Le lundi 17 juin 2013, Marcel Henri a publié un article à propos d'une belle carte postale de Marseille mettant en scène l'Estérel et le cargo Sidi-Aïch (cliquez ici). Notre ami aurait été plus loquace sur ce dernier, cargo mixte en service sur l'Algérie, s'il s'était reporté à l'incontournable La Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur, livre d'Alain Croce publié en 2003 aux éditions MDV. Dans ce fort volume de 276 pages, tous les bateaux de la compagnie sont recensés en fiches très complètes. Voici celle du Sidi-Aïch.
Histoire maritime internationale - Marines marchande ou de guerre - Grands et petits voiliers - Culture maritime (antiquariat, memorabilia, littérature, peinture…) - Tout ce qui concerne la mer et les lacs et ceux qui naviguent dessus (ou dessous) nous passionne…
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vendredi 21 juin 2013
lundi 17 juin 2013
Le cargo Sidi-Aïch et le bananier Estérel, quais de la Joliette à Marseille
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| Le cargo Sidi-Aïch et le bananier Estérel, quais de la Joliette à Marseille. Coll agence Adhémar |
jeudi 25 avril 2013
Le paquebot Formosa à Dakar au début du XXe siècle
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| Le paquebot Formosa à Dakar au début du XXe siècle. coll agence Adhémar |
Le paquebot mixte Formosa de la SGTM est lancé le 29 mai 1906 et mis en service le 14 août 1906 sur la ligne d’Amérique du Sud (Marseille, Dakar, Brésil, Plata).
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| Le navire-hôpital HMHS Formosa. L'avion a été rajouté sur le cliché pour plus de réalisme. (Coll Alain Croce) |
Repris par la SGTM à la fin du conflit il retrouvera la ligne d’Amérique du Sud. Il est désarmé en décembre 1927 à Marseille et démoli en 1929 à La Spezia.
Le 15 Septembre 1867, la SGTMV, récemment crée (en 1865) pour le trafic de minerai de fer sur Oran, décide de créer une nouvelle ligne sur l'Atlantique Sud. Elle commence avec quatre paquebots : Savoie, Bourgogne, Poitou, Picardie, et, en 1871, fait construite pour renforcer cette ligne, un très grands paquebot, La France qui sera suivi des Navarre et Béarn. Dix ans plus tard, trois autres grands paquebots Aquitaine, Espagne et Italie desservent également cette ligne. La flotte atteint dix-sept navires. En 1906 et 1909, quatre Paquebots Formosa, Pampa, Plata et Paraná furent affectés à l'Atlantique Sud.
Après la guerre de 40, les paquebots Alsina, Mendoza, Florida et Campana assurèrent le transport passagers vers Buenos Aires via l'Espagne, Dakar, le Brésil, et l'Uruguay.
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| L'incontournable somme écrite par Alain Croce sur La société générale des transports maritimes à vapeur est toujours diponible aux éditions MDV Maîtres du Vent ou chez les libraires (diffusion Coop Breizh) |
vendredi 16 mars 2012
Précision sur le Sidi Ferruch
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| Paquebot mixte Sidi Ferruch de la SGTM. Collection agence Adhémar |
Dans un précédent article (voir notre blog), nous avions évoqué le "moutonnier" Sidi Ferruch, paquebot mixte de la Société générale de transports maritimes et ses deux sister-ships. Cela nous valu cette précision de la part de ce lecteur attentif qu'est Alain Croce, auteur de l'Histoire de la SGTM et de ses Filiales, paru aux Editions MDV.
«Cette série comportait six navires, trois construits en Angleterre, les Sidi Mabrouk, Sidi Okba et Djebel Dira et trois en France, Sidi Ferruch, Azemmour et Azrou.La conception de ces navires avait été étudiée par la SGTM durant la guerre dans le cadre du programme de reconstruction de la Marine marchande initié par l'amiral Darlan.»
