Deux vues de «La Jeanne» dans l'Arsenal de Brest. Pour plus d'information sur l'histoire des "Jeanne", cliquez ici.
L’arsenal de Brest est un ensemble d’installations militaires et navales situé dans la rivière Penfeld, à Brest, dans le Finistère, en Bretagne. Il s’agit de la seconde base navale principale française, après celle de Toulon. Dans le langage populaire ouvrier brestois, l’arsenal de Brest est aussi appelé l’arsouil.
1631-1635 Début des bases de l’infrastructure portuaire.
1674 Apparition des Magasins aux poudres, de la Cordellerie et de l’Hôpital militaire.
1683 Création de la forme de Troulan.
1746 Création des trois formes de Pontaniou à proximité des forges des ancres et des constructions navales.
1750-1751 Construction du bagne, détruit en 1947.
1807 Construction du bâtiment aux Lions abritant les magasins de l’arsenal.
1822-1827 Construction du Bassin 6 au Salou.
1858 Appropriation par la Marine nationale des quais Tourville et Jean Bart.
1864-1865 Construction du Bassin 7 au Salou.
1865 Fermeture du port de la Penfeld aux bâtiments de commerce : le port devient militaire.
1889-1896 Construction de la Jetée sud (1 500 m).
1895-1900 Construction de la Jetée ouest (200 m).
1899-1902 Transformation des quatre formes de Pontaniou en deux larges bassins, actuellement dénommés Bassin 2 et Bassin 3.
1900-1905 Prolongement de la Jetée sud sur 750 m.
1905 Construction du Quai d’Armement.
1910 Installation de la Grande Grue.
1910-1916 Creusement des deux bassins de construction et de radoub de Laninon, actuellement dénommés Bassin 8 et Bassin 9.
1911 Comblement du terre-plein du château.
1918 Construction du Quai des flottilles.
1931-1933 Fermeture de la passe ouest.
1938 Début des travaux de construction du Bassin 10 de Laninon (travaux abandonnés pendant la guerre).
1940 Construction de la base sous-marine durant l’occupation allemande. Le port militaire devient une importante base stratégique du Reich.
1963-1964 Élargissement de la jetée.
1969-1970 Construction des épis porte-avions 3 et 4.
Plus d'infos sur Brest dans ce blog, cliquez ici.
Histoire maritime internationale - Marines marchande ou de guerre - Grands et petits voiliers - Culture maritime (antiquariat, memorabilia, littérature, peinture…) - Tout ce qui concerne la mer et les lacs et ceux qui naviguent dessus (ou dessous) nous passionne…
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mardi 26 février 2013
samedi 17 septembre 2011
1870 La darse de Castigneau et le bassin Vauban à Toulon

Toujours,en remontant le temps, dans une merveilleuse machine à rêver, nous voici à Toulon dans la darse de Castigneau en 1870.
L'arsenal de Henri IV est agrandi par Vauban de 1680 à 1686, la nouvelle darse est protégée par des fortifications; de 1853 à 1861, l'arsenal gagne encore du terrain par l'ouest avec l'aménagement du bassin et de l'enceinte fortifiée de Castigneau; de 1862 à 1868, une quatrième darse, celle de Missiessy est creusée à l'ouest de celle de Castigneau; ainsi se présente l'arsenal de Toulon à la fin du second empire.
Sur cette photo prise de la darse de Castigneau, on aperçoit au premier plan, l'aviso à roues Phénix; au fond le parc de l'artillerie entre les bassins de Castigneau et Vauban; des vaisseaux sont à quais dans le canal des subsistances; l'un a sa mature complète alors que les trois autres sont utilisés comme pontons; à droite la darse Vauban avec les cales couvertes et les bâtiments pour abriter le bois pour la construction des navires datant de 1768; au quai des subsistances bordant la darse de Castigneau, un voilier genre cap hornier; toujours à droite, mais au premier plan on voit deux machines à mater.
Alain
1870 La darse de Castigneau et le bassin Vauban à Toulon

Toujours,en remontant le temps, dans une merveilleuse machine à rêver, nous voici à Toulon dans la darse de Castigneau en 1870.
L'arsenal de Henri IV est agrandi par Vauban de 1680 à 1686, la nouvelle darse est protégée par des fortifications; de 1853 à 1861, l'arsenal gagne encore du terrain par l'ouest avec l'aménagement du bassin et de l'enceinte fortifiée de Castigneau; de 1862 à 1868, une quatrième darse, celle de Missiessy est creusée à l'ouest de celle de Castigneau; ainsi se présente l'arsenal de Toulon à la fin du second empire.
