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dimanche 8 septembre 2013

Journées du patrimoine… visitez nos navires de guerre

                                         L'escorteur d'escadre Maillé Brézé à Nantes

Pour les journées du Patrimoine; je rappelle le nom des navires de guerre français conservés et pouvant en principe être visités; allez y, ne serais ce que pour encourager ceux qui œuvrent pour entretenir et pérenniser notre patrimoine maritime.

L'escorteur d'escadre Maillé Brézé du type Surcouf (T47) lancé en 1954 à Lorient refondu AS M en 1968 qui se trouve à Nantes depuis l'été 1988

Le sous marin Le Redoutable1er sous marin nucléaire français lancé en 1967 à Cherbourg qui se trouve à Cherbourg à la Cié de la Mer depuis 2002

Le sous marin Alose du type Naiades de 1904 renfloué classé monument historique qui se trouve à Marseille au siège de la Comex

Le sous marin Espadon du type Narval lancé en 1958 au Havre qui se trouve à Saint Nazaire depuis 1986
Le sous marin Argonautedu type Arethuse lancé en 1957 à Cherbourg qui se trouve à la Villette à Paris à la Cité des Sciences et de l'Industrie depuis 1991

Le sous marin Flore du type Daphné lancé en 1960 à Cherbourg qui se trouve à Lorient à l'ancienne base de Kéroman ouvert au public depuis mai 2010


Alain

mercredi 28 mars 2012

Mercator, voilier-école belge

Ce blog a déjà évoqué le navire-école belge Mercator (cliquez ici) qui a terminé sa vie comme bateau-musée à Ostende.
Het Belgische Opleidingschip Mercator, navire-école belge. C'est un trois-mâts gréé en barquentine (trois-mâts goélette) c'est-à-dire que le mât de misaine porte des voiles carrées tandis que le grand mât et le mât d'artimon portent des voiles auriques. Coll agence Adhémar

Construit en 1931 dans le chantier de Leith en Écosse, le Mercator prend la mer pour la première fois le 5 septembre 1932. C'est le cinquième navire-école de la marine marchande belge. Il formera chaque année une cinquantaine d'apprentis officiers encadrés par une douzaine d'hommes d'équipage. Durant la Seconde Guerre mondiale, il passe sous pavillon anglais. Lorsqu'il rejoint la Belgique en 1947, il est en piteux état et ce n'est qu'en 1950 qu'il pourra reprendre la mer. Depuis 1961, à quai, à Anvers puis à Ostende, c'est devenu un monument touristique. 
Il porte le nom du célèbre géographe Gerardus Mercator à qui l'on doit la projection éponyme.

Mercator, voilier-école belge

Ce blog a déjà évoqué le navire-école belge Mercator (cliquez ici) qui a terminé sa vie comme bateau-musée à Ostende.
Het Belgische Opleidingschip Mercator, navire-école belge. C'est un trois-mâts gréé en barquentine (trois-mâts goélette) c'est-à-dire que le mât de misaine porte des voiles carrées tandis que le grand mât et le mât d'artimon portent des voiles auriques. Coll agence Adhémar

Construit en 1931 dans le chantier de Leith en Écosse, le Mercator prend la mer pour la première fois le 5 septembre 1932. C'est le cinquième navire-école de la marine marchande belge. Il formera chaque année une cinquantaine d'apprentis officiers encadrés par une douzaine d'hommes d'équipage. Durant la Seconde Guerre mondiale, il passe sous pavillon anglais. Lorsqu'il rejoint la Belgique en 1947, il est en piteux état et ce n'est qu'en 1950 qu'il pourra reprendre la mer. Depuis 1961, à quai, à Anvers puis à Ostende, c'est devenu un monument touristique. 
Il porte le nom du célèbre géographe Gerardus Mercator à qui l'on doit la projection éponyme.

mercredi 22 février 2012

Mercator à Ostende

Le port d'Ostende abrite Mercator, ancien voilier école de la marine belge devenu musée. Le site du navire donne tous les renseignements pratiques nécessaires à l'organisation de la visite et présente de nombreuses photos de ses emménagements intérieurs.
Le port belge donne également l'occasion de voir, dans un genre complètement différent bien sûr, plusieurs navires spécialisés et remorqueurs ainsi que Scorpios, ancien bateau pilote reconverti en lieu de villégiature...

