Affichage des articles dont le libellé est Chateaurenault. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chateaurenault. Afficher tous les articles

vendredi 29 mars 2013

Vénézuela de la SA de navigation havraise et le transport de troupes russes sur les fronts de 1916


Brest, 17 juillet 1916. Navire de transport de troupes Venezuela. Débarquement des soldats du 3e régiment d’infanterie, appartenant à la 2e brigade spéciale en provenance d’Arkhangelsk. (Gérard Gorokhoff et Andreï Korliakov Le corps expéditionnaire russe en France et à Salonique 1916/1918)

Venezuela de la SA de navigation Havraise construit par Bow, Mc Lachlan and Co, Ltd. à Paislay (Grande-Bretagne) en 1906 et mis à flot le 17 janvier 1907. 796t, 64,4 x 10,4m.
Lancé sous pavillon argentin pour le compte de Navigacion a Vapor Nicolas Mihanovich S.A., de Buenos Aires. 
En 1918, il est racheté par Dodero Hermanos, de Buenos Aires puis par la société anonyme de navigation Havraise qui n'en profita pas longtemps car il disparut corps et bien après un torpillage dû au sous-marin UB-59 (KL Erwin Wassner) dans les parages de l'île de Wight, près de Falmouth lors d'une traversée Swansea-Rouen. 
Il avait servi au transport des soldats russes de la 2e brigade spéciale pour le front d’Orient via Brest. Il y eut quatre brigades spéciales d’infanterie qui vinrent se battre en France. On estime qu’environ 45 000 soldats russes, dont 750 officiers, ont combattus en France et en MacédoineLa moitié, des 1re et 3e brigades, partira sur le front de Champagne.

Itinéraire de trois des quatre brigades spéciales russes du corps expéditionnaire.
La 1re brigade spéciale russe, destinée au front français, est composée du 1er régiment d’infanterie, formé dans les environs de Moscou et composé essentiellement d’ouvriers moscovites et du 2e régiment d’infanterie, constitué dans la région de Samara. Il est composé en grande majorité de paysans de la Volga. Devant les risques importants d’attaque sous-marine allemande dans les eaux du nord de l’Europe, l’état-major russe décide que ses troupes gagneront la France via la Sibérie, la mer de Chine, l’océan Indien et la Méditerranée par le canal de Suez. Le 3 février 1916, ces unités militaires, non- armées et non-équipées, partent pour un long périple de plus de deux mois qui les conduira dans divers ports français. Les Russes vont connaître le froid sibérien puis la chaleur de l’océan Indien.
La première partie du voyage est effectué en chemin de fer et traverse les villes sibériennes de Tchéliabinsk, Omsk-Krasnoyar, Irkoutsh, le sud du lac Baïkal (traversée en ferries), Kharbing (ou Harbin) en Mandchourie. Pour des raisons de temps et de coût, les trois autres brigades du corps expéditionnaire russe, destinées aux fronts occidental et oriental, n’emprunteront pas le même parcours. 

Oubliant les problèmes de sécurité et ce, malgré la présence, dans l’Atlantique Nord, de nombreux sous-marins ennemis, il est décidé que les troupes partiront du port d’Arkhangelsk afin de gagner, par voie maritime, le port français de Brest. D’une durée de deux semaines, cet itinéraire passe par le sud de la mer de Barents, le nord de la Norvège, le nord de l’Écosse et contourne l’Irlande par l’ouest.

Marseille, 20 avril 1916. Le paquebot Latouche-Tréville s’amarre pour débarquer les soldats de la 1re brigade spéciale russe. (Gérard Gorokhoff et Andreï Korliakov Le corps expéditionnaire russe en France et à Salonique 1916/1918)

Autres navires français ayant participé au transport du corps expéditionnaire russe (fronts occidental et oriental) 
Latouche-Tréville (1904/1929) Paquebot mixte de la compagnie maritime des Chargeurs Réunis. Transformé en croiseur auxiliaire - Transport de troupes. Transport des soldats de la 1re brigade spéciale en France.

