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lundi 13 mai 2013

La paquebot Lamoricière de la CGT rencontre Gouverneur-général Cambon de la CNM à Alger

Le paquebot Lamoricière de la CGT à Alger. Coll agence Adhémar
Nous avons déjà rencontré le paquebot Lamoricière sur ce blog (cliquez ici), le voici à Alger qu'il desservira jusqu'à sa fin tragique. Il y rencontrera, entre autres, Gouverneur-général Cambon de la compagnie CNM concurrente.
Lamoricière de la CGT et Gouverneur-général Cambon de la CNM à Alger. Coll agence Adhémar
Gouverneur-général Cambon (3509 tonnes de jauge brute) est un paquebot de la Compagnie de navigation mixte de Marseille. Comme ses sister-ships Gouverneur-général Tirman, Gouverneur-général Lépine et Gouverneur-général Laferrière, il a été construit aux Forges et chantiers de la Méditerranée de La Seyne sur Mer en 1922-1923. 
Entre 1918 et 1922, dans le cadre des conventions, l'Etat subventionna les huit «Gouverneurs-généraux» destinés à la ligne d'Afrique du Nord qu'elle donna en gérance à la CGT (Chanzy, Gueydon, Grévy et Jonnart), à la Compagnie de navigation Mixte CNM (Cambon, Tirman et Lépine) et à la SGTM (Laferrière). 
Gouverneur-général Cambon échouera le 27 avril 1930 à proximité de Port-Vendres.
Pendant la guerre, reconverti au charbon, il continue ses traversées. Saisi par les Italiens à Marseille en 1942, il est rebaptisé Urbino. Il est ensuite repris par les Allemands en 1943 pour être transformé en caserne puis navire-hôpital (13 mars 1944) sous le nom d’Erlangen. Il est coulé à Gênes lors d'un bombardement des Alliés le 19 septembre 1944.


Gouverneur-général Cambon de la CNM, caserne puis navire-hôpital allemand sous le nom d'Erlangen, n'a pas été épargné par les avions alliés qui le toucheront à deux reprises à Gênes (Italie). Source Encyclopédie navale de Lemaire.



jeudi 14 février 2013

Le port d'Alger dans l'entre-deux-guerres

Vue du port d'Alger dans l'entre-deux-guerres. Coll agence Adhémar 
Voilà une superbe vue du port d'Alger dans l'entre-deux-guerres. La légende précise «Navires de tourisme». L'un de nos lecteurs, toujours plus nombreux, saurait-il identifier ces paquebots, et éventuellement les cargos du premier plan ?
Notre ami Gilles Barnichon (cliquez ici si vous ne le connaissez pas) me dit souvent que «l'on peut aimer les bateaux sans pour cela savoir les reconnaître», je vais quand même me lancer.
Au fond, à bâbord, quatre mâts et deux cheminées, je dirais Empress of Scotland de la Canadian Pacific, ce qui daterait la photo des années 1920.
Au fond, au centre, deux mâts et quatre cheminées, Deutschland de la Hapag ou France de 1912, dont on se demande bien ce qu'ils faisaient là…
Ne soyez pas cruels, merci de votre aide.

Le port d'Alger dans l'entre-deux-guerres

Vue du port d'Alger dans l'entre-deux-guerres. Coll agence Adhémar 
Voilà une superbe vue du port d'Alger dans l'entre-deux-guerres. La légende précise «Navires de tourisme». L'un de nos lecteurs, toujours plus nombreux, saurait-il identifier ces paquebots, et éventuellement les cargos du premier plan ?
Notre ami Gilles Barnichon (cliquez ici si vous ne le connaissez pas) me dit souvent que «l'on peut aimer les bateaux sans pour cela savoir les reconnaître», je vais quand même me lancer.
Au fond, à bâbord, quatre mâts et deux cheminées, je dirais Empress of Scotland de la Canadian Pacific, ce qui daterait la photo des années 1920.
Au fond, au centre, deux mâts et quatre cheminées, Deutschland de la Hapag ou France de 1912, dont on se demande bien ce qu'ils faisaient là…
Ne soyez pas cruels, merci de votre aide.

