Histoire maritime internationale - Marines marchande ou de guerre - Grands et petits voiliers - Culture maritime (antiquariat, memorabilia, littérature, peinture…) - Tout ce qui concerne la mer et les lacs et ceux qui naviguent dessus (ou dessous) nous passionne…
Affichage des articles dont le libellé est Gustave Zédé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gustave Zédé. Afficher tous les articles
lundi 10 février 2014
Un site consacré à "Tatave", connu aussi sous le nom de Gustave-Zédé
Notre ami JC Blot, auteur d'un très beau site monographique (Cliquez ici) nous fait parvenir ce messsage :
Voici ce que je cherche.
Aux environ du mois d'octobre 1947 à Cherbourg.
Un certain nombre de bateaux allemands arrivent dans le port pour être remis à la Marine française.
Des torpilleurs pour la plupart et quelques autres.
Auriez-vous des renseignements sur ces bateaux et surtout des photos?
Je suis surtout intéressé par le Saar devenu Gustave Zédé pour lequel j'ai créé un site.
Adresse du site: http://www.letatave-a641.net
D'avance, merci. Cordialement.
JC Blot
mardi 21 décembre 2010
Aviso et dépanneur d'hydravions Marcel le Bihan, ex-Greif allemand
Le dépanneur d'hydravions Greif futur Marcel le Bihan. La grue vient de déposer un hydravion sur la plage arrière. On aperçoit les défenses pour protéger les flotteurs lors de la manœuvre.
Le Gustave Zede ex-Marcel le Bihan après refonte en 1978, la grue a été remplacée par un portique à l'arrière pour soulever la soucoupe plongeante que l'on aperçoit au premier plan.Navire aux multiples vies, Marcel le Bihan a été construit comme ravitailleur d'hydravions allemands sous le nom de Greif. Mis sur cale en 1935 au chantier Lubecker Fleudewerke à Lubeck, il a été lancé en 1936 et mis en service en août 1937.
Entre 1934 et 1941, l'Allemagne a fait construire 12 ravitailleurs d'hydravions. Ils se distinguaient par leur silhouette particulière: une passerelle et une cheminée reportées sur l'avant, un canon de 105mm à l'avant et près de la moitié de la longueur du navire occupée par une longue plage arrière plate et dégagée sur laquelle une grue imposante se déplaçait sur des rails afin de sortir l'hydravion de l'eau et de le déposer sur cette plage arrière ou sur le spardeck derrière la cheminée.
Après la guerre, en 1946-1948, nous recevrons trois ravitailleurs d'hydravions allemands (Greif, Max Stinsky et Immelman) qui prendront respectivement les noms de Marcel le Bihan, Paul Goffeny et Commandant Robert Giraud. Ces deux derniers, entrés en service en Allemagne en 1941, étaient un peu plus grand (1000 tonnes) et plus rapides (20,5 nœuds) que le Greif mais ce dernier se distinguait par son mode de propulsion.
Propulseur Voith-Schneider ou cycloïdal
Entre 1934 et 1941, l'Allemagne a fait construire 12 ravitailleurs d'hydravions. Ils se distinguaient par leur silhouette particulière: une passerelle et une cheminée reportées sur l'avant, un canon de 105mm à l'avant et près de la moitié de la longueur du navire occupée par une longue plage arrière plate et dégagée sur laquelle une grue imposante se déplaçait sur des rails afin de sortir l'hydravion de l'eau et de le déposer sur cette plage arrière ou sur le spardeck derrière la cheminée.
Après la guerre, en 1946-1948, nous recevrons trois ravitailleurs d'hydravions allemands (Greif, Max Stinsky et Immelman) qui prendront respectivement les noms de Marcel le Bihan, Paul Goffeny et Commandant Robert Giraud. Ces deux derniers, entrés en service en Allemagne en 1941, étaient un peu plus grand (1000 tonnes) et plus rapides (20,5 nœuds) que le Greif mais ce dernier se distinguait par son mode de propulsion.
![]() |
| Un propulseur Voith-Schneider, le Marcel le Bihan en avait deux semblables pour sa propulsion. |
Le Greif, à la fois le plus ancien et celui qui aura la carrière la plus longue, avait en effet la particularité de posséder deux propulseurs Voith-Schneider.