Escale à Saïgon du Latouche-Tréville. Les deux sentinelles russes sont armées du vieux fusil Berdan mod. 1870. Marseille. A la descente des navires à Marseille, les soldats russes recevront le nouveau fusil Berthier mod. 1907.15.
Burdigala ex-Kaiser Friedrich (1897/1916) Paquebot de la compagnie Sud Atlantique (1912) Transformé en croiseur auxiliaire. Transport de troupes (1914). Transport des soldats de la 2e brigade spéciale pour le front d’Orient. Saute sur une mine le 14 novembre 1916 en mer Égée. (pour en savoir plus, cliquez ici)
Devant la pénurie de transport de troupes, le croiseur Châteaurenault achemine vers Salonique les troupes de la 2e brigade spéciale. (Gérard Gorokhoff et Andreï Korliakov Le corps expéditionnaire russe en France et à Salonique 1916/1918)
Châteaurenault (1898/1917) Croiseur protégé de 1re classe. Transport de troupes. Transport de troupe de la 2e brigade spéciale front d’Orient. Torpillé le 14 décembre 1917 au large de Corfou. (pour en savoir plus, cliquez ici)
Gallia (1913/1916) Paquebot de la Compagnie Sud Atlantique. Transformé en croiseur auxiliaire. Transport de troupes. Transport des soldats de la 3e brigade spéciale pour le front d’Orient. Torpillé et coulé le 4 octobre 1916 au large de la Sardaigne. (pour en savoir plus, cliquez ici)
Guichen (1898/1921) Croiseur protégé de 1re classe. Transport de troupes. En novembre 1916, avec le Lutétia transporte des soldats Russes pour le front d’Orient. (pour en savoir plus, cliquez ici)
Himalaya (1902/1917) Paquebot mixte de la compagnie des Messageries Maritimes. Transformé en transport de troupes (1915). Transport des soldats de la 1re brigade spéciale en France. Torpillé le 22 juin 1917 au large de Bizerte.
Sontay (1908/1917) Paquebot mixte de la compagnie des Messageries Maritimes - Réquisitionné à Saigon en mars 1916 pour transport de troupes. Transport des soldats de la 1re brigade spéciale en France. Torpillé et coulé le 16 avril 1917 entre la Sicile et la Sardaigne.
Lutétia (1912/1938) Paquebot de la compagnie de navigation Sud Atlantique. Transformé en croiseur auxiliaire - Transport de troupes (1915). Transport des soldats russes pour le front d’Orient. (pour en savoir plus, cliquez ici)
Plata (1907/1931) Paquebot de la Société générale de transports maritimes à vapeur. Transport de troupes. Transport des soldats russes de la 3e brigade spéciale en France.

mardi 6 septembre 2011

Le bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904.


Le bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904

Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous présente maintenant une photo du bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904. On distingue de gauche à droite: le croiseur protégé Chateaurenault entré en service en 1900 reconnaissable à ses quatre cheminées qui lui donne une allure de paquebot, il a été conçu comme croiseur corsaire tout comme le Guichen que les lecteurs de ce blog connaissent bien, il a les mêmes caractéristiques, bien que sa silhouette soit très différente, le Chateaurenault terminera sa carrière torpillé par le sous-marin allemand UC38 le 14 décembre 1917, en mer Ionienne. Devant lui, le croiseur cuirassé Dupleix du type Kléber en service depuis 1903 qui sera condamné en 1923. A droite face au Dupleix, la silhouette trapue du cuirassé Neptune entré en service en 1892, rayé en 1908 et qui finira coulé comme cible en 1913. On peut également voir à couple du Chateaurenault, en regardant attentivement parce qu'il est très peu visible, l'aviso torpilleur Epervier du type Condor datant de 1888 qui sera démoli en 1911 à Cherbourg.
Alain

Le bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904.

Le bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904

Dans ma série rétrospective de nos grands ports de guerre au début du siècle passé, je vous présente maintenant une photo du bassin Napoléon III de l'arsenal de Cherbourg en 1904; On distingue de gauche à droite; Le croiseur protégé Chateaurenault entré en service en 1900 reconnaissable à ses quatre cheminées qui lui donne une allure de paquebot, il a été conçu comme croiseur corsaire tout comme le Guichen que les lecteurs de ce blog connaissent bien, il a les mêmes caractéristiques, bien que sa silhouette soit très différente, le Chateaurenault terminera sa carrière torpillé par le sous-marin allemand UC38 le 14 décembre 1917,en mer Ionienne ; devant lui le croiseur cuirassé Dupleix du type Kléber en service depuis 1903 qui sera condamné en 1923; a droite face au Dupleix; la silhouette trapue du cuirassé Neptune entré en service en 1892 rayé en 1908 et qui finira coulé comme cible en 1913 ; on peut également voir à couple du Chateaurenault, en regardant attentivement parce qu'il est très peu visible, l'aviso torpilleur Epervier du type Condor datant de 1888 qui sera démoli en 1911 à Cherbourg.
Alain

