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mercredi 15 juin 2011

Médaille commémorative du Ville d'Alger 1935

Médaille commémorative du paquebot Ville d'Alger (1935) de la Compagnie générale transatlantique (coll agence Adhémar)

Pour plus d'informations sur ce paquebot, voir notre blog.

Sur le site Ina, l'embarquement à Marseille des appelés sur le Ville d'Alger en 1956

Médaille commémorative du Ville d'Alger 1935

Médaille commémorative du paquebot Ville d'Alger (1935) de la Compagnie générale transatlantique (coll agence Adhémar)

Pour plus d'informations sur ce paquebot, voir notre blog.

Sur le site Ina, l'embarquement à Marseille des appelés sur le Ville d'Alger en 1956

mardi 17 mai 2011

L'aventure hôtelière de la Transat dans les années 1920


Au verso de ce magnifique menu de la Transat pour ses fleurons méditerranéens qu'étaient Ville d'Alger (1890-1921), Ville de Tunis (1884-1923) et Ville d'Oran (1880-1921), figurait une publicité pour les hôtels de la SVHNA (Société des grands hôtels nord-africains) de la Compagnie générale transatlantique.


Période de prospérité pour les compagnies de navigation, le début de l'entre-deux-guerres voit les classes aisées rescapées du conflit se jeter sur toutes les distractions possibles et les croisières les séduisent de plus en plus. Pour la Compagnie générale transatlantique, c'est une période faste, en grande partie grâce à son nouveau président John Del Piaz (1865-1928). Elle va voir le lancement du Paris en 1921 et d'Ile-de-France en 1927. Mais le nouveau venu n'est pas qu'un armateur de talent, il est aussi imaginatif et développe en précurseur une autre activité pour la Transat dans le domaine du tourisme en Afrique du Nord. Son nouveau concept de billet combiné incluant le train, l'hôtel et la voiture dans le passage sur ses bateaux est un succès. Peu à peu, il fait racheter des hôtels prestigieux pour y accueillir ses voyageurs ou en fait construire jusque dans les lieux les plus éloignés, aux confins du désert. «Les hôtels sont construits de toutes pièces sur place, toujours dans un style ne profanant jamais la poésie des lieux… alliant le décor au souci du confort le plus moderne, et cela dans les sites les plus enchanteurs» écrira plus tard Charles Offrey. L'engouement pour ces nouveaux voyages oblige à multiplier les itinéraires et à améliorer les hébergements. En 1925 est crée la Société des grands hôtels nord-africains (SVHNA) dont la CGT est le principal actionnaire. A son apogée, en 1928, à la mort du président, cette société possède 44 hôtels de standing qui offrent 1400 chambres et 293 voitures de location. John Del Piaz ne verra pas son œuvre se déliter dans les crises des années trente. Mais le concept lancé alors aura encore de beaux jours…

L'aventure hôtelière de la Transat dans les années 1920


Au verso de ce magnifique menu de la Transat pour ses fleurons méditerranéens qu'étaient Ville d'Alger (1890-1921), Ville de Tunis (1884-1923) et Ville d'Oran (1880-1921), figurait une publicité pour les hôtels de la SVHNA (Société des grands hôtels nord-africains) de la Compagnie générale transatlantique.


