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mercredi 25 septembre 2013

25 septembre 1911, le cuirassé Liberté explosait en rade de Toulon

Le 25 septembre, il y aura 102 ans, survenait une des plus grandes catastrophe de notre Marine nationale en temps de paix, l'explosion en rade de Toulon du cuirassé Liberté par suite de l'incendie de ses soutes à munitions. Il en a été question sur ce blog à plusieurs reprises (cliquez ici), aussi je n'y reviendrais que pour vous montrer quelques documents sur cette tragédie.
Voici une photo du cuirassé Liberté avant la catastrophe.


L'épave du cuirassé Liberté après l'explosion, en arrière-plan, on distingue le cuirassé Justice du même type que la Liberté, participant à la recherche et au sauvetage des survivants. 



                 L' état de l'épave de Liberté est tel que ce schéma n'est pas inutile pour comprendre ce qui s'est passé. On voit que toute la partie avant à disparue, et que la partie centrale arrachée s'est retournée sur l'arrière du navire.   

Alain

lundi 16 septembre 2013

Bien Hoa, navire-hôpital, à l'entrée de la rade de Toulon pendant la Première Guerre mondiale


Bien Hoa 5445t, 105 x 15 x 6,7 m, 2600cv, 13 nœuds, coque en fer
Bien Hoa, navire-hôpital pendant la Première Guerre mondiale, construit aux forges et chantiers de la Méditerranée à Graville, près du Havre (Seine-inférieure) en 1878. Mis à flot le 6 octobre 1880. Inscrit le 14 juin 1915 sur la liste des navires-hôpitaux après transformation. Il pouvait transporter 470 malades ou blessés répartis en deux batteries bien séparées en fonction des pathologies. Il possédait des installations de radiologie. Il était armé de deux canons.  

Bien Hoa a déjà été vu sur ce blog (cliquez ici).

On peut regrouper les Shamrock, Tonquin, Bien-Hoa et Vinh-Long comme étant quasi identiques, bien que Tonquin et Shamrock soient définis par la marine comme des « Mytho modifiés » et Bien-Hoa et Vinh-Long comme des « Shamrock modifiés ». Les qualités nautiques et sanitaires de ces deux derniers sont généralement considérées comme supérieures. (Olivier Robert L’épopée des transports type Annamite Marines éd.)

1882 affecté aux rotations Toulon - Extrême Orient. 
20 février 1884 au 31 mars 1884 transporte de Toulon en baie d'Along les canonnières Mitrailleuse et Révolver.
09 avril 1884 débarque le Révolver par les bigues du Bayard
19 avril 1884 repart de la baie d'Along vers Toulon. 
1895 campagne de Madagascar 
1898 campagne de Chine 
Septembre 1898: refonte à Marseille 
1899 mouillé entre Toulon et La Seyne, sert de dépôt d'explosifs. 
1914 ravitailleur de l'Armée navale 
14 juin 1915 inscrit sur la liste des navires-hôpitaux après transformations.
22 juillet 1915 quitte Toulon.
Mars 1916 a effectué sept voyages sanitaires entre la Méditerranée orientale et Toulon. S'implique alors dans les transports des réfugiés serbes.
11 mars 1916 - 08 avril 1916 trois rotations sanitaires pour évacuer de Corfou les soldats serbes vers l'hôpital Sidi Abdallah de Bizerte. 
Avril 1916 période d'inactivité à Salonique. 
Juillet 1916 reprise d'activité due au nombreux cas de paludisme observés. 
10 octobre 1916 recueille 16 naufragés du vapeur anglais Cross HW qui vient d'être torpillé. 
05 décembre 1916 recueille 207 naufragés du vapeur anglais Caledonia torpillé 
05 décembre 1916 quelques heures après, recueille 73 personnes du vapeur Algérie III
01 janvier 1917 aura rapatrié 9558 blessés du front oriental, reste à Toulon pour réparations. 
Mars 1917 - mai 1917 rotations au départ de Salonique vers Bizerte pour les Serbes, et vers Toulon pour les Français. 
16 novembre 1918 - 03 avril 1919 Toulon. 
Avril 1919 - début 1920 diverses rotations de rapatriement en Méditerranée (Cdt Trubert). 
1923 condamné, réutilisé comme ponton pour sous-marins. 
1936 vendu pour démolition à Toulon.
(Source : Les navires-hôpitaux français au XXe siècle du docteur Gilles Barnichon)



Nous recevons en janvier 2014 le mail suivant qui précise certains points de l'histoire de ce bâtiment et dont nous remercions l'auteur :

