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vendredi 20 mai 2011

Burdigala, ex-Kaiser Friedrich (1897-1916) de la compagnie Sud-Atlantique

Embarquement des passagers à bord du Burdigala à Pauillac (Gironde)
Nous avons publié il y a peu un article sur le paquebot Burdigala, ex-Kaiser Friedrich (1897-1916) de la compagnie Sud-Atlantique (voir ce blog). En voici d'autres images empruntée à un amoureux des appontements de Pauillac, construits par Eiffel (voir ce blog).

Paquebot postal à grande vitesse Burdigala de la compagnie de navigation Sud-Atlantique

Burdigala, ex-Kaiser Friedrich (1897-1916) de la compagnie Sud-Atlantique


Embarquement des passagers à bord du Burdigala à Pauillac (Gironde)
Nous avons publié il y a peu un article sur le paquebot Burdigala, ex-Kaiser Friedrich (1897-1916) de la compagnie Sud-Atlantique (voir ce blog). En voici d'autres images empruntée à un amoureux des appontements de Pauillac, construits par Eiffel (voir ce blog).

Paquebot postal à grande vitesse Burdigala de la compagnie de navigation Sud-Atlantique

mardi 10 mai 2011

Burdigala, ex-Kaiser Friedrich, paquebot gourmand et souvent abandonné pour cela

Paquebot Burdigala ex-Kaiser Friedrich (1897-1916)
de la compagnie Sud-Atlantique
(coll.
agence Adhémar)
Paquebot de 12480t (177 mètres par 19 mètres), Kaiser Friedrich est sorti en 1897 des chantiers PF Schichau de Dantzig, en Pologne, pour la compagnie allemande Norddeutscher Lloyd de Brême.
Ce navire luxueux et confortable, qui aurait pu rivalisé avec Kaiser Wilhelm der Grosse de la même compagnie sur la ligne royale de l'Atlantique Nord (Brême, Southampton, Cherbourg, New York) sur laquelle il avait été placé, est cependant rendu aux chantiers à cause de sa consommation excessive de charbon et son incapacité à atteindre les 22 nœuds de vitesse de croisière en contradiction avec les spécifications du contrat. 
Malgré sa mauvaise réputation, il est ensuite loué en 1900 à la compagnie rivale Hamburg Amerika Linie (Hapag) qui l'abandonne à son tour pour les mêmes raisons de coût et de rapidité. 
Il est enfin racheté en 1912 par la compagnie bordelaise Sud-Atlantique, visiblement peu effrayée par sa réputation de gourmandise. Il est rebaptisé Burdigala (nom latin de Bordeaux, cf Astérix). Ce qui n'empêche pas la compagnie, les yeux enfin dessillés, de le désarmer fin 1913. 
L'Etat, peu regardant sur les dépenses, le réquisitionne au déclenchement du Premier conflit mondial. Transformé en croiseur auxiliaire (1915-1916), Burdigala reçoit plusieurs pièces d'artillerie. Transport de troupes, en 1916, entre les ports du sud-est de la France et la mer Égée, il saute le 14 novembre sur une mine posée par le sous-marin allemand U 73.
Retrouvez les dix-neuf navires de la compagnie Sud-Atlantique sur ce blog.

Burdigala, ex-Kaiser Friedrich, paquebot gourmand et souvent abandonné pour cela

Paquebot Burdigala ex-Kaiser Friedrich (1897-1916)
de la compagnie Sud-Atlantique
(coll.
agence Adhémar)
Paquebot de 12480t (177 mètres par 19 mètres), Kaiser Friedrich est sorti en 1897 des chantiers PF Schichau de Dantzig, en Pologne, pour la compagnie allemande Norddeutscher Lloyd de Brême.
Ce navire luxueux et confortable, qui aurait pu rivalisé avec Kaiser Wilhelm der Grosse de la même compagnie sur la ligne royale de l'Atlantique Nord (Brême, Southampton, Cherbourg, New York) sur laquelle il avait été placé, est cependant rendu aux chantiers à cause de sa consommation excessive de charbon et son incapacité à atteindre les 22 nœuds de vitesse de croisière en contradiction avec les spécifications du contrat. 
Malgré sa mauvaise réputation, il est ensuite loué en 1900 à la compagnie rivale Hamburg Amerika Linie (Hapag) qui l'abandonne à son tour pour les mêmes raisons de coût et de rapidité. 
Il est enfin racheté en 1912 par la compagnie bordelaise Sud-Atlantique, visiblement peu effrayée par sa réputation de gourmandise. Il est rebaptisé Burdigala (nom latin de Bordeaux, cf Astérix). Ce qui n'empêche pas la compagnie, les yeux enfin dessillés, de le désarmer fin 1913. 
L'Etat, peu regardant sur les dépenses, le réquisitionne au déclenchement du Premier conflit mondial. Transformé en croiseur auxiliaire (1915-1916), Burdigala reçoit plusieurs pièces d'artillerie. Transport de troupes, en 1916, entre les ports du sud-est de la France et la mer Égée, il saute le 14 novembre sur une mine posée par le sous-marin allemand U 73.
Retrouvez les dix-neuf navires de la compagnie Sud-Atlantique sur ce blog.