mercredi 14 septembre 2011

1903 Le Président de la République en visite à Alger


Toujours dans le cadre de ma rétrospective du début du siècle passé, voici une photo de la visite à Alger en avril 1903 du président de la République française, Monsieur Emile Loubet. Il est à bord du croiseur cuirassé Jeanne d'Arc qui n'est pas encore affecté à l'école d'application des officiers de la Marine nationale, (voir son histoire sur notre blog). Il est accueilli par les salves d'honneur des nombreux navires sur rade, d'où la brume qui recouvre en partie le port. On distingue toutefois à droite de la photo, les six cheminées caractéristiques de la Jeanne d'Arc. Tous les navires présents étrangers et français ont hissés le grand pavois à cette occasion.
Alain

1903 Le Président de la République en visite à Alger



Toujours dans le cadre de ma rétrospective du début du siècle passé, voici une photo de la visite à Alger en avril 1903 du président de la République française, Monsieur Emile Loubet. Il est à bord du croiseur cuirassé Jeanne d'Arc qui n'est pas encore affecté à l'école d'application des officiers de la Marine nationale, (voir son histoire sur notre blog). Il est accueilli par les salves d'honneur des nombreux navires sur rade, d'où la brume qui recouvre en partie le port. On distingue toutefois à droite de la photo, les six cheminées caractéristiques de la Jeanne d'Arc. Tous les navires présents étrangers et français ont hissés le grand pavois à cette occasion.
Alain







mercredi 26 janvier 2011

Le paquebot Ville d'Alger, de la CGT, à quai à Alger dans les années trente

Le paquebot Ville d'Alger à quai à Alger dans les années trente. (coll agence Adhémar)

Paquebot en acier à deux hélices actionnées par deux groupes de turbines à engrenage simple réduction, développant 19800cv. Construit en 1935 aux chantiers et ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët. 136,5m par 19,23m, jauge brute 9889 tonneaux, port en lourd 2115t
Construit pour les lignes d'Afrique du Nord de la Compagnie générale transatlantique (CGT), Ville d'Alger était le plus gros paquebot en service en Méditerranée. Avec son sister-ship Ville d'Oran, il reliait Marseille à Alger en moins de 20 heures à 21 nœuds.
Quand il est mis en service en septembre 1935, il possède deux cheminées dont l'une factice (à l'arrière). Réquisitionné début 1940 pour l'expédition de Norvège, il est remodelé en transport de troupes. Il participe à l'évacuation de Dunkerque. En juin, il transporte une partie de l'or de la banque de France de Brest à Casablanca puis Dakar où il est désarmé. Commence alors pour lui une existence troublée pendant la guerre. Il reprend service quelques mois puis est désarmé à Alger. Saisi par les Allemands en janvier 1943, il est de nouveau désarmé à Caronte sur l'étang de Berre. Il y est utilisé comme hôtel flottant en 1944 puis incendié et sabordé par les Allemands en retraite en août.
Il est renfloué en février 1945. Complètement reconstruit, ses superstructures sont raccourcies et il perd sa cheminée factice. L'autre sera plus tard modernisée et surélevée.
En juillet 1948, il est de nouveau en service sur les lignes d'Afrique du Nord.
Vendu en avril 1966 à l'armateur grec Typaldos, il est rebaptisé Poseidon puis vite désarmé.
En 1967 et 1968, il gagne une coque blanche pour servir sur la ligne de Marseille à Haïfa, sous le pavillon de l'Aegean Steam Navigation Company.
Il est pour la dernière fois désarmé en juillet 1968 à Scaramanga après la faillite de son armateur. Il sera démoli à La Spezia, en Italie, en 1969.