Sur cette photo prise de la darse de Castigneau, on aperçoit au premier plan, l'aviso à roues Phénix; au fond le parc de l'artillerie entre les bassins de Castigneau et Vauban; des vaisseaux sont à quais dans le canal des subsistances; l'un a sa mature complète alors que les trois autres sont utilisés comme pontons; à droite la darse Vauban avec les cales couvertes et les bâtiments pour abriter le bois pour la construction des navires datant de 1768; au quai des subsistances bordant la darse de Castigneau, un voilier genre cap hornier; toujours à droite, mais au premier plan on voit deux machines à mater.
Alain
jeudi 8 septembre 2011
L'Arsenal de Saïgon en 1905.
La conquête de l'Indochine commence en 1859 par la prise de Saigon par l'amiral Rigault de Genouilly; en 1862 Saigon devient capitale de la Cochinchine française, et principal port d'Indochine,suite à l’expansion coloniale. L'escadre d’Extrême Orient y séjourne régulièrement.
Sur cette photo de 1905, on voit au milieu du chenal une canonnière de rivière, puis plus loin sur la gauche, la canonnière cuirassée Styx; elle se trouve depuis 1902 en disponibilité armée et est stationnaire à Saigon; elle sera désarmée et démolie sur place en 1919. Sur la rive en face, il y a trois croiseurs de l'escadre d’Extrême Orient; le plus proche derrière la canonnière de rivière est le croiseur Descartes reconnaissable à ses deux cheminées trapues; construit à Nantes,entré en service en 1897, il a été affecté à l'escadre d’Extrême Orient en 1904 en remplacement de son sister-ship le Pascal; il rentrera à Toulon en 1907. Derrière le Descartes une vieille connaissance des lecteurs de ce blog, le croiseur protégé Guichen,reconnaissable à ses quatre cheminées par groupes de deux et ses trois mats; il perdra son mat central en 1906; je rappelle qu'il a été construit à Saint- Nazaire, lancé en mai 1898, et qu'il est entré en service en 1902, après des essais assez difficiles. En janvier 1905, il a quitté Brest, il est arrivé à Saigon en mars 1905; il regagnera Brest en septembre 1907. Le troisième croiseur que l'on aperçoit derrière le Styx et le croiseur cuirassé Montcalm du type Gueydon, construit à la Seyne, entré en service en 1901, il est affecté à l'escadre d'Extrême Orient de février 1903 à 1906, il sera rayé en 1926, mais continuera à servir; en 1931 il devient annexe de l'école des apprentis; de septembre 1934 à juin 1940, il est caserne de l'école des mousses à Brest, prenant en octobre 1934 le nom de Tremintin, il sera détruit en 1942/1943 par les allemands occupant Brest.
Remarquez la couleur presque blanche des croiseurs affectés dans les colonies, alors qu'à la même époque les navires en service en métropole ont la coque noire.
Alain
L'Arsenal de Saïgon en 1905.
La conquête de l'Indochine commence en 1859 par la prise de Saigon par l'amiral Rigault de Genouilly; en 1862 Saigon devient capitale de la Cochinchine française, et principal port d'Indochine,suite à l’expansion coloniale. L'escadre d’Extrême Orient y séjourne régulièrement.
Sur cette photo de 1905, on voit au milieu du chenal une canonnière de rivière, puis plus loin sur la gauche, la canonnière cuirassée Styx; elle se trouve depuis 1902 en disponibilité armée et est stationnaire à Saigon; elle sera désarmée et démolie sur place en 1919. Sur la rive en face, il y a trois croiseurs de l'escadre d’Extrême Orient; le plus proche derrière la canonnière de rivière est le croiseur Descartes reconnaissable à ses deux cheminées trapues; construit à Nantes,entré en service en 1897, il a été affecté à l'escadre d’Extrême Orient en 1904 en remplacement de son sister-ship le Pascal; il rentrera à Toulon en 1907. Derrière le Descartes une vieille connaissance des lecteurs de ce blog, le croiseur protégé Guichen,reconnaissable à ses quatre cheminées par groupes de deux et ses trois mats; il perdra son mat central en 1906; je rappelle qu'il a été construit à Saint- Nazaire, lancé en mai 1898, et qu'il est entré en service en 1902, après des essais assez difficiles. En janvier 1905, il a quitté Brest, il est arrivé à Saigon en mars 1905; il regagnera Brest en septembre 1907. Le troisième croiseur que l'on aperçoit derrière le Styx et le croiseur cuirassé Montcalm du type Gueydon, construit à la Seyne, entré en service en 1901, il est affecté à l'escadre d'Extrême Orient de février 1903 à 1906, il sera rayé en 1926, mais continuera à servir; en 1931 il devient annexe de l'école des apprentis; de septembre 1934 à juin 1940, il est caserne de l'école des mousses à Brest, prenant en octobre 1934 le nom de Tremintin, il sera détruit en 1942/1943 par les allemands occupant Brest.
