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mardi 18 février 2014

L'impressionnante arrivée de l'Ostend Spirit à Aliaga




Nous avons parlé hier, à propos d'Athinai, du chantier de démolition d'Aliaga. Voici une video montrant l'arrivée de l'Ostend Spirit pour démolition.

L'Ostend Spirit, ex Pride of Calais, après avoir assuré la liaison entre Calais et Douvres, a été vendu à la compagnie Trans Europa Ferries qui a fait faillite. Un revers économique fatal au ferry construit en 1987, qui, il y a quelques semaines, a fait une arrivée remarquée sur la berge d'Aliaga.

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lundi 30 juillet 2012

Manœuvre à bord du croiseur Hamidiye de la marine impériale ottomane

Manœuvre à bord du croiseur Hamidiye de la marine impériale ottomane. Coll agence Adhémar

Le croiseur Hamidiye a été mis en service le 25 septembre 1903. Il s'est illustré dans les guerres balkaniques et dans la Première Guerre mondiale. Il a été remis aux Britanniques après le conflit au titre des dommages de guerre. Il a été rendu à la marine turque en 1925. Il fut navire-école de 1940 à 1947 puis réformé.

Manœuvre à bord du croiseur Hamidiye de la marine impériale ottomane

Manœuvre à bord du croiseur Hamidiye de la marine impériale ottomane. Coll agence Adhémar

Le croiseur Hamidiye a été mis en service le 25 septembre 1903. Il s'est illustré dans les guerres balkaniques et dans la Première Guerre mondiale. Il a été remis aux Britanniques après le conflit au titre des dommages de guerre. Il a été rendu à la marine turque en 1925. Il fut navire-école de 1940 à 1947 puis réformé.

vendredi 7 octobre 2011

7 octobre 1571, la flotte turque est détruite à Lépante


Le 7 octobre 1571, la flotte ottomane d'Ali Pacha, secondé par les corsaires Scirrocco et Euldj Ali, est anéantie dans le golfe de Lépante, en Grèce. C'est le point d'orgue d'une croisade organisée par le pape Pie V en vue de libérer Chypre que le sultan Sélim II venait de conquérir. La bataille, au large du golfe de Patras, met aux prises 213 galères espagnoles et vénitiennes et quelques 300 vaisseaux turcs. Cent mille hommes combattent dans chaque camp. Les chrétiens remportent une victoire complète.
Presque toutes les galères ennemies sont prises. L'amiral turc est fait prisonnier et décapité et 15000 captifs chrétiens sont libérés.
(le terme "chrétiens" est un peu abusif car les Turcs étaient alors les alliés de la "fille aînée de l'église" qu'était la France! ndlr)
Le héros de la journée est le prince Don Juan d'Autriche (26 ans), qui commande la flotte chrétienne. Il n'est autre que le bâtard de feu l'empereur Charles-Quint et le demi-frère du roi Philippe II d'Espagne.


Source: Hérodote


On considère généralement que Lépante, l'une des plus grandes batailles navales mondiales, comme ayant signé la fin des flottes de galères au profit de galions armés de canon.

7 octobre 1571, la flotte turque est détruite à Lépante


Le 7 octobre 1571, la flotte ottomane d'Ali Pacha, secondé par les corsaires Scirrocco et Euldj Ali, est anéantie dans le golfe de Lépante, en Grèce. C'est le point d'orgue d'une croisade organisée par le pape Pie V en vue de libérer Chypre que le sultan Sélim II venait de conquérir. La bataille, au large du golfe de Patras, met aux prises 213 galères espagnoles et vénitiennes et quelques 300 vaisseaux turcs. Cent mille hommes combattent dans chaque camp. Les chrétiens remportent une victoire complète.
Presque toutes les galères ennemies sont prises. L'amiral turc est fait prisonnier et décapité et 15000 captifs chrétiens sont libérés.
(le terme "chrétiens" est un peu abusif car les Turcs étaient alors les alliés de la "fille aînée de l'église" qu'était la France! ndlr)
Le héros de la journée est le prince Don Juan d'Autriche (26 ans), qui commande la flotte chrétienne. Il n'est autre que le bâtard de feu l'empereur Charles-Quint et le demi-frère du roi Philippe II d'Espagne.