mardi 25 août 2009

Gloires et déboires de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique

Affiche du peintre de la marine Albert Sebille
pour les paquebots express à 4 hélices Gallia et Lutetia
de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique.


Dans le groupe, somme toute restreint, des grands armements français, la Compagnie de navigation Sud-Atlantique est sans doute celle qui a le plus joué de malchance. Cinq des dix-neuf navires de sa flotte furent envoyés par le fond durant la Première Guerre mondiale, dont Gallia et Lutetia, transformés en transports de troupes russes. Un sixième, le prestigieux Atlantique, fut détruit par un incendie au large de Cherbourg en 1933, deux ans seulement après sa mise en service.
C’est à Georges Clemenceau – étonné, lors d'une tournée en Amérique du Sud, de la médiocrité de nos navires comparés aux anglais, allemands et italiens –, que l’on doit la création de la compagnie destinée à relier l’Amérique du Sud à Bordeaux.
Financée par un groupe de banquiers et d’armateurs, dès sa naissance en 1912, elle se voit dotée de la concession de la ligne Brésil-La Plata. Quatre paquebots naviguant à 18 nœuds et six mixtes sont prévus pour faire le voyage deux fois par mois avec des escales à Lisbonne, Dalkar, Rio de Janeiro et Montévidéo. En attendant la livraison des premières unités, la compagnie s’équipe de bateaux anciens. Parmi eux, Burdigala, gros consommateur de charbon, appareille de Bordeaux le 5 octobre 1912 et rallie Buenos Aire à la vitesse de 17 nœuds de moyenne. Ce sera son seul voyage, à son retour à Bordeaux, trop coûteux à réparer, il est désarmé. La même poisse atteindra Divonna (problèmes de gouvernail à Dakar), La Champagne (immobilisé après un abordage à Lisbonne), La Gascogne (échouage) et Lutetia qui aborde un cargo grec à son premier voyage.
La Grande Guerre est une autre épreuve, dans les cinq navires coulés, Burdigala, porte-poisse légendaire, saute sur une mine après avoir été réarmé en croiseur auxiliaire.
Après la guerre de nouveaux bateaux ne sont pas plus chanceux, Meduana est renfloué après un incendie et le luxueux L'Atlantique ne durera que deux ans.
En 1934, ne restait en service sur la ligne que le vieux Massilia.
Dernier sursaut de la compagnie, la construction de Pasteur, réquisitionné comme transport de troupe pendant huit ans, et les mixtes Laënnec et Charles-Tellier, lancés en 1952. C’était le chant du cygne de Sud-Atlantique, en 1962, elle vend son dernier navire, Charles-Tellier, et son pavillon au cercle rouge (le coq rouge avait été remplacé dès 1931, source site Pavillons) disparaît à jamais de l’Atlantique.

Gloires et déboires de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique

Affiche du peintre de la marine Albert Sebille
pour les paquebots express à 4 hélices Gallia et Lutetia
de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique.


