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samedi 17 juillet 2010

17 juillet 1926 Mise sur cale du Surcouf, le plus grand sous-marin du monde


Le croiseur sous-marin Surcouf en 1934



Le hangar et l'hydravion du Surcouf  (photos collection Alain V)


Le 17 juillet 1926 le Conseil supérieur de la Marine approuve le projet de croiseur sous-marin dessiné par l'ingénieur du génie maritime Roquebert.

Caractéristiques du croiseur sous-marin Surcouf 
Déplacement 2880t en surface, 4304t en plongée - longueur 110m, largeur 9m, tirant d'eau 7,19m - 
puissance 7600 cv en surface (2 Diesel Sulzer de 3800 cv), 3400 cv en plongée (2 moteurs électriques de 1700 cv), vitesse 18 nœuds en surface, 10 nœuds en plongée - rayon d'action de 12 000 milles à 10 nœuds - équipage: 150 hommes
Surcouf était armé de deux canons de 203mm, tirant 150 coups par pièce. Ces canons étaient les mêmes que ceux des croiseurs lourds de 10 000 tonnes, l'angle de pointage maximum de 30° permettait une portée maximale de 27 500 mètres, et un champ de tir de 130°, de part et d'autre de l'axe.
A la différence des pièces d'artillerie installées antérieurement sur les sous-marins qui baignaient dans l'eau en plongée, c'est une tourelle à fut pivot étanche reposant sur un pot de presse qui équipait Surcouf. Avant de plonger la pression était coupée, la tourelle descendait de 20 mm de façon à reposer sur son joint d'étanchéité. Celle-ci était assurée par le poids de la tourelle (185 tonnes). De plus le fut passait par un presse étoupe, qui assurait l'étanchéité en plongée. Celle aux embrasures et à la bouche des pièces était assurée par des joints et des tapes.
Le personnel de la tourelle (10 hommes) entrait par une porte étanche, située dans le fut.
La tourelle était équipée d'un télémètres de 4 mètres, d'une portée de 12 000 mètres.
En plongée, la tourelle était immobilisée au gisement zéro, le télépointage au gisement 90°.
Elle pouvait tirer 150 seconde après la venue en surface.
L'armement était complété par 10 tubes lance-torpilles de 550 mm et 14 torpilles de réserve, 2 canons de 37mm (réserve 1000 coups) et 4 mitrailleuses.
Surcouf avait une endurance de 90 jours. Il disposait d'un hydravion de reconnaissance embarqué et d'une vedette rapide pour l'arraisonnement et d'un local pour loger des prisonniers éventuels.
Pour loger l'hydravion, Surcouf possédait d'un hangar résistant, situé sur l'arrière du massif. La mise à l'eau s'effectuait par une grue située à l'intérieur, roulant sur des rails. Les ailes étaient rangées parallèlement au fuselage. L'hydravion de type Besson HB IV pesait 170 kg. Il devait pouvoir voler six heures à 150 km/h, la durée de mise à l'eau était de 30 minutes. La grue servait aussi à mettre à l'eau la vedette d'interception, logée dans les superstructures.

