Histoire maritime internationale - Marines marchande ou de guerre - Grands et petits voiliers - Culture maritime (antiquariat, memorabilia, littérature, peinture…) - Tout ce qui concerne la mer et les lacs et ceux qui naviguent dessus (ou dessous) nous passionne…
lundi 7 septembre 2015
jeudi 7 novembre 2013
Donnez la préférence aux bateaux français…
Sur la planche n° 16 des éditions HB (H. Bouquet, Paris), consacrée aux paquebots et cargos, dont nous reproduisons la carte postale publicitaire ci-dessus (le format réel était de 29x38cm), il y a bien entendu des modèles de sujets à découper, une distraction que les moins de vingt ans (trente ? quarante ?) ne peuvent pas connaître. Les petits cartons étaient imprimée face et dos et possédaient des encoches à fendre de façon à faire tenir debout les petits bateaux (dans ce cas-ci) ou tout autre (cirque, bateaux à voile, diligence, pompiers, ferme ou course de taureaux).
Ne restait plus qu'à composer des scènes de port et à faire évoluer cargos et paquebots. Nous étions loin de la Play Station ! mais l'imagination était mise à contribution… et rien n'empêchait de les faire couler !
Mais, sur cette carte, figure une mention qui nous ramène à l'actualité. En marge de son activité commerciale, l'éditeur nous fait passer le message :
«Français, pour voyager ou expédier Outre-Mer… Donnez la préférence aux bateaux français !»
Sans doute ceux présents sur la planche à découper.
Certaines des dizaines de planches Pro Patria (militaires) et Pro Familia (civils), parues entre 1915 et 1944, ont été rééditées et sont disponibles (cliquez ici).
lundi 10 juin 2013
Le croiseur-cuirassé Latouche-Tréville dans la série "Flotte de guerre française" du chocolat Klaus
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| Le croiseur-cuirassé Latouche-Tréville dans la série "Flotte de guerre française" du chocolat Klaus. Coll agence Adhémar |
*Le croiseur cuirassé, ou croiseur blindé, est un type de navire de guerre essentiellement développé entre 1875 et 1910. Il prend la suite du croiseur protégé des années 1875 à 1890, qu'il surclassera très vite. Son évolution aménera le croiseur de bataille. Les croiseurs cuirassés firent la différence dans la bataille d'Ulsan (1904), la guerre russo-japonaise (1904-1905) et la bataille de Tsushima (1905). Mais dès 1907, quand la Royal Navy commença à engager les croiseurs de bataille de classe Invincible puis les cuirassés de classe Dreadnought, leur obsolescence devint évidente. La bataille de Coronel (entre Royal Navy et marine impériale allemande au large du Chili) au début de la Première Guerre mondiale fut la dernière où les croiseurs-cuirassés furent victorieux.
En 1895, Latouche-Tréville appartient à la division navale de l'École supérieure de guerre et en 1897, à l'escadre de la Méditerranée (au Levant).
En juin 1897, il est mis en réserve à Toulon puis, en octobre et jusqu'à 1899, il revient à l'escadre de la Méditerranée. En février 1905, il est de nouveau mis en réserve à Toulon. En février 1907, il sert d'annexe pour des exercices de canonnage.
Lors d'un exercice de tir aux Salins-d'Hyères, le 22 septembre 1908, se produit un accident qui tue quatorze marins au total. C'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase… Elle coûta son poste au ministre de la Marine, Gaston Thomson, du gouvernement de G. Clemenceau qui résume ainsi la situation ; « La Chambre ne nous fait aucun cadeau. Il faut dire qu'il y a de quoi. Naufrages des croiseurs Sully, Jean Bart et Chanzy, des sous-marins Lutin et Farfadet, explosion du cuirassé Iéna... et maintenant, cet accident lamentable sur le Latouche-Tréville. Mon rival Delcassé … ne cesse de se répandre dans la presse ou dans les couloirs du parlement sur le fait que mon gouvernement est "incapable de préparer le pays au combat".»
Le ministre de la Marine tente de se justifier : " Les explosions sont largement dues à la poudre B qui remplace la célèbre poudre noire et produit beaucoup moins de fumée. L'utilisation de cet explosif n'est pas encore totalement maîtrisée par les marins et les risques restent importants."