Le paquebot Ville d'Alger, de la CGT, à quai à Alger dans les années trente

Le paquebot Ville d'Alger à quai à Alger dans les années trente. (coll agence Adhémar)

Paquebot en acier à deux hélices actionnées par deux groupes de turbines à engrenage simple réduction, développant 19800cv. Construit en 1935 aux chantiers et ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët. 136,5m par 19,23m, jauge brute 9889 tonneaux, port en lourd 2115t
Construit pour les lignes d'Afrique du Nord de la Compagnie générale transatlantique (CGT), Ville d'Alger était le plus gros paquebot en service en Méditerranée. Avec son sister-ship Ville d'Oran, il reliait Marseille à Alger en moins de 20 heures à 21 nœuds.
Quand il est mis en service en septembre 1935, il possède deux cheminées dont l'une factice (à l'arrière). Réquisitionné début 1940 pour l'expédition de Norvège, il est remodelé en transport de troupes. Il participe à l'évacuation de Dunkerque. En juin, il transporte une partie de l'or de la banque de France de Brest à Casablanca puis Dakar où il est désarmé. Commence alors pour lui une existence troublée pendant la guerre. Il reprend service quelques mois puis est désarmé à Alger. Saisi par les Allemands en janvier 1943, il est de nouveau désarmé à Caronte sur l'étang de Berre. Il y est utilisé comme hôtel flottant en 1944 puis incendié et sabordé par les Allemands en retraite en août.
Il est renfloué en février 1945. Complètement reconstruit, ses superstructures sont raccourcies et il perd sa cheminée factice. L'autre sera plus tard modernisée et surélevée.
En juillet 1948, il est de nouveau en service sur les lignes d'Afrique du Nord.
Vendu en avril 1966 à l'armateur grec Typaldos, il est rebaptisé Poseidon puis vite désarmé.
En 1967 et 1968, il gagne une coque blanche pour servir sur la ligne de Marseille à Haïfa, sous le pavillon de l'Aegean Steam Navigation Company.
Il est pour la dernière fois désarmé en juillet 1968 à Scaramanga après la faillite de son armateur. Il sera démoli à La Spezia, en Italie, en 1969.

Le port d'Alger dans les années 1930

Le port d'Alger dans les années mille neuf cent trente.

A quai, on distingue deux paquebots transméditerranéens, celui de droite est peut-être le Ville d'Oran, alors doté de deux cheminées, dont une factice.

vendredi 7 mai 2010

Plan du port d'Alger en 1913

A la demande d'un lecteur, voici un plan du port d'Alger en 1913 et de ses aménagements, en complément de l'article paru dans ce blog sur ce grand port français.
(cliquer dessus pour agrandir)

Plan du port d'Alger en 1913

A la demande d'un lecteur, voici un plan du port d'Alger en 1913 et de ses aménagements, en complément de l'article paru dans ce blog sur ce grand port français.
(cliquer dessus pour agrandir)

mercredi 5 mai 2010

Le port d'Alger en 1913

Le port d'Alger en 1913 (coll. agence Adhémar)

A cette époque, Ville d'Alger et Charles-Roux assuraient la traversée vers Marseille mais sur cette photo, ce sont plutôt des paquebots étrangers qui sont à quai ? A moins qu'au premier plan ce ne soit Timgad de la CGT ? Ou encore, coïncidence extraordinaire, s'agit-il des navires décrits dans une carte postale datée du 15 janvier 1913 d'Alger qui disait: «Nous n’avons pas fait hier de grandes promenades, attirés vers le port par le départ de deux grands bateaux, un français allant en Turquie emmenant plus de 2000 passagers, l’autre anglais avec autant de passagers se rendant aussi dans leurs pays rappelés par le gouvernement. Ce départ était émouvant. Tout ce monde chantait, agitait mouchoirs en signe d’adieu, et nous avons vu partir cette grosse masse vers 5h environ.»