Remarquez la couleur presque blanche des croiseurs affectés dans les colonies, alors qu'à la même époque les navires en service en métropole ont la coque noire.
Alain
mercredi 7 septembre 2011
L'arsenal de Bizerte en 1904.
Le cuirassé russe Oslyabya dans le canal de Bizerte en 1904.
Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous ai présenté jadis Rochefort en 1902, je n'y reviens pas; je vais donc vous présenter un arsenal situé de l'autre coté de la Méditerranée, Bizerte ou plutôt Sidi Abdallah dans le quartier de ferryville sur les bords du lac de Bizerte. La France rendra Bizerte à la Tunisie en 1963, après une crise politique de deux ans avec le gouvernement tunisien.
L'arsenal de Bizerte a été construit par la France à partir de 1890; en 1904 Bizerte est une base importante; un pont transbordeur relie les deux rives du canal reliant la mer au lac de bizerte, mais l'élargissement de ce canal pour accueillir les navires les plus grands, et l'hostilité de la Marine à cet ouvrage jugé dangereux; un coup au but pouvant bloquer l’accès de l'arsenal, font que le pont transbordeur est démonté pour être transporté à Brest.
Sur cette photo prise en 1904, on voit le cuirassé russe Oslyabya dans le canal de Bizerte, suivi par le remorqueur français Cyclope. Les navires russes font assez souvent escale à Bizerte; mais la, il est en route vers son destin, en effet sous le commandement de l'amiral Felkerzam, il s’apprête à quitter la Méditerranée pour rejoindre l'escadre de l'amiral Rodjestvensky en passant par le canal de Suez, et participer après un long périple de 20 000 km à la bataille de Tsoushima le 27 mai 1905; l'amiral Felkerzam mourra d'un cancer à bord, deux jours avant la bataille; la nouvelle fut tenue secrète par l'amiral Rodjestvensky, probablement pour ne pas saper le moral des marins; l'Oslyabya fut gravement endommagé au cours du combat; atteint de nombreuses fois il finit par chavirer; des torpilleurs russes procèdent au sauvetage de marins; l'Oslyabya fut le premier navire de guerre russe à couler au cours de cette mémorable bataille de Tsoushima, et sa perte affecta le moral et l'esprit combatif des forces russes. L'Oslyabya appartenait à une série de trois cuirassés pré-dreadnought construits à Saint-Pétersbourg, de 12674 tonnes, entrés en service en 1901: Peresviet; Oslyabya et Pobieda; Peresviet et Pobieda furent coulés à Port Arthur le 2 novembre 1904 sous le feu des japonais; renfloués par ceux ci et réarmés; le Peresviet prenant le nom de Sagami et le Pobieda, celui de Suwo; le Suwo fut démoli au Japon en 1923.
Le Sagami fut rendu par les japonais aux russes en 1915; et il repris alors son ancien nom de Peresviet; il devait couler sous pavillon russe le janvier 1917, sur un champ de mines que des dragueurs de mines britanniques étaient pourtant en train de draguer, près de Port Saïd, entraînant dans la mort, 6 officiers et 110 marins.
Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous ai présenté jadis Rochefort en 1902, je n'y reviens pas; je vais donc vous présenter un arsenal situé de l'autre coté de la Méditerranée, Bizerte ou plutôt Sidi Abdallah dans le quartier de ferryville sur les bords du lac de Bizerte. La France rendra Bizerte à la Tunisie en 1963, après une crise politique de deux ans avec le gouvernement tunisien.
L'arsenal de Bizerte a été construit par la France à partir de 1890; en 1904 Bizerte est une base importante; un pont transbordeur relie les deux rives du canal reliant la mer au lac de bizerte, mais l'élargissement de ce canal pour accueillir les navires les plus grands, et l'hostilité de la Marine à cet ouvrage jugé dangereux; un coup au but pouvant bloquer l’accès de l'arsenal, font que le pont transbordeur est démonté pour être transporté à Brest.
Sur cette photo prise en 1904, on voit le cuirassé russe Oslyabya dans le canal de Bizerte, suivi par le remorqueur français Cyclope. Les navires russes font assez souvent escale à Bizerte; mais la, il est en route vers son destin, en effet sous le commandement de l'amiral Felkerzam, il s’apprête à quitter la Méditerranée pour rejoindre l'escadre de l'amiral Rodjestvensky en passant par le canal de Suez, et participer après un long périple de 20 000 km à la bataille de Tsoushima le 27 mai 1905; l'amiral Felkerzam mourra d'un cancer à bord, deux jours avant la bataille; la nouvelle fut tenue secrète par l'amiral Rodjestvensky, probablement pour ne pas saper le moral des marins; l'Oslyabya fut gravement endommagé au cours du combat; atteint de nombreuses fois il finit par chavirer; des torpilleurs russes procèdent au sauvetage de marins; l'Oslyabya fut le premier navire de guerre russe à couler au cours de cette mémorable bataille de Tsoushima, et sa perte affecta le moral et l'esprit combatif des forces russes. L'Oslyabya appartenait à une série de trois cuirassés pré-dreadnought construits à Saint-Pétersbourg, de 12674 tonnes, entrés en service en 1901: Peresviet; Oslyabya et Pobieda; Peresviet et Pobieda furent coulés à Port Arthur le 2 novembre 1904 sous le feu des japonais; renfloués par ceux ci et réarmés; le Peresviet prenant le nom de Sagami et le Pobieda, celui de Suwo; le Suwo fut démoli au Japon en 1923.
