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jeudi 3 mai 2012

L'Angleterre prête à frapper, l'Africa fait feu de toutes les pièces d'une bordée

Nous avions déjà publié deux cartes postales de cette série de propagande anglaise (voir notre blog) qui en comprendrait 24 réunies en un fascicule.

Le cuirassé Africa fait feu de toutes les pièces d'une bordée. (coll agence Adhémar)
L'Africa est l'un des huit cuirassés de la classe King Edward VII (le seul à ne pas porter un nom en rapport direct avec l'Empire britannique) de type pré-Dreadnought lancés par la Royal Navy de 1905 à 1907. Ses sister-ships sont Commonwealth, Dominion, Hindustan, New Zealand, Britannia et Hibernia.
En 1901, les 29 cuirassés britanniques des classes Majestic, Canopus, Formidable et Duncan alors en service ou en construction, qui avaient été conçus par Sir William Henry White, constructeur en chef de l'Amirauté, ont été critiqués sur le coefficient d'efficacité entre leur armement et leur vitesse. Bien qu'ils possédaient tous 4 canons en tourelle jumelle de 12 pouces (305 mm) en artillerie principale et 12 canons de 6 pouces (152 mm) en artillerie secondaire pour un déplacement allant de 13 000 à 15 000 tonnes, ils ne rivalisent pas vraiment avec ceux des marines étrangères, comme l'Italie et les États-Unis qui adoptent déjà un armement intermédiaire de 8 pouces (203 mm).
La classe King George VII, amélioration de la classe Majestic, devait déjà être une réponse partielle à une transformation de conception. Elle adopte, pour la première fois, un calibre intermédiaire avec deux tourelles jumelles en 9,2 pouces (234 mm) en plus de l'armement lourd et secondaire classique.
Les cinq premiers navires furent armés avec le Mark IX de 12 pouces, et les trois derniers avec le moderne Advanced Mark X de 12 pouces.
Ils ont servi ensemble en tant qu'unité tactique pendant une grande partie de leur carrière, opérant dans les escadres de l'Atlantique ou de la Manche, et dans la Home Fleet avant la Première Guerre mondiale. Dès 1912, ils constituent la 3e escadre de bataille et rejoignent la Méditerranée au cours de la Première guerre balkanique (1912-1913), puis dans la Grande Flotte durant la guerre. Ils étaient systématiquement placés à la tête des escadres en protection des premiers cuirassés de type Dreadnought mis en service pour essuyer les plâtres d'éventuelles mines ou attaques. Vers la fin de guerre, ils quittèrent cette formation pour assurer des rôles subsidiaires en mer Adriatique et en Atlantique. Mis en réserve après 1918 ils furent vendus pour démolition.
Pour sa part, le cuirassé HMS Africa participe au développement de l'aéronavale à laquelle l'Amirauté s'intéresse très tôt. Ainsi le 9 juillet 1912,il reçoit une rampe sur la plage avant pour pouvoir mettre en l'air un Short T2. La rampe est ensuite montée sur son sister-ship le HMS Hibernia puis sur le cuirassé HMS London qui lancent tous les deux le T2 rebaptisé Short S38. 

L'Angleterre prête à frapper, l'Africa fait feu de toutes les pièces d'une bordée

Nous avions déjà publié deux cartes postales de cette série de propagande anglaise (voir notre blog) qui en comprendrait 24 réunies en un fascicule.