Mercator à Ostende

Le port d'Ostende abrite Mercator, ancien voilier école de la marine belge devenu musée. Le site du navire donne tous les renseignements pratiques nécessaires à l'organisation de la visite et présente de nombreuses photos de ses emménagements intérieurs.
Le port belge donne également l'occasion de voir, dans un genre complètement différent bien sûr, plusieurs navires spécialisés et remorqueurs ainsi que Scorpios, ancien bateau pilote reconverti en lieu de villégiature...

mercredi 12 janvier 2011

Le croiseur protégé Olympia,le vainqueur de la bataille de la baie de Manille.

Le croiseur protégé Olympia en 1898


Le croiseur protégé Olympia en 2007 navire musée à Philadelphie (photos collection Alain V)




Une lectrice ayant évoquée le croiseur Olympia à propos du Georgios Averoff ,bien qu'il ne s'agisse pas d'un croiseur-cuirassé, voici son histoire.


Le croiseur protégé Olympia, seul de son type, est mis sur cale le 17 juin 1891, dans le chantier Union Iron Works de San Francisco en Californie, lancé le 5 novembre 1892, il entre en service le 5 février 1895.
A son entrée en service, l'Olympia est affecté à l'escadre d'Asie en qualité de navire amiral, et rallie Yokohama au Japon.
Il se rend à Vladivostok pour les cérémonies du couronnement du Tsar Nicolas II, de mai 1896 jusqu'à la fin 1897, il fait escale dans les ports japonais et chinois. Le 3 janvier 1898, le commodore George Dewey est nommé commandant de l'escadre d'Asie, et embarque sur l'Olympia.
Suite à la destruction du cuirassé Maine à la Havane par suite d'une explosion que les américains attribue à des espagnols de Cuba, la guerre Hispano-américaine est déclarée le 25 avril 1898.
Le 1er mai 1898, le commodore Dewey à la tête de l'escadre d' Asie composée outre l'Olympia, des croiseurs Boston, Raleigh et Baltimore, des canonnières Petrel et Concord , gagnait la bataille de la baie de Manille; aussi appelée bataille de Cavite; aux Philippines, sur l'escadre espagnole du contre- amiral Montojo, composée des croiseurs Castilla, Velasco, Austria, Cuba, Luzon, Cristina, Uloa et de la canonnière Duere.
Le 20 juin 1898, les forces américaines débarquaient à Cuba; le 13 aout, l'Olympia tirait sur la citadelle de Manille qui se rendait, tandis que la ville était occupées par les forces américaines; les espagnole capitulaient le 17 juillet à Cuba. Le 20 mai 1899, l'Olympia quittait définitivement Manille pour rentrer par Hong Kong, Singapour, Colombo, Suez, Trieste, Naples, Villefranche, Gibraltar et New York, ou le vainqueur de la bataille de Manille est accueilli triomphalement.
En 1901, l'Olympia entre en refonte, l'artillerie principale est modernisée, les tubes lance torpilles supprimés.
En 1902, l'Olympia devient navire amiral de l'escadre de l'Atlantique, en mai 1904, il part pour une croisière en Europe, il touche successivement Gibraltar, la Grèce, Fiume, la Turquie,Cherbourg, la Norvège et la Grande Bretagne et rentre à Philadelphie le 26 octobre 1904. En avril 1906, il entre en travaux de remise en état à Norfolk jusqu'en juin 1907; le 27 aout 1909 il est placé en réserve à Charleston, utilisé comme dépôt pour les torpilles. L'armement est débarqué, et remplacé par 12 canons de 100 mm; le 25 juin 1917 il s'échoue dans le chenal de Block Island, il est déséchoué le 7 juillet, son armement est remplacé par des canons de 127 mm,en 1918, il effectue plusieurs missions d'escorte de navires marchands jusqu'en Ecosse, puis gagne la région de Mourmansk par suite de la révolution Russe, en 1919 et 1920 il fréquente des eaux plus chaudes: Gibraltar,Venise, cotes dalmates, mer Noire, il rentre à Philadelphie en 1921; en octobre 1921 il se rend au Havre pour ramener aux Etats-Unis, le corps du soldat inconnu, qui sera inhumé au cimetière d'Arlington, le 11 novembre 1921. A la fin de l'année 1922, l'Olympia est désarmé.
En 1925, le congrès interdit la vente du bâtiment à un chantier de démolition.
Le 30 juin 1931, il prend le sigle IX- 40, en avril 1945 il passe au bassin pour la première fois depuis 23 ans. Le 11 septembre 1957, l'association chargée de sauvegarder l'Olympia est crée, des canons de 127 mm provenant du cuirassé Colorado sur le point d’être démoli sont montés à bord, des tourelles factices de 203mm sont installées sur les barbettes d'origine, pour lui rendre l'apparence qu'il avait en 1898. Il est ouvert au public depuis 1959, et est rattaché à l'Indépendence Seaport Muséum de Philadelphie, depuis le 1er janvier 1996.

