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mercredi 30 avril 2014

30 avril 1940 perte accidentelle du contre-torpilleur français Maillé-Brézé

                                                   

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé de la classe Vauquelin est mis sur cale en 1930 aux chantiers de Penhoët à Saint Nazaire;. Lancé le 9 novembre 1931, il entre en service en 1932. Il déplace 2441 t w ; long de 129 mètres; il est armé de 5 canons de 138 mm; 4 x 37 mm; 4 x 13 mm et 7 tubes lance -torpilles.
Au début de la guerre, le Maillé-Brézéappartient à la 9e division de contre-torpilleurs basée en Méditerranée; le 1er avril 1940 il appareille de Toulon pour participer à la Campagne de Norvège.
Il se dirige alors vers Scapa flow ou il arrive le 8 avril, avec le croiseur Emile-Bertin portant la marque de l'amiral Derrien, ils rallient la Home Fleet, ils recherchent les convois allemands naviguant près des cotes norvégiennes; le Maillé-Brézé rejoint Greenock sur l'estuaire de la Clyde; il escorte les convois vers Namsos.

                                         Le contre-torpilleur Maillé-Brézé en feu 

Le 30 avril,  en début d’après-midi, le Maillé-Brézé est embossé dans la Clyde, feux bas; il effectue un exercice de mise de feu au mouillage pour le lancement à la poudre du tube lance -torpilles n°1; après cet exercice, la plate forme de tubes lance- torpilles latérale tribord est remise dans l'axe; alors qu'un quartier-maître procède à des graissages; dans des circonstances inexpliquées, la gargousse de poudre du tube n°1 qui est restée à poste, est mise à feu, provoquant la chasse de la torpille, laquelle pénètre sous la teugue; sous le choc le réservoir d'air comprimé éclate, causant des avaries considérables aux superstructures avant et la destruction de la chaufferie n°1.  Le cône de combat explose, provoquant un incendie qui se propage à tout l'avant du bâtiment ; le Maillé-Brézé prend de la bande; malgré l'aide des bâtiments britanniques sur rade; le feu ne peut être maîtrisé; les soutes à munitions risquant d'exploser le bâtiment est évacué à 15 h 15; le feu est enfin maîtrisé par les pompiers de Greenock vers 19 h ; à 20 h l'épave coule par 12 mètres de fonds; seuls émergent les vestiges du bloc passerelle et de la mature et 3 des cheminées; la quatrième s'étant effondrée lors de l'incendie. Il y aura 27 morts et 47 blessés dans cet accident; l'épave du Maillé-Brézé ne sera relevée qu'en août 1954 pour être ferraillée à Greenock.

Alain

mardi 29 avril 2014

Un torpilleur dans les grands bassins du Havre

Un torpilleur dans les grands bassins du Havre. coll agence Adhémar
Les cartes éditées par LV et Cie (LV pour Léopold Verger) pour le compte de la société Chocolat Louit, dont le nom est porté sur la carte. Ce sont des cartes colorisées, selon un procédé dit «aquaphoto» qui avait le gros inconvénient de fragiliser le support. Un marchand décrivait ainsi ces cartes : un regard trop appuyé suffisait à les faire gondoler…
Dans les collections du chocolatier, figurent plusieurs cartes postales de port…

Sur cette carte postale, s'agit-il de l'un des torpilleurs numérotés dont nous avait parlé Alain? (cliquez ici)

mardi 27 novembre 2012

La flotte de Wrangel, la fin du torpilleur Jivoyi

Torpilleur russe Burnyi identique au Jivoyi disparu en novembre 1920

J' ai eu l'occasion à plusieurs reprises d'évoquer ici la flotte du Général Wrangel évacuant de Crimée à Bizerte via Constantinople les russes blancs fuyant les bolcheviques en novembre et décembre 1920; en particulier; en vous parlant du navire atelier Vulcain, et du remorqueur Iroise.
La traversée de la flotte de Wrangel ne s'est pas fait sans perte par suite des conditions météorologiques épouvantables rencontrées par une flotte hétérogène de 126 navires dont une trentaine de navires de guerre navigant dans des conditions matérielles et humaines très difficiles, les navires en meilleur état remorquant les autres; les 130 000 réfugiés étant entassés sur les navires; une escadre française escortait cette flotte dans des conditions également très difficiles, un aviso français se perdit d'ailleurs sur les cotes de Lesbos. Aujourd'hui j'évoque la perte du torpilleur russe Jivoyi transportant 350 personnes à bord, équipage et réfugiés compris.

Le Jivoyi était un torpilleur du type Boikyi de 350 tonnes, lancé en 1904, semblable aux Jarky, Zorky et Zvonky qui seront internés à Bizerte; il avait quitté le port de Kertch sur la Mer Noire en remorque d'un autre bâtiment parce qu'il manquait de combustible; l'aussière de la remorque ayant cassée au cours de son remorquage par suite de l'état de la mer, il est parti à la dérive et n'a pas été retrouvé en dépit de recherches des avisos français Toul et Duchaffault, du charbonnier russe Dolland, et des torpilleurs russes Bespokoiny et Pilky; le 28 novembre l'aviso français Suippe reprend les recherches sur la cote ouest de la mer Noire également sans résultat; le Jivoyi ne sera jamais retrouvé, il a été déclaré coulé le 16 novembre 1920, jour de sa disparition.