Le cuirassé Africa fait feu de toutes les pièces d'une bordée. (coll agence Adhémar)
L'Africa est l'un des huit cuirassés de la classe King Edward VII (le seul à ne pas porter un nom en rapport direct avec l'Empire britannique) de type pré-Dreadnought lancés par la Royal Navy de 1905 à 1907. Ses sister-ships sont Commonwealth, Dominion, Hindustan, New Zealand, Britannia et Hibernia.
En 1901, les 29 cuirassés britanniques des classes Majestic, Canopus, Formidable et Duncan alors en service ou en construction, qui avaient été conçus par Sir William Henry White, constructeur en chef de l'Amirauté, ont été critiqués sur le coefficient d'efficacité entre leur armement et leur vitesse. Bien qu'ils possédaient tous 4 canons en tourelle jumelle de 12 pouces (305 mm) en artillerie principale et 12 canons de 6 pouces (152 mm) en artillerie secondaire pour un déplacement allant de 13 000 à 15 000 tonnes, ils ne rivalisent pas vraiment avec ceux des marines étrangères, comme l'Italie et les États-Unis qui adoptent déjà un armement intermédiaire de 8 pouces (203 mm).
La classe King George VII, amélioration de la classe Majestic, devait déjà être une réponse partielle à une transformation de conception. Elle adopte, pour la première fois, un calibre intermédiaire avec deux tourelles jumelles en 9,2 pouces (234 mm) en plus de l'armement lourd et secondaire classique.
Les cinq premiers navires furent armés avec le Mark IX de 12 pouces, et les trois derniers avec le moderne Advanced Mark X de 12 pouces.
Ils ont servi ensemble en tant qu'unité tactique pendant une grande partie de leur carrière, opérant dans les escadres de l'Atlantique ou de la Manche, et dans la Home Fleet avant la Première Guerre mondiale. Dès 1912, ils constituent la 3e escadre de bataille et rejoignent la Méditerranée au cours de la Première guerre balkanique (1912-1913), puis dans la Grande Flotte durant la guerre. Ils étaient systématiquement placés à la tête des escadres en protection des premiers cuirassés de type Dreadnought mis en service pour essuyer les plâtres d'éventuelles mines ou attaques. Vers la fin de guerre, ils quittèrent cette formation pour assurer des rôles subsidiaires en mer Adriatique et en Atlantique. Mis en réserve après 1918 ils furent vendus pour démolition.
Pour sa part, le cuirassé HMS Africa participe au développement de l'aéronavale à laquelle l'Amirauté s'intéresse très tôt. Ainsi le 9 juillet 1912,il reçoit une rampe sur la plage avant pour pouvoir mettre en l'air un Short T2. La rampe est ensuite montée sur son sister-ship le HMS Hibernia puis sur le cuirassé HMS London qui lancent tous les deux le T2 rebaptisé Short S38. 

mardi 1 mai 2012

L'Angleterre prête à frapper, navires de guerre anglais en plein mer

Nous avions déjà publié une carte postale de cette série de propagande anglaise (voir notre blog) qui en comprendrait 24 réunies en un fascicule.

Navires de guerre anglais en pleine mer. (coll agence Adhémar)

L'Angleterre prête à frapper, navires de guerre anglais en plein mer

Nous avions déjà publié une carte postale de cette série de propagande anglaise (voir notre blog) qui en comprendrait 24 réunies en un fascicule.

Navires de guerre anglais en pleine mer. (coll agence Adhémar)

jeudi 22 mars 2012

L'Angleterre prête à frapper, le Barham

Cette carte postale est issue d'une série de propagande britannique qui en comprendrait 24 (?), réunies en un fascicule.