dimanche 24 octobre 2010

11 avril 1901, lors des fêtes de Toulon, le président de la République monte sur le sous-marin Gustave Zédé

Le président Emile Loubet monte à bord du sous-marin Gustave Zé.

"11 avril 1901, Emile Loubet, président de la République, et M. Delcassé, ministre des Affaires étrangères ont passé une demi-heure à bord du sous-marin Gustave Zédé. Une partie de ce temps a été consacrée à des évolutions sous l'eau. Le président a visité le cuirassé Tsarévitch et le croiseur-cuirassé Bayan de la flotte russe, dont il a décoré les commandants." Voila ce que l'on peut lire sur une dépêche datée du 12 avril 1901, rendant compte des fêtes de Toulon auxquelles participaient une flotte russe commandée par l'amiral Biriloff et une flotte italienne sous les ordres du duc de Gênes.
La photo de cet évènement est intéressante car lorsque l'on se rend compte ce qu'était le sous-marin Gustave Zé, on ne peut que saluer le courage du président de la République et du ministre des Affaires étrangères d'oser participer à une plongée à bord d'un tel bâtiment.
Cette photo de Toulon en 1901, nous montre également dans les bassins de Missiessy, le cuirassé Brennus (en service depuis 1893 et qui sera désarmé en 1919 et démoli en 1922) et à l'extrême gauche une partie du croiseur protégé Chateaurenault qui vient à peine d'entrer en service, et qui sera torpillé le 14 décembre 1917, par le sous marin allemand UC38.
Alain

11 avril 1901, lors des fêtes de Toulon, le président de la République monte sur le sous-marin Gustave Zédé

Le président Emile Loubet monte à bord du sous-marin Gustave Zé.

"11 avril 1901, Emile Loubet, président de la République, et M. Delcassé, ministre des Affaires étrangères ont passé une demi-heure à bord du sous-marin Gustave Zé. Une partie de ce temps a été consacrée à des évolutions sous l'eau. Le président a visité le cuirassé Tsarévitch et le croiseur-cuirassé Bayan de la flotte russe, dont il a décoré les commandants." Voila ce que l'on peut lire sur une dépêche datée du 12 avril 1901, rendant compte des fêtes de Toulon auxquelles participaient une flotte russe commandée par l'amiral Biriloff et une flotte italienne sous les ordres du duc de Gênes.
La photo de cet évènement est intéressante car lorsque l'on se rend compte ce qu'était le sous-marin Gustave Zé, on ne peut que saluer le courage du président de la République et du ministre des Affaires étrangères d'oser participer à une plongée à bord d'un tel bâtiment.
Cette photo de Toulon en 1901, nous montre également dans les bassins de Missiessy, le cuirassé Brennus (en service depuis 1893 et qui sera désarmé en 1919 et démoli en 1922) et à l'extrême gauche une partie du croiseur protégé Chateaurenault qui vient à peine d'entrer en service, et qui sera torpillé le 14 décembre 1917, par le sous marin allemand UC38.
Alain

vendredi 6 août 2010

31 juillet 1948 le croiseur léger italien ATTILIO REGOLO devient français sous le nom de CHATEAURENAULT

ATTILIO REGOLO en 1942 à son entrée en service
CHATEAURENAULT ex ATTILIO REGOLO en 1958 après refonte

SCIPIONE AFRICANO en 1943 à son entrée en service


GUICHEN ex SCIPIONE AFRICANO en 1950 état d'origine

GUICHEN ex SCIPIONE AFRICANO refondu (photos collection Alain V)

31 juillet 1948 le croiseur léger italien ATTILIO REGOLO devient français sous la nom de CHATEAURENAULT.
15 aout 1948 le croiseur léger italien SCIPIONE AFRICANO devient français sous le nom de GUICHEN

