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lundi 8 juillet 2013

Exposition Légendes des Mers, l’Art de vivre à bord des paquebots

Sur votre agenda

"Légendes des Mers, l’Art de vivre à bord des paquebots"
Du 15 juin au 22 septembre 2013
Commissariat : Dorian Dallongeville, Clémence Ducroix, Dominique Marny, Robert Rocca
Scénographie : Frédéric Beauclair

Le Palais Lumière est ouvert tous les jours de 10h à 19h (sauf le lundi : 14h-­19h). 
Palais Lumière - quai Albert Besson - 74 500 Évian-les-Bains tél.: 04 50 83 15 90

Après la Première Guerre mondiale, une clientèle fortunée a soif de luxe, de confort, de modernité et de nouveaux horizons. En France, la Compagnie générale transatlantique et la compagnie des Messageries maritimes lancent sur les mers des paquebots dont les noms et les silhouettes s’inscriront dans la légende: Champollion, Mariette Pacha, Aramis, Paris, Ile-­de-­France, Normandie...

L'affiche de l'exposition a été réalisée à partir d'une œuvre de l'affichiste Sandy-Hook. Pour tout savoir sur le plus mystérieux de nos peintres de la marine et voir l'original de cette affiche Brésil-Plata, voir sur ce blog. (cliquez ici)
Désireuses de surprendre et de satisfaire leurs passagers, les deux compagnies demandent à des artistes de renom d’aménager leurs navires : architectes et décorateurs (Pacon, Rulhmann, Leleu, Dominique, Dunand, Lalique...), peintres (Iribe, Dufy, Dupas...), affichistes (Colin, Cassandre, Sandy-­Hook, David Dellepianne...), grandes manufactures françaises (Christofle, Ercuis, Puiforcat, Saint-­Louis, Daum, Haviland...) unissent leur créativité et leurs compétences pour que ces palais flottants demeurent inégalables.
À travers un parcours jalonné de projections et de sonorisations, cette exposition témoigne d’un âge d’or où le plaisir faisait partie intégrante du voyage. Riche de 350 pièces, (peintures, dessins, affiches, maquettes, mobilier, costumes, orfèvrerie, menus, ouvrages illustrés, manuscrits, photographies…), elle est réalisée en partenariat avec l’Association French Lines et bénéficie de prêts du Musée des lettres et manuscrits, du Musée d’Art moderne André Malraux-­MuMa du Havre et de collectionneurs privés.

samedi 30 mars 2013

30 mars 1916, Portugal, devenu navire-hôpital russe, est torpillé par le sous-marin allemand U33

Annonce dans un journal anglais de la mise en service de Portugal des Messageries maritimes. The new steam-ship Portugal, for the Brazil and River Plate Line of the Messageries Maritimes, Paris.
Premier paquebot de la compagnie construit en acier (deux cheminées, trois mâts, 7720t, 140x14m, 4800cv permettant 16,8 nœuds), destiné à la ligne d'Amérique du Sud des Messageries maritimes, Portugal est lancé à La Ciotat en juillet 1886, il assure la traversée Bordeaux-La Plata. 


En 1896, il effectue une croisière exceptionnelle pour transporter 200 touristes se rendant aux premiers Jeux olympiques, à Athènes. 

En 1900, il est mis en service sur la ligne Egypte - Syrie. Il assure ensuite le service sur la ligne de la mer Noire. En août 1912, il est victime d'un incendie à marseille. En septembre 1914, après l'entrée en guerre de la Turquie et la fermeture des détroits des Dardanelles, il est retenu en mer Noire et bombardé et incendié par un torpilleur turc à Odessa en 1914. Réquisitionné par le gouvernement français, il est mis à disposition du gouvernement russe qui le transforme en navire-hôpital (l'équipage reste français). Au mouillage à Batoum (mer Noire), le 30 mars 1916, il est torpillé par le sous-marin allemand U33. Coupé en deux, il coule en deux minutes. 
Sur les 273 personnes à bord, il y aura 115 victimes – dont de nombreuses infirmières russes – parmi lesquelles 19 Français sur les 45 restés à bord.
Le naufrage du navire-hôpital Portugal vu par le peintre de la Marine Sandy-Hook pour le livre La compagnie des Messageries maritimes et la guerre, un ouvrage paru en 1921. Coll agence Adhémar.
La plupart des peintures des bateaux des Messageries Maritimes agressés pendant la Première Guerre mondiale, réalisées par le peintre sont reprises dans le livre Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine de Daniel Hillion, paru aux éditions MDV.