Histoire du Surcouf 
Construit par l'arsenal de Cherbourg, Surcouf fut mis sur cale en 1927. Lancé le 18 novembre 1929, il entra en armement pour essais en 1930. La mise au point fut laborieuse. Il plongea à 80 mètres pour la première fois, le 6 septembre 1932 et entra en service en 1934 après une traversée de longue durée de Konakry à Cherbourg à la vitesse de 14 noeuds.
En 1937, il entre en refonte à Brest pour améliorer la stabilité, le kiosque fut surélevé de 0,85 mètre.
De mai à juillet 1938, Surcouf effectue une croisière aux Antilles et sur les côtes d'Afrique. En 1939, il est à Dakar. Le 18 octobre il rentre à Brest pour un grand carénage. En réparation à BrestSurcouf appareille en urgence, sur un moteur, lors de l'invasion allemande et rallie Plymouth, ou il arrive le 20 juin. Le 3 juillet, les Anglais s'en saisissent lors de l'opération Catapult, après une lutte qui coûta la vie à un sergent anglais et à un français.
L'amiral Muselier demande l'armement du Surcouf par les FNFL bien que seul le tiers de l'équipage soit encore à bord, d'où quelques difficultés pour compléter le personnel.
Le 14 mai 1941, il est affecté à un secteur de patrouille au nord des Açores, sous le commandement du CV Ortoli. Le 20 septembre 1941, le CF Blaison prend le commandement du Surcouf. Le sous-marin entre en carénage à Portsmouth (USA).
Le 30 novembre, il rallie les Bermudes, il est à Halifax le 10 décembre 1941 où il rejoint les corvettes  Mimosa, Alysse et Aconit et participe avec elles à l'occupation des îles Saint Pierre et Miquelon, opération effectuée sous les ordres de l'amiral Muselier. Le Surcouf est en mauvais état et est réparé tant bien que mal à Halifax puis rallie les Bermudes le 6 février 1942. Le 12 février, il appareille pour Tahiti, via le canal de Panama, il a toujours de sérieux problèmes de moteurs électriques.
Il n'arriva jamais dans la baie de Colon, qu'il aurait du atteindre le 18 février.
Le même jour le cargo américain Thompson-Lykes abordait un navire inconnu, qui coula aussitôt. Le Thompson-Lyke resta neuf heures sur les lieux, sans recueillir aucun survivant, ni morceau d'épave. Les dégâts du cargo étaient faibles et sous la ligne de flottaison. La commission d'enquête conclut que "quoique les témoins soient convaincus qu'ils ont éperonné un sous-marin, il n'y a rien d'évident pour soutenir cette conclusion".
L'amiral britannique des Bermudes signala toutefois qu'il apparaissait malheureusement que le sous-marin coulé était le Surcouf. L'amiral Auboyneau essaya d'associer les FNFL à l'enquête américaine sans résultat. Le rapport d'enquête des autorités américaines présente de nombreuses invraisemblances. D'autre part, il est fait état dans un message de US Army Air Force basée aux Caraïbes de l'attaque de bombardiers lourds américains contre un très grand sous-marin. Un message précisant ce fait, fut adressé à la base de Panama par les militaires, aucune suite n'a été donnée à ce message. Les corps de marins furent repêchés, en février 1942 et enterrés dans le cimetière d'un village de la côte.
Quoiqu'il en soit, il semble bien que le Surcouf ait été coulé soit par accident, soit par méprise, il n'y a eu aucun survivant. Les rapports d'enquêtes des autorités américaines n'ont pas été convaincants, et n'ont pas levé le doute quant aux causes exactes du naufrage.
Alain

17 juillet 1926 Mise sur cale du Surcouf, le plus grand sous-marin du monde


Le croiseur sous-marin Surcouf en 1934



Le hangar et l'hydravion du Surcouf  (photos collection Alain V)


Le 17 juillet 1926 le Conseil supérieur de la Marine approuve le projet de croiseur sous-marin dessiné par l'ingénieur du génie maritime Roquebert.

Caractéristiques du croiseur sous-marin Surcouf 
Déplacement 2880t en surface, 4304t en plongée - longueur 110m, largeur 9m, tirant d'eau 7,19m - 
puissance 7600 cv en surface (2 Diesel Sulzer de 3800 cv), 3400 cv en plongée (2 moteurs électriques de 1700 cv), vitesse 18 nœuds en surface, 10 nœuds en plongée - rayon d'action de 12 000 milles à 10 nœuds - équipage: 150 hommes
Surcouf était armé de deux canons de 203mm, tirant 150 coups par pièce. Ces canons étaient les mêmes que ceux des croiseurs lourds de 10 000 tonnes, l'angle de pointage maximum de 30° permettait une portée maximale de 27 500 mètres, et un champ de tir de 130°, de part et d'autre de l'axe.
A la différence des pièces d'artillerie installées antérieurement sur les sous-marins qui baignaient dans l'eau en plongée, c'est une tourelle à fut pivot étanche reposant sur un pot de presse qui équipait Surcouf. Avant de plonger la pression était coupée, la tourelle descendait de 20 mm de façon à reposer sur son joint d'étanchéité. Celle-ci était assurée par le poids de la tourelle (185 tonnes). De plus le fut passait par un presse étoupe, qui assurait l'étanchéité en plongée. Celle aux embrasures et à la bouche des pièces était assurée par des joints et des tapes.
Le personnel de la tourelle (10 hommes) entrait par une porte étanche, située dans le fut.
La tourelle était équipée d'un télémètres de 4 mètres, d'une portée de 12 000 mètres.
En plongée, la tourelle était immobilisée au gisement zéro, le télépointage au gisement 90°.
Elle pouvait tirer 150 seconde après la venue en surface.
L'armement était complété par 10 tubes lance-torpilles de 550 mm et 14 torpilles de réserve, 2 canons de 37mm (réserve 1000 coups) et 4 mitrailleuses.
Surcouf avait une endurance de 90 jours. Il disposait d'un hydravion de reconnaissance embarqué et d'une vedette rapide pour l'arraisonnement et d'un local pour loger des prisonniers éventuels.
Pour loger l'hydravion, Surcouf possédait d'un hangar résistant, situé sur l'arrière du massif. La mise à l'eau s'effectuait par une grue située à l'intérieur, roulant sur des rails. Les ailes étaient rangées parallèlement au fuselage. L'hydravion de type Besson HB IV pesait 170 kg. Il devait pouvoir voler six heures à 150 km/h, la durée de mise à l'eau était de 30 minutes. La grue servait aussi à mettre à l'eau la vedette d'interception, logée dans les superstructures.