Ce sont deux navires intéressants à plus d'un titre, et qui ont fait une longue carrière sous le pavillon français; je vais donc vous décrire la double carrière italienne et française de ces navires.
Ces navires sont commandés en 1938 par la marine italienne pour contrer les contre-torpilleurs français les plus rapides et les plus puissants des classes LE FANTASQUE et MOGADOR, et sont conçus pour la lutte contre les communications maritimes en Méditerranée.
Cette classe de navire dite des" Capitani Romani" comporte douze unités mises sur cale en 1939 L'ATTILIO REGOLO;le SCIPIONE AFRICANO;le CAIO MARIO;le CORNELIO SILLA;le PAOLO EMILIO;le POMPEO MAGNO;l'OTTAVIANO AUGUSTO;CLAUDIO DRUSO;VIPSANIO AGRIPPA.CLAUDIO TIBERIO;GIULIO GERMANICO et ULPIO TRAIANO.

8 furent lancés,4 abandonnés et démolis sur cale.
L'ULPIO TRAIANO est coulé en janvier 1943 par une torpille humaine britannique à Palerme
Le GIULIO GERMANICO est endommagé en achèvement à castellamare par l'artillerie anglo-américaine et sabordé en septembre 1943,il sera relevé par les italiens après la guerre.
L'OTTAVIANO AUGUSTO bombardé chavire le 1er novembre 1943 à Ancone.
Les CAIO MARIO; PAOLO EMILIO; CLAUDIO DRUSO et VIPSANIO AGRIPPA sont sabordés par les italiens en septembre 1943;
Le CORNELIO SILLA est détruit par les avions alliés à Gênes en 1944.
Le CLAUDIO TIBERIO est sabordé par les allemands en 1945.

Seuls trois navires terminent la guerre:ATTILIO REGOLO; SCIPIONE AFRICANO et POMPEO MAGNO, ce dernier en mauvais état, car endommagé par une explosion sous-marine.

L'ATTILIO REGOLO est lancé le 28 août 1940 aux chantiers OTO de Livourne; entré en service le 14 mai 1942.En juillet 1942 il participe à un mouillage de mines au sud de la Sicile, au retour fut touché par une torpille du sous marin britannique UNGERN, réparé il repris du service en mai 1943, lors de la capitulation italienne du 8 septembre 1943, il se réfugie à Port Mahon aux Baléares, et fut interné jusqu'en mai 1945.


Le SCIPIONE AFRICANO est lancé le 12 janvier 1941aux chantiers OTO de Livourne; entré en service le 23 avril 1943, le 17 juillet 1943 il se porte dans le détroit de Messine lors du débarquement allié en Sicile, en août 1943 il mouille des champs de mines, transporte le Maréchal Badoglio et le roi Victor Emmanuel III à Malte, pour signer le 3 septembre 1943 l'armistice entre l'Italie et les Alliés.
Il servit ensuite de transport rapide.

Le 10 février 1947 le traité de paix est signé entre la France et l'Italie
En application de l'article 57 de ce traité, 43 unités doivent être transférées au titre des réparations; il s'agit bien sur de renforcer notre marine nationale en piteux état à l'issue de la guerre; mais aussi,la France en fait une question de principe, et revendique un tonnage égal à celui revendiqué par l'Italie, sur nos navires, après le sabordage de Toulon; après négociations un accord est trouvé le 14 juillet 1948 sur les navires à transférer.
Parmi ceux ci figurent les ATTILIO REGOLO et SCIPIONE AFRICANO.

L'Italie remettra en service dans sa marine deux "Capitani Romani" après refonte en 1955, le POMPEO MAGNO qui sera rebaptisé SAN GIORGIO il sera désarmé en 1980, et démoli en 1987 après une longue carrière de navire-école.
Le GIULIO GERMANICO sera renfloué et refondu également il prendra le nom de SAN MARCO et sera désarmé en 1970 et démoli en 1971.

