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mercredi 4 août 2010

Navires-écoles Etoile et Belle Poule à Paimpol

Navires-écoles Etoile et Belle Poule à Paimpol
Training ships Etoile and Belle Poule in the dock
Die Schulschiffe Etoile und Belle Poule im Hafenbecken

La Belle Poule et l’Etoile ont été construites en 1932 par le Chantier naval de Normandie à Fécamp.Toutes deux identiques, elles sont les exactes répliques des goélettes à hunier du type Paimpolaise qui, jusqu’en 1935, faisaient la pêche à la morue sur les bancs d’Islande. Seuls les aménagements intérieurs ont été modifiés pour l’hébergement de l’équipage, des élèves en instruction et pour l’installation des machines. L’Etoile est le 15e bâtiment de ce nom et la Belle Poule, le 3e*. 
Derniers bâtiments de la Marine nationale à avoir effectivement fait partie des Forces navales françaises libres (FNFL), elles arborent à ce titre au beaupré le pavillon à la croix de Lorraine.
Basées à Brest, les goélettes participent à la formation et à l’entraînement des officiers et officiers-mariniers élèves chefs du quart, ainsi que des élèves des différentes écoles d’équipage de la Marine nationale. A côté de cette mission principale de formation, les goélettes sont présentes dans toutes les manifestations nautiques de la façade atlantique, en France comme à l’étranger.
DÉPLACEMENT : 225 tonnes (275 tonnes en charge) DIMENSIONS : longueur : 37,50 mètres largeur : 7,40 mètres tirant d’eau : 3,65 mètres VOILURE : 450 m2 Clin foc et grand foc, Petit foc et trinquette, Misaine, hunier et étai, Grand-voile et flèche de grand-voile ÉQUIPAGE : 16 membres d’équipage (commandant, 5 officiers mariniers, 10 quartiers-maîtres et matelots) 15 à 25 élèves suivant le type de navigation (source Ecole navale)

*La première fut une frégate de 30 canons, armée en 1765 à Bordeaux, et qui participa au premier combat de la guerre d'indépendance des États-Unis. La deuxième portait 40 canons et fut construite à Nantes entre 1801 et 1802. Capturée en 1806 par les Anglais, elle fut débaptisée pour servir dans la Home Fleet. La troisième a été lancée en 1834. Ce fut elle qui ramena les cendres de l'Empereur de Sainte-Hélène en 1840. Le nom Belle Poule est probablement une altération de Belle Paule.

A voir : une belle galerie de photos de Jean-Yves Béquignon

Alain a dit : Je précise qu'elles ont quand même un moteur, à l'origine un Sulzer de 125cv permettant une vitesse de 6 noeuds, remplacé en 1975 par un diésel Baudouin DNP8 de 285 cv. La Belle Poule à depuis 2006,un diesel de 300 cv. Elles ont une hélice et naviguent à 9 noeuds avec leur nouvelle motorisation.

Navires-écoles Etoile et Belle Poule à Paimpol

Navires-écoles Etoile et Belle Poule à Paimpol
Training ships Etoile and Belle Poule in the dock
Die Schulschiffe Etoile und Belle Poule im Hafenbecken

La Belle Poule et l’Etoile ont été construites en 1932 par le Chantier naval de Normandie à Fécamp.Toutes deux identiques, elles sont les exactes répliques des goélettes à hunier du type Paimpolaise qui, jusqu’en 1935, faisaient la pêche à la morue sur les bancs d’Islande. Seuls les aménagements intérieurs ont été modifiés pour l’hébergement de l’équipage, des élèves en instruction et pour l’installation des machines. L’Etoile est le 15e bâtiment de ce nom et la Belle Poule, le 3e*. Derniers bâtiments de la Marine nationale à avoir effectivement fait partie des Forces navales françaises libres (FNFL), elles arborent à ce titre au beaupré le pavillon à la croix de Lorraine.
Basées à Brest, les goélettes participent à la formation et à l’entraînement des officiers et officiers-mariniers élèves chefs du quart, ainsi que des élèves des différentes écoles d’équipage de la Marine nationale. A côté de cette mission principale de formation, les goélettes sont présentes dans toutes les manifestations nautiques de la façade atlantique, en France comme à l’étranger.
DÉPLACEMENT : 225 tonnes (275 tonnes en charge) DIMENSIONS : longueur : 37,50 mètres largeur : 7,40 mètres tirant d’eau : 3,65 mètres VOILURE : 450 m2 Clin foc et grand foc, Petit foc et trinquette, Misaine, hunier et étai, Grand-voile et flèche de grand-voile ÉQUIPAGE : 16 membres d’équipage (commandant, 5 officiers mariniers, 10 quartiers-maîtres et matelots) 15 à 25 élèves suivant le type de navigation (source Ecole navale)

*La première fut une frégate de 30 canons, armée en 1765 à Bordeaux, et qui participa au premier combat de la guerre d'indépendance des États-Unis. La deuxième portait 40 canons et fut construite à Nantes entre 1801 et 1802. Capturée en 1806 par les Anglais, elle fut débaptisée pour servir dans la Home Fleet. La troisième a été lancée en 1834. Ce fut elle qui ramena les cendres de l'Empereur de Sainte-Hélène en 1840. Le nom Belle Poule est probablement une altération de Belle Paule.

