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lundi 29 juillet 2013

Le navire-hôpital Canada qui servit pendant les deux grands conflits mondiaux


Canada est un petit paquebot de 5670 tx, mis à flot en 1912 aux chantiers de La-Seyne-sur-Mer. Propriété de l’armement Cyprien Fabre, avait d’abord servi comme transport d’émigrants italiens de Naples vers New-York, sous le nom de Santa Lucia. Devenu Canada en 1914, il navigua jusqu’en 1952, date à laquelle il fut ferraillé en Angleterre. L’originalité de son histoire est d’avoir servi comme navire-hôpital lors des deux conflits mondiaux (pour en savoir plus, cliquez ici)

Canada dans sa configuration de navire-hôpital.
Il comportait 650 lits dans cette configuration. Une thèse de médecine publiée en 1919, L’évacuation des blessés et des malades pendant la dernière guerre, mentionne 13 voyages sanitaires de Canada entre Marseille et l’Armée d’Orient jusqu’au 29 avril 1916, date à laquelle le navire fut transformé en croiseur auxiliaire. Au cours de ces voyages, 7592 blessés ou malades furent soignés par le médecin principal Defressine. Un comptage effectué sur le forum Pages14-18 suggère un minimum de 132 décès à bord, dont beaucoup étaient des tirailleurs de l’armée d’Afrique, mais aussi des hommes de la Légion étrangère. En effet, le service à bord de Canada n’était pas sans risques. Le 26 février 1916, le paquebot réussit à recueillir 500 naufragés du Provence qui venait d’être torpillé. L’autre danger résidait dans les contaminations et les fièvres. Un collègue catholique du pasteur Jacques Jaujard (aumônier temporaire de la Marine sur Canada), l’abbé Louis Englemann, vicaire à la cathédrale de Meaux, mourut à bord, en rade de Salonique, « d’une fièvre infectieuse contractée au chevet des malades ». 
(source: association brestoise des amis de l’aumônerie militaire protestante)

jeudi 7 mars 2013

Le navire-hôpital Canada


Canada, paquebot de la compagnie Cyprien Fabre, est devenu deux fois navire-hôpital. Il a déjà fait l'objet d'articles dans ce blog, cliquez ici.

mercredi 18 mai 2011

Les voyages croisières de la compagnie Fabre dans les années 1920

Nous avons parlé hier, dans ce blog, des voyages organisés de la Transat dans les années de l'immédiat après-Première-Guerre-mondiale. Peut-être y avons-nous mis un peu trop d'enthousiasme aux yeux de certains de nos lecteurs, aussi allons-nous rappeler que pour nous toutes les compagnies sont intéressantes en présentant cette réclame pour des Voyages croisières en Méditerranée de la compagnie Fabre publiée dans L'Illustration du 19 novembre 1927. Comme, on pourra le constater, la compagnie marseillaise avait, elle aussi, pris le train en marche du voyage organisé "tout compris".


Dans L'Illustration du 19 novembre 1927, on pouvait lire cette réclame (que nous appellerions maintenant publi-rédactionnelle) qui nous remet à l'esprit que la publicité pourrait être aussi de l'information.
"Dès avant la guerre, certaines compagnies de navigation étrangères, frappées de cet état de choses (tous les détails qui, par leur minutie et leur aridité voilent en quelque sorte une partie du plaisir de la croisière), avaient essayé d'y remédier en organisant des voyages accompagnés autour du monde; ce fut le début du tourisme maritime, début difficile et onéreux, mais qui ouvrait déjà des perspectives pleines d'espoir.
L'idée fut reprise après la guerre par une compagnie marseillaise qui s'était acquis dans le transport des passagers en Méditerranée et dans l'Atlantique une réputation méritée. Il s'agissait de savoir si le public français, attiré par une organisation sérieuse et des prix modérés s'intéresserait à cette initiative.
Dès la première année, la Compagnie Fabre rencontra le succès le plus complet. Il est juste de dire qu'elle n'avait rien négligé pour donner satisfaction à ses voyageurs : confort à bord, confort à terre, intérêt partout. Plus de souci d'aucune sorte, plus de ces appels constants au porte-monnaie qui finissent par être plus odieux par leur répétition que par leur importance.
Son billet une fois payé, le voyageur trouve à bord du navire une cabine confortable, une table choisie, des divertissements quotidiens au milieu d'une société agréable et cultivée, un service plein d'attention et, à terre, le guide qu'il lui faut, l'automobile pratique, les places dans le train et sa chambre d'hôtel réservée d'avance. Ce qui paraissait irréalisable est chose banale maintenant, ce qui n'était qu'un rêve inaccessible pour la plupart est maintenant offert à tous pour une somme relativement modique, puisque le prix minimum offert ne dépasse pas 10000 francs de notre monnaie, soit 2000 francs d'avant guerre.
Il faut louer cette initiative et se féliciter gu' elle soit française. Chaque année la compagnie Fabre recommence ses croisières en Orient, et chaque année le succès s'affirme plus éclatant, si bien que les places sitôt offertes au public sont immédiatement enlevées et on ne saurait trop recommander à ceux qui désirent y participer de demander à la compagnie et à ses Agents des renseignements et de se faire inscrire au plus tôt."
ITINÉRAIRE: Marseille, Villefranche, Naples ou Alger (croisière A), Le Pirée (Athènes), Constantinople, Beyrouth, Caïffa (Jérusalem), Le Caire (Louqsor), Alexandrie, Chypre, Malte, Tunis, Messine, Ajaccio, Marseille.
Le paquebot Canada de la compagnie Cyprien Fabre (voir sur ce blog), affecté avec le Patria et le Providence au service des croisières en Méditerranée (coll. agence Adhémar)