Précision sur le Sidi Ferruch
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| Paquebot mixte Sidi Ferruch de la SGTM. Collection agence Adhémar |
Dans un précédent article (voir notre blog), nous avions évoqué le "moutonnier" Sidi Ferruch, paquebot mixte de la Société générale de transports maritimes et ses deux sister-ships. Cela nous valu cette précision de la part de ce lecteur attentif qu'est Alain Croce, auteur de l'Histoire de la SGTM et de ses Filiales, paru aux Editions MDV.
«Cette série comportait six navires, trois construits en Angleterre, les Sidi Mabrouk, Sidi Okba et Djebel Dira et trois en France, Sidi Ferruch, Azemmour et Azrou.La conception de ces navires avait été étudiée par la SGTM durant la guerre dans le cadre du programme de reconstruction de la Marine marchande initié par l'amiral Darlan.»
lundi 1 novembre 2010
Le Sidi-Bel-Abbès II et ses emménagements



Sidi-Bel-Abbès II de la SGTM et ses emménagements, salle à manger de classe touriste et bar-fumoir de première classe. (coll. agence Adhémar)La Société générale des transports maritimes (SGTM) des frères Talabot se crée en 1865 pour relier Bône puis Alger, Oran, Bougie et Philippeville à Marseille et Sète, avec les vapeurs Marocain, Numidie et Ville de Nice. Plus tard, France, Russie, Algérie, Sidi-Brahim, Sidi-Ferruch I et II, et Mont-Viso. La SGTM mit ensuite en service, après la Grande Guerre, Alsina, Campana, Gouverneur général Laferrière et Sidi-Bel-Abbès. Après la Seconde Guerre mondiale, ce furent Sidi-Bel-Abbès II, Sidi-Ferruch III, Sidi-Mabrouk et Sidi-Obka.
Caractéristiques de Sidi-Bel-Abbès II: Longueur: 122,5m Largeur: 16,2m Tonnage: 5324t
Construit en 1948 par Swan, Hunter & Wigham Richardson Ltd., Newcastle, England Armateur: Compagnie Générale Transméditerranée (CGTM) Vitesse: 20 nœuds (37 km/h) Passagers: 606 (406 lits)
Autres noms: Apollonia (1963), Precious (1988).
Commandé par la Compagnie de navigation mixte sous le nom Président-de-Cazalet en même temps que son sister-ship El Kantara II (rebaptisé ensuite Président-de-Cazalet), il sera racheté par la Compagnie générale transméditerranée (CGT) qui lui donnera le nom de Sidi-Bel-Abbès.
En 1963 il est vendu à Hellenic Mediterranean Lines (HML) pour le service Venise-Pirée-Haifa. Il prend le nom de Apollonia. En juin 1980, il est désarmé à Chalkis, Grèce. En 1988, il est vendu à un acheteur inconnu qui le revendra immédiatement pour la démolition. Le 9 septembre 1988 il arrive à Alang, Inde pour être démoli par Arya Steel Ltd.
Caractéristiques de Sidi-Bel-Abbès II: Longueur: 122,5m Largeur: 16,2m Tonnage: 5324t
Construit en 1948 par Swan, Hunter & Wigham Richardson Ltd., Newcastle, England Armateur: Compagnie Générale Transméditerranée (CGTM) Vitesse: 20 nœuds (37 km/h) Passagers: 606 (406 lits)
Autres noms: Apollonia (1963), Precious (1988).
Commandé par la Compagnie de navigation mixte sous le nom Président-de-Cazalet en même temps que son sister-ship El Kantara II (rebaptisé ensuite Président-de-Cazalet), il sera racheté par la Compagnie générale transméditerranée (CGT) qui lui donnera le nom de Sidi-Bel-Abbès.
En 1963 il est vendu à Hellenic Mediterranean Lines (HML) pour le service Venise-Pirée-Haifa. Il prend le nom de Apollonia. En juin 1980, il est désarmé à Chalkis, Grèce. En 1988, il est vendu à un acheteur inconnu qui le revendra immédiatement pour la démolition. Le 9 septembre 1988 il arrive à Alang, Inde pour être démoli par Arya Steel Ltd.