Le propulseur Voith-Schneider ou cycloïdal, inventé en 1897, mais développé en 1926 par Ernst Schneider, est constitué par un plateau tournant situé sous la coque sur lequel se meuvent des pales verticales orientables, la direction de la poussée dépend de l'orientation des pales, il remplace donc à la fois les hélices et le gouvernail, il est pour la première fois installé sur un navire de guerre de cette importance, il est utilisé principalement sur les remorqueurs, il a la particularité de permettre les déplacements du navire dans tous les sens, même en crabe sur le coté, ou de tourner sur place, d'où une très grande manœuvrabilité.
Caractéristiques du Greif: déplacement: 800 tonnes - 1 000 tonnes en pleine charges - Longueur 72 mètres - largeur 10,60 mètres - tirant d'eau 3,20 mètres. 2 diesels MAN de 4 400 cv entraînent les deux propulseurs Voith-Schneider - rayon d'action 2000 miles à 13 nœuds; vitesse 16 nœuds - Equipage: 41 hommes - Armement:1 canon de 105mm, 2 x 40 mm, 4 x 20mm - Une grue roulante articulée de 13 tonnes
Le Greif entre en service en août 1937 comme dépanneur et ravitailleur rapide de l'aéronautique allemande, il dispose d'un voile d'amerrissage à l'arrière. D'août 1937 à mars 1939, il est affecté à la base aéronavale de Travemunde. Il effectue le soutien logistique des hydravions de la ligne d'Amérique du Sud.
A partir de juillet 1942 il rejoint les forces aéronavales à Gdynia. En août 1944 avec les Boelcke, Hans Albrecht Wedel et Gunther Plunchow, autres ravitailleurs d'hydravions, il fait partie du groupe 81 de Swinemunde. Il participera ensuite à l'évacuation de la Prusse Orientale, emmenant 2 000 passagers par voyage.
Saisi par les Américains le 22 décembre 1945 à Wilhelmshaven, remis en état au chantier Lubeck Flender Werft, il est transféré sous pavillon français par les Etats Unis en octobre 1947 à Cherbourg et armé en août 1948 comme aviso. Il prend alors le nom de Marcel le Bihan.
Après un carénage à Lorient en 1950, il est envoyé en Indochine. De 1950 à 1952, il fait campagne en Extrême Orient. Il est utilisé pour transporter des commandos, effectuer des réparations d'hydravions et comme navire de commandement d'opérations amphibies. Il quitte Saigon le 29 octobre 1952 pour Toulon, à son retour il est placé en réserve.
Du 6 novembre au 16 décembre 1956, le Marcel le Bihan participe à l'expédition de Suez au sein de la force d'intervention.
Après un carénage à Lorient en 1950, il est envoyé en Indochine. De 1950 à 1952, il fait campagne en Extrême Orient. Il est utilisé pour transporter des commandos, effectuer des réparations d'hydravions et comme navire de commandement d'opérations amphibies. Il quitte Saigon le 29 octobre 1952 pour Toulon, à son retour il est placé en réserve.
Du 6 novembre au 16 décembre 1956, le Marcel le Bihan participe à l'expédition de Suez au sein de la force d'intervention.
Il est reclassé gabare en novembre 1959, son armement est débarqué (le canon de 105 mm l'avait été, semble-t-il, dés le retour d'Indochine). Il est affecté au GERS.
En juillet 1961, il est affecté au groupe des bathyscaphes, sa manoeuvrabilité constituant un avantage certain pour cette mission; il sert de bâtiment base au bathyscaphe Archimède qui plonge dans la fosse des Kouriles au Japon en 1962/1963; en 1964 dans celle de Porto Rico; en 1965 au Cap Matapan en Grèce; en 1966 à Madère; il effectue une campagne de plongée à Ponta Delgada (île Sao Miguel)du 17 juin au 6 septembre 1969; participe aux recherches des sous marins Minerve perdu le 27 janvier 1968, et Eurydice perdu le 4 mars 1970.
En 1969 les moteurs MAN d'origine du Marcel le Bihan sont remplacés par des moteurs GMC américains de 1700 cv chacun.
