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vendredi 15 juillet 2011

Le Français à Saint-Malo, avant son lancement le 27 juin 1903

Le Français du commandant Charcot à Saint-Malo, avant son lancement le 27 juin 1903

Pour plus d'informations sur le bateau du Commandant Charcot, voir ce blog.

Le Français à Saint-Malo, avant son lancement le 27 juin 1903

Le Français du commandant Charcot à Saint-Malo, avant son lancement le 27 juin 1903

Pour plus d'informations sur le bateau du Commandant Charcot, voir ce blog.

vendredi 14 janvier 2011

Pourquoi pas ? vu par Sandy Hook pour la société d'océanographie de France

Couverture, illustrée par Sandy-Hook*, du Bulletin de la société d'océanographie de France du 15 janvier 1925 sur laquelle on reconnaît le Pourquoi pas? du commandant Charcot (coll François Le Du)
Bateau conçu pour l'exploration des mers polaires, le Pourquoi pas? est un trois-mâts barque de 40 mètres de long, jaugeant 445 tonneaux, équipé d'un moteur de 450cv. Il avait été construit, pensé et réalisé par Gauthier père, artisan renommé et ami de Charcot, pendant l'hiver 1907 et le printemps 1908 à Saint-Malo. Le constructeur avait conçu un renforcement spécial de la coque qui présentait une forme surbaissé, élégante, avec une étrave profilée. Ses membrures avaient été doublées, voire triplées pour certaines et un rembourrage épais de 25cm avait été ajouté pour que la coque résiste aux chocs et aux étreintes des glaces polaires. Plus d'info sur notre blog.
Le Pourquoi pas?, victime des champignons…
En 1936, Pourquoi pas? coule corps et biens après s'être disloqué sur des récifs. Dans le Bulletin de la société linnéenne de Normandie, vol 118 de 2002, est évoqué la responsabilité de champignons porés qui auraient attaqué les membrures. Ils avaient été détectés dès 1924 par un membre de la société linnéenne lors d'une visite à l'arsenal de Cherbourg où se trouvait le bateau qui avait été malmené dans une croisière aux Îles Féroé. Comment ce bateau, réputé insubmersible, pouvait avoir cédé si facilement contre les rochers? «…la dislocation de la coque a vraisemblablement suivi les zones de moindre résistance mécanique, constituée par ces membrures attaquées (par les champignons) au moins depuis douze ans.»

* Cette couverture ne figure pas dans le livre Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine écrit par Daniel Hillion. Beaucoup est encore à trouver de l'œuvre du très mystérieux et fécond peintre de la marine.

Pourquoi pas ? vu par Sandy Hook pour la société d'océanographie de France

Couverture, illustrée par Sandy-Hook*, du Bulletin de la société d'océanographie de France du 15 janvier 1925 sur laquelle on reconnaît le Pourquoi pas? du commandant Charcot (coll François Le Du)
Bateau conçu pour l'exploration des mers polaires, le Pourquoi pas? est un trois-mâts barque de 40 mètres de long, jaugeant 445 tonneaux, équipé d'un moteur de 450cv. Il avait été construit, pensé et réalisé par Gauthier père, artisan renommé et ami de Charcot, pendant l'hiver 1907 et le printemps 1908 à Saint-Malo. Le constructeur avait conçu un renforcement spécial de la coque qui présentait une forme surbaissé, élégante, avec une étrave profilée. Ses membrures avaient été doublées, voire triplées pour certaines et un rembourrage épais de 25cm avait été ajouté pour que la coque résiste aux chocs et aux étreintes des glaces polaires. Plus d'info sur notre blog.
Le Pourquoi pas?, victime des champignons…
En 1936, Pourquoi pas? coule corps et biens après s'être disloqué sur des récifs. Dans le Bulletin de la société linnéenne de Normandie, vol 118 de 2002, est évoqué la responsabilité de champignons porés qui auraient attaqué les membrures. Ils avaient été détectés dès 1924 par un membre de la société linnéenne lors d'une visite à l'arsenal de Cherbourg où se trouvait le bateau qui avait été malmené dans une croisière aux Îles Féroé. Comment ce bateau, réputé insubmersible, pouvait avoir cédé si facilement contre les rochers? «…la dislocation de la coque a vraisemblablement suivi les zones de moindre résistance mécanique, constituée par ces membrures attaquées (par les champignons) au moins depuis douze ans.»