Le Barham, navire du même type que le Queen Elizabeth. (Collection agence Adhémar) 
Le HMS Barham, cuirassé de la classe Queen Elizabeth, a été construit aux chantiers navals John Brown and Co à Clydebank (Écosse) et lancé le 31 octobre 1914.
Durant la Première Guerre mondiale, en 1915, il entre en collision avec son navire-jumeau le HMS Warspite. En 1916, navire amiral de la 5e escadre, il fut rattaché à la flotte de croiseurs de bataille de l'amiral David Beatty pour la bataille du Jutland où il fut touché à cinq reprises et tira 337 obus.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il opére dans l'Atlantique et en Méditerranée. En décembre 1939, au nord des îles britanniques, il est endommagé par une torpille d'un sous-marin allemand. En septembre 1940, il participe à l'opération Menace à Dakar (Sénégal) qui devait assuréer le débarquement de troupes de la France libre. Le 25 septembre 1940, le Richelieu touche le Barham avec un obus de 380 mm. Le même jour, le sous-marin français Bévéziers touche le cuirassé HMS Resolution avec une torpille. L'opération Menace est abandonnée. Le Barham rejoint alors la Force H à Gibraltar, et prend part à plusieurs convois vers Malte.
Avec la Mediterranean Fleet, il prend part à la bataille du cap Matapan en mars 1941 et à l'évacuation de Crète en mai où il fut bombardé.
Le 21 avril 1941, sous le commandement de l'amiral Andrew Cunningham, le Barham de conserve avec les cuirassés Warspite et Valiant ainsi que le croiseur léger Gloucester et plusieurs destroyers, attaquent le port de Tripoli.
 Le 25 novembre 1941, alors qu'il croisait pour couvrir une attaque sur des convois italiens, le Barham fut touché par trois torpilles tirées par le sous-marin allemand U-331
Deux particularités s'attachent à la fin du Barham. L'explosion spectaculaire de ses soutes d'armement ayant été filmée, il est acteur involontaire dans quelques films et documents où il incarne un bateau qui n'a rien à voir avec lui. D'autre part, sa perte et celle de ses 861 membres d'équipage a été tactiquement dissimulée jusqu'à fin janvier 1942.

L'Angleterre prête à frapper, le Barham

Cette carte postale est issue d'une série de propagande britannique qui en comprendrait 24 (?), réunies en un fascicule.

Le Barham, navire du même type que le Queen Elizabeth. (Collection agence Adhémar) 
Le HMS Barham, cuirassé de la classe Queen Elizabeth, a été construit aux chantiers navals John Brown and Co à Clydebank (Écosse) et lancé le 31 octobre 1914.
Durant la Première Guerre mondiale, en 1915, il entre en collision avec son navire-jumeau le HMS Warspite. En 1916, navire amiral de la 5e escadre, il fut rattaché à la flotte de croiseurs de bataille de l'amiral David Beatty pour la bataille du Jutland où il fut touché à cinq reprises et tira 337 obus.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il opére dans l'Atlantique et en Méditerranée. En décembre 1939, au nord des îles britanniques, il est endommagé par une torpille d'un sous-marin allemand. En septembre 1940, il participe à l'opération Menace à Dakar (Sénégal) qui devait assuréer le débarquement de troupes de la France libre. Le 25 septembre 1940, le Richelieu touche le Barham avec un obus de 380 mm. Le même jour, le sous-marin français Bévéziers touche le cuirassé HMS Resolution avec une torpille. L'opération Menace est abandonnée. Le Barham rejoint alors la Force H à Gibraltar, et prend part à plusieurs convois vers Malte.
Avec la Mediterranean Fleet, il prend part à la bataille du cap Matapan en mars 1941 et à l'évacuation de Crète en mai où il fut bombardé.
Le 21 avril 1941, sous le commandement de l'amiral Andrew Cunningham, le Barham de conserve avec les cuirassés Warspite et Valiant ainsi que le croiseur léger Gloucester et plusieurs destroyers, attaquent le port de Tripoli.
 Le 25 novembre 1941, alors qu'il croisait pour couvrir une attaque sur des convois italiens, le Barham fut touché par trois torpilles tirées par le sous-marin allemand U-331
Deux particularités s'attachent à la fin du Barham. L'explosion spectaculaire de ses soutes d'armement ayant été filmée, il est acteur involontaire dans quelques films et documents où il incarne un bateau qui n'a rien à voir avec lui. D'autre part, sa perte et celle de ses 861 membres d'équipage a été tactiquement dissimulée jusqu'à fin janvier 1942.