jeudi 27 septembre 2012

Partez en vacances à bord du Brazza

Dans un article précédent de ce blog, était présenté le torpillage du Brazza, le 28 mai 1940.
Plus gaie, cette publicité, tirée des annonces de L'Illustration du 14 avril 1928, incitait les voyageurs à embarquer pour une "croisière spéciale de vacances Méditerranée-Océan par le paquebot à moteur Brazza " au départ de Marseille le 20 août. Le dessin de cette réclame est dû au célèbre peintre de la marine Sandy-Hook (auquel Daniel Hillion a consacré un livre paru aux éditions MDV Maîtres du Vent) et montre le débarquement des passagers, peut-être devant Funchai à Madère.


Brazza, dessiné par Sandy-Hook, sur une affiche publicitaire des Chargeurs réunis. (coll agence Adhémar)


Cargo appartenant à la compagnie des Chargeurs réunis, construit aux chantiers de la Loire à Nantes et lancé le 10 novembre 1923 sous le nom de Camranh. Transformé en paquebot mixte et rebaptisé Brazza en 1927. Affecté au transport de troupe en 1939 (croiseur auxiliaire), il est coulé le 28 mai 1940 par le sous-marin allemand U37 au large du cap Finistère (Espagne).
Les escorteurs du convoi, Enseigne Henry et HMS Cheschire ont recueilli 197 rescapés. Il y eut 379 victimes.

Partez en vacances à bord du Brazza

Dans un article précédent de ce blog, était présenté le torpillage du Brazza, le 28 mai 1940.
Plus gaie, cette publicité, tirée des annonces de L'Illustration du 14 avril 1928, incitait les voyageurs à embarquer pour une "croisière spéciale de vacances Méditerranée-Océan par le paquebot à moteur Brazza " au départ de Marseille le 20 août. Le dessin de cette réclame est dû au célèbre peintre de la marine Sandy-Hook (auquel Daniel Hillion a consacré un livre paru aux éditions MDV Maîtres du Vent) et montre le débarquement des passagers, peut-être devant Funchai à Madère.

Brazza, dessiné par Sandy-Hook, sur une affiche publicitaire des Chargeurs réunis. (coll agence Adhémar)

Cargo appartenant à la compagnie des Chargeurs réunis, construit aux chantiers de la Loire à Nantes et lancé le 10 novembre 1923 sous le nom de Camranh. Transformé en paquebot mixte et rebaptisé Brazza en 1927. Affecté au transport de troupe en 1939 (croiseur auxiliaire), il est coulé le 28 mai 1940 par le sous-marin allemand U37 au large du cap Finistère (Espagne).
Les escorteurs du convoi, Enseigne Henry et HMS Cheschire ont recueilli 197 rescapés. Il y eut 379 victimes.

dimanche 11 décembre 2011

Le 11 décembre 1929 s'ouvrait à Paris le IVe salon nautique international au Grand palais et sur la Seine





Le 11 décembre 1929 s'ouvrait à Paris le IVe salon nautique international.
 Les exposants avaient investi le Grand palais et les bords de Seine. 
L'affiche était due au grand peintre de la marine Sandy-Hook.

Le 11 décembre 1929 s'ouvrait à Paris le IVe salon nautique international au Grand palais et sur la Seine





Le 11 décembre 1929 s'ouvrait à Paris le IVe salon nautique international.
 Les exposants avaient investi le Grand palais et les bords de Seine. 
L'affiche était due au grand peintre de la marine Sandy-Hook.

