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lundi 29 mars 2010

Les farces de Kerkadec et d'Yvon Pescadou à bord de La Melpomène

Kerkabec et Yvon Pescadou sont des farceurs, héros de belles pages publiées dans Le petit journal illustré de la Jeunesse. Celle-ci, parue en 1908, apporte une conclusion à une succession de blagues et d'avanies dont ils se rendirent coupables.

Image 1 : raconter toutes les farces qu'imaginèrent ces deux pendards de Kerkabec et Pescadou serait chose impossible. N'eurent-ils pas l'idée, un soir, de ligoter un douanier dans sa guérite et de le suspendre à la balustrade d'un pont ?
Image 2 : N'imaginèrent-ils pas encore de faire rouler sur une rue en pente des voitures de déménagements ?
Image 3 : Mais tout a une fin, et l'heure sonna pour les terribles farceurs de rentrer à bord de la Melpomène*. Quel ne fut pas leur étonnement de voir toute la frégate pavoisée et d'être accueillis par des salves d'artillerie ?
Image 4 : Tout ce joyeux branle-bas n'était pas en l'honneur des deux chenapans. Au contraire, le commandant les fit comparaître devant lui et leur dit d'un ton sévère :
Image 5 : Ah! ah! mes gaillards, j'en ai appris de belles sur votre compte, et j'ai bonne envie de vous envoyer coucher à fond de cale, les fers au pied.
Image 6 : … Mais nous venons de recevoir la nouvelle d'une glorieuse victoire : l'armée française a pris Sébastopol**, et, à cette occasion, toutes les punitions sont levées. Il y a fête à bord : allez vous réconcilier avec vos amis gendarmes, que nous avons recueillis sur la bouée où vous les aviez abandonnés.

*La frégate La Melpomène, construite à Rochefort en 1883. Elle était navire-école des gabiers. En 1893, elle embarque les éléves de la marine marchande jusqu'en 1904. Elle servit ensuite à divers usages et a été détruite à Lorient en 1940.
C’est la dernière frégate « pure » de la Marine nationale. Elle est issue d’un projet de frégate d’instruction de 1883. Cette frégate porte 1768 m² de toile. La grand’voile fait 312 m², le grand hunier 299 m², le grand foc 186 m², la brigantine 191m². La Melpomène fait 53m de long sur 14m au mètre-bau. Son tirant d’eau est de 6,75m. Le grand-mât fait plus de 50m. Elle déplace 2000 tonnes. Plus de détails…

** Le siège de Sébastopol est l'épisode principal de la Guerre de Crimée. Pénible et meurtrier, il dura onze mois, du 9 octobre 1854 au 8 septembre 1855. (Wikipedia)

Les farces de Kerkadec et d'Yvon Pescadou à bord de La Melpomène

Kerkabec et Yvon Pescadou sont des farceurs, héros de belles pages publiées dans Le petit journal illustré de la Jeunesse. Celle-ci, parue en 1908, apporte une conclusion à une succession de blagues et d'avanies dont ils se rendirent coupables.

Image 1 : raconter toutes les farces qu'imaginèrent ces deux pendards de Kerkabec et Pescadou serait chose impossible. N'eurent-ils pas l'idée, un soir, de ligoter un douanier dans sa guérite et de le suspendre à la balustrade d'un pont ?
Image 2 : N'imaginèrent-ils pas encore de faire rouler sur une rue en pente des voitures de déménagements ?
Image 3 : Mais tout a une fin, et l'heure sonna pour les terribles farceurs de rentrer à bord de la Melpomène*. Quel ne fut pas leur étonnement de voir toute la frégate pavoisée et d'être accueillis par des salves d'artillerie ?
Image 4 : Tout ce joyeux branle-bas n'était pas en l'honneur des deux chenapans. Au contraire, le commandant les fit comparaître devant lui et leur dit d'un ton sévère :
Image 5 : Ah! ah! mes gaillards, j'en ai appris de belles sur votre compte, et j'ai bonne envie de vous envoyer coucher à fond de cale, les fers au pied.
Image 6 : … Mais nous venons de recevoir la nouvelle d'une glorieuse victoire : l'armée française a pris Sébastopol**, et, à cette occasion, toutes les punitions sont levées. Il y a fête à bord : allez vous réconcilier avec vos amis gendarmes, que nous avons recueillis sur la bouée où vous les aviez abandonnés.

