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vendredi 26 octobre 2018

2 janvier 1935 : perte du bananier "Île de Loos"

Les documents qui suivent racontent une fortune de mer bien ignorée de beaucoup de monde qui s'est déroulée en janvier 1935 au large de Casablanca. Ils nous ont été envoyés par Mr Guy Jamin que nous remercions très sincèrement pour nous l'avoir fait connaître.



Le bananier "Îles-de-Loos" (il s'agit bien là du nom officiel du navire contrairement à ceux utilisés dans les articles reproduits) fut construit en 1934 à Elseneur pour la compagnie marseillaise Fraissinet. C'est en revenant de Côte d'Ivoire à destination de Marseille qu'il fut perdu au cours de son voyage inaugural.




Bien que le document suivant soit étiqueté "4", il est bien la suite immédiate du précédent. Il n'y pas de lacune dans la présentation de l'article.







Longueur : 99,27 m.
Largeur : 12,95 m.
2 9000 TJB



jeudi 9 janvier 2014

Bateaux pour les îles Fidji 2/2

Suite du 8 janvier 2014…
A l'occasion de l'International Stamp Exhibition de Londres en 1980, les îles Fidji ont émis quatre timbres de bateaux représentant Southern Cross de 1873, Levuka de 1910, Matua de 1936 et Oronsay de 1951. (collection agence Adhémar)



Dans les années 1930, les touristes commencent à fréquenter les îles du pacifique. C'est pour eux et le transport des îliens que les cargos sont aménagés, cabines et pont. Le plus célèbre de ces navires fut le bananier MV Matua – lancé en mars 1935 pour l'Union Steamship Cy d'Auckland sur le chantier R. and W. Hawthorn Leslie and Co. Ltd. à Hebburn-on-Tyne, Angleterre –, qui eut les faveurs de Sa Majesté Salote Tupou, reine de Tonga. Il desservait depuis la Nouvelle-Zélande, les îles Fidji, Tonga et Samoa. Il pouvait recevoir 39 passagers en cabines de deux couchettes avec hébergement complet alors que la centaine de voyageurs du pont devait pouvoir à tous (couchages et nourriture). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il poursuit son service mais devient vite un auxiliaire précieux pour le transport de troupe. Il est alors repeint en gris. Il traverse la guerre sans encombre et est récompensé pour sa bravoure par une plaque commémorative et de l'argent pour l'équipage.
En 1952, il est transféré au service de traversier inter-îles Wellington - Lyttelton pendant l'hiver, tandis que Rangatira et Hinemoa subissent des révisions.
En 1968, MV Matua est remplacé par Taveuni. Il est moué puis vendu à E. K. Litojua de Manille et renommé Sultan K.L. En 1969, un typhon le jette à la côte dans la baie de Manille. En 1970, il est démoli à Kaohsiung,Taiwan.



Matua dans le port de Christchurch, au sud de la Nouvelle-Zélande.
Matua seen in Lyttelton being port of Christchurch in the South Island of New Zealand
© Dave Edge
Matua portant les couleurs de l'Union Steamship Cy sur sa coque, verte, liserée d'un ruban jaune. Matua is seen here with her traditional Union Steamship Green Hull and yellow ribbon around her hull.
Length/longueur 355.2 feet (108,26m) Beam/maître-bau 50.5 feet (15,39m) Craft/tirant d'eau 21.75 feet (6,63m) Displacement 4166 tons - Propulsion Two sets of Armstrong-Sultzer six cylinder diesel engines - Speed/vitesse 16.6 knots/nœuds max, vitesse de service 15.1 knots/nœuds -Cargo capacity 2,500 tons, partially refrigerated.
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SS Oronsay est le deuxième paquebot de l'Orient Line construit après la Seconde Guerre mondiale. C'est le sister-ship d'Orcades. Il a été terminé en 1951 au chantier Vickers-Armstrongs de Barrow-in-Furness mais il faudra plusieurs mois avant de la mettre en service à cause d'un incendie. Oronsay a été en service sur les lignes australienne depuis la Grande-Bretagne en passant par le canal de Suez Canal jusqu'à 1953. Sa décoration intérieure et son confort en faisaient l'un des plus beaux de l'époque. En 1960, l'Orient Line a été absorbée par la P and O et Oronsay a été reconverti en navire de croisière jusqu'à sa démolition en 1975.