Bonsoir,
je me permet de vous contacter concernant la page consacrée au Bien Hoa sur le blog MDV
J'ai noté quelques imprécisions, en particulier dans le fait que ce navire n'a jamais participé à la Campagne de Madagascar en 1895. (Est-ce pour cela que certaines dates sont en rouge ?)
Mes informations proviennent en grande partie des sources suivantes :

Dossier du bâtiment désarmé (Vincennes cote 7DD1-1182 a, b et c).
Rôles d’équipage 1882-1922 (Toulon, cote TO-2E6-4820 à TO-2E7-2074).
Je suis à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous souhaites à vous et toute votre équipe une très bonne année 2012
Olivier ROBERT

L'épopée des transports type Annamite

vendredi 13 septembre 2013

13 septembre 1944, l'escadre française est de retour à Toulon après cinq ans de guerre

Le 13 septembre 1944, le croiseur Emile-Bertin portant la marque de l'amiral Auboyneau en rade de Toulon pour la première fois depuis 5 ans.

Au premier plan l'Emile Bertin, devant lui le croiseur Georges Leygues portant la marque 
de l'amiral Lemonnier, au fond le Catoctin portant la marque de l'amiral américain Davidson, commandant la TF86.

Le cuirassé La Lorraine qui vient de mettre à mal la batterie du Cap Cepet défendant l'entrée de la rade de Toulon encore aux mains des Allemands.

Le croiseur britannique Sirius portant la marque de l'amiral Cunningham de la Royal Navy.
Ayant trouvé quelques photos de l'entrée en rade de Toulon le 13 septembre 1944 de l'escadre française de retour après cinq ans de guerre, c'est l'occasion de vous rappeler ce jour mémorable.
Toulon a été libéré le 23 août 1944.
    
La Task Force 86 placée sous les ordres de l'amiral américain Davidson est chargée de soutenir les troupes au contact des allemands et de bloquer les navires ennemis dans les ports du golfe de Gênes, outre le croiseur américain Philadelphia et quelques destroyers elle est formée principalement des unités françaises.
    
Les bâtiments français sont regroupés le 12 septembre en baie de Saint Tropez.
Le 13 septembre 1944, après cinq années de guerre, l'escadre française sous le commandement de l'Amiral Auboyneau dont la marque est portée par le croiseur Emile Bertin entre enfin en rade de Toulon.

L'escadre française est alors constituée du cuirassé Lorraine; des croiseurs Georges Leygues; Montcalm; Gloire; Emile Bertin; Duguay-Trouin; du croiseur léger ex contre-torpilleur Le Malin et des torpilleurs Le Fortuné et Forbin.
Le Georges Leygues porte la marque de l'Amiral Lemonnier et l' Emile Bertin, arrivés en premiers,  mouillent en rade de Toulon; les autres navires français mouillent en rade des Vignettes; la rade de Toulon étant encombrée d'épaves ; d'obstructions et de mines et les quais sont totalement détruits.
Les Alliés sont également présents avec :
Le croiseur britannique Sirius porte la marque de l'Amiral Cunningham.                
Le bâtiment de commandement américain Catoctin porte la marque de l'Amiral Davidson commandant la Task Force 86, et le croiseur Philadelphia.
                
Le 16 septembre 1944 l'amiral français Auboyneau remplace l'amiral Davidson à la tête de de la TF86.

Alain

mardi 11 juin 2013

Le croiseur-cuirassé Latouche-Treville, fin de parcours

Marcel Henri nous a dit que le 26 février 1920, le Latouche-Tréville est désarmé et qu'il sera démoli en 1926.
Pour compléter son excellent article, j'ajouterai que de 1920 à 1925, la coque du Latouche-Tréville désarmé sera utilisée par l'entreprise chargée du renflouement de l'épave du cuirassé Liberté (voir sur ce blog, cliquez ici) coulé par l'explosion de ses soutes à munitions en rade de Toulon le 25 septembre 1911.