vendredi 14 janvier 2011

Pourquoi pas ? vu par Sandy Hook pour la société d'océanographie de France

Couverture, illustrée par Sandy-Hook*, du Bulletin de la société d'océanographie de France du 15 janvier 1925 sur laquelle on reconnaît le Pourquoi pas? du commandant Charcot (coll François Le Du)
Bateau conçu pour l'exploration des mers polaires, le Pourquoi pas? est un trois-mâts barque de 40 mètres de long, jaugeant 445 tonneaux, équipé d'un moteur de 450cv. Il avait été construit, pensé et réalisé par Gauthier père, artisan renommé et ami de Charcot, pendant l'hiver 1907 et le printemps 1908 à Saint-Malo. Le constructeur avait conçu un renforcement spécial de la coque qui présentait une forme surbaissé, élégante, avec une étrave profilée. Ses membrures avaient été doublées, voire triplées pour certaines et un rembourrage épais de 25cm avait été ajouté pour que la coque résiste aux chocs et aux étreintes des glaces polaires. Plus d'info sur notre blog.
Le Pourquoi pas?, victime des champignons…
En 1936, Pourquoi pas? coule corps et biens après s'être disloqué sur des récifs. Dans le Bulletin de la société linnéenne de Normandie, vol 118 de 2002, est évoqué la responsabilité de champignons porés qui auraient attaqué les membrures. Ils avaient été détectés dès 1924 par un membre de la société linnéenne lors d'une visite à l'arsenal de Cherbourg où se trouvait le bateau qui avait été malmené dans une croisière aux Îles Féroé. Comment ce bateau, réputé insubmersible, pouvait avoir cédé si facilement contre les rochers? «…la dislocation de la coque a vraisemblablement suivi les zones de moindre résistance mécanique, constituée par ces membrures attaquées (par les champignons) au moins depuis douze ans.»

* Cette couverture ne figure pas dans le livre Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine écrit par Daniel Hillion. Beaucoup est encore à trouver de l'œuvre du très mystérieux et fécond peintre de la marine.

Pourquoi pas ? vu par Sandy Hook pour la société d'océanographie de France

Couverture, illustrée par Sandy-Hook*, du Bulletin de la société d'océanographie de France du 15 janvier 1925 sur laquelle on reconnaît le Pourquoi pas? du commandant Charcot (coll François Le Du)
Bateau conçu pour l'exploration des mers polaires, le Pourquoi pas? est un trois-mâts barque de 40 mètres de long, jaugeant 445 tonneaux, équipé d'un moteur de 450cv. Il avait été construit, pensé et réalisé par Gauthier père, artisan renommé et ami de Charcot, pendant l'hiver 1907 et le printemps 1908 à Saint-Malo. Le constructeur avait conçu un renforcement spécial de la coque qui présentait une forme surbaissé, élégante, avec une étrave profilée. Ses membrures avaient été doublées, voire triplées pour certaines et un rembourrage épais de 25cm avait été ajouté pour que la coque résiste aux chocs et aux étreintes des glaces polaires. Plus d'info sur notre blog.
Le Pourquoi pas?, victime des champignons…
En 1936, Pourquoi pas? coule corps et biens après s'être disloqué sur des récifs. Dans le Bulletin de la société linnéenne de Normandie, vol 118 de 2002, est évoqué la responsabilité de champignons porés qui auraient attaqué les membrures. Ils avaient été détectés dès 1924 par un membre de la société linnéenne lors d'une visite à l'arsenal de Cherbourg où se trouvait le bateau qui avait été malmené dans une croisière aux Îles Féroé. Comment ce bateau, réputé insubmersible, pouvait avoir cédé si facilement contre les rochers? «…la dislocation de la coque a vraisemblablement suivi les zones de moindre résistance mécanique, constituée par ces membrures attaquées (par les champignons) au moins depuis douze ans.»

* Cette couverture ne figure pas dans le livre Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine écrit par Daniel Hillion. Beaucoup est encore à trouver de l'œuvre du très mystérieux et fécond peintre de la marine.

lundi 1 mars 2010

Rencontre avec Daniel Hillion aux Quat'Sardines à l'occasion de la sortie de ses deux livres Sandy Hook et Cunard, les majestés de l'Atlantique

Dans le vent et la tempête, Daniel Hillion dédicaçait cette fin de semaine à Concarneau ses deux derniers livres, Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la Marine et Cunard, les majestés de l'Atlantique et leurs concurrents (en collaboration avec Gilles Barnichon et Luc Watin-Augouard). C'est la Galeribrairie Aux Quat'Sardines qui organisait l'événement. Ce lieu convivial maritime livresque et coloré est situé 17 avenue du Docteur Nicolas à Concarneau. MARIBRAIRIE (Librairie - voyage et jeunesse) et PLUIE DE SEL (édition - peinture - rédaction blog), c'est-à-dire nos amies Mari Tanneau et Anh Gloux animent cet endroit très recommandable.

Gérard Fournier, photographe et auteur de Chalutiers dans la tempête, Sardiniers au travail et Voiles de légende (avec Christian Mouquet) était venu en voisin à la dédicace de Daniel Hillion.