*La frégate La Melpomène, construite à Rochefort en 1883. Elle était navire-école des gabiers. En 1893, elle embarque les éléves de la marine marchande jusqu'en 1904. Elle servit ensuite à divers usages et a été détruite à Lorient en 1940.
C’est la dernière frégate « pure » de la Marine nationale. Elle est issue d’un projet de frégate d’instruction de 1883. Cette frégate porte 1768 m² de toile. La grand’voile fait 312 m², le grand hunier 299 m², le grand foc 186 m², la brigantine 191m². La Melpomène fait 53m de long sur 14m au mètre-bau. Son tirant d’eau est de 6,75m. Le grand-mât fait plus de 50m. Elle déplace 2000 tonnes. Plus de détails…

** Le siège de Sébastopol est l'épisode principal de la Guerre de Crimée. Pénible et meurtrier, il dura onze mois, du 9 octobre 1854 au 8 septembre 1855. (Wikipedia)

lundi 22 mars 2010

Elise, navire à aubes et voiles auxiliaires sur un sous-bock

Elise (vers 1840), navire à aubes et voiles auxiliaires sur un sous-bock Artois. Série reproduite d'après les collections du musée national de Marine d'Anvers. (collection Adhémar)

1816 : Première traversée de la Manche (en 17 heures) entre New Haven et Le Havre par un navire à vapeur qui portait le nom d'Elise. Il remonte ensuite la Seine, arrivant quai des Tuileries le 29 mars 1816. Il assurera le premier service de passagers sur la basse-Seine par bateau à vapeur. S'agit-il du même Elise ?

Elise, navire à aubes et voiles auxiliaires sur un sous-bock

Elise (vers 1840), navire à aubes et voiles auxiliaires sur un sous-bock Artois. Série reproduite d'après les collections du musée national de Marine d'Anvers. (collection Adhémar)

1816 : Première traversée de la Manche (en 17 heures) entre New Haven et Le Havre par un navire à vapeur qui portait le nom d'Elise. Il remonte ensuite la Seine, arrivant quai des Tuileries le 29 mars 1816. Il assurera le premier service de passagers sur la basse-Seine par bateau à vapeur. S'agit-il du même Elise ?

vendredi 19 mars 2010

La pipe d'Yvonnik, conte maritime pour enfants

Image 1 : "Que c'est beau d'être marin!» s'écria un jour le petit Yvonnick en voyant passer un officier, tout chamarré d'or, des marins de la garde.
Image 2 : Et le surlendemain, Yvonnik, portant son baluchon au bout d'un bâton, partit pour Brest.
Image 3 : Comme il était trop petit pour s'engager dans la marine de guerre, Yvonnik s'adressa à un armateur et partit en qualité de mousse pour pêcher la morue sur les côtes de Terre-Neuve.
Image 4 : Six semaines plus tard, voici notre petit Breton en vigie sur les haubans de son bateau de pêche. «Un trois-mâts à bâbords'écrie-t-il, et à ce cri répond un coup de canon… le navire signalé était un corsaire anglais!
Image 5 : Que peut faire un pauvre bateau de pêche contre une frégate armée de trente canons? Le petit navire français, aimant mieux périr que de se rendre, fut coulé après une défense héroïque.
Image 6 : de tout l'équipage français, Yvonnik, seul, fut sauvé. Prisonnier des Anglais, il fut placé sous bonne garde, un boulet au pied.

Image 7 : Un vrai Breton ne perd jamais courage. Yvonnik, enfermé à fond de cale, réussit à détacher son boulet et à en fabriquer un autre avec la mie de pain de son gros pain noir.
Image 8 : Et lorsque, à midi, un soldat anglais lui apporta sa maigre pitance, le petit Breton, se faisant une massue du boulet de fer, en asséna un coup formidable formidable à son geôlier.
Image 9 : Puis il s'échappa par la porte entr'ouverte et se faufila dans la soute aux poudres.
Image 10 : Notre Breton était à peine installé parmi les barils de poudre et les obus qu'un grand tumulte se fit entendre : une frégate française attaquait les Anglais.
Image 11 : "si vous ne vous rendez pas aux Français dans cinq minutes, a fait dire Yvonnik aux officiers anglais, je laisse tomber ma pipe dans la soute aux poudres. On juge de l'embarras des officiers!
Image 12 : Pendant qu'ils discutent entre eux, Yvonnick saute par un sabord et nage vers le navire français ; une barque, envoyée à son secours, le recueille.
Image 13 : Mais avant de sauter, ce diable d'Yvonnik avait posé sa pipe sur un baril de poudre, et, cinq minutes plus tard, le navire anglais sautait.
Bande dessinée publiée dans Le petit journal illustré de la Jeunesse en 1905.

La pipe d'Yvonnik, conte maritime pour enfants

Image 1 : "Que c'est beau d'être marin!» s'écria un jour le petit Yvonnick en voyant passer un officier, tout chamarré d'or, des marins de la garde.
Image 2 : Et le surlendemain, Yvonnik, portant son baluchon au bout d'un bâton, partit pour Brest.
Image 3 : Comme il était trop petit pour s'engager dans la marine de guerre, Yvonnik s'adressa à un armateur et partit en qualité de mousse pour pêcher la morue sur les côtes de Terre-Neuve.
Image 4 : Six semaines plus tard, voici notre petit Breton en vigie sur les haubans de son bateau de pêche. «Un trois-mâts à bâbords'écrie-t-il, et à ce cri répond un coup de canon… le navire signalé était un corsaire anglais!
Image 5 : Que peut faire un pauvre bateau de pêche contre une frégate armée de trente canons? Le petit navire français, aimant mieux périr que de se rendre, fut coulé après une défense héroïque.
Image 6 : de tout l'équipage français, Yvonnik, seul, fut sauvé. Prisonnier des Anglais, il fut placé sous bonne garde, un boulet au pied.