Alger n'est rien moins qu'un port naturel (même si presque partout à moins d'une encablure de la côte, les navires pouvaient bénéficier d'une profondeur d'au moins dix mètres) et en 1913, de grands travaux (principalement le renforcement de grandes jetées) lancé par la loi du 22 juin 1897, venaient à peine d'être terminés. Les moyens de levage étaient encore insuffisants. «Notre grand port africain» ne disposait alors que de 6 grues à bras (dont une seule de 20 tonnes), de trois pontons-grues à vapeur, d'un titan transbordeur et d'une grue à portique. […] On conçoit la surprise des visiteurs du port d'Alger lorsqu'ils voient de longues théories de dockers kabyles, porteurs de couffins, de caisses, de paniers de primeurs ou d'autres objets…» Le port n'était pas apte avec ses deux formes de radoub à servir d'escale de réparation pour les grandes lignes de navigation. Le mouvement du port, en pleine expansion en 1913 (même si sa capacité était encore insuffisante, au moment des 5 millions d'hectolitres d'exportation de vin, pour assurer un service fluide), était de 13ooo navires (entrées et sorties) avec plus de 18400000 tx de jauge pour un trafic dépassant 3600000 tonnes (y compris les 1500 t/jour de minerai de fer).
Le port est aussi visité par des navires relâcheurs (principalement pour refaire du charbon) et par des bateaux de luxe promenant des touristes en Méditerranée. Ces derniers venaient principalement de Hambourg, Liverpool ou New York par les compagnies Cunard, White Star Line, Norddeutscher Lloyd ou Hamburg-Amerika.
Enfin, détail amusant, l'Algérie recevait alors la majorité de son pétrole (100000 hl) des Etats-Unis ou de la Russie.
(source R. Lespès, Annales de géographie, 1921, vol. 30 n°165)

mardi 1 septembre 2009

Eugène-Pereire de la CGT à Alger

Eugène-Pereire dans le port d'Alger en 1904 (collection Agence Adhémar)

Paquebot Eugène-Pereire de la Compagnie Générale Transatlantique. Construit et sorti des Chantiers & ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët en 1888. Coque acier de 103,5m de long sur 10,68m de large, jauge brute de 2014 tx, 3300 ch, 17,5 nœuds.
Ses quatre siqters-ships sont Duc de Bragance (1889), Maréchal-Bugeaud (1890), Ville d'Alger (1890), Général-Chanzy (1891).
Affecté par la CGT aux lignes d'Afrique du Nord, il s'échoue le 19 avril 1911 au large de Khelilia. Réparé, il ne sera vendu à la démolition qu'en 1929. (source French Lines)


Eugène-Pereire de la CGT à Alger

Eugène-Pereire dans le port d'Alger en 1904 (collection Agence Adhémar)

Paquebot Eugène-Pereire de la Compagnie Générale Transatlantique. Construit et sorti des Chantiers et ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët en 1888. Coque acier de 103,5m de long sur 10,68m de large, jauge brute de 2014 tx, 3300 ch, 17,5 nœuds.
Ses quatre sisters-ships sont Duc de Bragance (1889), Maréchal-Bugeaud (1890), Ville d'Alger (1890) et Général-Chanzy (1891).
Affecté par la CGT aux lignes d'Afrique du Nord, il s'échoue le 19 avril 1911 au large de Khelilia. Réparé, il ne sera vendu à la démolition qu'en 1929. (source French Lines)

Eugène-Pereire de la CGT à Alger

Eugène-Pereire dans le port d'Alger en 1904 (collection Agence Adhémar)

Paquebot Eugène-Pereire de la Compagnie Générale Transatlantique. Construit et sorti des Chantiers & ateliers de Saint-Nazaire à Penhoët en 1888. Coque acier de 103,5m de long sur 10,68m de large, jauge brute de 2014 tx, 3300 ch, 17,5 nœuds.
Ses quatre siqters-ships sont Duc de Bragance (1889), Maréchal-Bugeaud (1890), Ville d'Alger (1890), Général-Chanzy (1891).
Affecté par la CGT aux lignes d'Afrique du Nord, il s'échoue le 19 avril 1911 au large de Khelilia. Réparé, il ne sera vendu à la démolition qu'en 1929. (source French Lines)