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dimanche 3 juillet 2011

3 juillet 1608, Samuel de Champlain fonde Québec


Le 3 juillet 1608, sous le règne d'Henri IV, Samuel de Champlain jette les fondations de l'actuelle capitale de la province du Québec.

Il y était arrivé à son troisième voyage sur le Don de Dieu (voir ci-dessous).


Une reproduction du Don de Dieu avait été construite en 1908 au chantier Gravel Lumber de Saint Romuald pour la commémoration du tricentenaire de la fondation de Québec.
On connait cependant la jauge du Don de Dieu : 150 tonneaux, ce qui est déjà une belle barque. Un dessin de Champlain sur sa carte de la Nouvelle France en 1613 nous montre un trois-mâts barque avec le mât arrière, l'artimon, gréé d'une voile latine au lieu de la brigantine trapézoïdale. Deux étages de voiles aux deux phares carrés ; les vergues des voiles majeures, misaine et grand voile, fixées très haut sur les mâts et surmontées d'un petit et grand hunier. Un nid de pie ou vigie d'observation juché entre les deux. Le beaupré ou mâtereau d'étrave est un mât de civadière avec une petite vergue à son extrémité. La réplique réalisée en 1908 par les Canadiens montre bien qu'il ne s'agit pas d'un navire de guerre car la coque est dépourvue de batteries de canons. La dunette ou aménagements à l'arrière est imposante comme sur les galions. Il y avait près de 100 personnes à loger avec tout le matériel nécessaire à l'établissement d'une colonie. On peut avancer l'hypothèse que le Don de Dieu était une roberge normande de 25 à 30 mètres de quille, soit environ 40 mètres de l'avant à l'arrière, sans compter le mât de beaupré et compte tenu de la forte quête ou inclinaison du tableau arrière richement décoré et de l'étrave à l'avant portant très probablement une figure de proue.

3 juillet 1608, Samuel de Champlain fonde Québec


Le 3 juillet 1608, sous le règne d'Henri IV, Samuel de Champlain jette les fondations de l'actuelle capitale de la province du Québec.

Il y était arrivé à son troisième voyage sur le Don de Dieu (voir ci-dessous).


Une reproduction du Don de Dieu avait été construite en 1908 au chantier Gravel Lumber de Saint Romuald pour la commémoration du tricentenaire de la fondation de Québec.
On connait cependant la jauge du Don de Dieu : 150 tonneaux, ce qui est déjà une belle barque. Un dessin de Champlain sur sa carte de la Nouvelle France en 1613 nous montre un trois-mâts barque avec le mât arrière, l'artimon, gréé d'une voile latine au lieu de la brigantine trapézoïdale. Deux étages de voiles aux deux phares carrés ; les vergues des voiles majeures, misaine et grand voile, fixées très haut sur les mâts et surmontées d'un petit et grand hunier. Un nid de pie ou vigie d'observation juché entre les deux. Le beaupré ou mâtereau d'étrave est un mât de civadière avec une petite vergue à son extrémité. La réplique réalisée en 1908 par les Canadiens montre bien qu'il ne s'agit pas d'un navire de guerre car la coque est dépourvue de batteries de canons. La dunette ou aménagements à l'arrière est imposante comme sur les galions. Il y avait près de 100 personnes à loger avec tout le matériel nécessaire à l'établissement d'une colonie. On peut avancer l'hypothèse que le Don de Dieu était une roberge normande de 25 à 30 mètres de quille, soit environ 40 mètres de l'avant à l'arrière, sans compter le mât de beaupré et compte tenu de la forte quête ou inclinaison du tableau arrière richement décoré et de l'étrave à l'avant portant très probablement une figure de proue.

mercredi 17 février 2010

La goélette québécoise MP Émélie

Notre ami Langis Lizotte parle d'une goélette chère à son cœur sur le forum Marine marchande.

MP Émélie tout juste après son lancement en 1957

Naviguant dans la baie des Chaleurs avec un chargement de tuyaux de ciment

L'Accalmie en 2005, le navire prend de l'âge

Avance du navire plus à terre pour passer l'hiver, il est trop tard pour le mettre en dehors de l'eau pour cet hiver...

