Nous avons déjà évoqué ici les bisquines cancalaises et leur coutume de sortir du port en caravane (cliquez ici). En voici une jolie évocation. Collection agence Adhémar
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dimanche 9 mars 2014
mardi 23 avril 2013
Quoi de plus beau qu'une bisquine sous voile… en régate (suite)
Nous avons déjà parlé ici de la bisquine, ce bateau de pêche extraordinaire aux caractéristiques proches de celles d'un bateau de course (un peu plus de 18 mètres de coque, 340 mètres carrés de toile... Mais oui, ce sont les mêmes chiffres qu'un 60 pieds Open actuel !).
Nous avons retrouvé quelques cartes postales qui démontrent que nous avions raison d'écrire, citant le poète, «Quoi de plus beau qu'une bisquine sous voile!». (cliquez ici)
Si les premières régates officielles datent de 1845, il faut attendre 1895 pour qu'elles entrent dans leur âge d'or - qui durera jusqu'en 1914. C'est pendant cette période que sont construites les plus belles bisquines : Le Vengeur (G 15), La Rose-Marie (G 16), La Mouette (CAN 37) ou La Perle (CAN 55). Les courses ont lieu l'été, devant Saint-Malo, Cancale et Granville.
Quelques jours avant, les bateaux sont tirés au sec, carénés, passés au coaltar et suiffés. Les voiles qui ne servent qu'en course (bonnette, rikikis, hunier de tape-cul) sont sorties des greniers et soigneusement vérifiées... Une fois le départ donné, la lutte est impitoyable. Le fameux bout-dehors participe au spectacle, apportant une note chevaleresque à ces empoignades de manants : aux virements de bord, cette formidable lance balaie plus de 100 mètres carrés de terrain en quelques secondes !
Que deux bisquines se croisent, s'asticotent, et les manoeuvres prennent vite des allures de tournoi - où les montures atteignent 90 000 livres, et les rênes, plusieurs dizaines de mètres. Pour le reste, on est loin de l'esprit de la chevalerie : en course, les refus de tribord et les abordages sont fréquents - quand 47 tonnes de chêne et d'iroko décident de partir au lof, il est bien difficile de les ramener dans le droit chemin. (source Le petit Manchot n°165)
Nous avons retrouvé quelques cartes postales qui démontrent que nous avions raison d'écrire, citant le poète, «Quoi de plus beau qu'une bisquine sous voile!». (cliquez ici)
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| Bisquine en régate. A bisquine (coasting lugger) during a regatta. Bisquine auf Regatta. Coll agence Adhémar |
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| Bisquines aux régates. Coll agence Adhémar |
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| Bisquines cancalaises (en régate ou en caravane, rassemblement pour partir à la pêche). Coll agence Adhémar |
jeudi 11 avril 2013
Quoi de plus beau qu'une bisquine sous voile…
Quoi de plus beau qu'une bisquine sous voile…
De part et d'autre de la baie du Mont-Saint-Michel, Cancale et Granville se contemplent. Cancale est en Bretagne; Granville en Normandie. Depuis des siècles, elles surveillent le Mont solitaire mouillé au milieu des sables. Des siècles durant lesquels les deux provinces ont convoité sa possession. Ce sont les Normands qui l'ont obtenue, et les Bretons ne s'en sont pas remis.
Au début du XIXe siècle s'entame entre le port d'llle-et-Vilaine et celui de la Manche une nouvelle rivalité. Un affrontement qui, souvent, tourne à l'aigre lorsque leurs flottes de pèche tentent d'outrepasser les limites de dragage sur les bancs d'huîtres sauvages qui abondent à l'époque dans la baie. C'était au temps des bisquines. Ces élégantes embarcations fortement toilées, originaires des côtes normandes et dérivées du lougre, présentent une étrave droite, une voûte arrière très élancée, sortant impertinemment de l'eau, et trois mâts à forte quête arrière portant au travail deux étages de voiles gréées au tiers. Une grandiose architecture de 246 m2 de toile.
Ces bisquines deviendront rapidement une exclusivité des quartiers maritimes de Granville et de Cancale. Péchant rarement en solitaire, elles se constituent en convoi. On appelle cela « la Caravane ».
Pour en connaître plus sur l'intéressante histoire de ces bateaux de pêche, lisez Les Cahiers du petit manchot n° 165 du 24-06-2011 à qui nous avons emprunté ce commentaire. (cliquez ici)
Presque cinquante ans ont passé depuis que ces magnifiques voiliers ont disparu, leurs chaluts ne pouvant pas rivaliser contre ceux des bateaux à moteur quand, le 18 avril 1987, après deux ans de chantier, La Cancalaise, copie exacte de La Perle, construite en 1905, a quitté son ber et glissé pour la première fois dans les eaux vertes de la baie. Visitez son site en cliquant ici.
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| 1930, à Saint-malo, deux bisquines cancalaises en régate. |
Au début du XIXe siècle s'entame entre le port d'llle-et-Vilaine et celui de la Manche une nouvelle rivalité. Un affrontement qui, souvent, tourne à l'aigre lorsque leurs flottes de pèche tentent d'outrepasser les limites de dragage sur les bancs d'huîtres sauvages qui abondent à l'époque dans la baie. C'était au temps des bisquines. Ces élégantes embarcations fortement toilées, originaires des côtes normandes et dérivées du lougre, présentent une étrave droite, une voûte arrière très élancée, sortant impertinemment de l'eau, et trois mâts à forte quête arrière portant au travail deux étages de voiles gréées au tiers. Une grandiose architecture de 246 m2 de toile.
Ces bisquines deviendront rapidement une exclusivité des quartiers maritimes de Granville et de Cancale. Péchant rarement en solitaire, elles se constituent en convoi. On appelle cela « la Caravane ».
Pour en connaître plus sur l'intéressante histoire de ces bateaux de pêche, lisez Les Cahiers du petit manchot n° 165 du 24-06-2011 à qui nous avons emprunté ce commentaire. (cliquez ici)
Presque cinquante ans ont passé depuis que ces magnifiques voiliers ont disparu, leurs chaluts ne pouvant pas rivaliser contre ceux des bateaux à moteur quand, le 18 avril 1987, après deux ans de chantier, La Cancalaise, copie exacte de La Perle, construite en 1905, a quitté son ber et glissé pour la première fois dans les eaux vertes de la baie. Visitez son site en cliquant ici.
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