Caractéristiques:
déplacement 5 865 tonnes;6 558 tonnes en pleine charge
dimensions longueur 104,87 m, largeur 16,15 m, tirant d'eau 6,55 m
armement:4 canons de 203mm
10 canons de 127mm
14 canons de 57 mm
6 x37 mm
6 tubes lance torpilles.
protection pont blindé de 120 mm au dessus des machines
tourelles 88 mm; barbettes 114mm;
équipage en 1898: 33 officiers et 378 hommes




Alain

Le croiseur protégé Olympia,le vainqueur de la bataille de la baie de Manille.

Le croiseur protégé Olympia en 1898


Le croiseur protégé Olympia en 2007 navire musée à Philadelphie (photos collection Alain V)




Une lectrice ayant évoquée le croiseur Olympia à propos du Georgios Averoff ,bien qu'il ne s'agisse pas d'un croiseur-cuirassé, voici son histoire.


Le croiseur protégé Olympia, seul de son type, est mis sur cale le 17 juin 1891, dans le chantier Union Iron Works de San Francisco en Californie, lancé le 5 novembre 1892, il entre en service le 5 février 1895.
A son entrée en service, l'Olympia est affecté à l'escadre d'Asie en qualité de navire amiral, et rallie Yokohama au Japon.
Il se rend à Vladivostok pour les cérémonies du couronnement du Tsar Nicolas II, de mai 1896 jusqu'à la fin 1897, il fait escale dans les ports japonais et chinois. Le 3 janvier 1898, le commodore George Dewey est nommé commandant de l'escadre d'Asie, et embarque sur l'Olympia.
Suite à la destruction du cuirassé Maine à la Havane par suite d'une explosion que les américains attribue à des espagnols de Cuba, la guerre Hispano-américaine est déclarée le 25 avril 1898.
Le 1er mai 1898, le commodore Dewey à la tête de l'escadre d' Asie composée outre l'Olympia, des croiseurs Boston, Raleigh et Baltimore, des canonnières Petrel et Concord , gagnait la bataille de la baie de Manille; aussi appelée bataille de Cavite; aux Philippines, sur l'escadre espagnole du contre- amiral Montojo, composée des croiseurs Castilla, Velasco, Austria, Cuba, Luzon, Cristina, Uloa et de la canonnière Duere.
Le 20 juin 1898, les forces américaines débarquaient à Cuba; le 13 aout, l'Olympia tirait sur la citadelle de Manille qui se rendait, tandis que la ville était occupées par les forces américaines; les espagnole capitulaient le 17 juillet à Cuba. Le 20 mai 1899, l'Olympia quittait définitivement Manille pour rentrer par Hong Kong, Singapour, Colombo, Suez, Trieste, Naples, Villefranche, Gibraltar et New York, ou le vainqueur de la bataille de Manille est accueilli triomphalement.
En 1901, l'Olympia entre en refonte, l'artillerie principale est modernisée, les tubes lance torpilles supprimés.