G. Clemenceau conclut fermement : " Ecoutez, Thomson, sur les navires allemands ou britanniques, on trouve aussi de la poudre B et rien ne saute. Non, la vérité, c'est que c'est le foutoir dans votre marine. Le rapport de la commission d'enquête le montre : entretien défectueux du matériel, absence de consignes de sécurité précises, personnel mal formé, investissements mal suivis et inefficaces... J'ai été patient avec vous, j'ai accepté les augmentations de crédits que vous me demandiez avec insistance mais les résultats ne sont pas au rendez-vous. Je souhaite que vous retrouviez rapidement votre siège de député de Constantine, vous y êtes plus à l'aise. "
Source Blog Le Monde
En décembre 1912 : Le croiseur-cuirassé Latouche-Tréville est réarmé puis il participe aux combats de la Première Guerre mondiale à Bizerte et Casablanca et au blocus du canal d'Otrante en 1914. En 1915, il est d ans la bataille des Dardanelles où il subit une avarie le 4 juin 1916 lors d'un bombardement. De 1916 à 1918, il accompagne l'expédition de Salonique, puis participe au blocus de la Grèce.
En décembre 1918, il achemine le corps du contre-amiral Victor Sénès, mort lors du torpillage le 27 avril 1915 du Léon Gambetta à 5 miles nautiques des côtes italiennes, naufrage qui aurait fait 684 morts.
Le 26 février 1920, il est désarmé et sera démoli en 1926.
jeudi 30 mai 2013
Le cuirassé d'escadre Brennus dans la série "Flotte de guerre française" du chocolat Klaus
En voici une carte postale publicitaire que la chocolaterie mortuacienne Klaus a publié dans sa série "Flotte de guerre française".
vendredi 12 avril 2013
Paquebots-poste Gallia et Lutétia, le maximum de vitesse, de luxe et de confort
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| Dans un style fleuri, Sud-Atlantique vante les perfectionnements des deux sister-ships destinés à remplacer une flotte vieillie en service sur l'Amérique du Sud et dont la médiocrité avait étonné Georges Clemenceau en voyage là-bas. (voir ce blog) |
A partir de 1912, les liaisons vers l’Amérique du Sud à partir de Bordeaux ne sont plus assurées par les Messageries maritimes mais par la compagnie Sud-Atlantique, filiale des Chargeurs réunis.
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| Gallia à quai à Paulliac, sur la Gironde, le 19 janvier 1914. |
En 1915, il est réquisitionné pour assurer le transport de troupes. Il est transformé en croiseur auxiliaire, et naviguera pour l'armée d'Orient en Méditerranée.
Le 3 octobre 1916, le convoyeur Guichen (voir ce blog) n'ayant pu l'attendre à la suite d'un incident, il part seul de Toulon vers Salonique (Grèce), avec à son bord 2 350 personnes (1 650 soldats français des 235e RI, 55e, 59e, 113e RIT et 15e escadron du train, des soldats serbes et 350 marins).
Le 4 octobre, il est prévenu de la présence d'un sous-marin ennemi venant des Baléares et se dirigeant vers la mer Adriatique. Le lieutenant de vaisseau Kerboul, commandant du navire, fait aussitôt modifier la route mais le Gallia se trouve encore entre les côtes de Sardaigne et la Tunisie, lorsqu'une torpille vient le toucher par le travers de la cale avant chargée de munitions. Le navire coule en moins de quinze minutes, faisant 1740 victimes. La torpille avait été lancée par le sous-marin allemand U-35, commandé par le Kapitän-Leutnant Lothar von Arnauld de La Perière. .
Le 5 octobre, le Châteaurenault aperçoit des rescapés et réussit à recueillir près de 600 personnes. Voir le détail de ce drame, en cliquant ici.
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| Lutétia à son arrivée à Bordeaux. |
1000 passagers environ. Équipage de 345 hommes.
Lutétia a servi de croiseur auxiliaire de 1915 à 1917. Le 4 octobre 1916, il transporte avec le Guichen des troupes russes à Salonique. Il est déréquisitionné le 13 octobre 1917 (source pages 14-18). Il est démoli en Angleterre en 1938. (voir ce blog)
mardi 5 février 2013
Quand Victoria faisait la pub de Lloyd Triestino
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| Publicité pour les lignes d'Orient de la Lloyd Triestino parue dans L'Illustration du 22 août 1931. Coll agence Adhémar |
Quand Victoria faisait la pub de Lloyd Triestino
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| Publicité pour les lignes d'Orient de la Lloyd Triestino parue dans L'Illustration du 22 août 1931. Coll agence Adhémar |
jeudi 27 septembre 2012
Partez en vacances à bord du Brazza
Plus gaie, cette publicité, tirée des annonces de L'Illustration du 14 avril 1928, incitait les voyageurs à embarquer pour une "croisière spéciale de vacances Méditerranée-Océan par le paquebot à moteur Brazza " au départ de Marseille le 20 août. Le dessin de cette réclame est dû au célèbre peintre de la marine Sandy-Hook (auquel Daniel Hillion a consacré un livre paru aux éditions MDV Maîtres du Vent) et montre le débarquement des passagers, peut-être devant Funchai à Madère.