Les caractéristiques des CHATEAURENAULT et GUICHEN lors de leur transfert,sont les caractéristiques d'origine des "Capitani Romani".
Déplacement: 3362 tonnes; 5400 en pleine charge
longueur: 141,72 m; largeur 14,4m; tirant d'eau 4,04m
Propulsion: 4 chaudières; 4 turbines; puissance 110 000 cv; 2 hélices; vitesse 41 noeuds
Armement: 8 canons de 135mm
8 canons de 37mm
4x 20 mm
8 tubes lance -torpilles de 533mm; mines.

Les superstructures sous en métal lèger "Maral",coque très mince en acier spécial.

Le CHATEAURENAULTex ATTILIO REGOLO rallie Toulon le 30 juillet 1948, il est transféré le lendemain, le 7 septembre, le 20 décembre premières sorties de longue durée, il effectue des sorties en Méditerranée jusqu'au 22 janvier 1951, ou il entre en refonte aux chantiers de La Seyne; il en sort transformé, le 21mars 1953.

Les caractéristiques des CHATEAURENAULT et GUICHEN apres refonte:
Déplacement: 3675 tonnes;5500 en pleine charge
Armement 6 canons de 105 mm; ce calibre avait l'avantage de permettre d'utiliser les importantes quantités de munitions d'origine allemande, trouvées à la libération.
10 canons de 57 mm
12 tubes lance-torpilles de 550 mm

Le CHATEAURENAULT refondu et désormais classé escorteur d'escadre,il entre en essais le 9 avril 1955, il est naviral amiral de la 2ém division d'escorteurs d'escadre, il est alors en atlantique, entre en Méditerranée en 1956, le 24 mai 1956 il aborde un cargo libérien, il est réparé provisoirement à Oran, et définitivement à Toulon le 18 juin 1956; il est aménagé avec des installations de commandement plus spacieuses; 6 tubes lance-torpilles et la tourelle arrière de 105mm sont débarqués, et remplacé par des logements pour acceuillir un état-major, le 25 avril 1957, il est chef de division de la première flotille d'escorteur d'escadre basé en mediterranée, jusqu'au 5avril 1961, le 15 avril il remplace le GUICHEN comme navire amiral de l'escadre légère à Brest, il participe à diverses croisières en atlantique jusqu'au 16 juin 1962, ou il est placé en réserve; remorqué à Lorient, il est base école des fusiliers commandos, il est condamné le 2 juin 1969 et démoli à la spézia en 1970.

Le GUICHEN ex SCIPIONE AFRICANO rallie Toulon le 15 aout 1948, il est transféré sous pavillon français le meme jour; il est rattaché le 7 septembre à la deuxième division de croiseurs lègers, il est remis en service actif le 1er juin 1949, du 26 au 31 mai 1949, il effectue un transport d'or d'Oran à Toulon pour la Banque de France; en 1950 il reçoit un asdic prototype, effectue des essais jusqu'au 14 juin 1951, ou il entre en refonte à La Seyne sur le meme modèle que le CHATEAURENAULT.

Le 26 aout 1953 le GUICHEN effectue ses premières sorties d'essais apres refonte; il est admis en service actif le 9 avril 1955, et est affecté à la 2ém division d'escorteurs d'escadre,il effectue des missions en Algérie, il est basé sur Bizerte, il est modifié à compter du 16 juillet 1957 en batiment de commandement de l'escadre lègere; et subit les memes modifications que le CHATEAURENAULT; les travaux sont achevés le 14 octobre 1958, il est alors navire amiral de l'escadre lègere à Brest.
Le 20 juin 1959 il est abordé à lisbonne par le sous marin Marsouin; les réparations sont effectuées à Brest,le 16 juillet 1960 il participe à une revue navale à Brest; le 15 avril 1961 il est remplacé par le CHATEAURENAULT comme amiral de l'escadre légere, il est placé en réserve, le 21juin 1963 il devient brise lames et batiment école à quai à l'ecole navale de Lanvéoc Poulmic, il est condamné le 1er juin 1976 et transporté au cimetière marin de Landevennec, il est vendu en janvier 1982 pour la démolition.
Alain

31 juillet 1948 le croiseur léger italien ATTILIO REGOLO devient français sous le nom de CHATEAURENAULT

ATTILIO REGOLO en 1942 à son entrée en service
CHATEAURENAULT ex ATTILIO REGOLO en 1958 après refonte

