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vendredi 15 juillet 2011

Le Français à Saint-Malo, avant son lancement le 27 juin 1903

Le Français du commandant Charcot à Saint-Malo, avant son lancement le 27 juin 1903

Pour plus d'informations sur le bateau du Commandant Charcot, voir ce blog.

Le Français à Saint-Malo, avant son lancement le 27 juin 1903

Le Français du commandant Charcot à Saint-Malo, avant son lancement le 27 juin 1903

Pour plus d'informations sur le bateau du Commandant Charcot, voir ce blog.

mardi 31 août 2010

Anniversaire du départ du Français de J.-B. Charcot en août 1903

Charcot à bord du Français en août 1903 (collection agence Adhémar)
Il y a cent sept ans… Le Français quittait Le Havre
Nous avions déjà évoqué la difficile gestation du Français de Jean-Baptiste Charcot dans notre blog. Voici maintenant deux cartes postales portant un timbre commémoratif émis pour le centenaire du départ en expédition du voilier Le Français le 31 août 1903. (Elles portent également un tampon commémorant la 53e expédition antarctique française en Terre Adélie, en 2003 donc)

Le Français quitte Le Havre le 31 août 1903 (collection agence Adhémar) 
Charcot, première mission en Antarctique (1903-1905)
En 1903, Charcot lance la construction à Saint-Malo d'un trois-mâts goélette de 32 m, 245 tonneaux à vide, baptisé Le Français. Il part du Havre le 31 août pour la première expédition française en Antarctique qui hiverne en 1904 sous le vent de l'île Wandel. En 1905, il cartographie la péninsule antarctique, au sud du Chili (1000 km de côtes nouvelles reconnues et relevées, trois cartes marines détaillées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées au muséum d'Histoire naturelle de Paris).  Il dresse, entre autres, la carte des côtes de la Terre de Graham et effectue une reconnaissance plus au sud. Il doit malheureusement abandonner son navire, hors d'état de naviguer après un talonnage sur un récif à fleur d'eau. Il le revend à Buenos Aires et rentre en France à bord d'un paquebot. Là, il apprend que sa femme a demandé et obtenu le divorce... pour abandon du domicile conjugal!



Anniversaire du départ du Français de J.-B. Charcot en août 1903

Charcot à bord du Français en août 1903 (collection agence Adhémar)
Il y a cent sept ans… Le Français quittait Le Havre
Nous avions déjà évoqué la difficile gestation du Français de Jean-Baptiste Charcot dans notre blog. Voici maintenant deux cartes postales portant un timbre commémoratif émis pour le centenaire du départ en expédition du voilier Le Français le 31 août 1903. (Elles portent également un tampon commémorant la 53e expédition antarctique française en Terre Adélie, en 2003 donc)

Le Français quitte Le Havre le 31 août 1903 (collection agence Adhémar) 
Charcot, première mission en Antarctique (1903-1905)
En 1903, Charcot lance la construction à Saint-Malo d'un trois-mâts goélette de 32 m, 245 tonneaux à vide, baptisé Le Français. Il part du Havre le 31 août pour la première expédition française en Antarctique qui hiverne en 1904 sous le vent de l'île Wandel. En 1905, il cartographie la péninsule antarctique, au sud du Chili (1000 km de côtes nouvelles reconnues et relevées, trois cartes marines détaillées, 75 caisses d'observations, de notes, de mesures et de collections destinées au muséum d'Histoire naturelle de Paris).  Il dresse, entre autres, la carte des côtes de la Terre de Graham et effectue une reconnaissance plus au sud. Il doit malheureusement abandonner son navire, hors d'état de naviguer après un talonnage sur un récif à fleur d'eau. Il le revend à Buenos Aires et rentre en France à bord d'un paquebot. Là, il apprend que sa femme a demandé et obtenu le divorce... pour abandon du domicile conjugal!



lundi 14 juin 2010

Le Français de Charcot à Saint-Malo


Le Français de Charcot à Saint-Malo
Charcot entreprend la première expédition française dans les mers antarctiques, retrouvant en cela un esprit de découverte délaissé depuis les expéditions australes de Dumont d’Urville en 1838-1840. Il s’agira du premier hivernage français dans les glaces australes, cinq ans seulement après le Belge Gerlache de Gomery, auteur du premier jamais réalisé.
Jean-Baptiste Charcot a investi la plus grande partie de sa fortune personnelle dans son projet, mais elle ne couvre pas le financement d’une telle opération. Il avait espéré que la France, à l’instar des autres pays européens, se mêlerait aux élans conquérants des pôles et qu’il bénéficierait d’un véritable soutien financier pour préparer ses expéditions. S’il obtient l’appui des hauts personnages de l’époque, le patronage des académies et ministères et du président de la République, Charcot sera toujours très déçu par la modestie des subventions officielles qui ne couvriront jamais la totalité des fonds nécessaires à une expédition d’envergure. Jean-Baptiste Charcot ne dut le salut de son expédition qu’au Chantier Gautier qui fit d’énormes efforts financiers pour continuer la construction malgré les retards de paiement et au journal Le Matin qui lança une vague de souscription nationale. Le quotidien participa à hauteur du tiers du budget total (150000 francs) et permit au grand public de découvrir le commandant qui devint un héros populaire, s’affranchissant à l’occasion de l’aura de son père.
Pour remercier tous les Français qui ont suivi l’initiative du Matin, Jean-Baptiste Charcot changera le nom de son bateau pour le baptiser Le Français. (source pourquoi Pas). C'est un trois-mâts goélette de 32 mètres construit à Saint-Malo en 1903 aux chantiers chantiers Gautier.

Le Français de Charcot à Saint-Malo


Le Français de Charcot à Saint-Malo
Charcot entreprend la première expédition française dans les mers antarctiques, retrouvant en cela un esprit de découverte délaissé depuis les expéditions australes de Dumont d’Urville en 1838-1840. Il s’agira du premier hivernage français dans les glaces australes, cinq ans seulement après le Belge Gerlache de Gomery, auteur du premier jamais réalisé.
Jean-Baptiste Charcot a investi la plus grande partie de sa fortune personnelle dans son projet, mais elle ne couvre pas le financement d’une telle opération. Il avait espéré que la France, à l’instar des autres pays européens, se mêlerait aux élans conquérants des pôles et qu’il bénéficierait d’un véritable soutien financier pour préparer ses expéditions. S’il obtient l’appui des hauts personnages de l’époque, le patronage des académies et ministères et du président de la République, Charcot sera toujours très déçu par la modestie des subventions officielles qui ne couvriront jamais la totalité des fonds nécessaires à une expédition d’envergure. Jean-Baptiste Charcot ne dut le salut de son expédition qu’au Chantier Gautier qui fit d’énormes efforts financiers pour continuer la construction malgré les retards de paiement et au journal Le Matin qui lança une vague de souscription nationale. Le quotidien participa à hauteur du tiers du budget total (150000 francs) et permit au grand public de découvrir le commandant qui devint un héros populaire, s’affranchissant à l’occasion de l’aura de son père.
Pour remercier tous les Français qui ont suivi l’initiative du Matin, Jean-Baptiste Charcot changera le nom de son bateau pour le baptiser Le Français. (source pourquoi Pas). C'est un trois-mâts goélette de 32 mètres construit à Saint-Malo en 1903 aux chantiers chantiers Gautier.