En 1902, l'Olympia devient navire amiral de l'escadre de l'Atlantique, en mai 1904, il part pour une croisière en Europe, il touche successivement Gibraltar, la Grèce, Fiume, la Turquie,Cherbourg, la Norvège et la Grande Bretagne et rentre à Philadelphie le 26 octobre 1904. En avril 1906, il entre en travaux de remise en état à Norfolk jusqu'en juin 1907; le 27 aout 1909 il est placé en réserve à Charleston, utilisé comme dépôt pour les torpilles. L'armement est débarqué, et remplacé par 12 canons de 100 mm; le 25 juin 1917 il s'échoue dans le chenal de Block Island, il est déséchoué le 7 juillet, son armement est remplacé par des canons de 127 mm,en 1918, il effectue plusieurs missions d'escorte de navires marchands jusqu'en Ecosse, puis gagne la région de Mourmansk par suite de la révolution Russe, en 1919 et 1920 il fréquente des eaux plus chaudes: Gibraltar,Venise, cotes dalmates, mer Noire, il rentre à Philadelphie en 1921; en octobre 1921 il se rend au Havre pour ramener aux Etats-Unis, le corps du soldat inconnu, qui sera inhumé au cimetière d'Arlington, le 11 novembre 1921. A la fin de l'année 1922, l'Olympia est désarmé.
En 1925, le congrès interdit la vente du bâtiment à un chantier de démolition.
Le 30 juin 1931, il prend le sigle IX- 40, en avril 1945 il passe au bassin pour la première fois depuis 23 ans. Le 11 septembre 1957, l'association chargée de sauvegarder l'Olympia est crée, des canons de 127 mm provenant du cuirassé Colorado sur le point d’être démoli sont montés à bord, des tourelles factices de 203mm sont installées sur les barbettes d'origine, pour lui rendre l'apparence qu'il avait en 1898. Il est ouvert au public depuis 1959, et est rattaché à l'Indépendence Seaport Muséum de Philadelphie, depuis le 1er janvier 1996.

Caractéristiques:
déplacement 5 865 tonnes;6 558 tonnes en pleine charge
dimensions longueur 104,87 m, largeur 16,15 m, tirant d'eau 6,55 m
armement:4 canons de 203mm
10 canons de 127mm
14 canons de 57 mm
6 x37 mm
6 tubes lance torpilles.
protection pont blindé de 120 mm au dessus des machines
tourelles 88 mm; barbettes 114mm;
équipage en 1898: 33 officiers et 378 hommes




Alain

lundi 3 janvier 2011

Georgios Averoff, navire emblématique de la flotte militaire grecque et dernier croiseur-cuirassé à flot

Georgios Averoff en 1912, tirant sur la flotte turque, derrière lui, les vieux cuirassés Hydra, Spetsai et Psara.

Georgios Averoff en 1942, avec son camouflage de guerre, on distingue au sommet du tripode avant la conduite de tir installée lors de la refonte de 1925-1927.

Georgios Averoff photographié en janvier 2007 dans le port de Phalère, navire musée, et dernier croiseur-cuirassé à flot (photos collection Alain V)


Le Georgios Averoff, est un croiseur cuirassé du même type que les italiens Pisa et Amalfi de 1907, il ne diffère de ceux-ci que par la mature, et l'armement principal de calibre 234 mm alors qu'il est de calibre 254 mm sur les Pisa, il porte le nom de l'homme d'affaire et philanthrope grec, Georges Averoff, qui finança son acquisition, le bâtiment alors en construction étant mis en vente par le chantier constructeur, suite à des soucis budgétaires italiens; il est mis sur cale en 1907 dans les chantiers Orlando à Livourne, lancé le 12 mars 1910, et entre en service le 28 mai 1912.