Source: Hérodote


On considère généralement que Lépante, l'une des plus grandes batailles navales mondiales, comme ayant signé la fin des flottes de galères au profit de galions armés de canon.

mardi 15 mars 2011

Medjidieh, premier des croiseurs modernes turques

Premier des deux croiseurs modernes de la flotte Turque en 1914, Medjidieh fut commandé aux chantiers Cramp aux USA en même temps que le Hamidieh à Vickers-Armstrong. Pratiquement identique à ce dernier, il était toutefois plus léger, plus court et moins large, mais aussi rapide et bénéficiant de la même protection. Il possédait également le même armement, à ceci près que les canons étaient manufacturés par Bethlehem Steel. Il se distinguait principalement par sa silhouette plus ramassée et ses hautes manches à air. Il prit part aux deux guerres des Balkans, et fut très actif au début de la Grande Guerre contre les Russes. C'est au cours d'une de ses sorties, le le 3 avril 1915 qu'il sauta sur une mine au large d'Odessa. Les Russes le renflouèrent et le réparèrent, et il fit carrière jusqu'en 1918 sous le nom de Prut, complètement reconstruit à Nikolayev.
3300 t ; 100,6 x 12,80 x 5,33 m ; 2 hélices, 2 machines VTE, 12 500 cv ; 22 noeuds max. Blindage pont 102 mm, cloisons 30 mm. Équipage 312
Armement: 2 canons de 152, 8 de 120, 6 de 75, 6 de 37, 2 TLT SM latéraux 457 mm.
Extrait du Panorama de la guerre 14-19 "5 janvier 1915, un convoi Turc escorté par le croiseur Medjidieh (3200 tonnes, 8 canons de 120 et 2 de 152), est attaqué en mer Noire, entre Sinope et Trébizonde, par le croiseur protégé Mercurial et le contre-torpilleur Gnievni, Russes tous deux. Un transport est coulé et le Medjidieh, fortement endommagé, est en fuite." Source Pages 14-18

Extrait d'un article de L’Illustration no. 3818 de 6 mai 1916 titré La Marine Russe en 1914 et 1915
par le capitaine de frégate Yvan Andréevitch
"Trois semaines après, les croiseurs russes rencontrent une flotte de transports turcs avec des troupes et du matériel de guerre. En quelques instants tous les transports sont coulés. Deuxième succès.
Mais, comme dans la Baltique, ce sont les mines qui commencent à donner des résultats.
Le 6 décembre, le Hamidieh est touché; le 11, c'est une grande canonnière qui coule; le 7 janvier 1915, c'est au tour du Breslau qui rentre à Constantinople en donnant une bande inquiétante. Le 21 janvier, le Gœben, qui était immobilisé depuis le combat du 8 octobre 1914, appareille pour une sortie d'essai. Une mine se trouve sur son passage et de nouveau l'invincible croiseur, en qui les Turcs ont placé toute leur confiance, revient dans la capitale ottomane avec, dans le flanc, une brèche large de 8 mètres.
Vers la même époque, les torpilleurs s'attaquent au croiseur Hamidieh et l'obligent à prendre la fuite. Puis le Pamiat-Merkouria et le torpilleur Gnievnyi coulent un grand transport turc et endommagent sérieusement le Medjidié qui le convoyait. Pauvre Medjidié, peu s'en faut qu'il ne soit coulé! Il doit à un événement fortuit (un petit accident de machine qui empêche le Pamiat-Merkouria de donner toute sa vitesse et de le poursuivre) d'être sauvé, cette fois du moins. Car il était destiné à périr. Quelques semaines plus tard, poussé par son fatal destin et surtout par un courant plus fort encore, il venait toucher sur une mine devant Odessa et s'échouait à quelques encablures de la ville. Deux mois après son échouage, le Medjidié était renfloué et réparé pour prendre du service contre la flotte ottomane."

lundi 10 janvier 2011

YAVUZ, croiseur de bataille allemand sous pavillon turc

Le croiseur de bataille allemand Goeben a fait pratiquement toute sa carrière sous le pavillon turc. Dès le 16 août 1914, il porte le pavillon ottoman prend le nom de Yavuz Sultan Selim. La décision d'enfermer le Goeben et le croiseur léger Breslau dans les détroits, pour renforcer la marine ottomane comme l'empire ottoman et lui forcer la main pour entrer en guerre au coté de l’Allemagne, a pour conséquence de sacrifier toute possibilité de retour. Il est cédé à la Turquie officiellement à compter du 2 novembre 1918. Il s'agit d'un croiseur de bataille allemand du type Moltke.