Alain

jeudi 18 octobre 2012

Quand les contre-torpilleurs portaient des noms d'armes

De 1899 à 1907, les six classes de contre-torpilleurs (Durandal, Framée, Rochefortais, Arquebuse, Claymore et Branlebas) construits pour la Marine nationale portent des noms d'armes historiques. En 1908, on passe au nom de types de soldats (classe Spahi, Voltigeur, Chasseur…).
Voici deux contre-torpilleurs de la classe Arquebuse, Arbalète et Mousquet. 
Arbalète (M 15), lancé au chantiers Augustin Normand du Havre le 18 avril 1903 et Mousquet (M 16), lancé au chantiers de la Loire de Nantes le 7 août 1902. Ils sont ici au quai du petit-rang à Toulon. (Coll agence Adhémar)
Ces contre-torpilleurs de la classe Arquebuse de 58,3m, maître-bau 6,4m, tirant d'eau 3,2m, ont un déplacement de 300t. Leur puissance de 6300cv est obtenue par deux machines à vapeur à triple expansion (chaudières Normand) et donnait une vitesse maximum de 30 nœuds. Ils portaient un canon de 65mm, six de 47mm et deux tubes lance-torpilles de 380mm. Ils avaient un rayon d'action de 2300 miles à 10 nœuds.
Equipage de 52 membres.
Cette série de vingt contre-torpilleurs a servi jusqu'à 1921 sauf les deux pertes dont le Mousquet ci-dessus, coulé par le croiseur léger allemand SMS Emden à l'entrée du port de Penang (Malaisie) le 28 octobre 1914.


Obusier (M 35), lancé au chantiers de l'arsenal de Rochefort le 23 mars 1906 et Francisque (M 22), lancé également à l'arsenal de Rochefort le 2 mars 1904. (Coll agence Adhémar)
Ci-dessus deux autres contre-torpilleurs dont un de la classe Arquebuse (voir ci-dessus), Francisque M 22 (à droite sur la carte postale), construit aux chantiers de l'arsenal de Rochefort, lancé le 2 mars 1904. 
L'autre est Obusier (M35) de la classe Claymore (grande épée écossaise à double tranchant), également construit aux chantiers de l'arsenal de Rochefort, lancé le 23 mars 1906. Il sera également rayé en 1921.
Les contre-torpilleurs de la classe  Claymore de 58 m, maître-bau 6,53m, tirant d'eau 2,95m, ont un déplacement de 356t. Leur puissance de 6800cv est obtenue par deux machines à vapeur alternatives (chaudières Normand) et donnait une vitesse maximum de 28 nœuds. Ils portaient un canon de 65mm, six de 47mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm. Ils avaient un rayon d'action de 2300 miles à 10 nœuds. Equipage de 60 membres.
Certains contre-torpilleurs de cette série de treize contre-torpilleurs ont servi jusqu'à 1931.


Quand les contre-torpilleurs portaient des noms d'armes

De 1899 à 1907, les six classes de contre-torpilleurs (Durandal, Framée, Rochefortais, Arquebuse, Claymore et Branlebas) construits pour la Marine nationale portent des noms d'armes historiques. En 1908, on passe au nom de types de soldats (classe Spahi, Voltigeur, Chasseur…).
Voici deux contre-torpilleurs de la classe Arquebuse, Arbalète et Mousquet. 
Arbalète (M 15), lancé au chantiers Augustin Normand du Havre le 18 avril 1903 et Mousquet (M 16), lancé au chantiers de la Loire de Nantes le 7 août 1902. Ils sont ici au quai du petit-rang à Toulon. (Coll agence Adhémar)
Ces contre-torpilleurs de la classe Arquebuse de 58,3m, maître-bau 6,4m, tirant d'eau 3,2m, ont un déplacement de 300t. Leur puissance de 6300cv est obtenue par deux machines à vapeur à triple expansion (chaudières Normand) et donnait une vitesse maximum de 30 nœuds. Ils portaient un canon de 65mm, six de 47mm et deux tubes lance-torpilles de 380mm. Ils avaient un rayon d'action de 2300 miles à 10 nœuds.
Equipage de 52 membres.
Cette série de vingt contre-torpilleurs a servi jusqu'à 1921 sauf les deux pertes dont le Mousquet ci-dessus, coulé par le croiseur léger allemand SMS Emden à l'entrée du port de Penang (Malaisie) le 28 octobre 1914.


Obusier (M 35), lancé au chantiers de l'arsenal de Rochefort le 23 mars 1906 et Francisque (M 22), lancé également à l'arsenal de Rochefort le 2 mars 1904. (Coll agence Adhémar)
Ci-dessus deux autres contre-torpilleurs dont un de la classe Arquebuse (voir ci-dessus), Francisque M 22 (à droite sur la carte postale), construit aux chantiers de l'arsenal de Rochefort, lancé le 2 mars 1904. 
L'autre est Obusier (M35) de la classe Claymore (grande épée écossaise à double tranchant), également construit aux chantiers de l'arsenal de Rochefort, lancé le 23 mars 1906. Il sera également rayé en 1921.
Les contre-torpilleurs de la classe  Claymore de 58 m, maître-bau 6,53m, tirant d'eau 2,95m, ont un déplacement de 356t. Leur puissance de 6800cv est obtenue par deux machines à vapeur alternatives (chaudières Normand) et donnait une vitesse maximum de 28 nœuds. Ils portaient un canon de 65mm, six de 47mm et deux tubes lance-torpilles de 450mm. Ils avaient un rayon d'action de 2300 miles à 10 nœuds. Equipage de 60 membres.
Certains contre-torpilleurs de cette série de treize contre-torpilleurs ont servi jusqu'à 1931.


jeudi 14 juillet 2011

14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, fils cadet du président américain meurt dans le ciel de France

14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, le fils cadet du président Théodore Roosevelt meurt dans un combat aérien dans le ciel de France. Sa mémoire sera honoré par la Marine française qui donnera son nom à deux navires.

Le torpilleur russe Boiky qui, armé par la Marine nationale pendant la Révolution russe, a brièvement porté le nom de Quentin Roosevelt.


L'aviso garde-pêche Quentin Roosevelt ex-Flamant, qui a porté le nom du jeune héros américain de 1918 à sa démolition en 1955.