Le Sagami fut rendu par les japonais aux russes en 1915; et il repris alors son ancien nom de Peresviet; il devait couler sous pavillon russe le janvier 1917, sur un champ de mines que des dragueurs de mines britanniques étaient pourtant en train de draguer, près de Port Saïd, entraînant dans la mort, 6 officiers et 110 marins.
Alain
L'arsenal de Bizerte en 1904.
Le cuirassé russe Oslyabya dans le canal de Bizerte en 1904.
Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous ai présenté jadis Rochefort en 1902, je n'y reviens pas; je vais donc vous présenter un arsenal situé de l'autre coté de la Méditerranée, Bizerte ou plutôt Sidi Abdallah dans le quartier de ferryville sur les bords du lac de Bizerte. La France rendra Bizerte à la Tunisie en 1963, après une crise politique de deux ans avec le gouvernement tunisien.
L'arsenal de Bizerte a été construit par la France à partir de 1890; en 1904 Bizerte est une base importante; un pont transbordeur relie les deux rives du canal reliant la mer au lac de bizerte, mais l'élargissement de ce canal pour accueillir les navires les plus grands, et l'hostilité de la Marine à cet ouvrage jugé dangereux; un coup au but pouvant bloquer l’accès de l'arsenal, font que le pont transbordeur est démonté pour être transporté à Brest.
Sur cette photo prise en 1904, on voit le cuirassé russe Oslyabya dans le canal de Bizerte, suivi par le remorqueur français Cyclope. Les navires russes font assez souvent escale à Bizerte; mais la, il est en route vers son destin, en effet sous le commandement de l'amiral Felkerzam, il s’apprête à quitter la Méditerranée pour rejoindre l'escadre de l'amiral Rodjestvensky en passant par le canal de Suez, et participer après un long périple de 20 000 km à la bataille de Tsoushima le 27 mai 1905; l'amiral Felkerzam mourra d'un cancer à bord, deux jours avant la bataille; la nouvelle fut tenue secrète par l'amiral Rodjestvensky, probablement pour ne pas saper le moral des marins; l'Oslyabya fut gravement endommagé au cours du combat; atteint de nombreuses fois il finit par chavirer; des torpilleurs russes procèdent au sauvetage de marins; l'Oslyabya fut le premier navire de guerre russe à couler au cours de cette mémorable bataille de Tsoushima, et sa perte affecta le moral et l'esprit combatif des forces russes. L'Oslyabya appartenait à une série de trois cuirassés pré-dreadnought construits à Saint-Pétersbourg, de 12674 tonnes, entrés en service en 1901: Peresviet; Oslyabya et Pobieda; Peresviet et Pobieda furent coulés à Port Arthur le 2 novembre 1904 sous le feu des japonais; renfloués par ceux ci et réarmés; le Peresviet prenant le nom de Sagami et le Pobieda, celui de Suwo; le Suwo fut démoli au Japon en 1923.
Le Sagami fut rendu par les japonais aux russes en 1915; et il repris alors son ancien nom de Peresviet; il devait couler sous pavillon russe le janvier 1917, sur un champ de mines que des dragueurs de mines britanniques étaient pourtant en train de draguer, près de Port Saïd, entraînant dans la mort, 6 officiers et 110 marins.
Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous ai présenté jadis Rochefort en 1902, je n'y reviens pas; je vais donc vous présenter un arsenal situé de l'autre coté de la Méditerranée, Bizerte ou plutôt Sidi Abdallah dans le quartier de ferryville sur les bords du lac de Bizerte. La France rendra Bizerte à la Tunisie en 1963, après une crise politique de deux ans avec le gouvernement tunisien.
L'arsenal de Bizerte a été construit par la France à partir de 1890; en 1904 Bizerte est une base importante; un pont transbordeur relie les deux rives du canal reliant la mer au lac de bizerte, mais l'élargissement de ce canal pour accueillir les navires les plus grands, et l'hostilité de la Marine à cet ouvrage jugé dangereux; un coup au but pouvant bloquer l’accès de l'arsenal, font que le pont transbordeur est démonté pour être transporté à Brest.