SCIPIONE AFRICANO en 1943 à son entrée en service


GUICHEN ex SCIPIONE AFRICANO en 1950 état d'origine

GUICHEN ex SCIPIONE AFRICANO refondu (photos collection Alain V)

31 juillet 1948 le croiseur léger italien ATTILIO REGOLO devient français sous la nom de CHATEAURENAULT.
15 aout 1948 le croiseur léger italien SCIPIONE AFRICANO devient français sous le nom de GUICHEN

Ce sont deux navires intéressants à plus d'un titre, et qui ont fait une longue carrière sous le pavillon français; je vais donc vous décrire la double carrière italienne et française de ces navires.
Ces navires sont commandés en 1938 par la marine italienne pour contrer les contre-torpilleurs français les plus rapides et les plus puissants des classes LE FANTASQUE et MOGADOR, et sont conçus pour la lutte contre les communications maritimes en Méditerranée.
Cette classe de navire dite des" Capitani Romani" comporte douze unités mises sur cale en 1939 L'ATTILIO REGOLO;le SCIPIONE AFRICANO;le CAIO MARIO;le CORNELIO SILLA;le PAOLO EMILIO;le POMPEO MAGNO;l'OTTAVIANO AUGUSTO;CLAUDIO DRUSO;VIPSANIO AGRIPPA.CLAUDIO TIBERIO;GIULIO GERMANICO et ULPIO TRAIANO.

8 furent lancés,4 abandonnés et démolis sur cale.
L'ULPIO TRAIANO est coulé en janvier 1943 par une torpille humaine britannique à Palerme
Le GIULIO GERMANICO est endommagé en achèvement à castellamare par l'artillerie anglo-américaine et sabordé en septembre 1943,il sera relevé par les italiens après la guerre.
L'OTTAVIANO AUGUSTO bombardé chavire le 1er novembre 1943 à Ancone.
Les CAIO MARIO; PAOLO EMILIO; CLAUDIO DRUSO et VIPSANIO AGRIPPA sont sabordés par les italiens en septembre 1943;
Le CORNELIO SILLA est détruit par les avions alliés à Gênes en 1944.
Le CLAUDIO TIBERIO est sabordé par les allemands en 1945.

Seuls trois navires terminent la guerre:ATTILIO REGOLO; SCIPIONE AFRICANO et POMPEO MAGNO, ce dernier en mauvais état, car endommagé par une explosion sous-marine.

L'ATTILIO REGOLO est lancé le 28 août 1940 aux chantiers OTO de Livourne; entré en service le 14 mai 1942.En juillet 1942 il participe à un mouillage de mines au sud de la Sicile, au retour fut touché par une torpille du sous marin britannique UNGERN, réparé il repris du service en mai 1943, lors de la capitulation italienne du 8 septembre 1943, il se réfugie à Port Mahon aux Baléares, et fut interné jusqu'en mai 1945.


Le SCIPIONE AFRICANO est lancé le 12 janvier 1941aux chantiers OTO de Livourne; entré en service le 23 avril 1943, le 17 juillet 1943 il se porte dans le détroit de Messine lors du débarquement allié en Sicile, en août 1943 il mouille des champs de mines, transporte le Maréchal Badoglio et le roi Victor Emmanuel III à Malte, pour signer le 3 septembre 1943 l'armistice entre l'Italie et les Alliés.
Il servit ensuite de transport rapide.

Le 10 février 1947 le traité de paix est signé entre la France et l'Italie
En application de l'article 57 de ce traité, 43 unités doivent être transférées au titre des réparations; il s'agit bien sur de renforcer notre marine nationale en piteux état à l'issue de la guerre; mais aussi,la France en fait une question de principe, et revendique un tonnage égal à celui revendiqué par l'Italie, sur nos navires, après le sabordage de Toulon; après négociations un accord est trouvé le 14 juillet 1948 sur les navires à transférer.
Parmi ceux ci figurent les ATTILIO REGOLO et SCIPIONE AFRICANO.

L'Italie remettra en service dans sa marine deux "Capitani Romani" après refonte en 1955, le POMPEO MAGNO qui sera rebaptisé SAN GIORGIO il sera désarmé en 1980, et démoli en 1987 après une longue carrière de navire-école.
Le GIULIO GERMANICO sera renfloué et refondu également il prendra le nom de SAN MARCO et sera désarmé en 1970 et démoli en 1971.