En juillet 1961, il est affecté au groupe des bathyscaphes, sa manoeuvrabilité constituant un avantage certain pour cette mission; il sert de bâtiment base au bathyscaphe Archimède qui plonge dans la fosse des Kouriles au Japon en 1962/1963; en 1964 dans celle de Porto Rico; en 1965 au Cap Matapan en Grèce; en 1966 à Madère; il effectue une campagne de plongée à Ponta Delgada (île Sao Miguel)du 17 juin au 6 septembre 1969; participe aux recherches des sous marins Minerve perdu le 27 janvier 1968, et Eurydice perdu le 4 mars 1970.
En 1969 les moteurs MAN d'origine du Marcel le Bihan sont remplacés par des moteurs GMC américains de 1700 cv chacun.
Il est affecté au Gismer en 1975. Rebaptisé Gustave Zédé en 1978, il est affecté aux missions de récupérations au profit du centre d'essais des Landes, et est support du sous-marin d'exploration Shelf Diver. De 1979 à 1981, il subit une refonte pour accueillir le sous-marin d'exploration Licorne, la grue est débarquée et replacée par un portique articulé à l'arrière.
Il est condamné le 8 septembre 1986 à Lorient et finira coulé le 22 juin 1990 en remorque de l'Ailette en Méditerranée.
Il est condamné le 8 septembre 1986 à Lorient et finira coulé le 22 juin 1990 en remorque de l'Ailette en Méditerranée.
Alain (photos collection Alain V)
Aviso et dépanneur d'hydravions Marcel le Bihan, ex-Greif allemand
Le dépanneur d'hydravions Greif futur Marcel le Bihan. La grue vient de déposer un hydravion sur la plage arrière. On aperçoit les défenses pour protéger les flotteurs lors de la manœuvre.
Le Gustave Zede ex-Marcel le Bihan après refonte en 1978, la grue a été remplacée par un portique à l'arrière pour soulever la soucoupe plongeante que l'on aperçoit au premier plan.Navire aux multiples vies, Marcel le Bihan a été construit comme ravitailleur d'hydravions allemands sous le nom de Greif. Mis sur cale en 1935 au chantier Lubecker Fleudewerke à Lubeck, il a été lancé en 1936 et mis en service en août 1937.
Entre 1934 et 1941, l'Allemagne a fait construire 12 ravitailleurs d'hydravions. Ils se distinguaient par leur silhouette particulière: une passerelle et une cheminée reportées sur l'avant, un canon de 105mm à l'avant et près de la moitié de la longueur du navire occupée par une longue plage arrière plate et dégagée sur laquelle une grue imposante se déplaçait sur des rails afin de sortir l'hydravion de l'eau et de le déposer sur cette plage arrière ou sur le spardeck derrière la cheminée.
Après la guerre, en 1946-1948, nous recevrons trois ravitailleurs d'hydravions allemands (Greif, Max Stinsky et Immelman) qui prendront respectivement les noms de Marcel le Bihan, Paul Goffeny et Commandant Robert Giraud. Ces deux derniers, entrés en service en Allemagne en 1941, étaient un peu plus grand (1000 tonnes) et plus rapides (20,5 nœuds) que le Greif mais ce dernier se distinguait par son mode de propulsion.
Propulseur Voith-Schneider ou cycloïdal
Entre 1934 et 1941, l'Allemagne a fait construire 12 ravitailleurs d'hydravions. Ils se distinguaient par leur silhouette particulière: une passerelle et une cheminée reportées sur l'avant, un canon de 105mm à l'avant et près de la moitié de la longueur du navire occupée par une longue plage arrière plate et dégagée sur laquelle une grue imposante se déplaçait sur des rails afin de sortir l'hydravion de l'eau et de le déposer sur cette plage arrière ou sur le spardeck derrière la cheminée.
Après la guerre, en 1946-1948, nous recevrons trois ravitailleurs d'hydravions allemands (Greif, Max Stinsky et Immelman) qui prendront respectivement les noms de Marcel le Bihan, Paul Goffeny et Commandant Robert Giraud. Ces deux derniers, entrés en service en Allemagne en 1941, étaient un peu plus grand (1000 tonnes) et plus rapides (20,5 nœuds) que le Greif mais ce dernier se distinguait par son mode de propulsion.
![]() |
| Un propulseur Voith-Schneider, le Marcel le Bihan en avait deux semblables pour sa propulsion. |
Le Greif, à la fois le plus ancien et celui qui aura la carrière la plus longue, avait en effet la particularité de posséder deux propulseurs Voith-Schneider.