Le Sidi-Bel-Abbès II et ses emménagements



Sidi-Bel-Abbès II de la SGTM et ses emménagements, salle à manger de classe touriste et bar-fumoir de première classe. (coll. agence Adhémar)La Société générale des transports maritimes (SGTM) des frères Talabot se crée en 1865 pour relier Bône puis Alger, Oran, Bougie et Philippeville à Marseille et Sète, avec les vapeurs Marocain, Numidie et Ville de Nice. Plus tard, France, Russie, Algérie, Sidi-Brahim, Sidi-Ferruch I et II, et Mont-Viso. La SGTM mit ensuite en service, après la Grande Guerre, Alsina, Campana, Gouverneur général Laferrière et Sidi-Bel-Abbès. Après la Seconde Guerre mondiale, ce furent Sidi-Bel-Abbès II, Sidi-Ferruch III, Sidi-Mabrouk et Sidi-Obka.
Caractéristiques de Sidi-Bel-Abbès II: Longueur: 122,5m Largeur: 16,2m Tonnage: 5324t
Construit en 1948 par Swan, Hunter & Wigham Richardson Ltd., Newcastle, England Armateur: Compagnie Générale Transméditerranée (CGTM) Vitesse: 20 nœuds (37 km/h) Passagers: 606 (406 lits)
Autres noms: Apollonia (1963), Precious (1988).
Commandé par la Compagnie de navigation mixte sous le nom Président-de-Cazalet en même temps que son sister-ship El Kantara II (rebaptisé ensuite Président-de-Cazalet), il sera racheté par la Compagnie générale transméditerranée (CGT) qui lui donnera le nom de Sidi-Bel-Abbès.
En 1963 il est vendu à Hellenic Mediterranean Lines (HML) pour le service Venise-Pirée-Haifa. Il prend le nom de Apollonia. En juin 1980, il est désarmé à Chalkis, Grèce. En 1988, il est vendu à un acheteur inconnu qui le revendra immédiatement pour la démolition. Le 9 septembre 1988 il arrive à Alang, Inde pour être démoli par Arya Steel Ltd.
Caractéristiques de Sidi-Bel-Abbès II: Longueur: 122,5m Largeur: 16,2m Tonnage: 5324t
Construit en 1948 par Swan, Hunter & Wigham Richardson Ltd., Newcastle, England Armateur: Compagnie Générale Transméditerranée (CGTM) Vitesse: 20 nœuds (37 km/h) Passagers: 606 (406 lits)
Autres noms: Apollonia (1963), Precious (1988).
Commandé par la Compagnie de navigation mixte sous le nom Président-de-Cazalet en même temps que son sister-ship El Kantara II (rebaptisé ensuite Président-de-Cazalet), il sera racheté par la Compagnie générale transméditerranée (CGT) qui lui donnera le nom de Sidi-Bel-Abbès.
En 1963 il est vendu à Hellenic Mediterranean Lines (HML) pour le service Venise-Pirée-Haifa. Il prend le nom de Apollonia. En juin 1980, il est désarmé à Chalkis, Grèce. En 1988, il est vendu à un acheteur inconnu qui le revendra immédiatement pour la démolition. Le 9 septembre 1988 il arrive à Alang, Inde pour être démoli par Arya Steel Ltd.
vendredi 28 mai 2010
La Bretagne et La Provence, sister-ships de la SGTM
La Bretagne est un paquebot transatlantique de la compagnie SGTM construit en 1951 à, Saint-Nazaire. D'une puissance de 20 000 tonneaux, il a été exploité sur la ligne France-Amérique du Sud en alternance avec son sister-ship La Provence. Roger Chapelet, peintre de la marine exécuta cette toile sur laquelle on peut lire les deux noms confondus. (coll. agence Adhémar)SS Bretagne was an ocean liner launched on 20 July 1951 out of Saint-Nazaire; the second of two ships built for the Société Générale de Transport Maritimes (SGTM) which operated passenger lines out of Marseilles. Her sister ship Provence was launched a year earlier at Newcastle. Bretagne was constructed with three boilers and Provence with only two, making Provence less capable of increasing speed to counteract possible delays.