Quentin Roosevelt, fils cadet du président des Etats Unis Théodore Roosevelt, est né le 19 novembre 1897. A l'entrée en guerre des Etats Unis, il entre dans l'armée et devient aviateur, il est affecté en France à la base d'Issoudun où il est pilote au 95 th Aero Squadron. Son avion, un Nieuport 28, est abattu par un avion allemand, le 14 juillet 1918, lors d'un combat aérien près de Chateau-Thierry.
Deux navires de guerre français prendront le nom de Quentin Roosevelt.
D'abord, et pour une brève période, un torpilleur russe de 350 tonnes, le Boiky, lancé en 1901. Réfugié à Saigon, lors de la Révolution russe, il est nolisé par la France, et est alors renommé Quentin Roosevelt. Il sera rendu à la Russie à Bizerte en 1919, il sera démoli en 1925.

Ensuite, et plus durablement, l'aviso Flamant, seul de son type, mis sur cale en 1913 à Rochefort, dont la construction a été très retardée par la Grande guerre. Il est lancé en décembre 1916 et entre en service en avril 1918. Il est renommé Quentin Roosevelt à la fin de l'année 1918.
L'aviso Quentin Roosevelt est utilisé jusqu’à la Seconde Guerre mondiale comme garde-pêche en Manche, en Mer du Nord et en Mer d'Irlande. Il participe à la bataille de Dunkerque en mai 1940. Saisi par les Britanniques, le 3 juillet 1940, il est utilisé pour l'entraînement par la Royal Navy, armé par un équipage belge, les FNFL manquant de personnel disponible pour un navire aux faibles capacités militaires. Il est rentré en France en juin 1945 et est démoli en 1955.

Caractéristiques de l'aviso Quentin Roosevelt ex-Flamant:
déplacement: 585 tonnes
dimensions: 50,00 m x 8,42 m x 5,80 m
puissance: 1200 cv; vitesse 14,5 nœuds; charbon 105 tonnes
armement: 1 x 75mm, 1 x 47 mm
équipage: 53 hommes






Alain

14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, fils cadet du président américain meurt dans le ciel de France

14 juillet 1918, Quentin Roosevelt, le fils cadet du président Théodore Roosevelt meurt dans un combat aérien dans le ciel de France. Sa mémoire sera honoré par la Marine française qui donnera son nom à deux navires.

Le torpilleur russe Boiky qui, armé par la Marine nationale pendant la Révolution russe, a brièvement porté le nom de Quentin Roosevelt.


L'aviso garde-pêche Quentin Roosevelt ex-Flamant, qui a porté le nom du jeune héros américain de 1918 à sa démolition en 1955.

Quentin Roosevelt, fils cadet du président des Etats Unis Théodore Roosevelt, est né le 19 novembre 1897. A l'entrée en guerre des Etats Unis, il entre dans l'armée et devient aviateur, il est affecté en France à la base d'Issoudun où il est pilote au 95 th Aero Squadron. Son avion, un Nieuport 28, est abattu par un avion allemand, le 14 juillet 1918, lors d'un combat aérien près de Chateau-Thierry.
Deux navires de guerre français prendront le nom de Quentin Roosevelt.
D'abord, et pour une brève période, un torpilleur russe de 350 tonnes, le Boiky, lancé en 1901. Réfugié à Saigon, lors de la Révolution russe, il est nolisé par la France, et est alors renommé Quentin Roosevelt. Il sera rendu à la Russie à Bizerte en 1919, il sera démoli en 1925.

Ensuite, et plus durablement, l'aviso Flamant, seul de son type, mis sur cale en 1913 à Rochefort, dont la construction a été très retardée par la Grande guerre. Il est lancé en décembre 1916 et entre en service en avril 1918. Il est renommé Quentin Roosevelt à la fin de l'année 1918.
L'aviso Quentin Roosevelt est utilisé jusqu’à la Seconde Guerre mondiale comme garde-pêche en Manche, en Mer du Nord et en Mer d'Irlande. Il participe à la bataille de Dunkerque en mai 1940. Saisi par les Britanniques, le 3 juillet 1940, il est utilisé pour l'entraînement par la Royal Navy, armé par un équipage belge, les FNFL manquant de personnel disponible pour un navire aux faibles capacités militaires. Il est rentré en France en juin 1945 et est démoli en 1955.

Caractéristiques de l'aviso Quentin Roosevelt ex-Flamant:
déplacement: 585 tonnes
dimensions: 50,00 m x 8,42 m x 5,80 m
puissance: 1200 cv; vitesse 14,5 nœuds; charbon 105 tonnes
armement: 1 x 75mm, 1 x 47 mm
équipage: 53 hommes






Alain

mardi 14 décembre 2010

Les torpilleurs numérotés en France.

N°1 torpilleur expérimental en cale sèche à Cherbourg

N°86 (35 m,N° 75 à 125) surnommés dos de chameau

N°126 (126 Normand, n° 126 à 129) prototype, construit par Normand, des torpilleurs de défense mobile lancés postérieurement.

N°137 à Saint Malo (130 Normand, n° 130 à 144) surnommés Ventre-à-terre


N°154 à Morlaix (Normand modifié, n°152 à 171)

N°187 à Royan (Normand modifié, n°172 à 200), certains ont deux cheminées, parce que celle d'origine a été remplacée par deux chaudières.

N°209 (type 37 m, n°201 à 292)

N°319 en 1908 au Havre (type 38 m, N°295 à 369)

N°362 à Bizerte(type 38 m,N°295 à 369) (photos collection Alain V)

Les torpilleurs numérotés en France.