Sur cette photo prise en 1904, on voit le cuirassé russe Oslyabya dans le canal de Bizerte, suivi par le remorqueur français Cyclope. Les navires russes font assez souvent escale à Bizerte; mais la, il est en route vers son destin, en effet sous le commandement de l'amiral Felkerzam, il s’apprête à quitter la Méditerranée pour rejoindre l'escadre de l'amiral Rodjestvensky en passant par le canal de Suez, et participer après un long périple de 20 000 km à la bataille de Tsoushima le 27 mai 1905; l'amiral Felkerzam mourra d'un cancer à bord, deux jours avant la bataille; la nouvelle fut tenue secrète par l'amiral Rodjestvensky, probablement pour ne pas saper le moral des marins; l'Oslyabya fut gravement endommagé au cours du combat; atteint de nombreuses fois il finit par chavirer; des torpilleurs russes procèdent au sauvetage de marins; l'Oslyabya fut le premier navire de guerre russe à couler au cours de cette mémorable bataille de Tsoushima, et sa perte affecta le moral et l'esprit combatif des forces russes. L'Oslyabya appartenait à une série de trois cuirassés pré-dreadnought construits à Saint-Pétersbourg, de 12674 tonnes, entrés en service en 1901: Peresviet; Oslyabya et Pobieda; Peresviet et Pobieda furent coulés à Port Arthur le 2 novembre 1904 sous le feu des japonais; renfloués par ceux ci et réarmés; le Peresviet prenant le nom de Sagami et le Pobieda, celui de Suwo; le Suwo fut démoli au Japon en 1923.
Le Sagami fut rendu par les japonais aux russes en 1915; et il repris alors son ancien nom de Peresviet; il devait couler sous pavillon russe le janvier 1917, sur un champ de mines que des dragueurs de mines britanniques étaient pourtant en train de draguer, près de Port Saïd, entraînant dans la mort, 6 officiers et 110 marins.
Alain
mardi 6 septembre 2011
Le bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904.
Le bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904
Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous présente maintenant une photo du bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904. On distingue de gauche à droite: le croiseur protégé Chateaurenault entré en service en 1900 reconnaissable à ses quatre cheminées qui lui donne une allure de paquebot, il a été conçu comme croiseur corsaire tout comme le Guichen que les lecteurs de ce blog connaissent bien, il a les mêmes caractéristiques, bien que sa silhouette soit très différente, le Chateaurenault terminera sa carrière torpillé par le sous-marin allemand UC38 le 14 décembre 1917, en mer Ionienne. Devant lui, le croiseur cuirassé Dupleix du type Kléber en service depuis 1903 qui sera condamné en 1923. A droite face au Dupleix, la silhouette trapue du cuirassé Neptune entré en service en 1892, rayé en 1908 et qui finira coulé comme cible en 1913. On peut également voir à couple du Chateaurenault, en regardant attentivement parce qu'il est très peu visible, l'aviso torpilleur Epervier du type Condor datant de 1888 qui sera démoli en 1911 à Cherbourg.
Alain
Le bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904.
Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous présente maintenant une photo du bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904; On distingue de gauche à droite; Le croiseur protégé Chateaurenault entré en service en 1900 reconnaissable à ses quatre cheminées qui lui donne une allure de paquebot, il a été conçu comme croiseur corsaire tout comme le Guichen que les lecteurs de ce blog connaissent bien, il a les mêmes caractéristiques, bien que sa silhouette soit très différente, le Chateaurenault terminera sa carrière torpillé par le sous-marin allemand UC38 le 14 décembre 1917,en mer Ionienne ; devant lui le croiseur cuirassé Dupleix du type Kléber en service depuis 1903 qui sera condamné en 1923; a droite face au Dupleix; la silhouette trapue du cuirassé Neptune entré en service en 1892 rayé en 1908 et qui finira coulé comme cible en 1913 ; on peut également voir à couple du Chateaurenault, en regardant attentivement parce qu'il est très peu visible, l'aviso torpilleur Epervier du type Condor datant de 1888 qui sera démoli en 1911 à Cherbourg.
Alain
lundi 5 septembre 2011
L'arsenal de Lorient en 1904.
Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous présente maintenant une photo de l'arsenal de Lorient en 1904; On distingue de gauche à droite; au premier plan, la canonnière Scorpion, ponton à Lorient de 1901 à 1936; elle ne finira que sous les bombardements de 1943! à couple l'aviso Limier, ponton de 1887 à 1917; sur l’extrême gauche, les cales utilisées pour la construction des cuirassés et des croiseurs. Derrière le Scorpion, un ponton que je n'ai pu identifier; puis le croiseur cuirassé Victor Hugo en cours d'achèvement à flot, il porte le pavillon national à sa poupe, il vient en effet d’être lancé le 30 mars 1904; plus loin on distingue encore le croiseur protégé Isly alors en réserve à Lorient ; un aviso torpilleur du type Condor, et plusieurs autres croiseurs trop éloignés pour être identifiés.