La Bretagne et La Provence, sister-ships de la SGTM
La Bretagne est un paquebot transatlantique de la compagnie SGTM construit en 1951 à, Saint-Nazaire. D'une puissance de 20 000 tonneaux, il a été exploité sur la ligne France-Amérique du Sud en alternance avec son sister-ship La Provence. Roger Chapelet, peintre de la marine exécuta cette toile sur laquelle on peut lire les deux noms confondus. (coll. agence Adhémar)SS Bretagne was an ocean liner launched on 20 July 1951 out of Saint-Nazaire; the second of two ships built for the Société Générale de Transport Maritimes (SGTM) which operated passenger lines out of Marseilles. Her sister ship Provence was launched a year earlier at Newcastle. Bretagne was constructed with three boilers and Provence with only two, making Provence less capable of increasing speed to counteract possible delays.
mardi 13 avril 2010
Sidi-Ferruch, paquebot mixte "moutonnier" de la SGTM
Sidi-Ferruch, paquebot mixte de la SGTM (Société générale de transports maritimes à vapeur) en service sur les lignes de l'Algérie (collection agence Adhémar)Sidi-Ferruch, paquebot mixte "moutonnier" de la SGTM
Sidi-Ferruch, paquebot mixte de la SGTM (Société générale de transports maritimes à vapeur) en service sur les lignes de l'Algérie (collection agence Adhémar)lundi 20 juillet 2009
Bateaux de la Compagnie Fraissinet

La Compagnie Fraissinet a été fondée en janvier 1836 à Marseille par Marc Fraissinet, fils d'un marchand protestant du Languedoc. Un autre membre de la famille (une branche exilée après la révocation de l'Edit de Nantes) crée dans le même temps une entreprise du même nom à Rotterdam.
Marc Fraissinet s'allie au courtier d'assurance Chancel. Grâce à cet accord, le vapeur Marseillais inaugure une ligne entre Marseille et Agde. Il coulera au large d'Agde le 30 Mars 1837. L'armateur Théron absorbe la société Chancel Fraissinet dont il prend la direction. En 1837, deux nouveaux navires, Rhône et Hérault, sont construits. En 1841, Fraissinet rachète la compagnie et prolonge la ligne jusqu'à Nice. Malgré l'abandon d'une ligne pour New York et le golfe du Mexique, quand, en 1846, Fraissinet nomme son fils Adolphe à la direction, ses bateaux déservent déjà l'Espagne, Gibraltar et le Portugal.
En 1853, l'entreprise est rebaptisée Compagnie marseillaise de navigation à vapeur. Le vapeur Isabelle inaugure en 1854 la première ligne Marseille-Alger-Espagne-Portugal-Le Havre. La ligne Alger-Le Havre, est abandonnée après la collision de Normandie avec un navire néerlandais en 1857.
En 1860, la société possède dix navires mais doit faire face à une concurrence accrue sur le marché italien. Fraissinet lance des lignes pour Naples et le Levant. L'augmentation du capital de l'entreprise permet l'achat de six nouveaux navires en 1865. La Corse et Livourne sont ralliés en 1868. Le 8 Janvier 1870, le vapeur Asie a été le premier navire à franchir le canal de Suez vers l'Inde. En 1870, Fraissinet possède et gère une flotte de 20 navires et prévoit de joindre Bombay, Malte, Port-Saïd, Constantinople, l'Italie, la Corse et le Languedoc. En raison de la guerre franco-prussienne, le service a été supprimé vers l'Inde, celui vers la Corse reporté et plusieurs navires ont été vendus.
La société refait surface en 1874 sous le nom de Nouvelle société maritime de navigation à vapeur (Compagnie Fraissinet). La société a obtenu du gouvernement français le service postal à destination de la Corse. En 1878, des lignes ont été ouvertes entre Sète et Gênes, vers le Levant et la Palestine et Odessa. Le 18 Décembre 1878, Byzantin coule au large de Gallipoli, causant la mort de près de 150 des 250 passagers du navire. En 1889, Fraissinet se voit accordé le service postal d'Afrique de l'Ouest et du Congo. Fraissinet absorbe la société corse Morelli et ses cinq navires (Bocognano, Ville de Bastia, Comte Bacciochi, Persévérant et Evénement) en 1892.