Il n'est pas de cartes postales de port vers 1900, ou l'on n'observe ces petits navires de guerre surnommés le plus souvent "la défense mobile", il s'agit des torpilleurs numérotés, leur origine se trouve dans l'exploitation d'une nouvelle arme, qui a obtenu des résultats inattendus lors de la guerre de Sécession, la torpille, la marine est intéressée par cette arme du pauvre, puisque des petits bâtiments semblaient pouvoir tenir tête aux gros, il y eut au début deux modèles de torpilles; les torpilles portées au bout d'un espar devant être amenées au contact du vaisseau ennemi, qui furent bien vite abandonnées pour les torpilles automobiles, inventées en 1872 par M. Whitehead , qui se révélèrent nettement plus utilisables; en France, les essais se firent sur plusieurs bâtiments expérimentaux, les torpilleurs N°1 à 7, tous différents, commandés en 1875 à divers chantiers pour comparer les performances, et plus ou moins réussis; et on commanda les N°8 à 19 au chantier britannique Thornycroft, qui avait fourni l'un des plus réussis de ces prototypes; jusqu'en 1908 il fut construits 370 torpilleurs, dont 294 de 1885 à 1904 pendant la période faste de la "Jeune Ecole"farouche partisan des torpilleurs; les meilleurs furent à partir du N°126, les torpilleurs sortant des chantiers Augustin Normand au Havre, qui furent reproduits à de nombreux exemplaires, et servirent de modèles à de nombreux autres chantiers y compris à l'exportation;beaucoup de marines eurent alors leurs torpilleurs Normand.
On retrouve au début du XXéme siècle des torpilleurs issus des chantiers Normand, ou construits sur leurs plans dans les marines suivantes: Espagne; Danemark; Gréce; Turquie; Russie; Roumanie; Suède; Bulgarie; Japon; un des torpilleur Normand bulgare; le DERZKI existe toujours, conservé comme navire musée à Varna.

En 1914, il existait encore 37 torpilleurs de la série 201 à 291, et 74 de la série 295 à 369; le dernier exemplaire le N°369, ne disparut, qu' en 1942 démoli à Bizerte.

Ci dessous détail des 370 torpilleurs numérotés:(369 + 9S construit pour la flottille de Saigon).



Alain

Les torpilleurs numérotés en France.

N°1 torpilleur expérimental en cale sèche à Cherbourg

N°86 (35 m,N° 75 à 125) surnommés dos de chameau

N°126 (126 Normand, n° 126 à 129) prototype, construit par Normand, des torpilleurs de défense mobile lancés postérieurement.

N°137 à Saint Malo (130 Normand, n° 130 à 144) surnommés Ventre-à-terre


N°154 à Morlaix (Normand modifié, n°152 à 171)

N°187 à Royan (Normand modifié, n°172 à 200), certains ont deux cheminées, parce que celle d'origine a été remplacée par deux chaudières.

N°209 (type 37 m, n°201 à 292)

N°319 en 1908 au Havre (type 38 m, N°295 à 369)

N°362 à Bizerte(type 38 m, N°295 à 369) (photos collection Alain V)

Les torpilleurs numérotés en France

Il n'est pas de cartes postales de port vers 1900, ou l'on n'observe ces petits navires de guerre surnommés le plus souvent "la défense mobile", il s'agit des torpilleurs numérotés, leur origine se trouve dans l'exploitation d'une nouvelle arme, qui a obtenu des résultats inattendus lors de la guerre de Sécession, la torpille, la marine est intéressée par cette arme du pauvre, puisque des petits bâtiments semblaient pouvoir tenir tête aux gros, il y eut au début deux modèles de torpilles; les torpilles portées au bout d'un espar devant être amenées au contact du vaisseau ennemi, qui furent bien vite abandonnées pour les torpilles automobiles, inventées en 1872 par M. Whitehead , qui se révélèrent nettement plus utilisables; en France, les essais se firent sur plusieurs bâtiments expérimentaux, les torpilleurs N°1 à 7, tous différents, commandés en 1875 à divers chantiers pour comparer les performances, et plus ou moins réussis; et on commanda les N°8 à 19 au chantier britannique Thornycroft, qui avait fourni l'un des plus réussis de ces prototypes; jusqu'en 1908 il fut construits 370 torpilleurs, dont 294 de 1885 à 1904 pendant la période faste de la "Jeune Ecole"farouche partisan des torpilleurs; les meilleurs furent à partir du N°126, les torpilleurs sortant des chantiers Augustin Normand au Havre, qui furent reproduits à de nombreux exemplaires, et servirent de modèles à de nombreux autres chantiers y compris à l'exportation;beaucoup de marines eurent alors leurs torpilleurs Normand.
On retrouve au début du XXéme siècle des torpilleurs issus des chantiers Normand, ou construits sur leurs plans dans les marines suivantes: Espagne; Danemark; Gréce; Turquie; Russie; Roumanie; Suède; Bulgarie; Japon; un des torpilleur Normand bulgare; le DERZKI existe toujours, conservé comme navire musée à Varna.

En 1914, il existait encore 37 torpilleurs de la série 201 à 291, et 74 de la série 295 à 369; le dernier exemplaire le N°369, ne disparut, qu' en 1942 démoli à Bizerte.

Ci dessous détail des 370 torpilleurs numérotés:(369 + 9S construit pour la flottille de Saigon).



Alain

Les torpilleurs numérotés en France.

N°1 torpilleur expérimental en cale sèche à Cherbourg

N°86 (35 m,N° 75 à 125) surnommés dos de chameau

N°126 (126 Normand, n° 126 à 129) prototype, construit par Normand, des torpilleurs de défense mobile lancés postérieurement.

N°137 à Saint Malo (130 Normand, n° 130 à 144) surnommés Ventre-à-terre


N°154 à Morlaix (Normand modifié, n°152 à 171)

N°187 à Royan (Normand modifié, n°172 à 200), certains ont deux cheminées, parce que celle d'origine a été remplacée par deux chaudières.

N°209 (type 37 m, n°201 à 292)

N°319 en 1908 au Havre (type 38 m, N°295 à 369)

N°362 à Bizerte(type 38 m,N°295 à 369) (photos collection Alain V)

Les torpilleurs numérotés en France.