Sur cette photo de 1922 on voit à gauche l'ancien croiseur-cuirassé Latouche-Tréville et à droite l'épave du cuirassé Liberté en cours de renflouement. (le Latouche-Tréville a perdu ses mâts militaires depuis 1907 pour l'alléger)


Alain

jeudi 18 octobre 2012

Quand les contre-torpilleurs portaient des noms d'armes

De 1899 à 1907, les six classes de contre-torpilleurs (Durandal, Framée, Rochefortais, Arquebuse, Claymore et Branlebas) construits pour la Marine nationale portent des noms d'armes historiques. En 1908, on passe au nom de types de soldats (classe Spahi, Voltigeur, Chasseur…).
Voici deux contre-torpilleurs de la classe Arquebuse, Arbalète et Mousquet. 
Arbalète (M 15), lancé au chantiers Augustin Normand du Havre le 18 avril 1903 et Mousquet (M 16), lancé au chantiers de la Loire de Nantes le 7 août 1902. Ils sont ici au quai du petit-rang à Toulon. (Coll agence Adhémar)
Ces contre-torpilleurs de la classe Arquebuse de 58,3m, maître-bau 6,4m, tirant d'eau 3,2m, ont un déplacement de 300t. Leur puissance de 6300cv est obtenue par deux machines à vapeur à triple expansion (chaudières Normand) et donnait une vitesse maximum de 30 nœuds. Ils portaient un canon de 65mm, six de 47mm et deux tubes lance-torpilles de 380mm. Ils avaient un rayon d'action de 2300 miles à 10 nœuds.
Equipage de 52 membres.
Cette série de vingt contre-torpilleurs a servi jusqu'à 1921 sauf les deux pertes dont le Mousquet ci-dessus, coulé par le croiseur léger allemand SMS Emden à l'entrée du port de Penang (Malaisie) le 28 octobre 1914.


Obusier (M 35), lancé au chantiers de l'arsenal de Rochefort le 23 mars 1906 et Francisque (M 22), lancé également à l'arsenal de Rochefort le 2 mars 1904. (Coll agence Adhémar)
Ci-dessus deux autres contre-torpilleurs dont un de la classe Arquebuse (voir ci-dessus), Francisque M 22 (à droite sur la carte postale), construit aux chantiers de l'arsenal de Rochefort, lancé le 2 mars 1904. 
L'autre est Obusier (M35) de la classe Claymore (grande épée écossaise à double tranchant), également construit aux chantiers de l'arsenal de Rochefort, lancé le 23 mars 1906. Il sera également rayé en 1921.
Les contre-torpilleurs de la classe  Claymore de 58 m, maître-bau 6,53m, tirant d'eau 2,95m, ont un déplacement de 356t. Leur puissance de 6800cv est obtenue par deux machines à vapeur alternatives (chaudières Normand) et donnait une vitesse maximum de 28 nœuds. Ils portaient un canon de 65mm, six de 47mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm. Ils avaient un rayon d'action de 2300 miles à 10 nœuds. Equipage de 60 membres.
Certains contre-torpilleurs de cette série de treize contre-torpilleurs ont servi jusqu'à 1931.


Quand les contre-torpilleurs portaient des noms d'armes

De 1899 à 1907, les six classes de contre-torpilleurs (Durandal, Framée, Rochefortais, Arquebuse, Claymore et Branlebas) construits pour la Marine nationale portent des noms d'armes historiques. En 1908, on passe au nom de types de soldats (classe Spahi, Voltigeur, Chasseur…).
Voici deux contre-torpilleurs de la classe Arquebuse, Arbalète et Mousquet. 
Arbalète (M 15), lancé au chantiers Augustin Normand du Havre le 18 avril 1903 et Mousquet (M 16), lancé au chantiers de la Loire de Nantes le 7 août 1902. Ils sont ici au quai du petit-rang à Toulon. (Coll agence Adhémar)
Ces contre-torpilleurs de la classe Arquebuse de 58,3m, maître-bau 6,4m, tirant d'eau 3,2m, ont un déplacement de 300t. Leur puissance de 6300cv est obtenue par deux machines à vapeur à triple expansion (chaudières Normand) et donnait une vitesse maximum de 30 nœuds. Ils portaient un canon de 65mm, six de 47mm et deux tubes lance-torpilles de 380mm. Ils avaient un rayon d'action de 2300 miles à 10 nœuds.
Equipage de 52 membres.
Cette série de vingt contre-torpilleurs a servi jusqu'à 1921 sauf les deux pertes dont le Mousquet ci-dessus, coulé par le croiseur léger allemand SMS Emden à l'entrée du port de Penang (Malaisie) le 28 octobre 1914.