À la fin du XIXe siècle, Fraissinet déssert le Languedoc, la Corse (service postal), la Sardaigne, l'Italie, la Riviera française et italienne, Constantinople, la mer Noire et l'embouchure du Danube, Oran, Dakar et Libreville (service postal) .
Le 7 Juin 1903, Liban enter en collision avec Insulaire à quelques miles au large du port de Marseille, causant la mort de plus de 100 personnes. L'accident a profondément affligé la ville de Marseille et d'une violente campagne de presse contre Fraissinet éclate qui lui fera perdre le service postal à destination de la Corse en 1904. Toutefois, la Compagnie française de navigation et de construction navale ne peut pas exécuter le contrat qui est rétrocédé à Fraissinet en 1905.
La flotte Fraissinet est gravement endommagée pendant la Première Guerre mondiale. Balkans (août 1918), Suzette-Fraissinet (mai 1918), Marc-Fraissinet (octobre 1917), Esterel (avril 1917), Golo (août 1917) et Italia (mai 1917) sont coulés par des sous-marins allemands et autrichiens.
Seuls dix navires survivront à la guerre. Alfred Fraissinet réorganise l'entreprise autour des lignes de Corse et d'Algérie. En 1927, le marché postal corse est prolongé de 20 ans. Une nouvelle série de navires modernes est construite (Cap-Corse, Ville-d'Ajaccio, Cyrnos, Ile-de-Beauté, Pascal-Paoli). En 1930, Fraissinet conclut une alliance avec Fabre et Chargeurs réunis pour un service commun de l'Afrique de l'Ouest. Le service de la mer Noire, souffrant de la concurrence italienne, a été supprimé en 1931 après 50 années de service continu (y compris en temps de guerre).
En 1935, l'entreprise a été rebaptisée Compagnie de navigation Fraissinet. L'alliance est dissoute et Fraissinet prend le contrôle de Fabre, l'abandon de la Chargeurs Réunis. En 1938, Fraissinet tente de mettre en place des services communs avec Paquet. L'entreprise compte alors 14 navires.
La Seconde Guerre mondiale est fatale à l'entreprise. L'un des rares navires laissés par les Allemands à la marine marchande française, Général-Bonaparte, a été coulé par un sous-marin britannique, le 19 mai 1943 au large de la Corse.
En 1948, le service de la Corse a été accordée à la Compagnie générale transatlantique qui intègre la flotte corse de Fraissinet qui réduit son activité à la côte de l'Afrique occidentale en se dotant de bananiers et paquebots.
En 1955, Fraissinet et Fabre se fondent dans la Compagnie de navigation Fraissinet et Cyprien Fabre, mais les deux sociétés conservent leurs domaines respectifs d'influence, Fabre se concentrant sur l'Amérique. En 1959, ils fondent la Compagnie ivoirienne de Consignation Maritime et deux navires sont placés sous pavillon ivoirien.
Une succession de fusions et réorganisations avec la Société Générale des Transports Maritimes, Chargeurs réunis et Fabre n'empêchera pas la disparition du drapeau de Fraissinet en 1968, le pétrolier Alfred-Fraissinet étant le dernier navire de la compagnie (il sera retiré en 1974).
Source: Paul Bois. Armements marseillais - Compagnies de navigation et navires à vapeur (1831-1988), publié par la chambre de commerce et d'Industrie de Marseille-Provence.
Voici d'autres bateaux de la Compagnie Fraissinet

Felix-Fraissinet sort des chantiers de Port de Bouc en 1919. Cargo mixte de 3821 tonnes transportant 33 passagers, il est vendu en 1933 à la société de navigation à vapeur bulgare. Sous le nom de Knjaginja Marija Luiza, il navigue en Méditerranée et est détruit dans un bombardement au Pirée en 1941.