* Cette couverture ne figure pas dans le livre Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine écrit par Daniel Hillion. Beaucoup est encore à trouver de l'œuvre du très mystérieux et fécond peintre de la marine.

mardi 31 août 2010

Anniversaire du départ du Français de J.-B. Charcot en août 1903

Charcot à bord du Français en août 1903 (collection agence Adhémar)
Il y a cent sept ans… Le Français quittait Le Havre
Nous avions déjà évoqué la difficile gestation du Français de Jean-Baptiste Charcot dans notre blog. Voici maintenant deux cartes postales portant un timbre commémoratif émis pour le centenaire du départ en expédition du voilier Le Français le 31 août 1903. (Elles portent également un tampon commémorant la 53e expédition antarctique française en Terre Adélie, en 2003 donc)

Le Français quitte Le Havre le 31 août 1903 (collection agence Adhémar) 
Charcot, première mission en Antarctique (1903-1905)
En 1903, Charcot lance la construction à Saint-Malo d'un trois-mâts goélette de 32 m, 245 tonneaux à vide, baptisé Le Français. Il part du Havre le 31 août pour la première expédition française en Antarctique qui hiverne en 1904 sous le vent de l'île Wandel. En 1905, il cartographie la péninsule antarctique, au sud du Chili (1000 km de côtes nouvelles reconnues et relevées, trois cartes marines détaillées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées au muséum d'Histoire naturelle de Paris).  Il dresse, entre autres, la carte des côtes de la Terre de Graham et effectue une reconnaissance plus au sud. Il doit malheureusement abandonner son navire, hors d'état de naviguer après un talonnage sur un récif à fleur d'eau. Il le revend à Buenos Aires et rentre en France à bord d'un paquebot. Là, il apprend que sa femme a demandé et obtenu le divorce... pour abandon du domicile conjugal!



Anniversaire du départ du Français de J.-B. Charcot en août 1903

Charcot à bord du Français en août 1903 (collection agence Adhémar)
Il y a cent sept ans… Le Français quittait Le Havre
Nous avions déjà évoqué la difficile gestation du Français de Jean-Baptiste Charcot dans notre blog. Voici maintenant deux cartes postales portant un timbre commémoratif émis pour le centenaire du départ en expédition du voilier Le Français le 31 août 1903. (Elles portent également un tampon commémorant la 53e expédition antarctique française en Terre Adélie, en 2003 donc)

Le Français quitte Le Havre le 31 août 1903 (collection agence Adhémar) 
Charcot, première mission en Antarctique (1903-1905)
En 1903, Charcot lance la construction à Saint-Malo d'un trois-mâts goélette de 32 m, 245 tonneaux à vide, baptisé Le Français. Il part du Havre le 31 août pour la première expédition française en Antarctique qui hiverne en 1904 sous le vent de l'île Wandel. En 1905, il cartographie la péninsule antarctique, au sud du Chili (1000 km de côtes nouvelles reconnues et relevées, trois cartes marines détaillées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées au muséum d'Histoire naturelle de Paris).  Il dresse, entre autres, la carte des côtes de la Terre de Graham et effectue une reconnaissance plus au sud. Il doit malheureusement abandonner son navire, hors d'état de naviguer après un talonnage sur un récif à fleur d'eau. Il le revend à Buenos Aires et rentre en France à bord d'un paquebot. Là, il apprend que sa femme a demandé et obtenu le divorce... pour abandon du domicile conjugal!