Obusier (M 35), lancé au chantiers de l'arsenal de Rochefort le 23 mars 1906 et Francisque (M 22), lancé également à l'arsenal de Rochefort le 2 mars 1904. (Coll agence Adhémar)
Ci-dessus deux autres contre-torpilleurs dont un de la classe Arquebuse (voir ci-dessus), Francisque M 22 (à droite sur la carte postale), construit aux chantiers de l'arsenal de Rochefort, lancé le 2 mars 1904. 
L'autre est Obusier (M35) de la classe Claymore (grande épée écossaise à double tranchant), également construit aux chantiers de l'arsenal de Rochefort, lancé le 23 mars 1906. Il sera également rayé en 1921.
Les contre-torpilleurs de la classe  Claymore de 58 m, maître-bau 6,53m, tirant d'eau 2,95m, ont un déplacement de 356t. Leur puissance de 6800cv est obtenue par deux machines à vapeur alternatives (chaudières Normand) et donnait une vitesse maximum de 28 nœuds. Ils portaient un canon de 65mm, six de 47mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm. Ils avaient un rayon d'action de 2300 miles à 10 nœuds. Equipage de 60 membres.
Certains contre-torpilleurs de cette série de treize contre-torpilleurs ont servi jusqu'à 1931.


vendredi 16 décembre 2011

L'arsenal de Toulon en 1963

Voici une de mes photos préférées.
Elle retrace à elle seule plus de 30 ans de l' histoire de la Royale. On voit de gauche à droite, l'Escorteur d'Escadre d'Estrées, entré en service en 1957; le cuirassé Jean-Bart, dont l'histoire mouvementée vous a été longuement décrite sur ce blog; le croiseur lourd Suffren, entré en service en 1930, il a été un temps le doyen des navires de la Royale à flot, ne naviguant plus depuis 1947, il sert de caserne à l'école de canonnage; le croiseur Montcalm, entré en service en 1937, après une carrière bien remplie, il est désarmé en 1959, sert de ponton à l'école ASM; à droite le croiseur antiaérien Colbert, est en cours d'accostage, entré en service en 1959, il entrera en refonte en 1970, pour être aménagé en lance-missiles; enfin à l’extrême droite on devine le bassin Vauban qui avec ses 442 mètres fut un temps le plus grand du monde, on distingue à l'intérieur de celui-ci, le porte-avions Arromanches, prêté par les britanniques en 1946 et acheté en 195, dont on aperçoit l’extrême arrière.
Alain

Anonyme a dit : L’escorteur à gauche, ce serait plutôt le Bouvet
(s. Fondudaviation)

L'arsenal de Toulon en 1963

Voici une de mes photos préférées.


Elle retrace à elle seule plus de 30 ans de l' histoire de la Royale; on voit de gauche à droite; l'Escorteur d'Escadre d'Estrées, entré en service en 1957; le cuirassé Jean- Bart, dont l'histoire mouvementée vous a été longuement décrite sur ce blog; le croiseur lourd Suffren, entré en service en 1930, il a été un temps le doyen des navires de la Royale à flot, ne naviguant plus depuis 1947, il sert de caserne à l'école de canonnage; le croiseur Montcalm, entré en service en 1937, après une carrière bien remplie, il est désarmé en 1959, sert de ponton à l'école ASM; à droite le croiseur antiaérien Colbert, est en cours d'accostage, entré en service en 1959, il entrera en refonte en 1970, pour être aménagé en lance-missiles; enfin à l’extrême droite on devine le bassin Vauban qui avec ses 442 mètres fut un temps le plus grand du monde, on distingue à l'intérieur de celui-ci, le porte-avions Arromanches, prêté par les britanniques en 1946 et acheté en 1951, dont on aperçoit l’extrême arrière.




Alain

samedi 17 septembre 2011

1870 La darse de Castigneau et le bassin Vauban à Toulon



Toujours,en remontant le temps, dans une merveilleuse machine à rêver, nous voici à Toulon dans la darse de Castigneau en 1870.

L'arsenal de Henri IV est agrandi par Vauban de 1680 à 1686, la nouvelle darse est protégée par des fortifications; de 1853 à 1861, l'arsenal gagne encore du terrain par l'ouest avec l'aménagement du bassin et de l'enceinte fortifiée de Castigneau; de 1862 à 1868, une quatrième darse, celle de Missiessy est creusée à l'ouest de celle de Castigneau; ainsi se présente l'arsenal de Toulon à la fin du second empire.

Sur cette photo prise de la darse de Castigneau, on aperçoit au premier plan, l'aviso à roues Phénix; au fond le parc de l'artillerie entre les bassins de Castigneau et Vauban; des vaisseaux sont à quais dans le canal des subsistances; l'un a sa mature complète alors que les trois autres sont utilisés comme pontons; à droite la darse Vauban avec les cales couvertes et les bâtiments pour abriter le bois pour la construction des navires datant de 1768; au quai des subsistances bordant la darse de Castigneau, un voilier genre cap hornier; toujours à droite, mais au premier plan on voit deux machines à mater.
Alain

1870 La darse de Castigneau et le bassin Vauban à Toulon



Toujours,en remontant le temps, dans une merveilleuse machine à rêver, nous voici à Toulon dans la darse de Castigneau en 1870.