Alain
L'arsenal de Lorient en 1904.
Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous présente maintenant une photo de l'arsenal de Lorient en 1904; On distingue de gauche à droite; au premier plan, la canonnière Scorpion, ponton à Lorient de 1901 à 1936; elle ne finira que sous les bombardements de 1943! à couple l'aviso Limier, ponton de 1887 à 1917; sur l’extrême gauche, les cales utilisées pour la construction des cuirassés et des croiseurs. Derrière le Scorpion, un ponton que je n'ai pu identifier; puis le croiseur cuirassé Victor Hugo en cours d'achèvement à flot, il porte le pavillon national à sa poupe, il vient en effet d’être lancé le 30 mars 1904; plus loin on distingue encore le croiseur protégé Isly alors en réserve à Lorient ; un aviso torpilleur du type Condor, et plusieurs autres croiseurs trop éloignés pour être identifiés.
Alain
dimanche 4 septembre 2011
Une autre vue de Brest en 1903.
Voici à nouveau la Penfeld vers 1903, ( une autre vue vous a déjà été présentée sur ce blog).
Le cuirassé Formidable vient de passer sous le pont national inauguré en 1861. Ce pont sera détruit en 1944 et remplacé par le pont levant de Recouvrance actuel inauguré en 1954. A droite, Brest même. A gauche, le quartier de Recouvrance et, au milieu, la Penfeld qui grouille de vie et de navires. Heureux temps! Le voilier sur la droite pourrait être l'aviso transport La Saône, école des gabiers; derrière l’hôpital maritime; à gauche les garde-côtes cuirassés Tonnerre et Fulminant, l'aviso torpilleur Fleurus, les bâtiments du 2e dépôt des équipages qui ont disparu pendant la guerre dominent Recouvrance, et au fond les ateliers du plateau des Capucins dominant la courbe de la Penfeld à cet endroit. Il ne reste pratiquement rien des bâtiments magnifiques en apparence, qui bordaient les rives de la Penfeld mais il faut mettre un bémol à mon enthousiasme, puisqu'il est dit, par ailleurs, qu'ils étaient insalubres.
Comme quoi, le pittoresque ne rime pas forcément avec le fonctionnel.
Comme quoi, le pittoresque ne rime pas forcément avec le fonctionnel.
Caractéristique du cuirassé Formidable que l'on voit au premier plan:
Lancé à Lorient en 1885; en service en 1888; il sera comdamné en 1911.
Déplacement: 11910 t
dimensions: 102m x 21,24 m x 7,98 m
3 canons de 370 mm en barbettes
12anons de 140 mm en batteries
8 canons revolvers
6 tubes lance torpilles
ceinture cuirassée de 550mm
2 machines compound 3 cylindres; 12 chaudières; 8 320 cv; vitesse 15,2 n
Sister-ship à la mode du XIXe, c'est-à-dire mêmes caractéristiques générales mais silhouette assez différente: l'Amiral Baudin
Alain
Une autre vue de Brest en 1903.
Voici à nouveau la Penfeld vers 1903,( une autre vue vous a déjà été présentée sur ce blog).
Le cuirassé Formidable vient de passer sous le pont national inauguré en 1861; ce pont sera détruit en 1944 et remplacé par le pont levant de Recouvrance actuel inauguré en 1954; à droite Brest même; à gauche, le quartier de Recouvrance et au milieu la Penfeld qui grouille de vie et de navires; heureux temps! le voilier sur la droite pourrait être l'aviso transport La Saône, école des gabiers; derrière l’hôpital maritime; à gauche les gardes cotes cuirassés Tonnerre et Fulminant, l'aviso torpilleur Fleurus, les bâtiments du 2 ém dépôt des équipages qui ont disparu pendant la guerre dominent Recouvrance, et au fond les ateliers du plateau des capucins dominant la courbe de la Penfeld à cet endroit; il ne reste pratiquement rien des bâtiments magnifiques en apparence, qui bordaient les rives de la Penfeld; mais il faut mettre un bémol à mon enthousiasme, puisqu'il est dit, par ailleurs, qu'ils étaient insalubres.
Comme quoi, le pittoresque ne rime pas forcément avec le fonctionnel.
Caractéristique du cuirassé Formidable que l'on voit au premier plan:
Lancé à Lorient en 1885; en service en 1888; il sera comdamné en 1911.