RMS Oronsay à quai à Auckland (Nouvelle-Zélande) en août 1958. RMS Oronsay seen at Princess Wharf Auckland New Zealand in August 1958. © Roger Eastwood
Oronsay et le Chusan à Ténérife dans les années 1970.Oronsay and PandO liner Chusan meet up in Tenerife in the 1970’
Pour en savoir plus sur Chusan et la P and O, cliquez ici.

mercredi 29 février 2012

Le retour du Tarpon

Le Tarpon a été évoqué sur ce blog à propos d'une recherche que faisait un lecteur. C'était il y a trois ans mais ce chercheur sera peut-être content de trouver ici deux autres cliché de ce bananier de la compagnie Fraissinet.
Tarpon de la compagnie Fraissinet
Khalis Sky (IMO 5352991), ex-Tarpon à couple dans le port du Pirée. Il sera ferraillé à Santander en 1984. 

Le retour du Tarpon

Le Tarpon a été évoqué sur ce blog à propos d'une recherche que faisait un lecteur. C'était il y a trois ans mais ce chercheur sera peut-être content de trouver ici deux autres cliché de ce bananier de la compagnie Fraissinet.
Tarpon de la compagnie Fraissinet
Khalis Sky (IMO 5352991), ex-Tarpon à couple dans le port du Pirée. Il sera ferraillé à Santander en 1984. 

jeudi 16 février 2012

Le bananier Cap-des-Palmes de la compagnie Fraissinet




Navire transporteur de bananes Cap-des-Palmes
de la Compagnie de navigation Fraissinet. (coll agence Adhémar)
Nous avons déjà abordé le sujet des cargos bananiers sur ce blog. Voici l'un de ceux qui ont fait la fortune  de la compagnie Fraissinet (voir notre blog).
Cap-des-Palmes, bananier de la compagnie Fraissinet, a été saisi par les anglais à Libreville où il avait été envoyé en mission par le régime de Vichy. Il est réarmé par les FNFL (c'est leur seul croiseur auxiliaire) et envoyé dans le Pacifique Sud pour escorter des convois. il est basé en Nouvelle-Calédonie. Caréné pour servir de bateau-piège du 6 avril 1944 au 20 juillet 1944 aux USA, il retourne ensuite dans le Pacifique aux côtés du Savorgnan-de-Brazza. Il rentre à Toulon en 1945.
Construit au chantier Helsingörs Jernskibs-og Maskinbyggeri A/S à Helsingör (Danemark), Cap-des-Palmes est lancé en 1935. Il est vendu au Maroc en janvier 1957 et rebaptisé Banora.

Le bananier Cap-des-Palmes de la compagnie Fraissinet




Navire transporteur de bananes Cap-des-Palmes
de la Compagnie de navigation Fraissinet. (coll agence Adhémar)
Nous avons déjà abordé le sujet des cargos bananiers sur ce blog. Voici l'un de ceux qui ont fait la fortune  de la compagnie Fraissinet (voir notre blog).
Cap-des-Palmes, bananier de la compagnie Fraissinet, a été saisi par les anglais à Libreville où il avait été envoyé en mission par le régime de Vichy. Il est réarmé par les FNFL (c'est leur seul croiseur auxiliaire) et envoyé dans le Pacifique Sud pour escorter des convois. il est basé en Nouvelle-Calédonie. Caréné pour servir de bateau-piège du 6 avril 1944 au 20 juillet 1944 aux USA, il retourne ensuite dans le Pacifique aux côtés du Savorgnan-de-Brazza. Il rentre à Toulon en 1945.
Construit au chantier Helsingörs Jernskibs-og Maskinbyggeri A/S à Helsingör (Danemark), Cap-des-Palmes est lancé en 1935. Il est vendu au Maroc en janvier 1957 et rebaptisé Banora.

mercredi 27 avril 2011

Djoliba, navire bananier de la compagnie Fraissinet

Djoliba, navire bananier de la compagnie Fraissinet. (Coll. agence Adhémar)
Longueur HT :115 m Largeur : 15,83 m Tirant d'eau : 6,45 m Port en Lourd : 2700 T Jauge Brute : 4903 tx
2 moteurs MAN - 8 cylindres 2 hélices 5000 CV. 150 t/m - 16,5 nœuds. 
Fait partie d'une série qui comprend également Dubreka, Victor Schœlcher et Charles-Plumier
Construit par les forges et chantiers de la Méditerranée, lancé en janvier 1947. Mis en service en 1948 pour la compagnie de navigation Fraissinet devenue par la suite Fraissinet et Cyprien Fabre.