Ville de Bastia est à Sète lors de la libération du port héraultais. Après le débarquement de Normandie, le navire est pris par les Allemands qui évacuent l'équipage et préparent le navire pour le sabordage, chargement de sable et mise en place des explosifs puis le mouillent à l'entrée du port.Le 19 août, le mouilleur de mines M 6063, ex paquebot français Cyrnos, le canonne mais ne parvient pas à le couler. Les Allemands le mouillent alors quai des Américains près du cargo Cens. Les explosifs qui minaient les quai sautent coulant le Cens mais avariant seulement Ville de Bastia. Le commandant et le chef mécanicien profitent que les Allemands sont occupés ailleurs pour gagner le navire à la nage et parviennent à désamorcer les charges de sabordage. Les Allemands revenus constatent que le navire n'a pas coulé. Ils tentent de le faire en le mitraillant sous la flottaison. Les deux officiers français, qui n'avaient pas quittés le bord, obturent de l'intérieur les trous des balles limitant les voies d'eau. Pressé d'évacuer la ville, les Allemands l'abandonnent à son sort. Ville de Bastia manquera d'être coulé peu après au cours d'un raid de la RAF qui le mitraille à son tour causant des avaries supplémentaires mais ne le coulant pas. Réparé et remis en service, Ville de Bastia demeurera sous pavillon français jusqu'en 1955.
Italia est coulé en mai 1917 par un sous-marin.(Photos : collection Adhémar)
Bateaux de la Compagnie Fraissinet

La Compagnie Fraissinet a été fondée en janvier 1836 à Marseille par Marc Fraissinet, fils d'un marchand protestant du Languedoc. Un autre membre de la famille (une branche exilée après la révocation de l'Edit de Nantes) crée dans le même temps une entreprise du même nom à Rotterdam.
Marc Fraissinet s'allie au courtier d'assurance Chancel. Grâce à cet accord, le vapeur Marseillais inaugure une ligne entre Marseille et Agde. Il coulera au large d'Agde le 30 Mars 1837. L'armateur Théron absorbe la société Chancel Fraissinet dont il prend la direction. En 1837, deux nouveaux navires, Rhône et Hérault, sont construits. En 1841, Fraissinet rachète la compagnie et prolonge la ligne jusqu'à Nice. Malgré l'abandon d'une ligne pour New York et le golfe du Mexique, quand, en 1846, Fraissinet nomme son fils Adolphe à la direction, ses bateaux déservent déjà l'Espagne, Gibraltar et le Portugal.
En 1853, l'entreprise est rebaptisée Compagnie marseillaise de navigation à vapeur. Le vapeur Isabelle inaugure en 1854 la première ligne Marseille-Alger-Espagne-Portugal-Le Havre. La ligne Alger-Le Havre, est abandonnée après la collision de Normandie avec un navire néerlandais en 1857.
En 1860, la société possède dix navires mais doit faire face à une concurrence accrue sur le marché italien. Fraissinet lance des lignes pour Naples et le Levant. L'augmentation du capital de l'entreprise permet l'achat de six nouveaux navires en 1865. La Corse et Livourne sont ralliés en 1868. Le 8 Janvier 1870, le vapeur Asie a été le premier navire à franchir le canal de Suez vers l'Inde. En 1870, Fraissinet possède et gère une flotte de 20 navires et prévoit de joindre Bombay, Malte, Port-Saïd, Constantinople, l'Italie, la Corse et le Languedoc. En raison de la guerre franco-prussienne, le service a été supprimé vers l'Inde, celui vers la Corse reporté et plusieurs navires ont été vendus.
La société refait surface en 1874 sous le nom de Nouvelle société maritime de navigation à vapeur (Compagnie Fraissinet). La société a obtenu du gouvernement français le service postal à destination de la Corse. En 1878, des lignes ont été ouvertes entre Sète et Gênes, vers le Levant et la Palestine et Odessa. Le 18 Décembre 1878, Byzantin coule au large de Gallipoli, causant la mort de près de 150 des 250 passagers du navire. En 1889, Fraissinet se voit accordé le service postal d'Afrique de l'Ouest et du Congo. Fraissinet absorbe la société corse Morelli et ses cinq navires (Bocognano, Ville de Bastia, Comte Bacciochi, Persévérant et Evénement) en 1892.