dimanche 15 août 2010

Le 15 août 1908, Pourquoi pas? IV quitte le Havre pour la deuxième expédition polaire de Charcot


En 1907, Jean-Baptiste Charcot lance une nouvelle expédition antarctique et débute la construction d'un nouveau Pourquoi-Pas?, le quatrième du nom, bateau d'exploration polaire de 40 mètres gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque. Il est construit à Saint-Malo sur les plans de François Gautier, sur son chantier.
Il quitte le Havre le 15 août 1908 pour aller hiverner sur l’île Petermann pour une deuxième expédition polaire qui sera fructueuse. Il est de retour en France en juin 1910. Le tracé de la Terre Alexandre est accompli et une nouvelle terre est découverte, la Terre de Charcot. En 1912, le Pourquoi-Pas? IV devient le premier navire-école de la marine française.
Navigazette Hebdomadaire n° 1314, jeudi 2 juillet 1914, p. 6, en rubrique Chronique maritime – Navigation:
« Le Pourquoi-Pas ? vient de reprendre armement à Saint-Servan afin de continuer les campagnes scientifiques méthodiquement poursuivies depuis quelques années. A bord de ce navire embarquent également un certain nombre de lieutenants au long-cours qui, sous la direction de M. le professeur d’hydrographie Ch. Bertin, préparent leur examen pratique de capitaine au long-cours dans des conditions particulièrement favorables. Deux séries de quinze officiers de la marine marchande prendront ainsi successivement passage à bord du Pourquoi-Pas? Grâce à ces heureuses dispositions, le Pourquoi-Pas? rend aussi des services très utiles tant en ce qui concerne les recherches océanographiques, dirigées par le docteur Charcot, qu’en ce qui concerne l’instruction professionnelle des états-majors de notre marine marchande. »
Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 7073, vendredi 13 décembre 1918, p. 3, en rubrique Nouvelles maritimes:
«Paris, 11 décembre 1918. Après avoir porté le pavillon français jusqu'aux abords du Pôle Sud, sous le commandement du docteur Charcot, le petit voilier mixte Pourquoi-Pas ? était devenu la propriété du ministère de l'Instruction publique. Il servait d'école pratique pour les candidats au brevet de capitaine au long-cours. En octobre 1916, il fut mis à la disposition de la Marine, qui embarqua à son bord les officiers mariniers se préparant aux fonctions de chef de quart. Les circonstances permettant de rendre le Pourquoi-Pas? à sa destination normale, M. G. Leygues vient d'en informer son collègue de l'Instruction publique, en le remerciant d'avoir prêté à la Marine militaire un navire qui lui a été extrêmement utile. »

De 1918 à 1925, Charcot effectue, avec le Pourquoi-Pas? IV, des missions scientifiques en Atlantique nord, en Manche, en Méditerranée et aux îles Féroé, principalement pour des études de lithologie et de géologie sous-marine au moyen de dragages, dont Charcot a mis au point le matériel et les méthodes. À partir de 1925, atteint par la limite d'âge, Charcot perd le commandement du navire, mais demeure à bord en qualité de chef des missions. Le navire effectue de multiples navigations vers les glaces de l'Arctique. En 1926, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore. En 1928, le Pourquoi-Pas? IV part à la recherche du gros hydravion français Latham 47 disparu avec à son bord le grand explorateur norvégien Roald Amundsen alors qu'eux-mêmes étaient à la recherche du général italien Umberto Nobile parti survoler le pôle nord à bord du dirigeable Italia et dont on était sans nouvelle, sans parvenir à le retrouver. En 1934, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d'une population eskimo. En 1935, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter) et poursuit l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l’Islande mais le bateau parvient à se réfugier dans un petit port. En septembre 1936, de retour de mission au Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer sa chaudière. Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et se perd corps et biens sur les récifs d'Alftanes à Myrar. Le naufrage fait 23 morts, 17 disparus et un seul survivant (Eugène Gonidec, un maître timonier) qui rédige le dernier rapport sur le naufrage. Jean-Baptiste Charcot y périt à l'âge de 69 ans.