L'arsenal de Henri IV est agrandi par Vauban de 1680 à 1686, la nouvelle darse est protégée par des fortifications; de 1853 à 1861, l'arsenal gagne encore du terrain par l'ouest avec l'aménagement du bassin et de l'enceinte fortifiée de Castigneau; de 1862 à 1868, une quatrième darse, celle de Missiessy est creusée à l'ouest de celle de Castigneau; ainsi se présente l'arsenal de Toulon à la fin du second empire.

Sur cette photo prise de la darse de Castigneau, on aperçoit au premier plan, l'aviso à roues Phénix; au fond le parc de l'artillerie entre les bassins de Castigneau et Vauban; des vaisseaux sont à quais dans le canal des subsistances; l'un a sa mature complète alors que les trois autres sont utilisés comme pontons; à droite la darse Vauban avec les cales couvertes et les bâtiments pour abriter le bois pour la construction des navires datant de 1768; au quai des subsistances bordant la darse de Castigneau, un voilier genre cap hornier; toujours à droite, mais au premier plan on voit deux machines à mater.
Alain

samedi 3 septembre 2011

Toulon en 1900,un brin de nostalgie.

La vieille darse de Toulon en 1900.



C'est avec un brin de nostalgie que je vous présente cette photo de la vieille darse de Toulon en 1900; en effet elle a terriblement souffert des bombardements de 1944 ayant précédé la libération de la ville; tous les bâtiments, qui l'entourait et en faisait le charme ont alors disparus.

De gauche à droite on voit; les bâtiments de l'ancien bagne construits en 1783, le bagne étant supprimé en 1873; la corderie datant de 1697; le canal qui faisait correspondre la vieille darse et le bassin Vauban qui se trouve derrière; ce canal a été comblé lors de la reconstruction de l'arsenal.

A droite de l'entrée du canal; le ponton que l'on voit de face est l'ancienne frégate La Guerrière lancée en 1860, rayée en 1888, et caserne des vétérans à Toulon de 1892 à 1912. Plus à droite une autre frégate, derrière laquelle ont aperçoit de grands bâtiments qui étaient destinés à abriter le bois pour la construction des navires; ces bâtiments imposants ont été construits sur les plans de Vauban de 1768 à 1770, devant ces bâtiments et à droite de la frégate, l'atelier de forge et l'entrée de l'arsenal datant respectivement de 1745 et de 1738; à la place de ces bâtiments détruits s’élève maintenant la Préfecture maritime reconstruite dans les années 1950. Enfin sur la droite de la photo, le quai Cronstadt avec les maisons anciennes faisant partie du quartier originel de Toulon, remontant pour certaines au Moyen Age, et inclues dans les fortifications de 1596, protégeant l'arsenal de Henri IV, et la vieille ville. Hélas tout cela a disparu, et a été remplacé après la guerre par des immeubles, que je me refuse à qualifier, tant l'architecture en est pauvre.















Alain


Toulon en 1900,un brin de nostalgie.

La vieille darse de Toulon en 1900.



C'est avec un brin de nostalgie que je vous présente cette photo de la vieille darse de Toulon en 1900; en effet elle a terriblement souffert des bombardements de 1944 ayant précédé la libération de la ville; tous les bâtiments, qui l'entourait et en faisait le charme ont alors disparus.

De gauche à droite on voit; les bâtiments de l'ancien bagne construits en 1783, le bagne étant supprimé en 1873; la corderie datant de 1697; le canal qui faisait correspondre la vieille darse et le bassin Vauban qui se trouve derrière; ce canal a été comblé lors de la reconstruction de l'arsenal.

A droite de l'entrée du canal; le ponton que l'on voit de face est l'ancienne frégate La Guerrière lancée en 1860, rayée en 1888, et caserne des vétérans à Toulon de 1892 à 1912. Plus à droite une autre frégate, derrière laquelle ont aperçoit de grands bâtiments qui étaient destinés à abriter le bois pour la construction des navires; ces bâtiments imposants ont été construits sur les plans de Vauban de 1768 à 1770, devant ces bâtiments et à droite de la frégate, l'atelier de forge et l'entrée de l'arsenal datant respectivement de 1745 et de 1738; à la place de ces bâtiments détruits s’élève maintenant la Préfecture maritime reconstruite dans les années 1950. Enfin sur la droite de la photo, le quai Cronstadt avec les maisons anciennes faisant partie du quartier originel de Toulon, remontant pour certaines au Moyen Age, et inclues dans les fortifications de 1596, protégeant l'arsenal de Henri IV, et la vieille ville. Hélas tout cela a disparu, et a été remplacé après la guerre par des immeubles, que je me refuse à qualifier, tant l'architecture en est pauvre.