Les caractéristiques des CHATEAURENAULT et GUICHEN lors de leur transfert,sont les caractéristiques d'origine des "Capitani Romani".
Déplacement: 3362 tonnes; 5400 en pleine charge
longueur: 141,72 m; largeur 14,4m; tirant d'eau 4,04m
Propulsion: 4 chaudières; 4 turbines; puissance 110 000 cv; 2 hélices; vitesse 41 noeuds
Armement: 8 canons de 135mm
8 canons de 37mm
4x 20 mm
8 tubes lance -torpilles de 533mm; mines.

Les superstructures sous en métal lèger "Maral",coque très mince en acier spécial.

Le CHATEAURENAULTex ATTILIO REGOLO rallie Toulon le 30 juillet 1948, il est transféré le lendemain, le 7 septembre, le 20 décembre premières sorties de longue durée, il effectue des sorties en Méditerranée jusqu'au 22 janvier 1951, ou il entre en refonte aux chantiers de La Seyne; il en sort transformé, le 21mars 1953.

Les caractéristiques des CHATEAURENAULT et GUICHEN apres refonte:
Déplacement: 3675 tonnes;5500 en pleine charge
Armement 6 canons de 105 mm; ce calibre avait l'avantage de permettre d'utiliser les importantes quantités de munitions d'origine allemande, trouvées à la libération.
10 canons de 57 mm
12 tubes lance-torpilles de 550 mm

Le CHATEAURENAULT refondu et désormais classé escorteur d'escadre,il entre en essais le 9 avril 1955, il est naviral amiral de la 2ém division d'escorteurs d'escadre, il est alors en atlantique, entre en Méditerranée en 1956, le 24 mai 1956 il aborde un cargo libérien, il est réparé provisoirement à Oran, et définitivement à Toulon le 18 juin 1956; il est aménagé avec des installations de commandement plus spacieuses; 6 tubes lance-torpilles et la tourelle arrière de 105mm sont débarqués, et remplacé par des logements pour acceuillir un état-major, le 25 avril 1957, il est chef de division de la première flotille d'escorteur d'escadre basé en mediterranée, jusqu'au 5avril 1961, le 15 avril il remplace le GUICHEN comme navire amiral de l'escadre légère à Brest, il participe à diverses croisières en atlantique jusqu'au 16 juin 1962, ou il est placé en réserve; remorqué à Lorient, il est base école des fusiliers commandos, il est condamné le 2 juin 1969 et démoli à la spézia en 1970.

Le GUICHEN ex SCIPIONE AFRICANO rallie Toulon le 15 aout 1948, il est transféré sous pavillon français le meme jour; il est rattaché le 7 septembre à la deuxième division de croiseurs lègers, il est remis en service actif le 1er juin 1949, du 26 au 31 mai 1949, il effectue un transport d'or d'Oran à Toulon pour la Banque de France; en 1950 il reçoit un asdic prototype, effectue des essais jusqu'au 14 juin 1951, ou il entre en refonte à La Seyne sur le meme modèle que le CHATEAURENAULT.

Le 26 aout 1953 le GUICHEN effectue ses premières sorties d'essais apres refonte; il est admis en service actif le 9 avril 1955, et est affecté à la 2ém division d'escorteurs d'escadre,il effectue des missions en Algérie, il est basé sur Bizerte, il est modifié à compter du 16 juillet 1957 en batiment de commandement de l'escadre lègere; et subit les memes modifications que le CHATEAURENAULT; les travaux sont achevés le 14 octobre 1958, il est alors navire amiral de l'escadre lègere à Brest.
Le 20 juin 1959 il est abordé à lisbonne par le sous marin Marsouin; les réparations sont effectuées à Brest,le 16 juillet 1960 il participe à une revue navale à Brest; le 15 avril 1961 il est remplacé par le CHATEAURENAULT comme amiral de l'escadre légere, il est placé en réserve, le 21juin 1963 il devient brise lames et batiment école à quai à l'ecole navale de Lanvéoc Poulmic, il est condamné le 1er juin 1976 et transporté au cimetière marin de Landevennec, il est vendu en janvier 1982 pour la démolition.
Alain