Rencontre avec Daniel Hillion aux Quat'Sardines à l'occasion de la sortie de ses deux livres Sandy Hook et Cunard, les majestés de l'Atlantique

Dans le vent et la tempête, Daniel Hillion dédicaçait cette fin de semaine à Concarneau ses deux derniers livres, Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la Marine et Cunard, les majestés de l'Atlantique et leurs concurrents (en collaboration avec Gilles Barnichon et Luc Watin-Augouard). C'est la Galeribrairie Aux Quat'Sardines qui organisait l'événement. Ce lieu convivial maritime livresque et coloré est situé 17 avenue du Docteur Nicolas à Concarneau. MARIBRAIRIE (Librairie - voyage et jeunesse) et PLUIE DE SEL (édition - peinture - rédaction blog), c'est-à-dire nos amies Mari Tanneau et Anh Gloux animent cet endroit très recommandable.

Gérard Fournier, photographe et auteur de Chalutiers dans la tempête, Sardiniers au travail et Voiles de légende (avec Christian Mouquet) était venu en voisin à la dédicace de Daniel Hillion.

jeudi 7 janvier 2010

Daniel Hillion dédicace Sandy-Hook au Havre

Sur votre agenda

La librairie maritime Sillages au Havre organise
deux rencontres-dédicaces avec Daniel Hillion autour de son livre


Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine

(éditions MDV Maîtres du Vent)

Le vendredi 8 janvier 18h30 a la société des régates du Havre (port de plaisance)

et

le samedi 9 janvier 11h30 a la librairie maritime Sillages
115 rue Victor Hugo - tél. 0235210662


Daniel Hillion vient également de faire paraître, en collaboration avec Gilles Barnichon et Luc Watin-Augouard,
Cunard, les majestés de l'Atlantique et leurs concurrents
aux éditions MDV Maîtres du Vent.

lundi 24 août 2009

Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique

Paquebot Massilia (Collection François del Boca)

Paquebot Massilia (Collection French Lines)

Paquebot de 182,63m de long pour 19,57m de large, pouvant transporté 1000 passagers, Massilia est lancé en 1914. Par chance (si on se réfère à la malchance qui poursuit les bateaux de la compagnie), la guerre retarde sa finition et il est livré à la Compagnie de navigation Sud-Atlantique en 1920. Il assure la ligne d'Amérique du Sud jusqu'en juillet 1939 quand il est désarmé. Il est réquisitionné et transformé en transport de troupes en 1940. Il ramène les réserviste d'Amérique du Sud et 5700 tirailleurs sénégalais de Dakar en deux voyages. Il emmène ensuite 2500 chasseurs alpins pour la campagne de Norvège. Le 29 juin, il embarque pour Casablanca 27 parlementaires réfractaires à Pétain (dont Edouard Dalladier, Georges Mandel, Pierre Mendès-France et Jean Zay). De retour à Marseille, en mars 1941, il rapatrie des troupes au Liban et en Syrie puis sert de navire-école aux Chargeurs réunis. En août 1944, il est mouillé sur l'étang de Berre quand les Allemands le capturent pour le couler dans la passe Nord pour bloquer l’entrée du port de Marseille. Irrécupérable, il sera détruit à la dynamite.


Le peintre de la marine Sandy-Hook a aussi travaillé pour Sud-Atlantique. Ce qui nous vaut ces deux belles affiches du Massilia aux perspectives bien différentes. (Tiré de Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine de Daniel Hillion)

Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique

Paquebot Massilia (Collection François del Boca)
Paquebot Massilia (Collection French Lines)

Paquebot de 182,63m de long pour 19,57m de large, pouvant transporté 1000 passagers, Massilia est lancé en 1914. Par chance (si on se réfère à la malchance qui poursuit les bateaux de la compagnie), la guerre retarde sa finition et il est livré à la Compagnie de navigation Sud-Atlantique en 1920. Il assure la ligne d'Amérique du Sud jusqu'en juillet 1939 quand il est désarmé. Il est réquisitionné et transformé en transport de troupes en 1940. Il ramène les réserviste d'Amérique du Sud et 5700 tirailleurs sénégalais de Dakar en deux voyages. Il emmène ensuite 2500 chasseurs alpins pour la campagne de Norvège. Le 29 juin, il embarque pour Casablanca 27 parlementaires réfractaires à Pétain (dont Edouard Dalladier, Georges Mandel, Pierre Mendès-France et Jean Zay). De retour à Marseille, en mars 1941, il rapatrie des troupes au Liban et en Syrie puis sert de navire-école aux Chargeurs réunis. En août 1944, il est mouillé sur l'étang de Berre quand les Allemands le capturent pour le couler dans la passe Nord pour bloquer l’entrée du port de Marseille. Irrécupérable, il sera détruit à la dynamite.