Caractéristiques.
Il déplace: 9 960 tonnes; tonnage normal:10 118 tonnes
Dimensions: longueur 141 m, largeur 21,10 m, tirant d'eau 7,54 m
des machines alternatives de 21 500 cv, 22 chaudières Belleville, 2 hélices, vitesse 23 nœuds, rayon d'action 7 125 miles à 10 nœuds, équipage 550 hommes.
blindage: ceinture cuirassée haute de 2,50 mètres, épaisse de 203 mm au plus fort à 82 mm aux extrémités.
tourelles blindées de 165 mm; pont blindé de 50mm
armement: 4 canons de 234mm
8 canons de 190 mm
16 x 76 mm
6 x 47 mm
3 tubes lance torpilles

Carrière:

En mai 1911, il se rend en Grande-Bretagne pour les festivités du couronnement du roi George V, il s'échoue le 19 juin à Spithead, et doit être mis en cale sèche pour réparations, le capitaine est rapidement remplacé.
Navire le plus moderne et le plus puissant de la région, il est navire amiral de la flotte grecque durant la Première guerre Balkanique, participe à la libération des iles de la Mer Égée, le Georgios Averoff défait pratiquement seul, sous le commandement du capitaine Pavlos Kountouriotis qui se distingue en excellent tacticien, la flotte turque, lors des batailles des iles Elli, (3 décembre 1912) et Lemnos, (5 janvier 1913); le Georgios Averoff part seul à 20 nœuds,les vieux cuirassés grecs trop lents ne pouvant suivre, et il barre le T à la ligne de bataille turque, concentrant son tir sur le navire amiral, la flotte turque bat en retraite dans le désordre, le Georgios Averoff et son commandant deviennent légendaires en Grèce .

Durant la Première Guerre mondiale, la Grèce est neutre, le Georgios Averoff ne participe pas au conflit jusqu'en 1916, il est alors capturé par la flotte anglo-française, il est rendu en 1917, lorsque la Grèce entre en guerre au coté des alliés, et rejoint alors Constantinople.
Durant la guerre grèco-turque de 1919 à 1922, il participe à l'attaque des côtes turques, puis à l'évacuation des réfugiés, après la défaite de l’armée grecque.

Entre 1925 et 1927, il est refondu par les Forges et chantiers de la Méditerranée à La Seyne. Sa refonte a comporté le changement des chaudières, la révision des machines, l'installation d'une hune de direction de tir sur le tripode avant et le remplacement des projecteurs. Un armement antiaérien remplace une partie des 76 mm d'origine, on installe, 2 x 76 mm AA, 4 x 40 mm AA, 2 mitrailleuses.

Après l'attaque allemande contre la Grèce en 1941, il échappe au sabordage, et se réfugie dans la baie de la Soude en Crète, puis à Alexandrie.
Il est alors affecté à l'escorte des convois et à des patrouilles dans l'Océan Indien, et est basé à Bombay jusqu'en 1942. Il revient à Port Saïd en 1944; fleuron de la marine grecque en exil, le Georgios Averoff participe à la libération d'Athènes.
Il continue à servir de quartier général de la flotte grecque, jusqu'à son désarmement en 1952, dans le port de Salamine.
Il est remorqué à Poros, où il reste de 1956 à 1983.

En 1984, il est décidé de faire un musée du Georgios Averoff, symbole emblématique du combat des grecs pour leur indépendance, et qui a marqué l' histoire maritime de ce pays au cours du XX éme siècle; il est remorqué au port de Phalère, où il est depuis musée flottant, il porte néanmoins toujours à sa poupe, le pavillon de la marine de guerre grecque, que ne manque pas de saluer les unités helléniques, passant devant lui.