Le 15 août 1908, Pourquoi pas? IV quitte le Havre pour la deuxième expédition polaire de Charcot


En 1907, Jean-Baptiste Charcot lance une nouvelle expédition antarctique et débute la construction d'un nouveau Pourquoi-Pas?, le quatrième du nom, bateau d'exploration polaire de 40 mètres gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque. Il est construit à Saint-Malo sur les plans de François Gautier, sur son chantier.
Il quitte le Havre le 15 août 1908 pour aller hiverner sur l’île Petermann pour une deuxième expédition polaire qui sera fructueuse. Il est de retour en France en juin 1910. Le tracé de la Terre Alexandre est accompli et une nouvelle terre est découverte, la Terre de Charcot. En 1912, le Pourquoi-Pas? IV devient le premier navire-école de la marine française.
Navigazette Hebdomadaire n° 1314, jeudi 2 juillet 1914, p. 6, en rubrique Chronique maritime – Navigation:
« Le Pourquoi-Pas ? vient de reprendre armement à Saint-Servan afin de continuer les campagnes scientifiques méthodiquement poursuivies depuis quelques années. A bord de ce navire embarquent également un certain nombre de lieutenants au long-cours qui, sous la direction de M. le professeur d’hydrographie Ch. Bertin, préparent leur examen pratique de capitaine au long-cours dans des conditions particulièrement favorables. Deux séries de quinze officiers de la marine marchande prendront ainsi successivement passage à bord du Pourquoi-Pas? Grâce à ces heureuses dispositions, le Pourquoi-Pas? rend aussi des services très utiles tant en ce qui concerne les recherches océanographiques, dirigées par le docteur Charcot, qu’en ce qui concerne l’instruction professionnelle des états-majors de notre marine marchande. »
Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 7073, vendredi 13 décembre 1918, p. 3, en rubrique Nouvelles maritimes:
«Paris, 11 décembre 1918. Après avoir porté le pavillon français jusqu'aux abords du Pôle Sud, sous le commandement du docteur Charcot, le petit voilier mixte Pourquoi-Pas ? était devenu la propriété du ministère de l'Instruction publique. Il servait d'école pratique pour les candidats au brevet de capitaine au long-cours. En octobre 1916, il fut mis à la disposition de la Marine, qui embarqua à son bord les officiers mariniers se préparant aux fonctions de chef de quart. Les circonstances permettant de rendre le Pourquoi-Pas? à sa destination normale, M. G. Leygues vient d'en informer son collègue de l'Instruction publique, en le remerciant d'avoir prêté à la Marine militaire un navire qui lui a été extrêmement utile. »