Dans le groupe, somme toute restreint, des grands armements français, la Compagnie de navigation Sud-Atlantique est sans doute celle qui a le plus joué de malchance. Cinq des dix-neuf navires de sa flotte furent envoyés par le fond durant la Première Guerre mondiale. Un sixième, le prestigieux Atlantique, fut détruit par un incendie au large de Cherbourg en 1933, deux ans seulement après sa mise en service.
C’est à Georges Clemenceau – étonné, lors d'une tournée en Amérique du Sud, de la médiocrité de nos navires comparés aux anglais, allemands et italiens –, que l’on doit la création de la compagnie destinée à relier l’Amérique du Sud à Bordeaux.
Financée par un groupe de banquiers et d’armateurs, dès sa naissance en 1912, elle se voit dotée de la concession de la ligne Brésil-La Plata. Quatre paquebots naviguant à 18 nœuds et six mixtes sont prévus pour faire le voyage deux fois par mois avec des escales à Lisbonne, Dalkar, Rio de Janeiro et Montévidéo. En attendant la livraison des premières unités, la compagnie s’équipe de bateaux anciens. Parmi eux, Burdigala, gros consommateur de charbon, appareille de Bordeaux le 5 octobre 1912 et rallie Buenos Aire à la vitesse de 17 nœuds de moyenne. Ce sera son seul voyage, à son retour à Bordeaux, trop coûteux à réparer, il est désarmé. La même poisse atteindra Divonna (problèmes de gouvernail à Dakar), La Champagne (immobilisé après un abordage à Lisbonne), La Gascogne (échouage) et Lutetia qui aborde un cargo grec à son premier voyage.
La Grande Guerre est une autre épreuve, dans les cinq navires coulés, Burdigala, porte-poisse légendaire, saute sur une mine après avoir été réarmé en croiseur auxiliaire.
Après la guerre de nouveaux bateaux ne sont pas plus chanceux, Meduana est renfloué après un incendie et le luxueux L'Atlantique ne durera que deux ans.
En 1934, ne restait en service sur la ligne que le vieux Massilia.
Dernier sursaut de la compagnie, la construction de Pasteur, réquisitionné comme transport de troupe pendant huit ans, et les mixtes Laënnec et Charles-Tellier, lancés en 1952. C’était le chant du cygne de Sud-Atlantique, en 1962, elle vend son dernier navire, Charles-Tellier, et son pavillon au cercle rouge (le coq rouge avait été remplacé dès 1931, source site Pavillons) disparaît à jamais de l’Atlantique.

Gloires et déboires de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique

Affiche du peintre de la marine Albert Sebille
pour les paquebots express à 4 hélices Gallia et Lutetia
de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique.


Dans le groupe, somme toute restreint, des grands armements français, la Compagnie de navigation Sud-Atlantique est sans doute celle qui a le plus joué de malchance. Cinq des dix-neuf navires de sa flotte furent envoyés par le fond durant la Première Guerre mondiale. Un sixième, le prestigieux Atlantique, fut détruit par un incendie au large de Cherbourg en 1933, deux ans seulement après sa mise en service.
C’est à Georges Clemenceau – étonné, lors d'une tournée en Amérique du Sud, de la médiocrité de nos navires comparés aux anglais, allemands et italiens –, que l’on doit la création de la compagnie destinée à relier l’Amérique du Sud à Bordeaux.
Financée par un groupe de banquiers et d’armateurs, dès sa naissance en 1912, elle se voit dotée de la concession de la ligne Brésil-La Plata. Quatre paquebots naviguant à 18 nœuds et six mixtes sont prévus pour faire le voyage deux fois par mois avec des escales à Lisbonne, Dalkar, Rio de Janeiro et Montévidéo. En attendant la livraison des premières unités, la compagnie s’équipe de bateaux anciens. Parmi eux, Burdigala, gros consommateur de charbon, appareille de Bordeaux le 5 octobre 1912 et rallie Buenos Aire à la vitesse de 17 nœuds de moyenne. Ce sera son seul voyage, à son retour à Bordeaux, trop coûteux à réparer, il est désarmé. La même poisse atteindra Divonna (problèmes de gouvernail à Dakar), La Champagne (immobilisé après un abordage à Lisbonne), La Gascogne (échouage) et Lutetia qui aborde un cargo grec à son premier voyage.
La Grande Guerre est une autre épreuve, dans les cinq navires coulés, Burdigala, porte-poisse légendaire, saute sur une mine après avoir été réarmé en croiseur auxiliaire.
Après la guerre de nouveaux bateaux ne sont pas plus chanceux, Meduana est renfloué après un incendie et le luxueux L'Atlantique ne durera que deux ans.
En 1934, ne restait en service sur la ligne que le vieux Massilia.
Dernier sursaut de la compagnie, la construction de Pasteur, réquisitionné comme transport de troupe pendant huit ans, et les mixtes Laënnec et Charles-Tellier, lancés en 1952. C’était le chant du cygne de Sud-Atlantique, en 1962, elle vend son dernier navire, Charles-Tellier, et son pavillon au cercle rouge (le coq rouge avait été remplacé dès 1931, source site Pavillons) disparaît à jamais de l’Atlantique.