Le propulseur Voith-Schneider ou cycloïdal, inventé en 1897, mais développé en 1926 par Ernst Schneider, est constitué par un plateau tournant situé sous la coque sur lequel se meuvent des pales verticales orientables, la direction de la poussée dépend de l'orientation des pales, il remplace donc à la fois les hélices et le gouvernail, il est pour la première fois installé sur un navire de guerre de cette importance, il est utilisé principalement sur les remorqueurs, il a la particularité de permettre les déplacements du navire dans tous les sens, même en crabe sur le coté, ou de tourner sur place, d'où une très grande manœuvrabilité.
Caractéristiques du Greif: déplacement: 800 tonnes - 1 000 tonnes en pleine charges - Longueur 72 mètres - largeur 10,60 mètres - tirant d'eau 3,20 mètres. 2 diesels MAN de 4 400 cv entraînent les deux propulseurs Voith-Schneider - rayon d'action 2000 miles à 13 nœuds; vitesse 16 nœuds - Equipage: 41 hommes - Armement:1 canon de 105mm, 2 x 40 mm, 4 x 20mm - Une grue roulante articulée de 13 tonnes
Le Greif entre en service en août 1937 comme dépanneur et ravitailleur rapide de l'aéronautique allemande, il dispose d'un voile d'amerrissage à l'arrière. D'août 1937 à mars 1939, il est affecté à la base aéronavale de Travemunde. Il effectue le soutien logistique des hydravions de la ligne d'Amérique du Sud.
A partir de juillet 1942 il rejoint les forces aéronavales à Gdynia. En août 1944 avec les Boelcke, Hans Albrecht Wedel et Gunther Plunchow, autres ravitailleurs d'hydravions, il fait partie du groupe 81 de Swinemunde. Il participera ensuite à l'évacuation de la Prusse Orientale, emmenant 2 000 passagers par voyage.
Saisi par les Américains le 22 décembre 1945 à Wilhelmshaven, remis en état au chantier Lubeck Flender Werft, il est transféré sous pavillon français par les Etats Unis en octobre 1947 à Cherbourg et armé en août 1948 comme aviso. Il prend alors le nom de Marcel le Bihan.
Après un carénage à Lorient en 1950, il est envoyé en Indochine. De 1950 à 1952, il fait campagne en Extrême Orient. Il est utilisé pour transporter des commandos, effectuer des réparations d'hydravions et comme navire de commandement d'opérations amphibies. Il quitte Saigon le 29 octobre 1952 pour Toulon, à son retour il est placé en réserve.
Du 6 novembre au 16 décembre 1956, le Marcel le Bihan participe à l'expédition de Suez au sein de la force d'intervention.
Après un carénage à Lorient en 1950, il est envoyé en Indochine. De 1950 à 1952, il fait campagne en Extrême Orient. Il est utilisé pour transporter des commandos, effectuer des réparations d'hydravions et comme navire de commandement d'opérations amphibies. Il quitte Saigon le 29 octobre 1952 pour Toulon, à son retour il est placé en réserve.
Du 6 novembre au 16 décembre 1956, le Marcel le Bihan participe à l'expédition de Suez au sein de la force d'intervention.
Il est reclassé gabare en novembre 1959, son armement est débarqué (le canon de 105 mm l'avait été, semble-t-il, dés le retour d'Indochine). Il est affecté au GERS.
En juillet 1961, il est affecté au groupe des bathyscaphes, sa manoeuvrabilité constituant un avantage certain pour cette mission; il sert de bâtiment base au bathyscaphe Archimède qui plonge dans la fosse des Kouriles au Japon en 1962/1963; en 1964 dans celle de Porto Rico; en 1965 au Cap Matapan en Grèce; en 1966 à Madère; il effectue une campagne de plongée à Ponta Delgada (île Sao Miguel)du 17 juin au 6 septembre 1969; participe aux recherches des sous marins Minerve perdu le 27 janvier 1968, et Eurydice perdu le 4 mars 1970.
En 1969 les moteurs MAN d'origine du Marcel le Bihan sont remplacés par des moteurs GMC américains de 1700 cv chacun.