De 1918 à 1925, Charcot effectue, avec le Pourquoi-Pas? IV, des missions scientifiques en Atlantique nord, en Manche, en Méditerranée et aux îles Féroé, principalement pour des études de lithologie et de géologie sous-marine au moyen de dragages, dont Charcot a mis au point le matériel et les méthodes. À partir de 1925, atteint par la limite d'âge, Charcot perd le commandement du navire, mais demeure à bord en qualité de chef des missions. Le navire effectue de multiples navigations vers les glaces de l'Arctique. En 1926, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV explore la côte orientale du Groenland et ramène une abondante récolte de fossiles et de nombreux échantillons d'insectes et de flore. En 1928, le Pourquoi-Pas? IV part à la recherche du gros hydravion français Latham 47 disparu avec à son bord le grand explorateur norvégien Roald Amundsen alors qu'eux-mêmes étaient à la recherche du général italien Umberto Nobile parti survoler le pôle nord à bord du dirigeable Italia et dont on était sans nouvelle, sans parvenir à le retrouver. En 1934, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV installe au Groenland la mission ethnographique dirigée par Paul-Émile Victor, qui séjourne pendant un an à Angmagssalik pour vivre au milieu d'une population eskimo. En 1935, Charcot avec le Pourquoi-Pas? IV revient chercher Victor et ses trois compagnons (Gessain, Pérez et Matter) et poursuit l'établissement de la cartographie de ces régions. Le 16 septembre, un véritable cyclone ravage les côtes de l’Islande mais le bateau parvient à se réfugier dans un petit port. En septembre 1936, de retour de mission au Groenland, où il est allé livrer du matériel scientifique à la mission de Paul-Émile Victor qui vient de traverser l'inlandsis en 50 jours, après avoir rempli une mission de sondage, le Pourquoi-Pas? IV fait une escale à Reykjavik le 3 septembre pour réparer sa chaudière. Ils repartent le 15 septembre pour Saint-Malo, mais le bateau est pris le 16 septembre dans une violente tempête cyclonique et se perd corps et biens sur les récifs d'Alftanes à Myrar. Le naufrage fait 23 morts, 17 disparus et un seul survivant (Eugène Gonidec, un maître timonier) qui rédige le dernier rapport sur le naufrage. Jean-Baptiste Charcot y périt à l'âge de 69 ans.

lundi 14 juin 2010

Le Français de Charcot à Saint-Malo


Le Français de Charcot à Saint-Malo
Charcot entreprend la première expédition française dans les mers antarctiques, retrouvant en cela un esprit de découverte délaissé depuis les expéditions australes de Dumont d’Urville en 1838-1840. Il s’agira du premier hivernage français dans les glaces australes, cinq ans seulement après le Belge Gerlache de Gomery, auteur du premier jamais réalisé.
Jean-Baptiste Charcot a investi la plus grande partie de sa fortune personnelle dans son projet, mais elle ne couvre pas le financement d’une telle opération. Il avait espéré que la France, à l’instar des autres pays européens, se mêlerait aux élans conquérants des pôles et qu’il bénéficierait d’un véritable soutien financier pour préparer ses expéditions. S’il obtient l’appui des hauts personnages de l’époque, le patronage des académies et ministères et du président de la République, Charcot sera toujours très déçu par la modestie des subventions officielles qui ne couvriront jamais la totalité des fonds nécessaires à une expédition d’envergure. Jean-Baptiste Charcot ne dut le salut de son expédition qu’au Chantier Gautier qui fit d’énormes efforts financiers pour continuer la construction malgré les retards de paiement et au journal Le Matin qui lança une vague de souscription nationale. Le quotidien participa à hauteur du tiers du budget total (150000 francs) et permit au grand public de découvrir le commandant qui devint un héros populaire, s’affranchissant à l’occasion de l’aura de son père.
Pour remercier tous les Français qui ont suivi l’initiative du Matin, Jean-Baptiste Charcot changera le nom de son bateau pour le baptiser Le Français. (source pourquoi Pas). C'est un trois-mâts goélette de 32 mètres construit à Saint-Malo en 1903 aux chantiers chantiers Gautier.

Le Français de Charcot à Saint-Malo


Le Français de Charcot à Saint-Malo
Charcot entreprend la première expédition française dans les mers antarctiques, retrouvant en cela un esprit de découverte délaissé depuis les expéditions australes de Dumont d’Urville en 1838-1840. Il s’agira du premier hivernage français dans les glaces australes, cinq ans seulement après le Belge Gerlache de Gomery, auteur du premier jamais réalisé.
Jean-Baptiste Charcot a investi la plus grande partie de sa fortune personnelle dans son projet, mais elle ne couvre pas le financement d’une telle opération. Il avait espéré que la France, à l’instar des autres pays européens, se mêlerait aux élans conquérants des pôles et qu’il bénéficierait d’un véritable soutien financier pour préparer ses expéditions. S’il obtient l’appui des hauts personnages de l’époque, le patronage des académies et ministères et du président de la République, Charcot sera toujours très déçu par la modestie des subventions officielles qui ne couvriront jamais la totalité des fonds nécessaires à une expédition d’envergure. Jean-Baptiste Charcot ne dut le salut de son expédition qu’au Chantier Gautier qui fit d’énormes efforts financiers pour continuer la construction malgré les retards de paiement et au journal Le Matin qui lança une vague de souscription nationale. Le quotidien participa à hauteur du tiers du budget total (150000 francs) et permit au grand public de découvrir le commandant qui devint un héros populaire, s’affranchissant à l’occasion de l’aura de son père.
Pour remercier tous les Français qui ont suivi l’initiative du Matin, Jean-Baptiste Charcot changera le nom de son bateau pour le baptiser Le Français. (source pourquoi Pas). C'est un trois-mâts goélette de 32 mètres construit à Saint-Malo en 1903 aux chantiers chantiers Gautier.