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| Brazza, dessiné par Sandy-Hook, sur une affiche publicitaire des Chargeurs réunis. (coll agence Adhémar) |
Partez en vacances à bord du Brazza
Plus gaie, cette publicité, tirée des annonces de L'Illustration du 14 avril 1928, incitait les voyageurs à embarquer pour une "croisière spéciale de vacances Méditerranée-Océan par le paquebot à moteur Brazza " au départ de Marseille le 20 août. Le dessin de cette réclame est dû au célèbre peintre de la marine Sandy-Hook (auquel Daniel Hillion a consacré un livre paru aux éditions MDV Maîtres du Vent) et montre le débarquement des passagers, peut-être devant Funchai à Madère.
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| Brazza, dessiné par Sandy-Hook, sur une affiche publicitaire des Chargeurs réunis. (coll agence Adhémar) |
mercredi 21 mars 2012
Le plus rapide des services transocéaniques du monde
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RMS Mauretania, Berengaria et Aquitania de la Cunard, trio gagnant pour "le plus rapide des services transocéaniques du monde" sur la ligne Southampton-New York, avec escale sur le continent à Cherbourg. (coll agence Adhémar) Dans la lutte que se livraient les grandes compagnies pour le contrôle du trafic passagers sur l'Atlantique Nord, dès le début du XXe siècle, la publicité naissante a joué un rôle non négligeable. Illustrateurs et designers ont été mis à contribution pour des affiches percutantes vantant les mérites des paquebots les plus rapides mais aussi les plus confortables et luxueux. La Cunard a très tôt compris l'intérêt d'une telle "réclame". Ici, dans les années 1920, la compagnie présente ses trois atouts sur l'Atlantique nord, les deux quatre-cheminées et sister-ships Mauretania et Aquitania entourent l'ex-Imperator de la Hapag, reconditionné aux normes de la Cunard sous le nom de Berengaria. Il avait été remis aux Britanniques au titre des dommages de guerre et confié à la Cunard. Voir: Cunard, les majestés de l'Atlantique et leurs concurrents de Gilles Barnichon, Daniel Hillion et Luc Watin-Augouard |
Le plus rapide des services transocéaniques du monde
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RMS Mauretania, Berengaria et Aquitania de la Cunard, trio gagnant pour "le plus rapide des services transocéaniques du monde" sur la ligne Southampton-New York, avec escale sur le continent à Cherbourg. (coll agence Adhémar) Dans la lutte que se livraient les grandes compagnies pour le contrôle du trafic passagers sur l'Atlantique Nord, dès le début du XXe siècle, la publicité naissante a joué un rôle non négligeable. Illustrateurs et designers ont été mis à contribution pour des affiches percutantes vantant les mérites des paquebots les plus rapides mais aussi les plus confortables et luxueux. La Cunard a très tôt compris l'intérêt d'une telle "réclame". Ici, dans les années 1920, la compagnie présente ses trois atouts sur l'Atlantique nord, les deux quatre-cheminées et sister-ships Mauretania et Aquitania entourent l'ex-Imperator de la Hapag, reconditionné aux normes de la Cunard sous le nom de Berengaria. Il avait été remis aux Britanniques au titre des dommages de guerre et confié à la Cunard. Voir: Cunard, les majestés de l'Atlantique et leurs concurrents de Gilles Barnichon, Daniel Hillion et Luc Watin-Augouard |
jeudi 23 juin 2011
Publicité pour les sardines Amieux

En 1851, la maison Amieux et Carraud est créée à Rennes avant de venir s'installer à Nantes (place du commerce). La Société Amieux frères est fondée à Nantes en 1868, rue Haudauline. Elle possède alors une usine à Port Maria de Quiberon. En 1889, la société possède huit usines et emploie 2 500 ouvriers. Après la guerre elle poursuivra son expansion. Elle est rachetée par la Cana (Coopérative agricole d'Ancenis) en 1969, puis par la Société Buitoni appartenant au groupe Nestlé. Ses affiches ont toujours fait preuve d'un souci de création artistique comme le montre celle ci-dessus.