Histoire du Surcouf 
Construit par l'arsenal de Cherbourg, Surcouf fut mis sur cale en 1927. Lancé le 18 novembre 1929, il entra en armement pour essais en 1930. La mise au point fut laborieuse. Il plongea à 80 mètres pour la première fois, le 6 septembre 1932 et entra en service en 1934 après une traversée de longue durée de Konakry à Cherbourg à la vitesse de 14 noeuds.
En 1937, il entre en refonte à Brest pour améliorer la stabilité, le kiosque fut surélevé de 0,85 mètre.
De mai à juillet 1938, Surcouf effectue une croisière aux Antilles et sur les côtes d'Afrique. En 1939, il est à Dakar. Le 18 octobre il rentre à Brest pour un grand carénage. En réparation à BrestSurcouf appareille en urgence, sur un moteur, lors de l'invasion allemande et rallie Plymouth, ou il arrive le 20 juin. Le 3 juillet, les Anglais s'en saisissent lors de l'opération Catapult, après une lutte qui coûta la vie à un sergent anglais et à un français.
L'amiral Muselier demande l'armement du Surcouf par les FNFL bien que seul le tiers de l'équipage soit encore à bord, d'où quelques difficultés pour compléter le personnel.
Le 14 mai 1941, il est affecté à un secteur de patrouille au nord des Açores, sous le commandement du CV Ortoli. Le 20 septembre 1941, le CF Blaison prend le commandement du Surcouf. Le sous-marin entre en carénage à Portsmouth (USA).
Le 30 novembre, il rallie les Bermudes, il est à Halifax le 10 décembre 1941 où il rejoint les corvettes  Mimosa, Alysse et Aconit et participe avec elles à l'occupation des îles Saint Pierre et Miquelon, opération effectuée sous les ordres de l'amiral Muselier. Le Surcouf est en mauvais état et est réparé tant bien que mal à Halifax puis rallie les Bermudes le 6 février 1942. Le 12 février, il appareille pour Tahiti, via le canal de Panama, il a toujours de sérieux problèmes de moteurs électriques.
Il n'arriva jamais dans la baie de Colon, qu'il aurait du atteindre le 18 février.
Le même jour le cargo américain Thompson-Lykes abordait un navire inconnu, qui coula aussitôt. Le Thompson-Lyke resta neuf heures sur les lieux, sans recueillir aucun survivant, ni morceau d'épave. Les dégâts du cargo étaient faibles et sous la ligne de flottaison. La commission d'enquête conclut que "quoique les témoins soient convaincus qu'ils ont éperonné un sous-marin, il n'y a rien d'évident pour soutenir cette conclusion".
L'amiral britannique des Bermudes signala toutefois qu'il apparaissait malheureusement que le sous-marin coulé était le Surcouf. L'amiral Auboyneau essaya d'associer les FNFL à l'enquête américaine sans résultat. Le rapport d'enquête des autorités américaines présente de nombreuses invraisemblances. D'autre part, il est fait état dans un message de US Army Air Force basée aux Caraïbes de l'attaque de bombardiers lourds américains contre un très grand sous-marin. Un message précisant ce fait, fut adressé à la base de Panama par les militaires, aucune suite n'a été donnée à ce message. Les corps de marins furent repêchés, en février 1942 et enterrés dans le cimetière d'un village de la côte.
Quoiqu'il en soit, il semble bien que le Surcouf ait été coulé soit par accident, soit par méprise, il n'y a eu aucun survivant. Les rapports d'enquêtes des autorités américaines n'ont pas été convaincants, et n'ont pas levé le doute quant aux causes exactes du naufrage.
Alain

mercredi 7 juillet 2010

L'attaque du Richelieu à Dakar le 7 juillet 1940

Richelieu à Dakar (collection Alain V)