Il n'est pas de cartes postales de port vers 1900, ou l'on n'observe ces petits navires de guerre surnommés le plus souvent "la défense mobile", il s'agit des torpilleurs numérotés, leur origine se trouve dans l'exploitation d'une nouvelle arme, qui a obtenu des résultats inattendus lors de la guerre de Sécession, la torpille, la marine est intéressée par cette arme du pauvre, puisque des petits bâtiments semblaient pouvoir tenir tête aux gros, il y eut au début deux modèles de torpilles; les torpilles portées au bout d'un espar devant être amenées au contact du vaisseau ennemi, qui furent bien vite abandonnées pour les torpilles automobiles, inventées en 1872 par M. Whitehead , qui se révélèrent nettement plus utilisables; en France, les essais se firent sur plusieurs bâtiments expérimentaux, les torpilleurs N°1 à 7, tous différents, commandés en 1875 à divers chantiers pour comparer les performances, et plus ou moins réussis; et on commanda les N°8 à 19 au chantier britannique Thornycroft, qui avait fourni l'un des plus réussis de ces prototypes; jusqu'en 1908 il fut construits 370 torpilleurs, dont 294 de 1885 à 1904 pendant la période faste de la "Jeune Ecole"farouche partisan des torpilleurs; les meilleurs furent à partir du N°126, les torpilleurs sortant des chantiers Augustin Normand au Havre, qui furent reproduits à de nombreux exemplaires, et servirent de modèles à de nombreux autres chantiers y compris à l'exportation;beaucoup de marines eurent alors leurs torpilleurs Normand.
On retrouve au début du XXéme siècle des torpilleurs issus des chantiers Normand, ou construits sur leurs plans dans les marines suivantes: Espagne; Danemark; Gréce; Turquie; Russie; Roumanie; Suède; Bulgarie; Japon; un des torpilleur Normand bulgare; le DERZKI existe toujours, conservé comme navire musée à Varna.

En 1914, il existait encore 37 torpilleurs de la série 201 à 291, et 74 de la série 295 à 369; le dernier exemplaire le N°369, ne disparut, qu' en 1942 démoli à Bizerte.

Ci dessous détail des 370 torpilleurs numérotés:(369 + 9S construit pour la flottille de Saigon).



Alain

lundi 6 décembre 2010

La Foudre, croiseur porte-torpilleurs

La Foudre en 1904 transporte les sous-marins Lynx et Protée à Saigon.

La Foudre en 1911, devenu transport d'avions, un hangar est installé derrière les cheminées

La Foudre en 1914, les cheminées ont été rehaussées, des mâts de charges permettent de mettre à l'eau les hydravions (photos collection Alain V)

La Foudre était un navire original, inspiré des théories fallacieuses de la "Jeune École". Il s'agit d'un bâtiment conçu pour transporter et amener au contact de l'ennemi, huit petits torpilleurs de 14 tonnes, 17 nœuds, un tube lance-torpilles de 380mm. Des ponts roulants permettaient la mise à l'eau des torpilleurs.
Construit aux chantiers de la Gironde à Bordeaux, il fut mis sur cale en juin 1892 et lancé le 20 octobre 1895. Il est entré en service en 1897. 
Caractéristiques de la Foudre: déplacement: 5 971 tonnes; 6089 tonnes en pleine charge. Longueur 118,70 mètres, largeur 17,20 mètres, tirant d'eau 7,20 mètres. Ses turbines de 11 800 cv lui permettaient une vitesse de 19,6 nœuds avec ses 2 hélices. Ses soutes contenaient 798 tonnes de charbon qui donnaient un rayon d'action de 7500 miles à 10 nœuds. Il s'agissait d'un croiseur protégé par cofferdam et par un pont de 105mm. Armement: 8 canons de 100mm; 4 x 65mm, et 4 x 47 mm; 4 tubes lance-torpilles. Équipage: 22 officiers et 409 hommes
Il semble que la Marine eut beaucoup de mal à lui trouver un usage. Ses capacités de porte-torpilleurs étaient illusoires, il fut à plusieurs reprises modifié, devenant un croiseur à tout faire!
Jusqu'en 1907, il est porte-torpilleurs bien qu'il était pratiquement impossible de mettre à l'eau les torpilleurs par mer un peu formée. Le concept se révèla complètement utopique.
En 1896, il est affecté à l'escadre de Méditerranée. Le 15 septembre 1898, il transporte des troupes en Crête à la place du Bien-Hoa en avarie. Il est en réserve de 1902 à 1904.
Le 23 mars 1904, il transporte les sous-marins Protée et Lynx de Cherbourg à Saïgon.
D'août à octobre 1905, il transporte les sous-marins Perle et Esturgeon, de Toulon à Saïgon.
En 1907, il est aménagé en navire-atelier. En 1910, il devient mouilleur de mines. 80 mines sont embarquées. En 1911, il est aménagé en transport d'aviation, un hangar est installé, ainsi qu'une grue pour manœuvrer les avions. En 1913, il devient ravitailleur pour 4 à 8 hydravions. En avril 1914, une plate-forme d'envol est installée à l'avant permettant le décollage d'un Caudron G3.
En décembre 1914, il est utilisé comme base des chalutiers armés aux Dardanelles. De 1915 à 1916, il fut utilisé comme ravitailleur de sous-marins à Milo. De janvier à mars 1916, il est navire de commandement en Méditerranée orientale. De 1916 à 1917, il est à Argostoli.
La Foudre est condamnée le 27 juillet 1921 et vendue le 27 mai 1922 à un chantier de démolition.
Il s'agit là d'une des idées fumeuses de la "Jeune École" ayant comme soutien le ministre de la Marine de l'époque, l'amiral Aube et le journaliste Gabriel Charmes. C'est cette politique qui est reprise également par Camille Pelletan, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe qui encombra notre marine d'unités sans réelle valeur militaire et donc pratiquement inutilisables. Citons notamment les centaines de torpilleurs numérotés (369 ont été construits, dont 294 entre 1885 et 1904). Il est à noter que cette profusion de torpilleurs n'a pas torpillé un seul navire pendant la guerre. Citons aussi le bateau-canon, une étrangeté munie d'un canon fixe de 138,6mm – le pointage en direction étant fait par le bateau! –, installé sur un torpilleur de 76 tonnes en pleine charge. De même, les mini-sous-marins surnommés ironiquement "les fritures". Ajoutons le retard apporté à la construction des cuirassés de la flotte dite "d'échantillons" qui furent en chantiers pendant près de dix ans pour certains. L'idée était alors que l'avenir est au torpilleur contre le cuirassé, le microbe contre le géant. C'est avec de telles idées que l'on est arrivé à la Première Guerre mondiale sans aucune préparation, avec des unités qui étaient dépassées avant d'entrer en service et une poussière navale totalement inutilisable. Les premiers programmes sérieux, ceux de 1910 (les Courbet, premier dreadnoughts français) et surtout de 1912, prévoyant 28 cuirassés à l'horizon 1920, arrivant trop tard.
Alain