À la fin du XIXe siècle, Fraissinet déssert le Languedoc, la Corse (service postal), la Sardaigne, l'Italie, la Riviera française et italienne, Constantinople, la mer Noire et l'embouchure du Danube, Oran, Dakar et Libreville (service postal) .
Le 7 Juin 1903, Liban enter en collision avec Insulaire à quelques miles au large du port de Marseille, causant la mort de plus de 100 personnes. L'accident a profondément affligé la ville de Marseille et d'une violente campagne de presse contre Fraissinet éclate qui lui fera perdre le service postal à destination de la Corse en 1904. Toutefois, la Compagnie française de navigation et de construction navale ne peut pas exécuter le contrat qui est rétrocédé à Fraissinet en 1905.
La flotte Fraissinet est gravement endommagée pendant la Première Guerre mondiale. Balkans (août 1918), Suzette-Fraissinet (mai 1918), Marc-Fraissinet (octobre 1917), Esterel (avril 1917), Golo (août 1917) et Italia (mai 1917) sont coulés par des sous-marins allemands et autrichiens.
Seuls dix navires survivront à la guerre. Alfred Fraissinet réorganise l'entreprise autour des lignes de Corse et d'Algérie. En 1927, le marché postal corse est prolongé de 20 ans. Une nouvelle série de navires modernes est construite (Cap-Corse, Ville-d'Ajaccio, Cyrnos, Ile-de-Beauté, Pascal-Paoli). En 1930, Fraissinet conclut une alliance avec Fabre et Chargeurs réunis pour un service commun de l'Afrique de l'Ouest. Le service de la mer Noire, souffrant de la concurrence italienne, a été supprimé en 1931 après 50 années de service continu (y compris en temps de guerre).
En 1935, l'entreprise a été rebaptisée Compagnie de navigation Fraissinet. L'alliance est dissoute et Fraissinet prend le contrôle de Fabre, l'abandon de la Chargeurs Réunis. En 1938, Fraissinet tente de mettre en place des services communs avec Paquet. L'entreprise compte alors 14 navires.
La Seconde Guerre mondiale est fatale à l'entreprise. L'un des rares navires laissés par les Allemands à la marine marchande française, Général-Bonaparte, a été coulé par un sous-marin britannique, le 19 mai 1943 au large de la Corse.
En 1948, le service de la Corse a été accordée à la Compagnie générale transatlantique qui intègre la flotte corse de Fraissinet qui réduit son activité à la côte de l'Afrique occidentale en se dotant de bananiers et paquebots.
En 1955, Fraissinet et Fabre se fondent dans la Compagnie de navigation Fraissinet et Cyprien Fabre, mais les deux sociétés conservent leurs domaines respectifs d'influence, Fabre se concentrant sur l'Amérique. En 1959, ils fondent la Compagnie ivoirienne de Consignation Maritime et deux navires sont placés sous pavillon ivoirien.
Une succession de fusions et réorganisations avec la Société Générale des Transports Maritimes, Chargeurs réunis et Fabre n'empêchera pas la disparition du drapeau de Fraissinet en 1968, le pétrolier Alfred-Fraissinet étant le dernier navire de la compagnie (il sera retiré en 1974).
Source: Paul Bois. Armements marseillais - Compagnies de navigation et navires à vapeur (1831-1988), publié par la chambre de commerce et d'Industrie de Marseille-Provence.
Voici d'autres bateaux de la Compagnie Fraissinet

Felix-Fraissinet sort des chantiers de Port de Bouc en 1919. Cargo mixte de 3821 tonnes transportant 33 passagers, il est vendu en 1933 à la société de navigation à vapeur bulgare. Sous le nom de Knjaginja Marija Luiza, il navigue en Méditerranée et est détruit dans un bombardement au Pirée en 1941.