Déplacement: 11910 t
dimensions: 102m x 21,24 m x 7,98 m
3 canons de 370 mm en barbettes
12anons de 140 mm en batteries
8 canons revolvers
6 tubes lance torpilles
ceinture cuirassée de 550mm
2 machines compound 3 cylindres; 12 chaudières; 8 320 cv; vitesse 15,2 n
sister-ship à la mode du XIX em; c'est à dire mêmes caractéristiques générales; mais silhouette assez différente: l'Amiral Baudin
Alain
samedi 3 septembre 2011
Toulon en 1900,un brin de nostalgie.
C'est avec un brin de nostalgie que je vous présente cette photo de la vieille darse de Toulon en 1900; en effet elle a terriblement souffert des bombardements de 1944 ayant précédé la libération de la ville; tous les bâtiments, qui l'entourait et en faisait le charme ont alors disparus.
De gauche à droite on voit; les bâtiments de l'ancien bagne construits en 1783, le bagne étant supprimé en 1873; la corderie datant de 1697; le canal qui faisait correspondre la vieille darse et le bassin Vauban qui se trouve derrière; ce canal a été comblé lors de la reconstruction de l'arsenal.
A droite de l'entrée du canal; le ponton que l'on voit de face est l'ancienne frégate La Guerrière lancée en 1860, rayée en 1888, et caserne des vétérans à Toulon de 1892 à 1912. Plus à droite une autre frégate, derrière laquelle ont aperçoit de grands bâtiments qui étaient destinés à abriter le bois pour la construction des navires; ces bâtiments imposants ont été construits sur les plans de Vauban de 1768 à 1770, devant ces bâtiments et à droite de la frégate, l'atelier de forge et l'entrée de l'arsenal datant respectivement de 1745 et de 1738; à la place de ces bâtiments détruits s’élève maintenant la Préfecture maritime reconstruite dans les années 1950. Enfin sur la droite de la photo, le quai Cronstadt avec les maisons anciennes faisant partie du quartier originel de Toulon, remontant pour certaines au Moyen Age, et inclues dans les fortifications de 1596, protégeant l'arsenal de Henri IV, et la vieille ville. Hélas tout cela a disparu, et a été remplacé après la guerre par des immeubles, que je me refuse à qualifier, tant l'architecture en est pauvre.
Alain
Toulon en 1900,un brin de nostalgie.
C'est avec un brin de nostalgie que je vous présente cette photo de la vieille darse de Toulon en 1900; en effet elle a terriblement souffert des bombardements de 1944 ayant précédé la libération de la ville; tous les bâtiments, qui l'entourait et en faisait le charme ont alors disparus.
De gauche à droite on voit; les bâtiments de l'ancien bagne construits en 1783, le bagne étant supprimé en 1873; la corderie datant de 1697; le canal qui faisait correspondre la vieille darse et le bassin Vauban qui se trouve derrière; ce canal a été comblé lors de la reconstruction de l'arsenal.
A droite de l'entrée du canal; le ponton que l'on voit de face est l'ancienne frégate La Guerrière lancée en 1860, rayée en 1888, et caserne des vétérans à Toulon de 1892 à 1912. Plus à droite une autre frégate, derrière laquelle ont aperçoit de grands bâtiments qui étaient destinés à abriter le bois pour la construction des navires; ces bâtiments imposants ont été construits sur les plans de Vauban de 1768 à 1770, devant ces bâtiments et à droite de la frégate, l'atelier de forge et l'entrée de l'arsenal datant respectivement de 1745 et de 1738; à la place de ces bâtiments détruits s’élève maintenant la Préfecture maritime reconstruite dans les années 1950. Enfin sur la droite de la photo, le quai Cronstadt avec les maisons anciennes faisant partie du quartier originel de Toulon, remontant pour certaines au Moyen Age, et inclues dans les fortifications de 1596, protégeant l'arsenal de Henri IV, et la vieille ville. Hélas tout cela a disparu, et a été remplacé après la guerre par des immeubles, que je me refuse à qualifier, tant l'architecture en est pauvre.
Alain
Toulon en 1900,un brin de nostalgie.
C'est avec un brin de nostalgie que je vous présente cette photo de la vieille darse de Toulon en 1900; en effet elle a terriblement souffert des bombardements de 1944 ayant précédé la libération de la ville; tous les bâtiments, qui l'entourait et en faisait le charme ont alors disparus.
De gauche à droite on voit; les bâtiments de l'ancien bagne construits en 1783, le bagne étant supprimé en 1873; la corderie datant de 1697; le canal qui faisait correspondre la vieille darse et le bassin Vauban qui se trouve derrière; ce canal a été comblé lors de la reconstruction de l'arsenal.