DAKAR, L'ATTAQUE DU RICHELIEU

Le 7 juillet, l'amirauté britannique poursuivant sont plan d'action, décide de tenter une action contre le port de Dakar,ou le cuirassé Richelieu est venu se réfugier après son départ de Brest le 18 juin ; le même ultimatum qu'a Mers el Kébir et Alexandrie est présenté aux autorités locales françaises.
Le cuirassé Richelieu de 35 000 t, est notre plus puissant bâtiment, il est à peine sorti de ses essais,et sa DCA n' est pas encore au point.
Le 8 juillet, il est attaqué par les avions torpilleurs du porte-avions britannique HERMES,il reçoit une torpille à l'arrière qui occasionnent des dégâts à la barre, ainsi qu' aux machines et lignes d'arbre tribord. Une brèche de 9,3m de long sur 8,5 m de haut provoque l'envahissement de compartiments arrières par 2400 tonnes d'eau.
Il fera encore l'objet d'une nouvelle attaque le 23 septembre 1940 de l'escadre britannique lors de l'opération "Menace" tentative des anglo-gaullistes pour s'emparer de Dakar et du Sénégal.
Le Richelieu répond à coups de 380 mm et de 152mm, au cuirassé britannique BARHAM qui touché se replie; le Richelieu n'aura perdu dans cette deuxième attaque qu'un canon de 380mm qui explose accidentellement (il sera remplacé lors de la refonte aux USA, par un canon destiné au JEAN BART).
Le Richelieu réparé provisoirement, sera après la reprise des combats, faisant suite au débarquement des troupes anglo-américaines en Afrique du Nord, envoyé en février 1943 aux Etats Unis, pour y être remis en état, et modernisé à l'arsenal de Brooklyn; la DCA étant considérablement renforcée; avant de poursuivre la guerre aux cotés des alliés.
Avec l'attaque du Richelieu se termine l'épisode tragique de l'opération Catapult dont la responsabilité incombe à Winston Churchill; tragique sur le plan humain et fiasco sur le plan stratégique.
Tragique sur le plan humain;d'abord par les nombreux morts qu'elle fit; mais aussi parce qu'elle fut considérée par les marins comme une trahison des anciens alliés, et provoqua en leur sein une anglophobie qui ruina l'espoir de reprendre rapidement le combat à leur coté,le nombre de marins qui rejoignirent le Général de Gaulle fut infime, et lorsqu'il fut question fin 1942 de reprendre le combat, et de réconcilier la marine jusqu'alors fidèle à vichy, d'Afrique et des colonies, et les Forces navales de la France libre; la fusion fut difficile; les blessures étant trop vives.
Fiasco stratégique; puisque l'objectif de détruire, ou s'emparer de la flotte française ne fut pas atteint; la plupart des unités se replièrent sur Toulon, à portée de main des Allemands, ce qui conduisit après l'invasion de la zone libre au sabordage de la flotte le 27 novembre 1942.
Alain

L'attaque du Richelieu à Dakar le 7 juillet 1940

Richelieu à Dakar (collection Alain V)

DAKAR, L'ATTAQUE DU RICHELIEU

Le 7 juillet, l'amirauté britannique poursuivant sont plan d'action, décide de tenter une action contre le port de Dakar,ou le cuirassé Richelieu est venu se réfugier après son départ de Brest le 18 juin ; le même ultimatum qu'a Mers el Kébir et Alexandrie est présenté aux autorités locales françaises.
Le cuirassé Richelieu de 35 000 t, est notre plus puissant bâtiment, il est à peine sorti de ses essais,et sa DCA n' est pas encore au point.
Le 8 juillet, il est attaqué par les avions torpilleurs du porte-avions britannique HERMES,il reçoit une torpille à l'arrière qui occasionnent des dégâts à la barre, ainsi qu' aux machines et lignes d'arbre tribord. Une brèche de 9,3m de long sur 8,5 m de haut provoque l'envahissement de compartiments arrières par 2400 tonnes d'eau.
Il fera encore l'objet d'une nouvelle attaque le 23 septembre 1940 de l'escadre britannique lors de l'opération "Menace" tentative des anglo-gaullistes pour s'emparer de Dakar et du Sénégal.
Le Richelieu répond à coups de 380 mm et de 152mm, au cuirassé britannique BARHAM qui touché se replie; le Richelieu n'aura perdu dans cette deuxième attaque qu'un canon de 380mm qui explose accidentellement (il sera remplacé lors de la refonte aux USA, par un canon destiné au JEAN BART).
Le Richelieu réparé provisoirement, sera après la reprise des combats, faisant suite au débarquement des troupes anglo-américaines en Afrique du Nord, envoyé en février 1943 aux Etats Unis, pour y être remis en état, et modernisé à l'arsenal de Brooklyn; la DCA étant considérablement renforcée; avant de poursuivre la guerre aux cotés des alliés.
Avec l'attaque du Richelieu se termine l'épisode tragique de l'opération Catapult dont la responsabilité incombe à Winston Churchill; tragique sur le plan humain et fiasco sur le plan stratégique.
Tragique sur le plan humain;d'abord par les nombreux morts qu'elle fit; mais aussi parce qu'elle fut considérée par les marins comme une trahison des anciens alliés, et provoqua en leur sein une anglophobie qui ruina l'espoir de reprendre rapidement le combat à leur coté,le nombre de marins qui rejoignirent le Général de Gaulle fut infime, et lorsqu'il fut question fin 1942 de reprendre le combat, et de réconcilier la marine jusqu'alors fidèle à vichy, d'Afrique et des colonies, et les Forces navales de la France libre; la fusion fut difficile; les blessures étant trop vives.
Fiasco stratégique; puisque l'objectif de détruire, ou s'emparer de la flotte française ne fut pas atteint; la plupart des unités se replièrent sur Toulon, à portée de main des Allemands, ce qui conduisit après l'invasion de la zone libre au sabordage de la flotte le 27 novembre 1942.
Alain

dimanche 4 juillet 2010

Alexandrie ou le Gentlemen's agreement

Croiseur Tourville et navires français à Alexandrie (collection Alain V)