A voir : une belle galerie de photos de Jean-Yves Béquignon

samedi 26 juin 2010

La Confiance de Surcouf à Paimpol

Paimpol : La Confiance qui servit de navire corsaire pour filmer Surcouf.

Construit à Bordeaux en 1799, La Confiance va voguer dès la même année à destination de L'Ile de France (Maurice). A son arrivée à Port-Louis, le commandement en est confié à Robert Surcouf, jeune corsaire de Saint-Malo qui avait opéré durant deux ans dans l'océan Indien. Avec ses 491 tonneaux pour 39 m de longueur, le navire était solidement bâti. En octobre 1800, avec ce voiler, Surcouf capture le Kent, navire anglais de 1200 tonneaux pourtant beaucoup mieux armé. Le Kent est ramené à Port Louis et vendu à un marchand danois. En 1803, La Confiance sera à son tour capturée sur les côtes africaines et vendue a un marchand anglais.

La Confiance de Surcouf à Paimpol

Paimpol : La Confiance qui servit de navire corsaire pour filmer Surcouf.

Construit à Bordeaux en 1799, La Confiance va voguer dès la même année à destination de L'Ile de France (Maurice). A son arrivée à Port-Louis, le commandement en est confié à Robert Surcouf, jeune corsaire de Saint-Malo qui avait opéré durant deux ans dans l'océan Indien. Avec ses 491 tonneaux pour 39 m de longueur, le navire était solidement bâti. En octobre 1800, avec ce voiler, Surcouf capture le Kent, navire anglais de 1200 tonneaux pourtant beaucoup mieux armé. Le Kent est ramené à Port Louis et vendu à un marchand danois. En 1803, La Confiance sera à son tour capturée sur les côtes africaines et vendue a un marchand anglais.

lundi 14 juin 2010

Bateau école de pilotage Le Chamois à Paimpol

Bateau école de pilotage Le Chamois à Paimpol

Le décret ministériel, portant institution d'école de pilotage et de pilotes brevetés fut signé le 14 juillet 1865. Une école de pilotage était créée dans chacune des divisions navales de la Manche et de l'Océan Atlantique, sous le direction des commandants de ces divisions.
En 1882, une quarantaine de pilotes avaient été formés par les deux écoles. Le décret du 11 juillet 1882 porta création d'une école de pilotage unique sur proposition de l'amiral Jaureguiberry alors ministre de la Marine. La durée des cours était portée de trois à cinq ans. L'école de l'Ouest fut supprimée. Les instructeurs et les élèves embarquèrent alors sur l'Elan qui resta affecté à l'école de pilotage de la Flotte jusqu'en 1906, date à laquelle il fut remplacé par Chamois, aviso mixte à deux mâts. Le fonctionnement de l'école fut interrompu en raison de la Première Guerre mondiale. d'août 1914 à août 1919. A sa réouverture, l'école se vit réaffecter Chamois et ses deux cotres Mutin et Railleur, plus un vieux torpilleur, Audacieux, remplacé en 1920 par Alerte, navire plus rapide qui permettait de développer l' enseignement de la navigation pratique plus loin de la côte. Chamois commençait à vieillir et nécessitait des réparations de plus en plus fréquentes. A la demande du capitaine de frégate Darlan, alors commandant de l'école, il fut remplacé en 1924, par l'aviso Ancre, navire plus rapide et tenant bien la mer.

Bateau école de pilotage Le Chamois à Paimpol

Bateau école de pilotage Le Chamois à Paimpol

Le décret ministériel, portant institution d'école de pilotage et de pilotes brevetés fut signé le 14 juillet 1865. Une école de pilotage était créée dans chacune des divisions navales de la Manche et de l'Océan Atlantique, sous le direction des commandants de ces divisions.
En 1882, une quarantaine de pilotes avaient été formés par les deux écoles. Le décret du 11 juillet 1882 porta création d'une école de pilotage unique sur proposition de l'amiral Jaureguiberry alors ministre de la Marine. La durée des cours était portée de trois à cinq ans. L'école de l'Ouest fut supprimée. Les instructeurs et les élèves embarquèrent alors sur l'Elan qui resta affecté à l'école de pilotage de la Flotte jusqu'en 1906, date à laquelle il fut remplacé par Chamois, aviso mixte à deux mâts. Le fonctionnement de l'école fut interrompu en raison de la Première Guerre mondiale. d'août 1914 à août 1919. A sa réouverture, l'école se vit réaffecter Chamois et ses deux cotres Mutin et Railleur, plus un vieux torpilleur, Audacieux, remplacé en 1920 par Alerte, navire plus rapide qui permettait de développer l' enseignement de la navigation pratique plus loin de la côte. Chamois commençait à vieillir et nécessitait des réparations de plus en plus fréquentes. A la demande du capitaine de frégate Darlan, alors commandant de l'école, il fut remplacé en 1924, par l'aviso Ancre, navire plus rapide et tenant bien la mer.