Image 7 : Un vrai Breton ne perd jamais courage. Yvonnik, enfermé à fond de cale, réussit à détacher son boulet et à en fabriquer un autre avec la mie de pain de son gros pain noir.
Image 8 : Et lorsque, à midi, un soldat anglais lui apporta sa maigre pitance, le petit Breton, se faisant une massue du boulet de fer, en asséna un coup formidable formidable à son geôlier.
Image 9 : Puis il s'échappa par la porte entr'ouverte et se faufila dans la soute aux poudres.
Image 10 : Notre Breton était à peine installé parmi les barils de poudre et les obus qu'un grand tumulte se fit entendre : une frégate française attaquait les Anglais.
Image 11 : "si vous ne vous rendez pas aux Français dans cinq minutes, a fait dire Yvonnik aux officiers anglais, je laisse tomber ma pipe dans la soute aux poudres. On juge de l'embarras des officiers!
Image 12 : Pendant qu'ils discutent entre eux, Yvonnick saute par un sabord et nage vers le navire français ; une barque, envoyée à son secours, le recueille.
Image 13 : Mais avant de sauter, ce diable d'Yvonnik avait posé sa pipe sur un baril de poudre, et, cinq minutes plus tard, le navire anglais sautait.
Bande dessinée publiée dans Le petit journal illustré de la Jeunesse en 1905.

mardi 20 mai 2008

A l’abordage

Comme au temps de Jean Bart
Le supplément illustré du Petit Journal du dimanche 5 décembre 1915 met à sa «une» un dessin d’abordage du plus bel effet.
C’est dans la mer Egée qu’un aviso français s’est emparé d’un transport de guerre turc rempli de troupe et bondé de munitions.
L’embarcation de reconnaissance avait à son bord un enseigne et trois hommes. Dès que l’officier se rendit compte des visées belliqueuses des Turques, il monta à l’assaut avec deux hommes. Ce qui estomaqua la troupe tassée au fond du transport. Seul, le lieutenant Loufti Bey essaya d’abord de se défendre mais il fut désarmé par l’enseigne avant d'avoir pu décharger son arme.
Très vite l’aviso vint en appui en hâlant le bateau puis en faisant monter huit hommes à l'abordage.
L’opération se fit avec une telle hardiesse que l’on ne compta qu’un seul blessé (côté français sans doute car l’on ne parle pas des Turcs dans l’article).
Le voilier turc, complètement vidé, fut coulé à coups de canon.
(Rappelons à nos jeunes lecteurs que pendant la Première Guerre mondiale, les Français et leurs alliés se battaient sur le front d’Orient et que les Turcs étaient alliés aux Allemands.)

A l’abordage

Comme au temps de Jean Bart
Le supplément illustré du Petit Journal du dimanche 5 décembre 1915 met à sa «une» un dessin d’abordage du plus bel effet.
C’est dans la mer Egée qu’un aviso français s’est emparé d’un transport de guerre turc rempli de troupe et bondé de munitions.
L’embarcation de reconnaissance avait à son bord un enseigne et trois hommes. Dès que l’officier se rendit compte des visées belliqueuses des Turques, il monta à l’assaut avec deux hommes. Ce qui estomaqua la troupe tassée au fond du transport. Seul, le lieutenant Loufti Bey essaya d’abord de se défendre mais il fut désarmé par l’enseigne avant d'avoir pu décharger son arme.
Très vite l’aviso vint en appui en hâlant le bateau puis en faisant monter huit hommes à l'abordage.
L’opération se fit avec une telle hardiesse que l’on ne compta qu’un seul blessé (côté français sans doute car l’on ne parle pas des Turcs dans l’article).
Le voilier turc, complètement vidé, fut coulé à coups de canon.
(Rappelons à nos jeunes lecteurs que pendant la Première Guerre mondiale, les Français et leurs alliés se battaient sur le front d’Orient et que les Turcs étaient alliés aux Allemands.)

dimanche 20 janvier 2008

Souvenir d'enfance

"Les voyages auraient paru moins longs aux marins de jadis s’ils avaient emporté avec leur bœuf salé le délicieux fromage que les paquebots modernes offrent à leurs passagers."
Texte du buvard n°2 de la série des Transports.

Souvenir d'enfance

"Les voyages auraient paru moins longs aux marins de jadis s’ils avaient emporté avec leur bœuf salé le délicieux fromage que les paquebots modernes offrent à leurs passagers."
Texte du buvard n°2 de la série des Transports.