Ville de Bastia est à Sète lors de la libération du port héraultais. Après le débarquement de Normandie, le navire est pris par les Allemands qui évacuent l'équipage et préparent le navire pour le sabordage, chargement de sable et mise en place des explosifs puis le mouillent à l'entrée du port.Le 19 août, le mouilleur de mines M 6063, ex paquebot français Cyrnos, le canonne mais ne parvient pas à le couler. Les Allemands le mouillent alors quai des Américains près du cargo Cens. Les explosifs qui minaient les quai sautent coulant le Cens mais avariant seulement Ville de Bastia. Le commandant et le chef mécanicien profitent que les Allemands sont occupés ailleurs pour gagner le navire à la nage et parviennent à désamorcer les charges de sabordage. Les Allemands revenus constatent que le navire n'a pas coulé. Ils tentent de le faire en le mitraillant sous la flottaison. Les deux officiers français, qui n'avaient pas quittés le bord, obturent de l'intérieur les trous des balles limitant les voies d'eau. Pressé d'évacuer la ville, les Allemands l'abandonnent à son sort. Ville de Bastia manquera d'être coulé peu après au cours d'un raid de la RAF qui le mitraille à son tour causant des avaries supplémentaires mais ne le coulant pas. Réparé et remis en service, Ville de Bastia demeurera sous pavillon français jusqu'en 1955.
Italia est coulé en mai 1917 par un sous-marin.(Photos : collection Adhémar)
jeudi 25 juin 2009
Courrier de Corse : Golo et Corte, les sister ships de Liamone
Corte, navire-jumeau, avec Golo, de Liamone de la compagnie Fraissinet. Les trois paquebots constituaient le service le plus rapide entre la Corse et le continent au début du XIXe siècle.(Fonds Agence Adhémar)

Golo II : (le II lui a été ajouté quand il a été réquisitionné) du nom d’une rivière corse, petit paquebot de la compagnie Fraissinet, transformé en transport de troupes pendant la guerre 14-18. Construit à Newcastle en 1905. Longueur 80 mètres… 257 personnes se trouvaient à bord lorsqu’il a été torpillé non loin de Corfou par le sous-marin allemand UC22, le 22 août 1917. On rapporte que 37 « marins militaires » et un officier serbe ont péri dans son naufrage et que 4 officiers serbes ont été faits prisonniers par le sous-marin. Les rescapés ont été débarqués à Corfou.(source: pages 14-18)
Marseille (Bouches-du-Rhône) : le paquebot Golo de la compagnie Fraissinet, amarré au quai du Port au milieu de barques de pêche, entre le ferry-boat et le pavillon flottant de la Criée aux poissons et Notre-Dame-de-la-Garde dans le lointain. Auteur : Henri Para - Date : entre 1905 et 1917 (source: Musée d'histoire de Marseille)
Courrier de Corse : Golo et Corte, les sister ships de Liamone
Corte, navire-jumeau, avec Golo, de Liamone de la compagnie Fraissinet. Les trois paquebots constituaient le service le plus rapide entre la Corse et le continent au début du XIXe siècle.(Fonds Agence Adhémar)

Golo II : (le II lui a été ajouté quand il a été réquisitionné) du nom d’une rivière corse, petit paquebot de la compagnie Fraissinet, transformé en transport de troupes pendant la guerre 14-18. Construit à Newcastle en 1905. Longueur 80 mètres… 257 personnes se trouvaient à bord lorsqu’il a été torpillé non loin de Corfou par le sous-marin allemand UC22, le 22 août 1917. On rapporte que 37 « marins militaires » et un officier serbe ont péri dans son naufrage et que 4 officiers serbes ont été faits prisonniers par le sous-marin. Les rescapés ont été débarqués à Corfou.(source: pages 14-18)
Marseille (Bouches-du-Rhône) : le paquebot Golo de la compagnie Fraissinet, amarré au quai du Port au milieu de barques de pêche, entre le ferry-boat et le pavillon flottant de la Criée aux poissons et Notre-Dame-de-la-Garde dans le lointain. Auteur : Henri Para - Date : entre 1905 et 1917 (source: Musée d'histoire de Marseille)
lundi 18 mai 2009
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