Les voyages croisières de la compagnie Fabre dans les années 1920

Nous avons parlé hier, dans ce blog, des voyages organisés de la Transat dans les années de l'immédiat après-Première-Guerre-mondiale. Peut-être y avons-nous mis un peu trop d'enthousiasme aux yeux de certains de nos lecteurs, aussi allons-nous rappeler que pour nous toutes les compagnies sont intéressantes en présentant cette réclame pour des Voyages croisières en Méditerranée de la compagnie Fabre publiée dans L'Illustration du 19 novembre 1927. Comme, on pourra le constater, la compagnie marseillaise avait, elle aussi, pris le train en marche du voyage organisé "tout compris".


Dans L'Illustration du 19 novembre 1927, on pouvait lire cette réclame (que nous appellerions maintenant publi-rédactionnelle) qui nous remet à l'esprit que la publicité pourrait être aussi de l'information.
"Dès avant la guerre, certaines compagnies de navigation étrangères, frappées de cet état de choses (tous les détails qui, par leur minutie et leur aridité voilent en quelque sorte une partie du plaisir de la croisière), avaient essayé d'y remédier en organisant des voyages accompagnés autour du monde; ce fut le début du tourisme maritime, début difficile et onéreux, mais qui ouvrait déjà des perspectives pleines d'espoir.
L'idée fut reprise après la guerre par une compagnie marseillaise qui s'était acquis dans le transport des passagers en Méditerranée et dans l'Atlantique une réputation méritée. Il s'agissait de savoir si le public français, attiré par une organisation sérieuse et des prix modérés s'intéresserait à cette initiative.
Dès la première année, la Compagnie Fabre rencontra le succès le plus complet. Il est juste de dire qu'elle n'avait rien négligé pour donner satisfaction à ses voyageurs : confort à bord, confort à terre, intérêt partout. Plus de souci d'aucune sorte, plus de ces appels constants au porte-monnaie qui finissent par être plus odieux par leur répétition que par leur importance.
Son billet une fois payé, le voyageur trouve à bord du navire une cabine confortable, une table choisie, des divertissements quotidiens au milieu d'une société agréable et cultivée, un service plein d'attention et, à terre, le guide qu'il lui faut, l'automobile pratique, les places dans le train et sa chambre d'hôtel réservée d'avance. Ce qui paraissait irréalisable est chose banale maintenant, ce qui n'était qu'un rêve inaccessible pour la plupart est maintenant offert à tous pour une somme relativement modique, puisque le prix minimum offert ne dépasse pas 10000 francs de notre monnaie, soit 2000 francs d'avant guerre.
Il faut louer cette initiative et se féliciter gu' elle soit française. Chaque année la compagnie Fabre recommence ses croisières en Orient, et chaque année le succès s'affirme plus éclatant, si bien que les places sitôt offertes au public sont immédiatement enlevées et on ne saurait trop recommander à ceux qui désirent y participer de demander à la compagnie et à ses Agents des renseignements et de se faire inscrire au plus tôt."
ITINÉRAIRE: Marseille, Villefranche, Naples ou Alger (croisière A), Le Pirée (Athènes), Constantinople, Beyrouth, Caïffa (Jérusalem), Le Caire (Louqsor), Alexandrie, Chypre, Malte, Tunis, Messine, Ajaccio, Marseille.
Le paquebot Canada de la compagnie Cyprien Fabre (voir sur ce blog), affecté avec le Patria et le Providence au service des croisières en Méditerranée (coll. agence Adhémar)

Les voyages croisières de la compagnie Fabre dans les années 1920

Nous avons parlé hier, dans ce blog, des voyages organisés de la Transat dans les années de l'immédiat après-Première-Guerre-mondiale. Peut-être y avons-nous mis un peu trop d'enthousiasme aux yeux de certains de nos lecteurs aussi allons-nous rappeler que pour nous toutes les compagnies sont intéressantes en présentant cette réclame pour des Voyages croisières en Méditerranée de la compagnie Fabre publiée dans L'Illustration du 19 novembre 1927. Comme, on pourra le constater, la compagnie marseillaise avait, elle aussi, pris le train en marche du voyage organisé "tout compris".