Le peintre de la marine Sandy-Hook a aussi travaillé pour Sud-Atlantique. Ce qui nous vaut ces deux belles affiches du Massilia aux perspectives bien différentes. (Tiré de Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine de Daniel Hillion)

Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique

Paquebot Massilia (Collection François del Boca)

Paquebot Massilia (Collection French Lines)

Paquebot de 182,63 m de long pour 19,57 m de large, pouvant transporter 1000 passagers, Massilia est lancé en 1914. Par chance (si on se réfère à la malchance qui poursuit les bateaux de la compagnie), la guerre retarde sa finition et il est livré à la Compagnie de navigation Sud-Atlantique en 1920. Il assure la ligne d'Amérique du Sud jusqu'en juillet 1939 quand il est désarmé. Il est réquisitionné et transformé en transport de troupes en 1940. Il ramène les réservistes d'Amérique du Sud et 5 700 tirailleurs sénégalais de Dakar en deux voyages. Il emmène ensuite 2 500 chasseurs alpins pour la campagne de Norvège. Le 29 juin, il embarque pour Casablanca 27 parlementaires réfractaires à Pétain (dont Edouard Dalladier, Georges Mandel, Pierre Mendès-France et Jean Zay). De retour à Marseille, en mars 1941, il rapatrie des troupes au Liban et en Syrie puis sert de navire-école aux Chargeurs réunis. En août 1944, il est mouillé sur l'étang de Berre quand les Allemands le capturent pour le couler dans la passe Nord afin de bloquer l’entrée du port de Marseille. Irrécupérable, il sera détruit à la dynamite.


Emménagements de Massilia : Escaliers et ascenseurs du pont B
(photos collection agence Adhémar)

Le peintre de la marine Sandy-Hook a travaillé, entre autres, pour Sud-Atlantique. Ce qui nous vaut ces deux belles affiches du Massilia aux perspectives bien différentes. (Tiré de Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine, le livre de Daniel Hillion)

Massilia, paquebot de la Compagnie de navigation Sud-Atlantique

Paquebot Massilia (Collection François del Boca)

Paquebot Massilia (Collection French Lines)

Paquebot de 182,63m de long pour 19,57m de large, pouvant transporté 1000 passagers, Massilia est lancé en 1914. Par chance (si on se réfère à la malchance qui poursuit les bateaux de la compagnie), la guerre retarde sa finition et il est livré à la Compagnie de navigation Sud-Atlantique en 1920. Il assure la ligne d'Amérique du Sud jusqu'en juillet 1939 quand il est désarmé. Il est réquisitionné et transformé en transport de troupes en 1940. Il ramène les réserviste d'Amérique du Sud et 5700 tirailleurs sénégalais de Dakar en deux voyages. Il emmène ensuite 2500 chasseurs alpins pour la campagne de Norvège. Le 29 juin, il embarque pour Casablanca 27 parlementaires réfractaires à Pétain (dont Edouard Dalladier, Georges Mandel, Pierre Mendès-France et Jean Zay). De retour à Marseille, en mars 1941, il rapatrie des troupes au Liban et en Syrie puis sert de navire-école aux Chargeurs réunis. En août 1944, il est mouillé sur l'étang de Berre quand les Allemands le capturent pour le couler dans la passe Nord pour bloquer l’entrée du port de Marseille. Irrécupérable, il sera détruit à la dynamite.


Le peintre de la marine Sandy-Hook a aussi travaillé pour Sud-Atlantique. Ce qui nous vaut ces deux belles affiches du Massilia aux perspectives bien différentes. (Tiré de Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine de Daniel Hillion)

mercredi 15 juillet 2009

Quais de tous les départs

Dans ma bibliothèque, j'ai retrouvé ce recueil de textes de Pierre Mac Orlan datant de 1999 (toujours disponible chez Phébus). Ce sont des chroniques recueillies par Francis Lacassin qui eut la chance de fréquenter en ses dernières années l'homme au béret écossais. Il a réuni dans cet ouvrage les chroniques que Mac Orlan consacrées à ce qui était pour lui le thème d'entre les thèmes : les villes du vieux monde. Lesquelles se trouvent être presque toutes des ports. Partir ? Rester ? Autre dilemme que Mac Orlan résout à sa façon : en arpentant interminablement le quai des brumes. Les chroniques ici mises en bouquet font la part belle aux destinations brouillardeuses, ou à tout le moins crachineuses : Hambourg, Berlin et Londres, Dunkerque, Rouen et Brest. Ce qui n'empêche pas de pousser le cas échéant un peu plus au sud, et même beaucoup plus, vers Barcelone et Carthage, et jusqu'à Foum-Tataouïne s'il le faut.
L'éditeur a illustré ce livre d'un détail d'affiche attribuée à Sandy Cook ! Cherchez l'erreur, ou reportez-vous au livre de Daniel Hillion: Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine.