ALEXANDRIE OU LE GENTLEMEN 'S AGREEMENT

A Alexandrie, où se trouvait la Force X, les Anglais avaient reçu consigne de s'emparer des navires français. La situation aurait pu tourner au drame comme à Mers el Kebir, l'amiral anglais Andrew Cunningham ayant reçu les mêmes instructions de l'Amirauté britannique.
L'amiral Godfroy commandait la Force X composée du cuirassé Lorraine, des croiseurs Suffren, Duquesne, Tourville et Duguay-Trouin, de 3trois torpilleurs et d'un sous-marin.
L'amiral Cunnigham disposait des cuirassés Warspite, Malaysia, Ramillies, Royal Sovereign et du porte-avions Eagle, de 5 croiseurs et 5 sous-marins, en outre, il est chez lui dans sa base, il disposait donc d'une supériorité écrasante.
Godfroy reçu l'ordre de l'amirauté française d'appareiller au besoin en combattant. Cunnigham s'y opposa en raison des instructions formelles de l'amirauté britannique. Godfroy n'a pas insisté, les deux amiraux avaient convenu d'attendre, lorsque la nouvelle de l'attaque de Mers el Kebir fut reçu par les Français, tendant au plus haut point la situation. Le 4 juillet au matin, les navires de la force X trouvèrent les pièces des bâtiments anglais braqués sur eux. La remarque en fut faite à Cunnigham qui fit remettre les canons dans l'axe. Le sang froid des commandants français se mettant ostensiblement à procéder à l'entretien des navires sous les yeux des Anglais détendit l'atmosphère. Les Anglais firent savoir qu'ils ne feraient rien pour s'emparer par la force des bâtiments français, ceux-ci débarquaient leur mazout et entreposaient au consulat de France obturateurs de canons et pointes percutantes des torpilles.
Le 7 juillet un accord écrit est signé par les deux amiraux:
-Les navires seront maintenus dans leur état présent et ne seront pas sabordés.
-Aucune tentative ne sera faite par les Britanniques pour s'en emparer.
-Débarquement d'une partie du personnel à rapatrier vers la France.
-Le personnel restant n'entreprendra aucun acte hostile contre les Britanniques.
-Prescriptions diverses concernant la vie matérielle des marins français à Alexandrie.
-Dans le cas ou des bâtiments de guerre français seraient pris et utilisés par les Italiens ou les Allemands l'accord serait rediscuté.
L'accord bien que déplaisant à la fois à l'amiral Darlan et à Churchill fut scrupuleusement observé jusqu'en 1943.
Toutefois l'amiral Godfroy dut faire face pendant cette longue période à pas mal de désertions.
Il faut citer notamment parmi l'équipage du Duquesne qui quitta l'amiral français pour rejoindre les Forces navales françaises libres, le capitaine de frégate Auboyneau qui deviendra amiral et le lieutenant de vaisseau Honoré d'Estienne d'Orves, mort en martyr de la Résistance.
Alain

Alexandrie ou le Gentlemen's agreement

Croiseur Tourville et navires français à Alexandrie (collection Alain V)

ALEXANDRIE OU LE GENTLEMEN 'S AGREEMENT

A Alexandrie, où se trouvait la Force X, les Anglais avaient reçu consigne de s'emparer des navires français. La situation aurait pu tourner au drame comme à Mers el Kebir, l'amiral anglais Andrew Cunningham ayant reçu les mêmes instructions de l'Amirauté britannique.
L'amiral Godfroy commandait la Force X composée du cuirassé Lorraine, des croiseurs Suffren, Duquesne, Tourville et Duguay-Trouin, de 3 torpilleurs et d'un sous-marin.
L'amiral Cunnigham disposait des cuirassés Warspite, Malaysia, Ramillies, Royal Sovereign et du porte-avions Eagle,
de 5 croiseurs et 5 sous-marins, en outre, il est chez lui dans sa base, il disposait donc d'une supériorité écrasante.
Godfroy reçu l'ordre de l'amirauté française d'appareiller au besoin en combattant. Cunnigham s'y opposa en raison des instructions formelles de l'amirauté britannique. Godfroy n'a pas insisté, les deux amiraux avaient convenu d'attendre, lorsque la nouvelle de l'attaque de Mers el Kebir fut reçu par les Français, tendant au plus haut point la situation. Le 4 juillet au matin, les navires de la force X trouvèrent les pièces des bâtiments anglais braqués sur eux. La remarque en fut faite à Cunnigham qui fit remettre les canons dans l'axe. Le sang froid des commandants français se mettant ostensiblement à procéder à l'entretien des navires sous les yeux des Anglais détendit l'atmosphère. Les Anglais firent savoir qu'ils ne feraient rien pour s'emparer par la force des bâtiments français, ceux-ci débarquaient leur mazout et entreposaient au consulat de France obturateurs de canons et pointes percutantes des torpilles.
Le 7 juillet un accord écrit est signé par les deux amiraux:
-Les navires seront maintenus dans leur état présent et ne seront pas sabordés.
-Aucune tentative ne sera faite par les Britanniques pour s'en emparer.
-Débarquement d'une partie du personnel à rapatrier vers la France.
-Le personnel restant n'entreprendra aucun acte hostile contre les Britanniques.
-Prescriptions diverses concernant la vie matérielle des marins français à Alexandrie.
-Dans le cas ou des bâtiments de guerre français seraient pris et utilisés par les Italiens ou les Allemands l'accord serait rediscuté.
L'accord bien que déplaisant à la fois à l'amiral Darlan et à Churchill fut scrupuleusement observé jusqu'en 1943.
Toutefois l'amiral Godfroy dut faire face pendant cette longue période à pas mal de désertions.
Il faut citer notamment parmi l'équipage du Duquesne qui quitta l'amiral français pour rejoindre les Forces navales françaises libres, le capitaine de frégate Auboyneau qui deviendra amiral et le lieutenant de vaisseau Honoré d'Estienne d'Orves, mort en martyr de la Résistance.
Alain