Période de prospérité pour les compagnies de navigation, le début de l'entre-deux-guerres voit les classes aisées rescapées du conflit se jeter sur toutes les distractions possibles et les croisières les séduisent de plus en plus. Pour la Compagnie générale transatlantique, c'est une période faste, en grande partie grâce à son nouveau président John Del Piaz (1865-1928). Elle va voir le lancement du Paris en 1921 et d'Ile-de-France en 1927. Mais le nouveau venu n'est pas qu'un armateur de talent, il est aussi imaginatif et développe en précurseur une autre activité pour la Transat dans le domaine du tourisme en Afrique du Nord. Son nouveau concept de billet combiné incluant le train, l'hôtel et la voiture dans le passage sur ses bateaux est un succès. Peu à peu, il fait racheter des hôtels prestigieux pour y accueillir ses voyageurs ou en fait construire jusque dans les lieux les plus éloignés, aux confins du désert. «Les hôtels sont construits de toutes pièces sur place, toujours dans un style ne profanant jamais la poésie des lieux… alliant le décor au souci du confort le plus moderne, et cela dans les sites les plus enchanteurs» écrira plus tard Charles Offrey. L'engouement pour ces nouveaux voyages oblige à multiplier les itinéraires et à améliorer les hébergements. En 1925 est crée la Société des grands hôtels nord-africains (SVHNA) dont la CGT est le principal actionnaire. A son apogée, en 1928, à la mort du président, cette société possède 44 hôtels de standing qui offrent 1400 chambres et 293 voitures de location. John Del Piaz ne verra pas son œuvre se déliter dans les crises des années trente. Mais le concept lancé alors aura encore de beaux jours…

mercredi 26 janvier 2011

Le paquebot Ville d'Alger, de la CGT, à quai à Alger dans les années trente

Le paquebot Ville d'Alger à quai à Alger dans les années trente. (coll agence Adhémar)

Paquebot en acier à deux hélices actionnées par deux groupes de turbines à engrenage simple réduction, développant 19800cv. Construit en 1935 aux chantiers et ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët. 136,5m par 19,23m, jauge brute 9889 tonneaux, port en lourd 2115t
Construit pour les lignes d'Afrique du Nord de la Compagnie générale transatlantique (CGT), Ville d'Alger était le plus gros paquebot en service en Méditerranée. Avec son sister-ship Ville d'Oran, il reliait Marseille à Alger en moins de 20 heures à 21 nœuds.
Quand il est mis en service en septembre 1935, il possède deux cheminées dont l'une factice (à l'arrière). Réquisitionné début 1940 pour l'expédition de Norvège, il est remodelé en transport de troupes. Il participe à l'évacuation de Dunkerque. En juin, il transporte une partie de l'or de la banque de France de Brest à Casablanca puis Dakar où il est désarmé. Commence alors pour lui une existence troublée pendant la guerre. Il reprend service quelques mois puis est désarmé à Alger. Saisi par les Allemands en janvier 1943, il est de nouveau désarmé à Caronte sur l'étang de Berre. Il y est utilisé comme hôtel flottant en 1944 puis incendié et sabordé par les Allemands en retraite en août.
Il est renfloué en février 1945. Complètement reconstruit, ses superstructures sont raccourcies et il perd sa cheminée factice. L'autre sera plus tard modernisée et surélevée.
En juillet 1948, il est de nouveau en service sur les lignes d'Afrique du Nord.
Vendu en avril 1966 à l'armateur grec Typaldos, il est rebaptisé Poseidon puis vite désarmé.
En 1967 et 1968, il gagne une coque blanche pour servir sur la ligne de Marseille à Haïfa, sous le pavillon de l'Aegean Steam Navigation Company.
Il est pour la dernière fois désarmé en juillet 1968 à Scaramanga après la faillite de son armateur. Il sera démoli à La Spezia, en Italie, en 1969.

Le paquebot Ville d'Alger, de la CGT, à quai à Alger dans les années trente

Le paquebot Ville d'Alger à quai à Alger dans les années trente. (coll agence Adhémar)