Les allemands construisirent des croiseurs de bataille pour répondre aux Invincible britanniques. Ils s'en distinguaient par un calibre d'artillerie principale moindre; 280 mm au lieu de 305 mm pour les anglais; mais avec une protection nettement renforcée. Le premier croiseur de bataille construit en Allemagne est le Von Der Tann, commandé en 1907 et entré en service en 1910. Il est suivi des deux sisters ship: Moltke et Goeben.

Caractéristiques des Moltke :
déplacement: 20846 tonnes; 23042 tonnes en pleine charge
dimensions: longueur 186,6 m; largeur 30 m; tirant d'eau 9,20 m
propulsion: 4 turbines à engrenages Parsons alimentées par 24 chaudières Schulz Thornycroft puissance 52 000 cv; 4 hélices vitesse 28,4 nœuds,25,5 nœuds en service courant,rayon d'action 4 120 miles à 14 nœuds
protection ceinture cuirassée de 280mm au plus fort à 76,2,barbettes et tourelles(face) 230mm,casemates 200 mm,commandement 300 mm,pont blindé 76,2 mm
armement: 10 canons de 280 mm modèle 1909 tire des obus de 302 kg à 21 700 m (portée maximale,site à +22,5 ° après 1915).
10 canons de 150 mm en casemates
12 canons de 88 mm(jusqu'en 1916)
4 tubes lance torpilles sous marins
équipage 43 officiers et 1010 hommes

Le Motke est mis sur cale le 7 décembre 1908, aux chantiers Blom & Voss de Hambourg, il est lancé le 7 avril 1910 et entre en service le 30 août 1911
En mai 1915 le Moltke participe à la bataille du Jutland, au cours de laquelle il toucha le croiseur de bataille britannique Tiger13 fois, et fut touché à 4 reprises, mais les navires s'en tirèrent tous les deux.
Le Motke se rendit aux alliés le 24 novembre 1918, et fut sabordé à Scapa Flow le 21 juin 1919, son épave à été relevée en 1927, et démantelée à Rosyth en 1929.

Le Goeben, qui nous intéresse plus particulièrement, est mis sur cale le 28 août 1909 aux chantiers Blohm & Voss à Hambourg, lancé le 28 mars 1911 et entre en service le 2 juillet 1912. Quand éclata la première guerre Balkanique en octobre 1912, le grand quartier général allemand envoie le croiseur de bataille Goeben, et le croiseur léger Breslau en Méditerranée pour faire respecter les intérêts allemands dans la région ; ils rejoignent Constantinople.

Le croiseur de bataille Goeben à son entrée en service en 1912.

Les deux navires appareillent de Kiel et arrivent à destination le 15 novembre 1912, les navires sont maintenus sur place lors du déclenchement de la deuxième guerre Balkanique, le 29 juin 1913, montrant le pavillon allemand dans prés de 80 ports de la Méditerranée. Ils sont sous le commandement de l'amiral Wilhelm Anton Souchon, (2 juin 1864 -13 janvier 1946). L'assassinat de l'archiduc François Ferdinand à Sarajevo, entraîne le maintien du Goeben sur zone. Il est caréné à Pola par des ingénieurs allemands.