Alain


Toulon en 1900,un brin de nostalgie.

La vieille darse de Toulon en 1900.



C'est avec un brin de nostalgie que je vous présente cette photo de la vieille darse de Toulon en 1900; en effet elle a terriblement souffert des bombardements de 1944 ayant précédé la libération de la ville; tous les bâtiments, qui l'entourait et en faisait le charme ont alors disparus.

De gauche à droite on voit; les bâtiments de l'ancien bagne construits en 1783, le bagne étant supprimé en 1873; la corderie datant de 1697; le canal qui faisait correspondre la vieille darse et le bassin Vauban qui se trouve derrière; ce canal a été comblé lors de la reconstruction de l'arsenal.

A droite de l'entrée du canal; le ponton que l'on voit de face est l'ancienne frégate La Guerrière lancée en 1860, rayée en 1888, et caserne des vétérans à Toulon de 1892 à 1912. Plus à droite une autre frégate, derrière laquelle ont aperçoit de grands bâtiments qui étaient destinés à abriter le bois pour la construction des navires; ces bâtiments imposants ont été construits sur les plans de Vauban de 1768 à 1770, devant ces bâtiments et à droite de la frégate, l'atelier de forge et l'entrée de l'arsenal datant respectivement de 1745 et de 1738; à la place de ces bâtiments détruits s’élève maintenant la Préfecture maritime reconstruite dans les années 1950. Enfin sur la droite de la photo, le quai Cronstadt avec les maisons anciennes faisant partie du quartier originel de Toulon, remontant pour certaines au Moyen Age, et inclues dans les fortifications de 1596, protégeant l'arsenal de Henri IV, et la vieille ville. Hélas tout cela a disparu, et a été remplacé après la guerre par des immeubles, que je me refuse à qualifier, tant l'architecture en est pauvre.















Alain


lundi 4 avril 2011

Confrontation dans la Vieille Darse de Toulon

Pour commencer cette semaine, voilà une photo bucolique de la Vieille Darse de Toulon dans les années soixante du siècle dernier.


Bien entendu, nous laissons modestement à notre ami Alain, notre spécialiste de la Royale, le soin de nous raconter les cuirassés à quai. Merci d'avance.
 

Et nous ne pouvons pas dire grand-chose du paquebot sous la cheminée jaune à bande noire ressemblant à celles de la White Star Line. Dans ces années-là, seuls les sister-ships Georgic (1932) et Britannic (1930, troisième du nom) porteront encore – respectivement jusqu'à 1956 et 1960 –, les couleurs de la compagnie qui avait fusionné avec la Cunard depuis 1949. Mais que faisait ce paquebot dans la Vieille Darse?

Georgic (1932-1956)

Confrontation dans la Vieille Darse de Toulon

Pour commencer cette semaine, voilà une photo bucolique de la Vieille Darse de Toulon dans les années soixante du siècle dernier.


Bien entendu, nous laissons modestement à notre ami Alain, notre spécialiste de la Royale, le soin de nous raconter les cuirassés à quai. Merci d'avance.
 

Et nous ne pouvons pas dire grand-chose du paquebot sous la cheminée jaune à bande noire ressemblant à celles de la White Star Line. Dans ces années-là, seuls les sister-ships Georgic (1932) et Britannic (1930, troisième du nom) porteront encore – respectivement jusqu'à 1956 et 1960 –, les couleurs de la compagnie qui avait fusionné avec la Cunard depuis 1949. Mais que faisait ce paquebot dans la Vieille Darse?

Georgic (1932-1956)

samedi 12 mars 2011

Le 12 mars 1907, le cuirassé Iéna explosait à Toulon

Le cuirassé Iéna

12 mars 1907, l'explosion à bord de l'Iéna

Après l'explosion, les personnalités viennent constater l'étendue des dégâts à bord de l'Iéna

1909 l'épave de l'Iéna utilisée comme but de tir par la marine (Photos collection Alain V)

Iéna était un cuirassé d'escadre pré-Dreadnought de 12 750 tonnes, mis en chantier le 3 avril 1897 à Brest, lancé en septembre1898, il entre en service le 14 avril 1902, c'est une modification du type Charlemagne.