Paquebot en acier à deux hélices actionnées par deux groupes de turbines à engrenage simple réduction, développant 19800cv. Construit en 1935 aux chantiers et ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët. 136,5m par 19,23m, jauge brute 9889 tonneaux, port en lourd 2115t
Construit pour les lignes d'Afrique du Nord de la Compagnie générale transatlantique (CGT), Ville d'Alger était le plus gros paquebot en service en Méditerranée. Avec son sister-ship Ville d'Oran, il reliait Marseille à Alger en moins de 20 heures à 21 nœuds.
Quand il est mis en service en septembre 1935, il possède deux cheminées dont l'une factice (à l'arrière). Réquisitionné début 1940 pour l'expédition de Norvège, il est remodelé en transport de troupes. Il participe à l'évacuation de Dunkerque. En juin, il transporte une partie de l'or de la banque de France de Brest à Casablanca puis Dakar où il est désarmé. Commence alors pour lui une existence troublée pendant la guerre. Il reprend service quelques mois puis est désarmé à Alger. Saisi par les Allemands en janvier 1943, il est de nouveau désarmé à Caronte sur l'étang de Berre. Il y est utilisé comme hôtel flottant en 1944 puis incendié et sabordé par les Allemands en retraite en août.
Il est renfloué en février 1945. Complètement reconstruit, ses superstructures sont raccourcies et il perd sa cheminée factice. L'autre sera plus tard modernisée et surélevée.
En juillet 1948, il est de nouveau en service sur les lignes d'Afrique du Nord.
Vendu en avril 1966 à l'armateur grec Typaldos, il est rebaptisé Poseidon puis vite désarmé.
En 1967 et 1968, il gagne une coque blanche pour servir sur la ligne de Marseille à Haïfa, sous le pavillon de l'Aegean Steam Navigation Company.
Il est pour la dernière fois désarmé en juillet 1968 à Scaramanga après la faillite de son armateur. Il sera démoli à La Spezia, en Italie, en 1969.

Le port d'Alger dans les années 1930

Le port d'Alger dans les années mille neuf cent trente.

A quai, on distingue deux paquebots transméditerranéens, celui de droite est peut-être le Ville d'Oran, alors doté de deux cheminées, dont une factice.

mardi 1 septembre 2009

Eugène-Pereire de la CGT à Alger

Eugène-Pereire dans le port d'Alger en 1904 (collection Agence Adhémar)

Paquebot Eugène-Pereire de la Compagnie Générale Transatlantique. Construit et sorti des Chantiers & ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët en 1888. Coque acier de 103,5m de long sur 10,68m de large, jauge brute de 2014 tx, 3300 ch, 17,5 nœuds.
Ses quatre siqters-ships sont Duc de Bragance (1889), Maréchal-Bugeaud (1890), Ville d'Alger (1890), Général-Chanzy (1891).
Affecté par la CGT aux lignes d'Afrique du Nord, il s'échoue le 19 avril 1911 au large de Khelilia. Réparé, il ne sera vendu à la démolition qu'en 1929. (source French Lines)


Eugène-Pereire de la CGT à Alger

Eugène-Pereire dans le port d'Alger en 1904 (collection Agence Adhémar)

Paquebot Eugène-Pereire de la Compagnie Générale Transatlantique. Construit et sorti des Chantiers et ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët en 1888. Coque acier de 103,5m de long sur 10,68m de large, jauge brute de 2014 tx, 3300 ch, 17,5 nœuds.
Ses quatre sisters-ships sont Duc de Bragance (1889), Maréchal-Bugeaud (1890), Ville d'Alger (1890) et Général-Chanzy (1891).
Affecté par la CGT aux lignes d'Afrique du Nord, il s'échoue le 19 avril 1911 au large de Khelilia. Réparé, il ne sera vendu à la démolition qu'en 1929. (source French Lines)

Eugène-Pereire de la CGT à Alger

Eugène-Pereire dans le port d'Alger en 1904 (collection Agence Adhémar)

Paquebot Eugène-Pereire de la Compagnie Générale Transatlantique. Construit et sorti des Chantiers & ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët en 1888. Coque acier de 103,5m de long sur 10,68m de large, jauge brute de 2014 tx, 3300 ch, 17,5 nœuds.
Ses quatre siqters-ships sont Duc de Bragance (1889), Maréchal-Bugeaud (1890), Ville d'Alger (1890), Général-Chanzy (1891).
Affecté par la CGT aux lignes d'Afrique du Nord, il s'échoue le 19 avril 1911 au large de Khelilia. Réparé, il ne sera vendu à la démolition qu'en 1929. (source French Lines)