samedi 3 juillet 2010

3 juillet 1940: le drame de Mers el Kebir

Disposition des navires français à Mers el Kebir, à gauche les cuirassés.

La Provence, derrière Strasbourg appareille.

La Bretagne en feu va chavirer.

Le Dunkerque échoué (photos collection Alain V)

LE DRAME DE MERS-EL-KEBIR LE 3 JUILLET 1940

Le 3 juillet, la flotte britannique de l'amiral Somerville se présente devant Mers-el-Kebir près d'Oran avec pour mission d'obtenir que la flotte française commandée par l'amiral Gensoul la suive au Royaume-Uni ou soit détruite.
L'amiral Somerville dispose d'une force considérable: Le croiseur de bataille Hood, les cuirassés Resolution et Valiant, 2 croiseurs, 11destroyers et le porte-avions Ark Royal. Il a le choix de l'heure et de la présentation de ses navires qu'un promontoire dissimulera pendant toute l'action aux navires français surpris au mouillage, l'arrière à la jetée, cap sur la terre, disposition défavorable pour la mise en œuvre de l'artillerie des cuirassés.
L'escadre de l'amiral Gensoul comprenait les navires suivants: cuirassés Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne,
6 contre-torpilleurs dont les plus récents Volta et Mogador et le transport d'hydravions Commandant-Teste.
La démobilisation sur place des bâtiments est commencée, ils sont en Afrique hors de portée des Allemands, donc considérés comme étant en sécurité.
Or, voici qu'a 7 heures du matin ce 3 juillet le destroyer Foxhound amène le capitaine de vaisseau Holland apportant les propositions de l'amiral Somerville, soient cinq éventualités:
-suivre les Anglais pour continuer le guerre -conduire les navires français dans un port britannique -appareiller pour les Antilles ou le Etats-Unis -se saborder -combattre
L'amiral Gensoul refuse les termes de l'ultimatum, il tenta un ultime gentleman's agreement après consultation de sa hiérarchie, l'amirauté française en cours de transfert de Bordeaux à Vichy répond un peu rapidement qu'elle envoit des renforts de Toulon, précipitant la décision des Anglais d'en finir avant 17h 30.
A 16h 35, l' officier anglais quitte le navire amiral français sans résultat. Les dés sont jetés; à 16h 56 les Anglais ouvrent le feu à 14000 mètres, ce qui provoqua l'ordre d'ouverture du feu de l'escadre française.
Les bâtiments français tentent d'appareiller; le Strasbourg sous les ordres du capitaine de vaisseau Collinet manœuvre remarquablement et sort sous le feu anglais. Le Dunkerque est touché par des obus de 380 mm et sérieusement avarié, La Bretagne fut touché à la troisième minute avant d'avoir pu décoller de la digue; en feu, il chavira à 17 h 9 et coula, entraînant 977 hommes dans la mort. La Provence fut touché à 17 h 3; le Commandant-Teste, épargné, recueillit les survivants de La Bretagne. Le contre-torpilleur Mogador, retardé dans la passe par un remorqueur, fut touché par un obus de 380mm à l'arrière, la cloison des machines résista et il survécu bien que tout la partie arrière eut disparu.
A 17h 12 les Anglais cessaient le feu.
Le 4 juillet, les bâtiments intacts, le Strasbourg et 3 contres-torpilleurs entraient à Toulon.
Le 6 juillet, les Anglais revinrent, les avions torpilleurs de l'Ark Royal s'attaquèrent au Dunkerque échoué que l'on n'avait pas encore entouré de filets, un patrouilleur amarré au Dunkerque reçut une torpille qui fit exploser ses grenades sous-marines provoquant une large brèche au flanc du cuirassé et tuant 150 hommes.
La Provence rentrera à Toulon le 6 novembre 1940 ainsi que le Mogador en remorque.
Le Dunkerque, plus gravement atteint, ne sera en mesure de rentrer à Toulon que le 19 février 1942.
L'attaque de Mers-el-Kebir aura fait 1297 morts et causé la perte de La Bretagne, des avaries graves au Dunkerque, mais surtout provoqué parmi l'ensemble des marins un sentiment anglophobe qui nuira beaucoup à la poursuite de la guerre auprès du Général de Gaulle qui aura du mal à convaincre la majorité des marins de le rejoindre, et retardera jusqu'en début 1943 le ralliement de ce qui reste de la flotte à la cause alliée.
Alain