Dans L'Illustration du 19 novembre 1927, on pouvait lire cette réclame (que nous appellerions maintenant publi-rédactionnelle) qui nous remet à l'esprit que la publicité pourrait être aussi de l'information.
"Dès avant la guerre, certaines compagnies de navigation étrangères, frappées de cet état de choses (tous les détails qui, par leur minutie et leur aridité voilent en quelque sorte une partie du plaisir de la croisière), avaient essayé d'y remédier en organisant des voyages accompagnés autour du monde; ce fut le début du tourisme maritime, début difficile et onéreux, mais qui ouvrait déjà des perspectives pleines d'espoir.
L'idée fut reprise après la guerre par une compagnie marseillaise qui s'était acquis dans le transport des passagers en Méditerranée et dans l'Atlantique une réputation méritée. Il s'agissait de savoir si le public français, attiré par une organisation sérieuse et des prix modérés s'intéresserait à cette initiative.
Dès la première année, la Compagnie Fabre rencontra le succès le plus complet. Il est juste de dire qu'elle n'avait rien négligé pour donner satisfaction à ses voyageurs : confort à bord, confort à terre, intérêt partout. Plus de souci d'aucune sorte, plus de ces appels constants au porte-monnaie qui finissent par être plus odieux par leur répétition que par leur importance.
Son billet une fois payé, le voyageur trouve à bord du navire une cabine confortable, une table choisie, des divertissements quotidiens au milieu d'une société agréable et cultivée, un service plein d'attention et, à terre, le guide qu'il lui faut, l'automobile pratique, les places dans le train et sa chambre d'hôtel réservée d'avance. Ce qui paraissait irréalisable est chose banale maintenant, ce qui n'était qu'un rêve inaccessible pour la plupart est maintenant offert à tous pour une somme relativement modique, puisque le prix minimum offert ne dépasse pas 10000 francs de notre monnaie, soit 2000 francs d'avant guerre.
Il faut louer cette initiative et se féliciter gu' elle soit française. Chaque année la compagnie Fabre recommence ses croisières en Orient, et chaque année le succès s'affirme plus éclatant, si bien que les places sitôt offertes au public sont immédiatement enlevées et on ne saurait trop recommander à ceux qui désirent y participer de demander à la compagnie et à ses Agents des renseignements et de se faire inscrire au plus tôt."
ITINÉRAIRE: Marseille, Villefranche, Naples ou Alger (croisière A), Le Pirée (Athènes), Constantinople, Beyrouth, Caïffa (Jérusalem), Le Caire (Louqsor), Alexandrie, Chypre, Malte, Tunis, Messine, Ajaccio, Marseille.
Le paquebot Canada de la compagnie Cyprien Fabre (voir sur ce blog), affecté avec le Patria et le Providence au service des croisières en Méditerranée (coll. agence Adhémar)

jeudi 14 avril 2011

Canada, paquebot de la compagnie Cyprien Fabre deux fois devenu navire-hôpital




Canada, paquebot de la compagnie Cyprien Fabre
Construit aux chantiers de La Seyne en 1912. Il est transformé pendant les deux Guerres mondiales en navire-hôpital.

Canada a été construit en 1911 aux Forges et chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer. Il est mis en service en février 1912 sur la ligne de New York au départ de Marseille pour le transport des émigrants de Naples. Il est réquisitionné et transformé en 1914 en navire-hôpital de 650 lits et est le premier de sa partie sur le front d'Orient en 1915. Le 26 février 1916, il recueille 500 naufragés du Provence II coulé par un sous-marin entre Toulon et Salonique. Jusqu'au 29 avril 1916, il aura efféctué 11 voyages sanitaires depuis Toulon et transporté environ 600 malades et blessés à chaque voyage. Matériel et  personnel médicaux sont transféré sur la Vinh-Long qui le remplace. Transformé de nouveau et munis de six canons de 75, il devient croiseur auxiliaire, patrouilleur et transport de troupes en Méditerranée jusqu'au 10 juin 1918, quand il est rendu à compagnie Fabre.
En janvier 1919, il reprend son service vers les États-Unis via Naples, le Portugal, les Açores et parfois l'Afrique. Sa bonne tenue en mer lui vaut le surnom de Ladies steamer (le vapeur des femmes). A partir de 1930, il dessert l'Afrique. 
En septembre 1939, il est de nouveau réquisitionné sous matricule X45 comme navire-hôpital. Il appareille le 26 janvier pour Beyrouth où il embarque des malades. Jusqu'à l'été 1940, il va de port en port à la recherche d'un port libre. Il participe ensuite à l'évacuation des soldats français internés en Angleterre. En mai 1941, il quitte Toulon pour Beyrouth et est mitraillé le 25 par un avion allemand au large de la Crête, sans dommage. Il sera de nouveau mitraillé au retour au même endroit, de manière inexplicable. Jusqu'à fin 1942, il poursuit des rotations de rapatriement, Français de Syrie, du Levant, Africains de la Côte occidentale… Du 13 octobre 1942 au 1er juillet 1943, il est intégré dans le pool allié. Il n'est plus utilisé comme navire-hôpital mais comme transport de troupe jusqu'en 1945.
Il retrouve la ligne d'Afrique pour Fabre en septembre 1947 après être passé à la chauffe au mazout. En août 1952, il est vendu pour démolition en Angleterre.