Alain

Georgios Averoff, navire emblématique de la flotte militaire grecque et dernier croiseur-cuirassé à flot

Georgios Averoff en 1912, tirant sur la flotte turque, derrière lui, les vieux cuirassés Hydra, Spetsai et Psara.

Georgios Averoff en 1942, avec son camouflage de guerre, on distingue au sommet du tripode avant la conduite de tir installée lors de la refonte de 1925-1927.

Georgios Averoff photographié en janvier 2007 dans le port de Phalère, navire musée, et dernier croiseur-cuirassé à flot (photos collection Alain V)


Le Georgios Averoff, est un croiseur cuirassé du même type que les italiens Pisa et Amalfi de 1907, il ne diffère de ceux-ci que par la mature, et l'armement principal de calibre 234 mm alors qu'il est de calibre 254 mm sur les Pisa, il porte le nom de l'homme d'affaire et philanthrope grec, Georges Averoff, qui finança son acquisition, le bâtiment alors en construction étant mis en vente par le chantier constructeur, suite à des soucis budgétaires italiens; il est mis sur cale en 1907 dans les chantiers Orlando à Livourne, lancé le 12 mars 1910, et entre en service le 28 mai 1912.

Caractéristiques.
Il déplace: 9 960 tonnes; tonnage normal:10 118 tonnes
Dimensions: longueur 141 m, largeur 21,10 m, tirant d'eau 7,54 m
des machines alternatives de 21 500 cv, 22 chaudières Belleville, 2 hélices, vitesse 23 nœuds, rayon d'action 7 125 miles à 10 nœuds, équipage 550 hommes.
blindage: ceinture cuirassée haute de 2,50 mètres, épaisse de 203 mm au plus fort à 82 mm aux extrémités.
tourelles blindées de 165 mm; pont blindé de 50mm
armement: 4 canons de 234mm
8 canons de 190 mm
16 x 76 mm
6 x 47 mm
3 tubes lance torpilles

Carrière:

En mai 1911, il se rend en Grande-Bretagne pour les festivités du couronnement du roi George V, il s'échoue le 19 juin à Spithead, et doit être mis en cale sèche pour réparations, le capitaine est rapidement remplacé.
Navire le plus moderne et le plus puissant de la région, il est navire amiral de la flotte grecque durant la Première guerre Balkanique, participe à la libération des iles de la Mer Égée, le Georgios Averoff défait pratiquement seul, sous le commandement du capitaine Pavlos Kountouriotis qui se distingue en excellent tacticien, la flotte turque, lors des batailles des iles Elli, (3 décembre 1912) et Lemnos, (5 janvier 1913); le Georgios Averoff part seul à 20 nœuds,les vieux cuirassés grecs trop lents ne pouvant suivre, et il barre le T à la ligne de bataille turque, concentrant son tir sur le navire amiral, la flotte turque bat en retraite dans le désordre, le Georgios Averoff et son commandant deviennent légendaires en Grèce .

Durant la Première Guerre mondiale, la Grèce est neutre, le Georgios Averoff ne participe pas au conflit jusqu'en 1916, il est alors capturé par la flotte anglo-française, il est rendu en 1917, lorsque la Grèce entre en guerre au coté des alliés, et rejoint alors Constantinople.
Durant la guerre grèco-turque de 1919 à 1922, il participe à l'attaque des côtes turques, puis à l'évacuation des réfugiés, après la défaite de l’armée grecque.

Entre 1925 et 1927, il est refondu par les Forges et chantiers de la Méditerranée à La Seyne. Sa refonte a comporté le changement des chaudières, la révision des machines, l'installation d'une hune de direction de tir sur le tripode avant et le remplacement des projecteurs. Un armement antiaérien remplace une partie des 76 mm d'origine, on installe, 2 x 76 mm AA, 4 x 40 mm AA, 2 mitrailleuses.