Ses dimensions:
L. 122,15 m; l. 20,80 m; tirant d'eau 7,95 m
ses machines de 16 500 cv, ses 20 chaudières Belleville timbrées à 18 kg, et ses 3 hélices lui permettent une vitesse de 18 noeuds
protection:une ceinture cuirassée de 320mm au plus fort à 230mm
un pont blindé de 80mm; protection des tourelles 318 mm.
Armement:
4 canons de 305 mm en 2 tourelles doubles
8 canons de 164,7mm en réduit
8 canons de 100mm avec masques
16 x 47 mm
4 x 37 mm
4 tubes lance torpilles

Il n'a pas de sister-ship. Dès son entrée en service, il est affecté à l'escadre de Méditerranée. En 1906, il est envoyé à Naples pour porter secours aux victimes de l'éruption du Vésuve.
Le 12 mars 1907, l'Iéna se trouve à Toulon en carénage, dans un bassin de la darse de Missiessy pour une visite de routine de la coque; les travaux sont presque terminés, les hommes d'équipage regagnent leur poste, les ouvriers ne sont pas encore revenus à bord après la pause de midi, lorsque une explosion se produit vers 13h 30. Une grande flamme jaillit de la cheminée et du monte charge de la soute tribord des 100mm, et gagne la soute à munitions des 305 mm arrières. L'incendie gagne ensuite les autres soutes, et les torpilles; les explosions se succèdent.
Les toitures des ateliers sont soufflées. Des éclats sont projetés à des centaines de mètres, blessant des passants. Les dégâts sont considérables. Des débris humains sont dispersés dans un rayon de 200 mètres.
Sur un équipage de 630 hommes, 118 sont morts, et 33 sont blessés.
Le ministre de la Marine, Gaston Thomson est à Toulon dés le lendemain, les messages de sympathie affluent du monde entier. Le roi d'Angleterre, et l'Infant d'Espagne se rendent sur les lieux.
Les obsèques nationales eurent lieu le 23 mars 1907 sur la place d'armes à Toulon, en présence du président de la République, Armand Fallières.

Un enquête parlementaire sur l'origine de la catastrophe fut immédiatement ouverte. La commission scientifique mis en cause la poudre B qui était utilisée par la marine parce qu'elle ne produisait pas de fumée gênant la cadence et la conduite du tir; mais qui en vieillissant devenait instable et s'auto-enflammait; en 1911 dans l'explosion du cuirassé Liberté, c'est encore cette poudre qui sera mise en cause. D'autre part le navire étant en cale sèche, le noyage des soutes n'a pu être effectué; suite à cette catastrophe, il a été prescrit de débarquer les munitions d'un bâtiment entrant au bassin.
Le bassin ou se trouvait l'Iéna a été noyé par un tir effectué par le cuirassé Patrie pour détruire le bateau-porte.
Les explosions, et l'incendie ont rendu le navire irrécupérable, il est condamné le 3 juillet 1907.
En 1909, l'épave du Iéna servit de cible de tir pour la marine à Porquerolles, en baie d'Alycastre, elle fut utilisée pour la mise au point d'obus perforants, devant exploser après avoir traversé le blindage de la cible. Ce qui restait de l'Iéna fut par la suite vendu en 1912 à la démolition.

Alain

mardi 1 février 2011

Cartes thématiques maritimes de la collection Hugo d'Alési

La semaine dernière, nous avons montré les cartes thématiques d'Hugo d'Alési qui avaient été présentées à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900. Un lecteur nous a fait parvenir cette copie d'une belle carte décrivant un autre port méditerranéen, Toulon. Un de nos lecteurs spécialistes de La Royale pourra sans doute identifier le cuirassé.

Alain a dit… je pense reconnaitre le cuirassé Marceau mais il est difficile d'identifier formellement un navire sur un tableau. Un torpilleur de haute mer passe entre le cuirassé et la chaloupe et au fond, derrière le cuirassé, on aperçoit le croiseur de troisième classe Linois, paradoxalement c'est le plus facilement identifiable, sa silhouette étant tres caractéristique.
Nous avions également précisé que Hugo d'Alési avait travaillé pour des compagnies de navigation. En voici un bel exemple avec la Compagnie de navigation mixte en collaboration avec les chemins de fer PLM.