Pour plus d'information sur ce produit de luxe qu'était la sardine à l'huile, voir l'intéressant article de la revue Histoire, économie et société de 2007.
mardi 2 novembre 2010
Publicités dans la presse pour les croisières de 1934 de la CGT et des Messageries maritimes
Publicités dans la presse pour les croisières de 1934 de la CGT et des Messageries maritimes
mercredi 29 septembre 2010
Publicité de 1935 pour la traversée Dieppe-Newhaven
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| Publicité pour la traversée Dieppe-Newhaven, passée par Chemins de fer de l'Etat et Southern Railway dans L'Illustration en 1935 |
Publicité de 1935 pour la traversée Dieppe-Newhaven
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| Publicité pour la traversée Dieppe-Newhaven, passée par Chemins de fer de l'Etat et Southern Railway dans L'Illustration en 1935 |
jeudi 22 avril 2010
Londres par Dieppe-Newhaven, la voie rapide et économique
Pour continuer notre série sur le port de Dieppe, voici une réclame parue dans L'Illustration du 11 janvier 1936 pour les Chemins de fer de l'Etat et la Southern Railway. Le voyage à Londres y est conseillé par la ligne Dieppe-Newhaven qui permet le "transbordement direct du train au paquebot". (collection agence Adhémar)
Londres par Dieppe-Newhaven, la voie rapide et économique
Pour continuer notre série sur le port de Dieppe, voici une réclame parue dans L'Illustration du 11 janvier 1936 pour les Chemins de fer de l'Etat et la Southern Railway. Le voyage à Londres y est conseillé par la ligne Dieppe-Newhaven qui permet le "transbordement direct du train au paquebot". (collection agence Adhémar)
jeudi 9 juillet 2009
"Témoignage" du médecin à bord du Pourquoi pas ?
Docteur Jean Charcot et le Pourquoi pas?, quatrième du nom(© Marius Peytoureau)
Longueur 40 mètres, maître-bau 9,2 mètres, tirant d'eau 4,3 mètres, déplacement 445 tonnes, puissance 450 ch pour une vitesse de 7,5 nœuds. 34 hommes embarqués et cinq scientifiques. Pourquoi Pas ? IV naufrage le 16 septembre 1936, il n'y aura qu'un seul survivant.
Chanteclair, le bimensuel (mensuel en juillet, août, septembre) de propagande de la carnine Lefrancq (du suc musculaire de bœuf concentré) publiait, dans son numéro 106 de juillet 1912, le "témoignage" du docteur Jacques Liouville, médecin à bord du Pourquoi pas?Celui-ci vantait l'efficacité de la carnine sur des organismes épuisés : «Elle m'a puissamment aidé à ramener à la santé, à la fin même de l'expédition (au pôle Sud), plusieurs matelots que les sueurs nocturnes, l'insomnie, l'inappétence et l'intoxication due à une alimentation de conserves, avaient mis dans un état d'assimilation vicieuse qui les rendaient incapables de recouvrer leurs forces perdues.»
"Témoignage" du médecin à bord du Pourquoi pas ?
Docteur Jean Charcot et le Pourquoi pas?, quatrième du nom(© Marius Peytoureau)
Longueur 40 mètres, maître-bau 9,2 mètres, tirant d'eau 4,3 mètres, déplacement 445 tonnes, puissance 450 ch pour une vitesse de 7,5 nœuds. 34 hommes embarqués et cinq scientifiques. Pourquoi Pas ? IV naufrage le 16 septembre 1936, il n'y aura qu'un seul survivant.
Chanteclair, le bimensuel (mensuel en juillet, août, septembre) de propagande de la carnine Lefrancq (du suc musculaire de bœuf concentré) publiait, dans son numéro 106 de juillet 1912, le "témoignage" du docteur Jacques Liouville, médecin à bord du Pourquoi pas?Celui-ci vantait l'efficacité de la carnine sur des organismes épuisés : «Elle m'a puissamment aidé à ramener à la santé, à la fin même de l'expédition (au pôle Sud), plusieurs matelots que les sueurs nocturnes, l'insomnie, l'inappétence et l'intoxication due à une alimentation de conserves, avaient mis dans un état d'assimilation vicieuse qui les rendaient incapables de recouvrer leurs forces perdues.»