A droite de l'entrée du canal; le ponton que l'on voit de face est l'ancienne frégate La Guerrière lancée en 1860, rayée en 1888, et caserne des vétérans à Toulon de 1892 à 1912. Plus à droite une autre frégate, derrière laquelle ont aperçoit de grands bâtiments qui étaient destinés à abriter le bois pour la construction des navires; ces bâtiments imposants ont été construits sur les plans de Vauban de 1768 à 1770, devant ces bâtiments et à droite de la frégate, l'atelier de forge et l'entrée de l'arsenal datant respectivement de 1745 et de 1738; à la place de ces bâtiments détruits s’élève maintenant la Préfecture maritime reconstruite dans les années 1950. Enfin sur la droite de la photo, le quai Cronstadt avec les maisons anciennes faisant partie du quartier originel de Toulon, remontant pour certaines au Moyen Age, et inclues dans les fortifications de 1596, protégeant l'arsenal de Henri IV, et la vieille ville. Hélas tout cela a disparu, et a été remplacé après la guerre par des immeubles, que je me refuse à qualifier, tant l'architecture en est pauvre.
Alain
jeudi 23 décembre 2010
L'arsenal de Rochefort en 1902
![]() |
| Rochefort-sur-Mer, le port militaire. Le Davout, croiseur en armement (photo collection Alain V) |
La carte postale ci-dessus, montrant cet arsenal en pleine activité, doit dater de 1902.
On distingue au premier plan, le croiseur protégé Davout, de 3031 tonnes, 9000 cv , armement: 6 canons de 160 mm, 4 de 100 mm et 8 x 47 mm,vitesse 20,7 nœuds. Il a un presque sister-ship le Suchet. Le Davout est lancé à Toulon en 1889 et est entré en service en 1892. Sur la photo, il vient d'être remotorisé, il a gagné une cheminée dans l'opération, il en avait seulement deux avant cette refonte, mais il ne s'est guère amélioré et finira sa carrière à Landévennec des 1909 avant d'être démoli en 1913Derrière lui se trouve le croiseur cuirassé Dupleix en achèvement à flot, c'est le plus grand et le dernier grand bâtiment de guerre construit à Rochefort. Du type Kléber, il appartient à une série de trois navires: Kléber, Dupleix et Desaix, de 7 700 tonnes, dimensions: 130 mètres de longueur, 17,75 mètres de largeur et 7,40 mètres de tirant d'eau, 17 000 cv, vitesse 21 noeuds, armement 8 canons de 164 mm, 4 de 100mm, 10 x 47mm, 4 x 37mm. Il a été lancé en 1900 et entrera en service en 1903. Sa construction nécessita en 1900, l'allongement de la forme Napoléon III, construite entre 1853 et 1861, la plus récente des trois formes de radoub de l'arsenal de Rochefort.
En 1917, le Dupleix est chargé de la protection du canal de Suez, il est rayé en septembre 1919, il rejoint lui aussi Landévennec, ou il restera jusqu'en 1923, année ou il est démoli à Brest.
Alain
L'arsenal de Rochefort en 1902
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| Rochefort-sur-Mer, le port militaire. Le Davout, croiseur en armement (photo collection Alain V) |
La carte postale ci-dessus, montrant cet arsenal en pleine activité, doit dater de 1902.
On distingue au premier plan, le croiseur protégé Davout, de 3031 tonnes, 9000 cv , armement: 6 canons de 160 mm, 4 de 100 mm et 8 x 47 mm,vitesse 20,7 nœuds. Il a un presque sister-ship le Suchet. Le Davout est lancé à Toulon en 1889 et est entré en service en 1892. Sur la photo, il vient d'être remotorisé, il a gagné une cheminée dans l'opération, il en avait seulement deux avant cette refonte, mais il ne s'est guère amélioré et finira sa carrière à Landévennec des 1909 avant d'être démoli en 1913Derrière lui se trouve le croiseur cuirassé Dupleix en achèvement à flot, c'est le plus grand et le dernier grand bâtiment de guerre construit à Rochefort. Du type Kléber, il appartient à une série de trois navires: Kléber, Dupleix et Desaix, de 7 700 tonnes, dimensions: 130 mètres de longueur, 17,75 mètres de largeur et 7,40 mètres de tirant d'eau, 17 000 cv, vitesse 21 noeuds, armement 8 canons de 164 mm, 4 de 100mm, 10 x 47mm, 4 x 37mm. Il a été lancé en 1900 et entrera en service en 1903. Sa construction nécessita en 1900, l'allongement de la forme Napoléon III, construite entre 1853 et 1861, la plus récente des trois formes de radoub de l'arsenal de Rochefort.
En 1917, le Dupleix est chargé de la protection du canal de Suez, il est rayé en septembre 1919, il rejoint lui aussi Landévennec, ou il restera jusqu'en 1923, année ou il est démoli à Brest.
Alain
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