Quais de tous les départs

Dans ma bibliothèque, j'ai retrouvé ce recueil de textes de Pierre Mac Orlan datant de 1999 (toujours disponible chez Phébus). Ce sont des chroniques recueillies par Francis Lacassin qui eut la chance de fréquenter en ses dernières années l'homme au béret écossais. Il a réuni dans cet ouvrage les chroniques que Mac Orlan consacrées à ce qui était pour lui le thème d'entre les thèmes : les villes du vieux monde. Lesquelles se trouvent être presque toutes des ports. Partir ? Rester ? Autre dilemme que Mac Orlan résout à sa façon : en arpentant interminablement le quai des brumes. Les chroniques ici mises en bouquet font la part belle aux destinations brouillardeuses, ou à tout le moins crachineuses : Hambourg, Berlin et Londres, Dunkerque, Rouen et Brest. Ce qui n'empêche pas de pousser le cas échéant un peu plus au sud, et même beaucoup plus, vers Barcelone et Carthage, et jusqu'à Foum-Tataouïne s'il le faut.
L'éditeur a illustré ce livre d'un détail d'affiche attribuée à Sandy Cook ! Cherchez l'erreur, ou reportez-vous au livre de Daniel Hillion: Sandy-Hook, le plus mystérieux des peintres de la marine.

vendredi 3 juillet 2009

L'inépuisable Sandy-Hook

Chemins de fer de l'Etat et de Brighton
(affiche lithographique couleur de 103,5 x 75 cm, imprimerie L. Dufay, Paris)


Dans son incontournable Sandy-Hook, Daniel Hillion nous avait prévenu qu'il s'agissait là sans doute du plus fécond des peintres de la marine. Il précisait également qu'à cause de cela son ouvrage ne prétendait pas à être exhaustif. En voilà la confirmation avec ces trois affiches non répertoriée dans son livre.

Afrique du Nord Marseille Paris - Compagnie générale Transatlantique
(affiche lithographique couleur de 100,3 x 61,6 cm)

Société navale de l'Ouest (SNO) Lignes d'Afrique
(affiche lithographique couleur de 101,6 x 71,2 cm, imprimerie F. Champenois, Paris)


L'utilisation de la barre (et de son franchissement périlleux) dans cette affiche, sans doute un gage certain d'exotisme pour Sandy-Hook, revient dans d'autres réalisations du peintre. C'est le cas avec les deux affiches pour les Chargeurs réunis ci-dessous, tirées du livre de Daniel Hillion précité.

Sur cette affiche, l'artiste a curieusement privilégié la barre plutôt que le bateau. Il met en avant cette vague très dangereuse qui se rencontre souvent en Afrique pour symboliser les côtes du continent. (Daniel Hillion)

L'inépuisable Sandy-Hook

Chemins de fer de l'Etat et de Brighton
(affiche lithographique couleur de 103,5 x 75 cm, imprimerie L. Dufay, Paris)


Dans son incontournable Sandy-Hook, Daniel Hillion nous avait prévenu qu'il s'agissait là sans doute du plus fécond des peintres de la marine. Il précisait également qu'à cause de cela son ouvrage ne prétendait pas à être exhaustif. En voilà la confirmation avec ces trois affiches non répertoriée dans son livre.

Afrique du Nord Marseille Paris - Compagnie générale Transatlantique
(affiche lithographique couleur de 100,3 x 61,6 cm)

Société navale de l'Ouest (SNO) Lignes d'Afrique
(affiche lithographique couleur de 101,6 x 71,2 cm, imprimerie F. Champenois, Paris)


L'utilisation de la barre (et de son franchissement périlleux) dans cette affiche, sans doute un gage certain d'exotisme pour Sandy-Hook, revient dans d'autres réalisations du peintre. C'est le cas avec les deux affiches pour les Chargeurs réunis ci-dessous, tirées du livre de Daniel Hillion précité.

Sur cette affiche, l'artiste a curieusement privilégié la barre plutôt que le bateau. Il met en avant cette vague très dangereuse qui se rencontre souvent en Afrique pour symboliser les côtes du continent. (Daniel Hillion)