jeudi 9 juillet 2009

"Témoignage" du médecin à bord du Pourquoi pas ?

Docteur Jean Charcot et le Pourquoi pas?, quatrième du nom
Marius Peytoureau)


Pourquoi Pas ? IV, bateau d'exploration polaire de 40 m gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque. Il est construit à Saint-Malo sur les plans de François Gautier, sur son chantier et lancé en 1908.
Longueur 40 mètres, maître-bau 9,2 mètres, tirant d'eau 4,3 mètres, déplacement 445 tonnes, puissance 450 ch pour une vitesse de 7,5 nœuds. 34 hommes embarqués et cinq scientifiques. Pourquoi Pas ? IV naufrage le 16 septembre 1936, il n'y aura qu'un seul survivant.

Chanteclair, le bimensuel (mensuel en juillet, août, septembre) de propagande de la carnine Lefrancq (du suc musculaire de bœuf concentré) publiait, dans son numéro 106 de juillet 1912, le "témoignage" du docteur Jacques Liouville, médecin à bord du Pourquoi pas?
Celui-ci vantait l'efficacité de la carnine sur des organismes épuisés : «Elle m'a puissamment aidé à ramener à la santé, à la fin même de l'expédition (au pôle Sud), plusieurs matelots que les sueurs nocturnes, l'insomnie, l'inappétence et l'intoxication due à une alimentation de conserves, avaient mis dans un état d'assimilation vicieuse qui les rendaient incapables de recouvrer leurs forces perdues.»

"Témoignage" du médecin à bord du Pourquoi pas ?

Docteur Jean Charcot et le Pourquoi pas?, quatrième du nom
Marius Peytoureau)


Pourquoi Pas ? IV, bateau d'exploration polaire de 40 m gréé en trois-mâts barque, équipé d'un moteur et comportant trois laboratoires et une bibliothèque. Il est construit à Saint-Malo sur les plans de François Gautier, sur son chantier et lancé en 1908.
Longueur 40 mètres, maître-bau 9,2 mètres, tirant d'eau 4,3 mètres, déplacement 445 tonnes, puissance 450 ch pour une vitesse de 7,5 nœuds. 34 hommes embarqués et cinq scientifiques. Pourquoi Pas ? IV naufrage le 16 septembre 1936, il n'y aura qu'un seul survivant.

Chanteclair, le bimensuel (mensuel en juillet, août, septembre) de propagande de la carnine Lefrancq (du suc musculaire de bœuf concentré) publiait, dans son numéro 106 de juillet 1912, le "témoignage" du docteur Jacques Liouville, médecin à bord du Pourquoi pas?
Celui-ci vantait l'efficacité de la carnine sur des organismes épuisés : «Elle m'a puissamment aidé à ramener à la santé, à la fin même de l'expédition (au pôle Sud), plusieurs matelots que les sueurs nocturnes, l'insomnie, l'inappétence et l'intoxication due à une alimentation de conserves, avaient mis dans un état d'assimilation vicieuse qui les rendaient incapables de recouvrer leurs forces perdues.»