lundi 8 novembre 2010

Le torpilleur Branlebas et l'opération Dynamo

torpilleur Branlebas

Torpilleur Branlebas en 1939 (photos collection Alain V)


Le torpilleur Branlebas a été cité récemment pour avoir recueilli les naufragés du torpilleur Bourrasque, lors de l'opération Dynamo; évacuation de Dunkerque.


Voici la description de ce navire.


Il s'agit d'un petit torpilleur de 610 tonnes, du type Melpomène; une série de 12 navires:
La Melpomène, La Flore, La Pomone, L'Iphigénie, La Bayonnaise, La Cordelière, L'Incomprise, La Poursuivante, Bombarde, Branlebas, Bouclier et Baliste.


Le Branlebas, a été mis sur cale aux chantiers Augustin Normand au Havre, le 27 août 1934; lancé le 12 avril 1937; et est entré en service le 16 mars 1938.
caractéristiques: 610 tonnes; 708 tonnes en pleine charge
longueur: 80,7 m; largeur 7,2 m; tirant d'eau 2,83 m
puissance des turbines: 22 000 cv; vitesse 34,5 nœuds
effectif: 92 hommes
Armement: 2 canons de 100 mm; 2 x 37 mm; 4 mitrailleuses; 2 tubes lance- torpilles

Historique du Branlebas
Le 3 mai 1938, des son entrée en service, le Branlebas est affecté à la 11ém division de torpilleurs basée à Cherbourg, les 18 et 19 juillet 1938, il participe à Boulogne aux cérémonies en l'honneur des souverains britanniques en visite officielle en France. Le 6 décembre 1938, en compagnie du Bouclier, ils amènent au Havre 250 mécaniciens, chauffeurs pour remplacer le personnel gréviste pour permettre le départ du paquebot Paris. Le 12 février 1939, il est à Saint Malo à l'occasion du pardon des Terre-neuvas; le 17 mars 1939, il embarque l'amiral Rivet, Préfet Maritime changé du dispositif escortant le Président de la République, Albert Lebrun pendant son voyage en Angleterre.
Le 27 août 1939, par suite de l'évolution de la situation internationale, les Forces Maritimes du Nord dont fait partie la 11ém DT sont basées à Dunkerque. Le 11 janvier 1940, le Branlebas entre en carénage à Cherbourg.
Le 28 mars 1940, La Cordelière et le Branlebas sont engagés par trois Heinkel 111 allemands.
Le 8 mai 1940, le Branlebas capture le cargo-mixte danois Australian, suite à l'attaque allemande sur la Norvège.
Le19 mai 1940, au cours de patrouilles sur la cote belge, la 11ém DT subit cinq attaques aériennes au large de Newport sur la cote Belge, avant de rentrer sur Dunkerque; ces attaques ont fait deux morts et 30 blessés sur le Branlebas, les torpilleurs endommagés se replient sur Cherbourg pour réparer.

L'opération Dynamo consistant en l'évacuation du camp retranché de Dunkerque commence le 26 mai 1940, le Branlebas est indisponible pour réparations à Cherbourg jusqu'au 29 mai, suite aux attaques du 19 mai sur les cotes belges.
Le 29 mai, l'évacuation complète du personnel commence à bord des navires de guerre français; le 30 mai, le Branlebas et le Bourrasque passent au nord des champs de mines pour rejoindre Dunkerque lorsqu' ils sont canonnés par une batterie côtière ennemie dont ils esquivent les tirs, à 28 nœuds ; à Dunkerque ils embarquent 300 hommes sur le Branlebas, et 600 sur le Bourrasque qui est plus grand; les deux navires repassent à 25 nœuds, devant la batterie côtière allemande qui tire à nouveau sur les torpilleurs,lorsqu' à 16 h 25 une explosion à lieu à bord de la Bourrasque, qui stoppe et s'enfonce par l'arrière, et commence à chavirer sur tribord, le Branlebas déjà surchargé, recueille une centaine de naufragés; deux chalutiers britanniques à proximité,participent au sauvetage des survivants, le Branlebas reste sur le site jusqu'à 18 h 52, puis reprend la route de Douvres, ou il arrive à 22 h 32. Les causes de la perte de la Bourrasque n'ont pas été élucidées avec certitude; le commandant du torpilleur pense avoir été touché par un obus allemand tiré de la cote, alors que la commission d'enquête, penche pour une mine du barrage français ayant dérivée sous le courant, une mine magnétique allemande étant exclue dans cette zone, et un simple obus d'artillerie ne pouvant semble t'il causer autant de dégâts au torpilleur.
Le 1er juin, le Branlebas escorte la malle Rouen de Douvres à Folkestone, puis sur retourne sur Dunkerque, ou il prend 300 passagers qu'il débarque à Folkestone, à compter du 2 juin, les rotations se font de nuit, pour diminuer les risques d'attaque. Le 2 juin, 340 personnes sont encore évacuées par le Branlebas, le 3 juin il ramène 300 hommes et est le dernier navire français à franchir la passe de Dunkerque; il rallie Cherbourg le 4 juin; à compter du 6 juin, il escorte le mouilleur de mines Pollux chargé de renforcer les champs de mines au Nord de l'embouchure de la Somme; le 16 juin, le Branlebas patrouille sur les cotes normandes; Cherbourg étant sur le point de tomber, la 11ém DT rejoint la rade de Spithead en Angleterre, ou le Branlebas arrive le 20 juin.