3 juillet 1940: le drame de Mers el Kebir

Disposition des navires français à Mers el Kebir, à gauche les cuirassés.

La Provence, derrière Strasbourg appareille.

La Bretagne en feu va chavirer.

Le Dunkerque échoué (photos collection Alain V)

LE DRAME DE MERS-EL-KEBIR LE 3 JUILLET 1940

Le 3 juillet, la flotte britannique de l'amiral Somerville se présente devant Mers-el-Kebir près d'Oran avec pour mission d'obtenir que la flotte française commandée par l'amiral Gensoul la suive au Royaume-Uni ou soit détruite.
L'amiral Somerville dispose d'une force considérable: Le croiseur de bataille Hood, les cuirassés Resolution et Valiant, 2 croiseurs, 11destroyers et le porte-avions Ark Royal. Il a le choix de l'heure et de la présentation de ses navires qu'un promontoire dissimulera pendant toute l'action aux navires français surpris au mouillage, l'arrière à la jetée, cap sur la terre, disposition défavorable pour la mise en œuvre de l'artillerie des cuirassés.
L'escadre de l'amiral Gensoul comprenait les navires suivants: cuirassés Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne,
6 contre-torpilleurs dont les plus récents Volta et Mogador et le transport d'hydravions Commandant-Teste.
La démobilisation sur place des bâtiments est commencée, ils sont en Afrique hors de portée des Allemands, donc considérés comme étant en sécurité.
Or, voici qu'a 7 heures du matin ce 3 juillet le destroyer Foxhound amène le capitaine de vaisseau Holland apportant les propositions de l'amiral Somerville, soient cinq éventualités:
-suivre les Anglais pour continuer le guerre -conduire les navires français dans un port britannique -appareiller pour les Antilles ou le Etats-Unis -se saborder -combattre
L'amiral Gensoul refuse les termes de l'ultimatum, il tenta un ultime gentleman's agreement après consultation de sa hiérarchie, l'amirauté française en cours de transfert de Bordeaux à Vichy répond un peu rapidement qu'elle envoit des renforts de Toulon, précipitant la décision des Anglais d'en finir avant 17h 30.
A 16h 35, l' officier anglais quitte le navire amiral français sans résultat. Les dés sont jetés; à 16h 56 les Anglais ouvrent le feu à 14000 mètres, ce qui provoqua l'ordre d'ouverture du feu de l'escadre française.
Les bâtiments français tentent d'appareiller; le Strasbourg sous les ordres du capitaine de vaisseau Collinet manœuvre remarquablement et sort sous le feu anglais. Le Dunkerque est touché par des obus de 380 mm et sérieusement avarié, La Bretagne fut touché à la troisième minute avant d'avoir pu décoller de la digue; en feu, il chavira à 17 h 9 et coula, entraînant 977 hommes dans la mort. La Provence fut touché à 17 h 3; le Commandant-Teste, épargné, recueillit les survivants de La Bretagne. Le contre-torpilleur Mogador, retardé dans la passe par un remorqueur, fut touché par un obus de 380mm à l'arrière, la cloison des machines résista et il survécu bien que tout la partie arrière eut disparu.
A 17h 12 les Anglais cessaient le feu.
Le 4 juillet, les bâtiments intacts, le Strasbourg et 3 contres-torpilleurs entraient à Toulon.
Le 6 juillet, les Anglais revinrent, les avions torpilleurs de l'Ark Royal s'attaquèrent au Dunkerque échoué que l'on n'avait pas encore entouré de filets, un patrouilleur amarré au Dunkerque reçut une torpille qui fit exploser ses grenades sous-marines provoquant une large brèche au flanc du cuirassé et tuant 150 hommes.
La Provence rentrera à Toulon le 6 novembre 1940 ainsi que le Mogador en remorque.
Le Dunkerque, plus gravement atteint, ne sera en mesure de rentrer à Toulon que le 19 février 1942.
L'attaque de Mers-el-Kebir aura fait 1297 morts et causé la perte de La Bretagne, des avaries graves au Dunkerque, mais surtout provoqué parmi l'ensemble des marins un sentiment anglophobe qui nuira beaucoup à la poursuite de la guerre auprès du Général de Gaulle qui aura du mal à convaincre la majorité des marins de le rejoindre, et retardera jusqu'en début 1943 le ralliement de ce qui reste de la flotte à la cause alliée.
Alain

vendredi 2 juillet 2010

L'OPERATION CATAPULT

Juillet 1940 : les navires français à Portsmouth (collection Alain V)

