navires; attirés sur les navires britanniques pour les faire boire et les éloigner de leur bord. Le 3 juillet à 4 heures du matin, ceux qui sont restés à bord au saut du lit sont surpris, un officier annonce un pli urgent pour le commandant, pour s'introduire à bord derrière le planton, profitant des bonnes relations passées pour endormir leur méfiance. En dépit de ces ruses, il y eu quelques coups de revolver qui firent 4 morts dont 3 anglais. Les Anglais essayèrent de convaincre des marins de continuer le combat avec le Général de Gaulle mais sans résultat, ceux- ci ayant été humiliés, restèrent fidèle au gouvernement du maréchal Pétain et furent rapatriés.

L'OPERATION CATAPULT

Juillet 1940 : les navires français à Portsmouth (collection Alain V)

OPERATION CATAPULT DU 2 AU 8 JUILLET 1940
Le cabinet de guerre britannique sous la direction de Winston Churchill, Premier ministre, décide de s'emparer ou de détruire tous les bâtiments français, ou qu'ils soient stationnés.
L'opération baptisée Catapult est déclenchée le 2 juillet 1940; elle ne suscite pas l'adhésion unanime des chefs d'escadre britanniques. Elle se déroule en plusieurs phases quasiment simultanées pour garantir l'effet de surprise :

- dans les ports britanniques contre les navires français réfugiés, suite à l'invasion allemande
- à MERS- EL- KEBIR, contre la principale force française
- à ALEXANDRIE base britannique en Egypte, contre la force X.
- à DAKAR, ou se trouve le cuirassé RICHELIEU

Dans les ports britanniques:

A Portsmouth se trouvent le COURBET, 1contre- torpilleur, 5 torpilleurs, 2 sous-marins, 6 avisos
A Plymouth : le PARIS, 1 contre- torpilleur, 3 torpilleurs, 3 sous-marins dont le SURCOUF, croiseur sous-marin, 2 avisos
Le COURBET et le PARIS sont deux cuirassés anciens conservés pour les écoles
Dans divers autres ports britanniques : quelques avisos, patrouilleurs et bâtiments divers

Les marins français ont fait l'objet d'un véritable guet-apens, pour s'emparer des navires; attirés sur les navires britanniques pour les faire boire et les éloigner de leur bord. Le 3 juillet à 4 heures du matin, ceux qui sont restés à bord au saut du lit sont surpris, un officier annonce un pli urgent pour le commandant, pour s'introduire à bord derrière le planton, profitant des bonnes relations passées pour endormir leur méfiance. En dépit de ces ruses, il y eu quelques coups de revolver qui firent 4 morts dont 3 anglais. Les Anglais essayèrent de convaincre des marins de continuer le combat avec le Général de Gaulle mais sans résultat, ceux- ci ayant été humiliés, restèrent fidèle au gouvernement du maréchal Pétain et furent rapatriés.