La goélette MP Émélie fut construite en 1957 à l'Ile-aux-Coudres pour et par le capitaine Éloi Perron et sa famille. Elle est le dernier type d'évolution de la goélette québécoise, un voilier au début de la colonie française qui se transforma peu à peu en caboteur motorisé. Dans les années 50, ils y en avaient plus de 150 à sillonner le fleuve et le golfe St-Laurent. En 1968, il n'en restait que 24. En 1974, pour des raisons très longue à expliquer (concurrence déloyale, pavillon de complaisance, sourde oreille des gouvernements, puissance des compagnies des Grands-Lacs), la plupart perdirent leurs contrats de transport. Le MP Émélie fut vendu dégréé et échoué dans l'embouchure de la rivière du Gouffre dans la baie St-Paul la même année. Elle changera de nom pour L'Accalmie. Elle y restera plus de 30 ans à l'abandon.
Longueur environ 115 pied, largeur 32 pieds, 13 pieds de tirant d'eau en charge pour un port en lourd approximatif de 500 tonnes, deux mâts simple de charge de 1 tonnes de charge pratique utile, un moteur Caterpillar de 280 forces qui fut remplacer plus tard par un de 500 forces, vitesse 10 nœuds, une cale cloisonné par la salle des machine et la cloison d'abordage, deux écoutilles avec prélarts. Équipage 5 à 8 personnes. Coque à fond plat et bordé à franc-bord. Renfort d'acier un peu partout. Bordé en chêne de 5 pouces d'épais, membrure double en cèdre.

Site de l'actuel propriétaire qui décrit son projet pour conserver le navire:
http://www.laccalmie2.com/
Documentaire télévision communautaire : http://www.tvco.qc.ca/videos/laccalmie-vers-le-large-749

La goélette québécoise MP Émélie

Notre ami Langis Lizotte parle d'une goélette chère à son cœur sur le forum Marine marchande.

MP Émélie tout juste après son lancement en 1957

Naviguant dans la baie des Chaleurs avec un chargement de tuyaux de ciment

L'Accalmie en 2005, le navire prend de l'âge

Avance du navire plus à terre pour passer l'hiver, il est trop tard pour le mettre en dehors de l'eau pour cet hiver...

La goélette MP Émélie fut construite en 1957 à l'Ile-aux-Coudres pour et par le capitaine Éloi Perron et sa famille. Elle est le dernier type d'évolution de la goélette québécoise, un voilier au début de la colonie française qui se transforma peu à peu en caboteur motorisé. Dans les années 50, ils y en avaient plus de 150 à sillonner le fleuve et le golfe St-Laurent. En 1968, il n'en restait que 24. En 1974, pour des raisons très longue à expliquer (concurrence déloyale, pavillon de complaisance, sourde oreille des gouvernements, puissance des compagnies des Grands-Lacs), la plupart perdirent leurs contrats de transport. Le MP Émélie fut vendu dégréé et échoué dans l'embouchure de la rivière du Gouffre dans la baie St-Paul la même année. Elle changera de nom pour L'Accalmie. Elle y restera plus de 30 ans à l'abandon.
Longueur environ 115 pied, largeur 32 pieds, 13 pieds de tirant d'eau en charge pour un port en lourd approximatif de 500 tonnes, deux mâts simple de charge de 1 tonnes de charge pratique utile, un moteur Caterpillar de 280 forces qui fut remplacer plus tard par un de 500 forces, vitesse 10 nœuds, une cale cloisonné par la salle des machine et la cloison d'abordage, deux écoutilles avec prélarts. Équipage 5 à 8 personnes. Coque à fond plat et bordé à franc-bord. Renfort d'acier un peu partout. Bordé en chêne de 5 pouces d'épais, membrure double en cèdre.

Site de l'actuel propriétaire qui décrit son projet pour conserver le navire:
http://www.laccalmie2.com/
Documentaire télévision communautaire : http://www.tvco.qc.ca/videos/laccalmie-vers-le-large-749