OPERATION CATAPULT DU 2 AU 8 JUILLET 1940
Le cabinet de guerre britannique sous la direction de Winston Churchill, Premier ministre, décide de s'emparer ou de détruire tous les bâtiments français, ou qu'ils soient stationnés.
L'opération baptisée Catapult est déclenchée le 2 juillet 1940; elle ne suscite pas l'adhésion unanime des chefs d'escadre britanniques. Elle se déroule en plusieurs phases quasiment simultanées pour garantir l'effet de surprise :

- dans les ports britanniques contre les navires français réfugiés, suite à l'invasion allemande
- à MERS- EL- KEBIR, contre la principale force française
- à ALEXANDRIE base britannique en Egypte, contre la force X.
- à DAKAR, ou se trouve le cuirassé RICHELIEU

Dans les ports britanniques:

A Portsmouth se trouvent le COURBET, 1contre- torpilleur, 5 torpilleurs, 2 sous-marins, 6 avisos
A Plymouth : le PARIS, 1 contre- torpilleur, 3 torpilleurs, 3 sous-marins dont le SURCOUF, croiseur sous-marin, 2 avisos
Le COURBET et le PARIS sont deux cuirassés anciens conservés pour les écoles
Dans divers autres ports britanniques : quelques avisos, patrouilleurs et bâtiments divers

Les marins français ont fait l'objet d'un véritable guet-apens, pour s'emparer des navires; attirés sur les navires britanniques pour les faire boire et les éloigner de leur bord. Le 3 juillet à 4 heures du matin, ceux qui sont restés à bord au saut du lit sont surpris, un officier annonce un pli urgent pour le commandant, pour s'introduire à bord derrière le planton, profitant des bonnes relations passées pour endormir leur méfiance. En dépit de ces ruses, il y eu quelques coups de revolver qui firent 4 morts dont 3 anglais. Les Anglais essayèrent de convaincre des marins de continuer le combat avec le Général de Gaulle mais sans résultat, ceux- ci ayant été humiliés, restèrent fidèle au gouvernement du maréchal Pétain et furent rapatriés.

L'OPERATION CATAPULT

Juillet 1940 : les navires français à Portsmouth (collection Alain V)

OPERATION CATAPULT DU 2 AU 8 JUILLET 1940
Le cabinet de guerre britannique sous la direction de Winston Churchill, Premier ministre, décide de s'emparer ou de détruire tous les bâtiments français, ou qu'ils soient stationnés.
L'opération baptisée Catapult est déclenchée le 2 juillet 1940; elle ne suscite pas l'adhésion unanime des chefs d'escadre britanniques. Elle se déroule en plusieurs phases quasiment simultanées pour garantir l'effet de surprise :

- dans les ports britanniques contre les navires français réfugiés, suite à l'invasion allemande
- à MERS- EL- KEBIR, contre la principale force française
- à ALEXANDRIE base britannique en Egypte, contre la force X.
- à DAKAR, ou se trouve le cuirassé RICHELIEU

Dans les ports britanniques:

A Portsmouth se trouvent le COURBET, 1contre- torpilleur, 5 torpilleurs, 2 sous-marins, 6 avisos
A Plymouth : le PARIS, 1 contre- torpilleur, 3 torpilleurs, 3 sous-marins dont le SURCOUF, croiseur sous-marin, 2 avisos
Le COURBET et le PARIS sont deux cuirassés anciens conservés pour les écoles
Dans divers autres ports britanniques : quelques avisos, patrouilleurs et bâtiments divers

Les marins français ont fait l'objet d'un véritable guet-apens, pour s'emparer des navires; attirés sur les navires britanniques pour les faire boire et les éloigner de leur bord. Le 3 juillet à 4 heures du matin, ceux qui sont restés à bord au saut du lit sont surpris, un officier annonce un pli urgent pour le commandant, pour s'introduire à bord derrière le planton, profitant des bonnes relations passées pour endormir leur méfiance. En dépit de ces ruses, il y eu quelques coups de revolver qui firent 4 morts dont 3 anglais. Les Anglais essayèrent de convaincre des marins de continuer le combat avec le Général de Gaulle mais sans résultat, ceux- ci ayant été humiliés, restèrent fidèle au gouvernement du maréchal Pétain et furent rapatriés.