En juillet 1961, il est affecté au groupe des bathyscaphes, sa manoeuvrabilité constituant un avantage certain pour cette mission; il sert de bâtiment base au bathyscaphe Archimède qui plonge dans la fosse des Kouriles au Japon en 1962/1963; en 1964 dans celle de Porto Rico; en 1965 au Cap Matapan en Grèce; en 1966 à Madère; il effectue une campagne de plongée à Ponta Delgada (île Sao Miguel)du 17 juin au 6 septembre 1969; participe aux recherches des sous marins Minerve perdu le 27 janvier 1968, et Eurydice perdu le 4 mars 1970.
En 1969 les moteurs MAN d'origine du Marcel le Bihan sont remplacés par des moteurs GMC américains de 1700 cv chacun.
Il est affecté au Gismer en 1975. Rebaptisé Gustave Zédé en 1978, il est affecté aux missions de récupérations au profit du centre d'essais des Landes, et est support du sous-marin d'exploration Shelf Diver. De 1979 à 1981, il subit une refonte pour accueillir le sous-marin d'exploration Licorne, la grue est débarquée et replacée par un portique articulé à l'arrière.
Il est condamné le 8 septembre 1986 à Lorient et finira coulé le 22 juin 1990 en remorque de l'Ailette en Méditerranée.
Il est condamné le 8 septembre 1986 à Lorient et finira coulé le 22 juin 1990 en remorque de l'Ailette en Méditerranée.
Alain (photos collection Alain V)
dimanche 24 octobre 2010
11 avril 1901, lors des fêtes de Toulon, le président de la République monte sur le sous-marin Gustave Zédé
"11 avril 1901, Emile Loubet, président de la République, et M. Delcassé, ministre des Affaires étrangères ont passé une demi-heure à bord du sous-marin Gustave Zédé. Une partie de ce temps a été consacrée à des évolutions sous l'eau. Le président a visité le cuirassé Tsarévitch et le croiseur-cuirassé Bayan de la flotte russe, dont il a décoré les commandants." Voila ce que l'on peut lire sur une dépêche datée du 12 avril 1901, rendant compte des fêtes de Toulon auxquelles participaient une flotte russe commandée par l'amiral Biriloff et une flotte italienne sous les ordres du duc de Gênes.
La photo de cet évènement est intéressante car lorsque l'on se rend compte ce qu'était le sous-marin Gustave Zédé, on ne peut que saluer le courage du président de la République et du ministre des Affaires étrangères d'oser participer à une plongée à bord d'un tel bâtiment.
Cette photo de Toulon en 1901, nous montre également dans les bassins de Missiessy, le cuirassé Brennus (en service depuis 1893 et qui sera désarmé en 1919 et démoli en 1922) et à l'extrême gauche une partie du croiseur protégé Chateaurenault qui vient à peine d'entrer en service, et qui sera torpillé le 14 décembre 1917, par le sous marin allemand UC38.
Alain
11 avril 1901, lors des fêtes de Toulon, le président de la République monte sur le sous-marin Gustave Zédé
"11 avril 1901, Emile Loubet, président de la République, et M. Delcassé, ministre des Affaires étrangères ont passé une demi-heure à bord du sous-marin Gustave Zédé. Une partie de ce temps a été consacrée à des évolutions sous l'eau. Le président a visité le cuirassé Tsarévitch et le croiseur-cuirassé Bayan de la flotte russe, dont il a décoré les commandants." Voila ce que l'on peut lire sur une dépêche datée du 12 avril 1901, rendant compte des fêtes de Toulon auxquelles participaient une flotte russe commandée par l'amiral Biriloff et une flotte italienne sous les ordres du duc de Gênes.
La photo de cet évènement est intéressante car lorsque l'on se rend compte ce qu'était le sous-marin Gustave Zédé, on ne peut que saluer le courage du président de la République et du ministre des Affaires étrangères d'oser participer à une plongée à bord d'un tel bâtiment.
Cette photo de Toulon en 1901, nous montre également dans les bassins de Missiessy, le cuirassé Brennus (en service depuis 1893 et qui sera désarmé en 1919 et démoli en 1922) et à l'extrême gauche une partie du croiseur protégé Chateaurenault qui vient à peine d'entrer en service, et qui sera torpillé le 14 décembre 1917, par le sous marin allemand UC38.
Alain
Inscription à :
Articles (Atom)