L'armistice entre en vigueur le 25 juin 1940; le 3 juillet c'est l'opération Catapult, le Branlebas est à quai dans l'arsenal de Porsmouth, lorsque les anglais s'en emparent par la ruse.

Le Branlebas est alors incorporé dans la Royal Navy, il est remis en état par l'arsenal de Portsmouth; jusqu'en octobre 1940, il effectue des missions d'escorte de cargos; le 13 décembre 1940 au cours d'une mission, le Branlebas se casse en deux, au cours d'une tempête, et coule immédiatement, seuls trois survivants seront recueillis, quatre jours plus tard.

Le point faible de ces petits torpilleurs très rapides était leur faible largeur, d'où une faiblesse de la coque, les chaudières sont entrées de justesse dans des formes de coque limitées par la contrainte du tonnage et ont amené les ingénieurs à gagner sur les structures du pont, ce défaut était connu des commandants, qui en tenaient compte, mais pas des britanniques, on soupçonne cette faiblesse structurelle d'être à l'origine de la perte corps et biens du Branlebas disparu par grosse mer.

Sort des onze autres unités du même type:

-La Melpomène; La Flore; La Cordelière; L'Incomprise; Bouclier sont saisis par les britanniques lors de l'opération Catapult, le 3 juillet 1940.
La Melpomène et le Bouclier seront remis aux FNFL.
La Flore; La Cordelière; L'Incomprise,sont armés par la Royal Navy.
Ces cinq navires seront rendus en septembre 1945 à la Marine Nationale, et vont à Landevennec avant d'être démolis au cours de l'année 1950, sans avoir été réarmés.

-La Pomone; L'Iphigénie; la Bombarde sont capturés à Bizerte par les allemands, le 8 décembre 1942, et rebaptisés respectivement: TA10; TA11 et TA9. Le TA10 ex Pomone est coulé le 17 janvier 1944 par destroyer britannique Eclipse. Le TA11 ex Iphigénie est coulé le 10 septembre 1943, par le tir de vedettes et de tanks italiensdevant Piombino. Le TA9 ex Bombarde est coulé le 23 août, 1944 Par les bombardements américains sur Toulon.

-La Bayonnaise; La Poursuivante et le Baliste sont sabordés à Toulon le 27 novembre 1942.
La Bayonnaise est renflouée en avril 1943 par les allemands rebaptisée TA13 et sabordée le 25 août 1944 à Toulon.
La Poursuivante est renflouée en juillet 1943 jugée irrécupérable, elle est démolie partiellement pendant la guerre, sa coque est coulée accidentellement en 1947, alors qu'elle est en remorque vers un chantier de démolition.
Le Baliste est renfloué en mai 1943 devient l'allemand TA12, il est coulé 22 aout 1943, par le destroyer Eclipse devant Rhodes.


Alain

Le torpilleur Branlebas et l'opération Dynamo

torpilleur Branlebas

Torpilleur Branlebas en 1939 (photos collection Alain V)


Le torpilleur Branlebas a été cité récemment pour avoir recueilli les naufragés du torpilleur Bourrasque, lors de l'opération Dynamo; évacuation de Dunkerque.


Voici la description de ce navire.


Il s'agit d'un petit torpilleur de 610 tonnes, du type Melpomène; une série de 12 navires:
La Melpomène, La Flore, La Pomone, L'Iphigénie, La Bayonnaise, La Cordelière, L'Incomprise, La Poursuivante, Bombarde, Branlebas, Bouclier et Baliste.


Le Branlebas, a été mis sur cale aux chantiers Augustin Normand au Havre, le 27 août 1934; lancé le 12 avril 1937; et est entré en service le 16 mars 1938.
caractéristiques: 610 tonnes; 708 tonnes en pleine charge
longueur: 80,7 m; largeur 7,2 m; tirant d'eau 2,83 m
puissance des turbines: 22 000 cv; vitesse 34,5 nœuds
effectif: 92 hommes
Armement: 2 canons de 100 mm; 2 x 37 mm; 4 mitrailleuses; 2 tubes lance- torpilles

Historique du Branlebas
Le 3 mai 1938, des son entrée en service, le Branlebas est affecté à la 11ém division de torpilleurs basée à Cherbourg, les 18 et 19 juillet 1938, il participe à Boulogne aux cérémonies en l'honneur des souverains britanniques en visite officielle en France. Le 6 décembre 1938, en compagnie du Bouclier, ils amènent au Havre 250 mécaniciens, chauffeurs pour remplacer le personnel gréviste pour permettre le départ du paquebot Paris. Le 12 février 1939, il est à Saint Malo à l'occasion du pardon des Terre-neuvas; le 17 mars 1939, il embarque l'amiral Rivet, Préfet Maritime changé du dispositif escortant le Président de la République, Albert Lebrun pendant son voyage en Angleterre.
Le 27 août 1939, par suite de l'évolution de la situation internationale, les Forces Maritimes du Nord dont fait partie la 11ém DT sont basées à Dunkerque. Le 11 janvier 1940, le Branlebas entre en carénage à Cherbourg.
Le 28 mars 1940, La Cordelière et le Branlebas sont engagés par trois Heinkel 111 allemands.
Le 8 mai 1940, le Branlebas capture le cargo-mixte danois Australian, suite à l'attaque allemande sur la Norvège.
Le19 mai 1940, au cours de patrouilles sur la cote belge, la 11ém DT subit cinq attaques aériennes au large de Newport sur la cote Belge, avant de rentrer sur Dunkerque; ces attaques ont fait deux morts et 30 blessés sur le Branlebas, les torpilleurs endommagés se replient sur Cherbourg pour réparer.