Après avec canonné Philippeville et Bône en Algérie le 4 août 1914, les deux navires rejoignent la Turquie après avoir semé les escadres française et anglaise lancées à leurs trousses. Les Français trop loin ne peuvent les rattraper, les Anglais les rencontrent avant la déclaration de guerre, et ne peuvent intervenir, ensuite les Allemands leur font croire qu'ils se dirigent vers l'Adriatique, pour changer de cap au dernier moment, et foncent sur les Dardanelles, qu'ils franchissent , et sont transférés à la marine Ottomane alors neutre le 16 août 1914, et prennent les noms de Yavuz Sultan Selim (nom officiel jusqu'en 1936) pour le Goeben, et de Midilli pour le Breslau, toutefois ils conservent leurs équipages allemands, et le contre amiral Souchon devient commandant en chef de la marine turque, il a joué un rôle important dans la décision de l'empire ottoman d'entrer en guerre aux cotes de l'Allemagne et de l'empire austro-hongrois. Le 29 octobre 1914, le Yavuz bombarde Sébastopol sa première opération contre l'empire russe, il coule le mouilleur de mines Prut, et endommage le destroyer Leitenant Pushchin, la Russie déclare la guerre à l'empire Ottoman suivie par la France et la Grande Bretagne. Le 18 novembre 1914, il endommagea le cuirassé russe Evstafi au cours d'un duel d'artillerie. En décembre 1914, alors que le Yavuz et le Midilli escortent des transports de troupes, le Yavuz saute sur deux mines dans le Bosphore, il est endommagé et ne peut recevoir que des réparations provisoires, faute de bassin de radoub assez grand ; ce qui ne l’empêcha pas de continuer les escortes de convois, tout en engageant des navires russes sans résultat. La mise en service des dreadnought russes Imperatritsa Mariya et Imperatritsa Ekaterina Velikaya chargeant le rapport de force obligea l'amiral Souchon à plus de prudence; en février 1916 le Yavuz transporte des troupes et du matériel à Trebizonde pour tenter de stopper l'avance russe, le Yavuz et le Midilli sont utilisés en soutien des troupes à terre. En 1917 les deux navires sont bloqués par le manque de charbon.


Le Yavuz Sultan Selim en 1914 rallie l'Empire Ottoman

En décembre 1917, l'armistice est signé entre Istanbul et Petrograd, le 20 janvier 1918 le Yavuz et le Midilli quittent les Dardanelles et se dirigent vers la Palestine au large de l'île d'imbros, ils coulèrent les monitors Raglan et le M28; mais à l'entrée des Dardanelles, les deux navires tombèrent sur un champ de mines, le Midilli sauta sur plusieurs mines et sombra, le Yavuz sauta sur trois mines et du s'échouer, des avions et le monitor M17 anglais attaquèrent le Yavuz sans succés. Le Turgut Reis un vieux cuirassé ottoman, lui aussi ancien allemand, le remorqua jusqu'à Constantinople. Le 2 novembre 1918, le Yavuz devenait officiellement turc.

Le Yavuz le 20 janvier 1918 échoué, après avoir été endommagé par des mines

Suite à la guerre d'indépendance de Mustapha Kemal Atatürk, au traité de Lausanne du 24 juillet 1923, la république turque héritait de l'ancienne marine ottomane, et donc du Yavuz, qui resta jusqu'en 1926 abandonné à Izmir.. Il fut complètement refondu de fin 1928 à mars 1930 à Izmir, par les chantiers de Saint Nazaire Penhoet , la coque est réparée, les chaudières sont remplacées, la direction de tir reconstituée. En 1936 le nom de Yavuz Sultan Selim est officiellement simplifié en Yavuz.

En novembre 1938, il transporte les cendres de Mustapha Kemal Atatürk d'Istanbul à Izmir.
La Turquie étant neutre au cours du deuxième conflit mondial, le Yavuz n'intervient pas; sont armement anti aérien fut renforcé par 4 x 88 mm AA, 22 x 40mm et 24 x 20 mm; le mat arrière est supprimé, pour dégager le tir anti aérien.

Le Yavuz en novembre 1936 à malte,après sa refonte

Le 5 avril 1946, le Yavuz accueille le cuirassé américain Missouri ramenant le corps de l'ambassadeur de Turquie aux Etats-Unis.

Une photo hautement symbolique, le Yavuz (à droite sur la photo), accueille le cuirassé américain USS Missouri à Istanbul en avril 1946; deux générations de bâtiments de ligne, qui se sont distingués chacun, au cours d'une guerre mondiale.

Le Yavuz est mis en réserve en 1950, rayé en 1954, la proposition de le rendre à l'Allemagne en 1963, pour le préserver fut déclinée par Bonn.

Le Yavuz en 1955 à la fin de sa vie, le mat arrière a été supprimé pour dégager le tir anti aérien.

Il fut vendu à un chantier de démolition en 1971, et démantelé de 1973 à 1976.
Il aura donc eu une carrière particulièrement longue de 42 ans dont 40 ans sous pavillon ottoman, et turc, dernier croiseur de bataille ayant existé, ultime témoin d'une époque, il est dommage qu'il n'ai pu être conservé.

Alain

(photos collection Alain V)



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