Le paquebot montré dans le cercle est peu-être La Marsa. Lancé le 29 Octobre 1891 au chantier Napier de Govan (Grande-Bretagne), pour le compte de la Khedivial Administration d’Alexandrie, il s’appelait alors Tewfik Rabbani.
Il fut acheté en 1900 par la Compagnie de navigation mixte (NM), compagnie créée en 1850 par Louis Arnaud et les frères Touache (un nom qui apparaîtra longtemps à côté de celui de la compagnie). Il était destiné au trafic avec l’Afrique du Nord et rebaptisé La Marsa.
Navire à une hélice, de 91 m de longueur et 2027 tx.
En 1923, il sera vendu en Italie (rebaptisé Miliana) et démoli à Savone en 1931.

Cartes thématiques maritimes de la collection Hugo d'Alési

La semaine dernière, nous avons montré les cartes thématiques d'Hugo d'Alési qui avaient été présentées à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900. Un lecteur nous a fait parvenir cette copie d'une belle carte décrivant un autre port méditerranéen, Toulon. Un de nos lecteurs spécialistes de La Royale pourra sans doute identifier le cuirassé.
Alain a dit… je pense reconnaitre le cuirassé Marceau mais il est difficile d'identifier formellement un navire sur un tableau. Un torpilleur de haute mer passe entre le cuirassé et la chaloupe et au fond, derrière le cuirassé, on aperçoit le croiseur de troisième classe Linois, paradoxalement c'est le plus facilement identifiable, sa silhouette étant tres caractéristique.
Nous avions également précisé que Hugo d'Alési avait travaillé pour des compagnies de navigation. En voici un bel exemple avec la Compagnie de navigation mixte en collaboration avec les chemins de fer PLM.

Le paquebot montré dans le cercle est peu-être La Marsa. Lancé le 29 Octobre 1891 au chantier Napier de Govan (Grande-Bretagne), pour le compte de la Khedivial Administration d’Alexandrie, il s’appelait alors Tewfik Rabbani.
Il fut acheté en 1900 par la Compagnie de navigation mixte (NM), compagnie créée en 1850 par Louis Arnaud et les frères Touache (un nom qui apparaîtra longtemps à côté de celui de la compagnie). Il était destiné au trafic avec l’Afrique du Nord et rebaptisé La Marsa.
Navire à une hélice, de 91 m de longueur et 2027 tx.
En 1923, il sera vendu en Italie (rebaptisé Miliana) et démoli à Savone en 1931.



jeudi 18 novembre 2010

Le 25 novembre 1906 incendie de l'Algésiras

L'Algésiras vaisseau école des mécaniciens torpilleurs à Toulon

L'Algésiras en 1905,devant lui un torpilleur numéroté


L'incendie de l'Agésiras le 25 novembre 1906 (photos collection Alain V)



L'Algésiras était un un vaisseau mixte de 90 canons du type Napoléon, construit sur les plans de Dupuy de Lôme le célébre ingénieur des constructions navales, déplaçant 5 040 tonnes; 71,46 m de longueur sur 16,86 m de largeur, une machine indret de 900 cv; vitesse 12 noeuds.


Il est mis sur cale à Toulon en 1853, lancé en mars 1855, en service en 1856, c'est en 1906, l'un des derniers vaisseaux de la marine de Napoléon III encore en service.


Il fait pratiquement toute sa carrière dans la flotte de Méditerranée de 1857 à 1865.
En 1869, il est réarmé en transport, et rehaussé d'un pont-abri.
En 1888 il devient navire école de torpilleurs.
Il coule le 25 novembre 1906, suite à un incendie accidentel, à Toulon.




Alain

Le 25 novembre 1906 incendie de l'Algésiras

L'Algésiras vaisseau école des mécaniciens torpilleurs à Toulon

L'Algésiras en 1905,devant lui un torpilleur numéroté


L'incendie de l'Agésiras le 25 novembre 1906 (photos collection Alain V)



L'Algésiras était un un vaisseau mixte de 90 canons du type Napoléon, construit sur les plans de Dupuy de Lôme le célébre ingénieur des constructions navales, déplaçant 5 040 tonnes; 71,46 m de longueur sur 16,86 m de largeur, une machine indret de 900 cv; vitesse 12 noeuds.


Il est mis sur cale à Toulon en 1853, lancé en mars 1855, en service en 1856, c'est en 1906, l'un des derniers vaisseaux de la marine de Napoléon III encore en service.


Il fait pratiquement toute sa carrière dans la flotte de Méditerranée de 1857 à 1865.
En 1869, il est réarmé en transport, et rehaussé d'un pont-abri.
En 1888 il devient navire école de torpilleurs.
Il coule le 25 novembre 1906, suite à un incendie accidentel, à Toulon.




Alain