Après l'attaque allemande contre la Grèce en 1941, il échappe au sabordage, et se réfugie dans la baie de la Soude en Crète, puis à Alexandrie.
Il est alors affecté à l'escorte des convois et à des patrouilles dans l'Océan Indien, et est basé à Bombay jusqu'en 1942. Il revient à Port Saïd en 1944; fleuron de la marine grecque en exil, le Georgios Averoff participe à la libération d'Athènes.
Il continue à servir de quartier général de la flotte grecque, jusqu'à son désarmement en 1952, dans le port de Salamine.
Il est remorqué à Poros, où il reste de 1956 à 1983.

En 1984, il est décidé de faire un musée du Georgios Averoff, symbole emblématique du combat des grecs pour leur indépendance, et qui a marqué l' histoire maritime de ce pays au cours du XX éme siècle; il est remorqué au port de Phalère, où il est depuis musée flottant, il porte néanmoins toujours à sa poupe, le pavillon de la marine de guerre grecque, que ne manque pas de saluer les unités helléniques, passant devant lui.

Alain

jeudi 16 septembre 2010

Quand nos navires de guerre sont devenus des musées

Arrivée du Maillé-Brézé à Nantes en 1988 (collection Alain V)

A l'occasion des journées du Patrimoine, je rappelle le nom des navires de guerre français conservés et qui peuvent en principe être visités:
L'escorteur d'escadre Maillé-Brézé du type Surcouf (T47) lancé en 1954 à Lorient refondu AS M en 1968, qui se trouve à Nantes depuis l'été 1988.

Le Redoutable devant la Cité de la Mer à Cherbourg (coll agence Adhémar)
Le sous-marin Le Redoutable, premier submersible nucléaire français, lancé en 1967 à Cherbourg, qui se trouve dans la Cité de la Mer de sa ville de naissance depuis 2002. (voir ci-dessus)
Le sous-marin Alose du type Naïades de 1904, renfloué et classé monument historique, qui se trouve à Marseille au siège de la Comex.
Le sous-marin Espadon du type Narval lancé en 1958 au Havre, qui se trouve à Saint-Nazaire depuis 1986.
Le sous-marin Argonaute du type Arethuse, lancé en 1957 à Cherbourg, qui se trouve à Paris à la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette depuis 1991.
Le sous-marin Flore du type Daphné lancé en 1960 à Cherbourg, qui se trouve à Lorient dans l'ancienne base de Kéroman, ouverte au public depuis mai 2010
Alain

Quand nos navires de guerre sont devenus des musées

Arrivée du Maillé-Brézé à Nantes en 1988 (collection Alain V)

A l'occasion des journées du Patrimoine, je rappelle le nom des navires de guerre français conservés et qui peuvent en principe être visités:
L'escorteur d'escadre Maillé-Brézé du type Surcouf (T47) lancé en 1954 à Lorient refondu AS M en 1968, qui se trouve à Nantes depuis l'été 1988.

Le Redoutable devant la Cité de la Mer à Cherbourg (coll agence Adhémar)
Le sous-marin Le Redoutable, premier submersible nucléaire français, lancé en 1967 à Cherbourg, qui se trouve dans la Cité de la Mer de sa ville de naissance depuis 2002. (voir ci-dessus)
Le sous-marin Alose du type Naïades de 1904, renfloué et classé monument historique, qui se trouve à Marseille au siège de la Comex.
Le sous-marin Espadon du type Narval lancé en 1958 au Havre, qui se trouve à Saint-Nazaire depuis 1986.
Le sous-marin Argonaute du type Arethuse, lancé en 1957 à Cherbourg, qui se trouve à Paris à la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette depuis 1991.
Le sous-marin Flore du type Daphné lancé en 1960 à Cherbourg, qui se trouve à Lorient dans l'ancienne base de Kéroman, ouverte au public depuis mai 2010
Alain