L'opération Dynamo consistant en l'évacuation du camp retranché de Dunkerque commence le 26 mai 1940, le Branlebas est indisponible pour réparations à Cherbourg jusqu'au 29 mai, suite aux attaques du 19 mai sur les cotes belges.
Le 29 mai, l'évacuation complète du personnel commence à bord des navires de guerre français; le 30 mai, le Branlebas et le Bourrasque passent au nord des champs de mines pour rejoindre Dunkerque lorsqu' ils sont canonnés par une batterie côtière ennemie dont ils esquivent les tirs, à 28 nœuds ; à Dunkerque ils embarquent 300 hommes sur le Branlebas, et 600 sur le Bourrasque qui est plus grand; les deux navires repassent à 25 nœuds, devant la batterie côtière allemande qui tire à nouveau sur les torpilleurs,lorsqu' à 16 h 25 une explosion à lieu à bord de la Bourrasque, qui stoppe et s'enfonce par l'arrière, et commence à chavirer sur tribord, le Branlebas déjà surchargé, recueille une centaine de naufragés; deux chalutiers britanniques à proximité,participent au sauvetage des survivants, le Branlebas reste sur le site jusqu'à 18 h 52, puis reprend la route de Douvres, ou il arrive à 22 h 32. Les causes de la perte de la Bourrasque n'ont pas été élucidées avec certitude; le commandant du torpilleur pense avoir été touché par un obus allemand tiré de la cote, alors que la commission d'enquête, penche pour une mine du barrage français ayant dérivée sous le courant, une mine magnétique allemande étant exclue dans cette zone, et un simple obus d'artillerie ne pouvant semble t'il causer autant de dégâts au torpilleur.
Le 1er juin, le Branlebas escorte la malle Rouen de Douvres à Folkestone, puis sur retourne sur Dunkerque, ou il prend 300 passagers qu'il débarque à Folkestone, à compter du 2 juin, les rotations se font de nuit, pour diminuer les risques d'attaque. Le 2 juin, 340 personnes sont encore évacuées par le Branlebas, le 3 juin il ramène 300 hommes et est le dernier navire français à franchir la passe de Dunkerque; il rallie Cherbourg le 4 juin; à compter du 6 juin, il escorte le mouilleur de mines Pollux chargé de renforcer les champs de mines au Nord de l'embouchure de la Somme; le 16 juin, le Branlebas patrouille sur les cotes normandes; Cherbourg étant sur le point de tomber, la 11ém DT rejoint la rade de Spithead en Angleterre, ou le Branlebas arrive le 20 juin.

L'armistice entre en vigueur le 25 juin 1940; le 3 juillet c'est l'opération Catapult, le Branlebas est à quai dans l'arsenal de Porsmouth, lorsque les anglais s'en emparent par la ruse.

Le Branlebas est alors incorporé dans la Royal Navy, il est remis en état par l'arsenal de Portsmouth; jusqu'en octobre 1940, il effectue des missions d'escorte de cargos; le 13 décembre 1940 au cours d'une mission, le Branlebas se casse en deux, au cours d'une tempête, et coule immédiatement, seuls trois survivants seront recueillis, quatre jours plus tard.

Le point faible de ces petits torpilleurs très rapides était leur faible largeur, d'où une faiblesse de la coque, les chaudières sont entrées de justesse dans des formes de coque limitées par la contrainte du tonnage et ont amené les ingénieurs à gagner sur les structures du pont, ce défaut était connu des commandants, qui en tenaient compte, mais pas des britanniques, on soupçonne cette faiblesse structurelle d'être à l'origine de la perte corps et biens du Branlebas disparu par grosse mer.

Sort des onze autres unités du même type:

-La Melpomène; La Flore; La Cordelière; L'Incomprise; Bouclier sont saisis par les britanniques lors de l'opération Catapult, le 3 juillet 1940.
La Melpomène et le Bouclier seront remis aux FNFL.
La Flore; La Cordelière; L'Incomprise,sont armés par la Royal Navy.
Ces cinq navires seront rendus en septembre 1945 à la Marine Nationale, et vont à Landevennec avant d'être démolis au cours de l'année 1950, sans avoir été réarmés.

-La Pomone; L'Iphigénie; la Bombarde sont capturés à Bizerte par les allemands, le 8 décembre 1942, et rebaptisés respectivement: TA10; TA11 et TA9. Le TA10 ex Pomone est coulé le 17 janvier 1944 par destroyer britannique Eclipse. Le TA11 ex Iphigénie est coulé le 10 septembre 1943, par le tir de vedettes et de tanks italiensdevant Piombino. Le TA9 ex Bombarde est coulé le 23 août, 1944 Par les bombardements américains sur Toulon.

-La Bayonnaise; La Poursuivante et le Baliste sont sabordés à Toulon le 27 novembre 1942.
La Bayonnaise est renflouée en avril 1943 par les allemands rebaptisée TA13 et sabordée le 25 août 1944 à Toulon.
La Poursuivante est renflouée en juillet 1943 jugée irrécupérable, elle est démolie partiellement pendant la guerre, sa coque est coulée accidentellement en 1947, alors qu'elle est en remorque vers un chantier de démolition.
Le Baliste est renfloué en mai 1943 devient l'allemand TA12, il est coulé 22 aout 1943, par le destroyer Eclipse devant Rhodes.


Alain