«Le plan quinquennal de reconstruction mis en œuvre à la Libération, est établi en fonction du trafic de 1938. La flotte française a longtemps eu pour caractéristique principale d'être entièrement construite "sur mesure" par opposition à ses concurrentes où le recours à la fabrication en série s'est généralisée. L'armateur a toujours veillé à adapter son navire à la nature de la cargaison, au pays desservi et à l'équipement des ports visités. La reconstruction s'opère donc à partir de prototypes soigneusement étudiés en fonction des trafics à assurer… ainsi les navires bananiers Djoliba et Dubréka de 4500 tjb sont des répliques du Charles-Plumier construit en 1938.» MF Berneron-Couvenhes dans La Marine marchande française de 1850 à 2000.

John Brinckman, ex-Djoliba
 En 1963, Dubréka et Djoliba étaient encore exploités en RDA par Veb Deutsche Seereederei de Rostock sous les noms de Fritz Reuter et John Brinckman. En 1974-1975, John Brinckman est entre les mains de Ching Lien Nav Ltd de Panama sous le nom de Fair Fruit. Il est présumé perdu ou démoli.
 

Plus d'infos sur les bananiers français sur notre blog.
Plus d'infos sur la compagnie Fraissinet sur notre blog.

Djoliba, navire bananier de la compagnie Fraissinet

Djoliba, navire bananier de la compagnie Fraissinet. (Coll. agence Adhémar)
Longueur HT :115 m Largeur : 15,83 m Tirant d'eau : 6,45 m Port en Lourd : 2700 T Jauge Brute : 4903 tx
2 moteurs MAN - 8 cylindres 2 hélices 5000 CV. 150 t/m - 16,5 nœuds. 
Fait partie d'une série qui comprend également Dubreka, Victor Schœlcher et Charles-Plumier
Construit par les forges et chantiers de la Méditerranée, lancé en janvier 1947. Mis en service en 1948 pour la compagnie de navigation Fraissinet devenue par la suite Fraissinet et Cyprien Fabre.

«Le plan quinquennal de reconstruction mis en œuvre à la Libération, est établi en fonction du trafic de 1938. La flotte française a longtemps eu pour caractéristique principale d'être entièrement construite "sur mesure" par opposition à ses concurrentes où le recours à la fabrication en série s'est généralisée. L'armateur a toujours veillé à adapter son navire à la nature de la cargaison, au pays desservi et à l'équipement des ports visités. La reconstruction s'opère donc à partir de prototypes soigneusement étudiés en fonction des trafics à assurer… ainsi les navires bananiers Djoliba et Dubréka de 4500 tjb sont des répliques du Charles-Plumier construit en 1938.» MF Berneron-Couvenhes dans La Marine marchande française de 1850 à 2000.

John Brinckman, ex-Djoliba
 En 1963, Dubréka et Djoliba étaient encore exploités en RDA par Veb Deutsche Seereederei de Rostock sous les noms de Fritz Reuter et John Brinckman. En 1974-1975, John Brinckman est entre les mains de Ching Lien Nav Ltd de Panama sous le nom de Fair Fruit. Il est présumé perdu ou démoli.
 

Plus d'infos sur les bananiers français sur notre blog.
Plus d'infos sur la compagnie Fraissinet sur notre blog.

vendredi 25 mars 2011

Cargos bananiers à Dieppe

Port de pêche important pour l'approvisionnement de Paris dès le Moyen-Age, Dieppe a vu se pencher sur l'avenir de son port les noms les plus célèbres, Colbert (en 1672), Vauban, Trudaine (en 1776)… mais ce n'est qu'au début du XIXe siècle que seront creusés de nouveaux bassins. Puis vint Freycinet à qui l'on doit, en 1880, le nouvel établissement maritime. Pourtant, le service de passagers vers l'Angleterre, créé en 1790, avait déjà dynamisé le port avec des liaisons vers Brighton et Newhaven. La marine marchande ne sera pas en reste, le port de Dieppe, d'abord considéré comme un port charbonnier, devint très vite le premier port bananier de France et son deuxième port fruitier (après Marseille), du moins jusqu'à ce que le trafic avec les Antilles soit déplacé vers Le Havre (1981).

Le bananier Esterel

Commandé par le norvégien P. Gjerding à Gotaveken, racheté sur cale par la Compagnie générale d'armement maritime (CGAM de la Transat), Esterel est livré en 1937. Il est ensuite transféré avec toute la flotte de bananiers à la CGT en mars 1939. Réquisitionné le 13 octobre 1939, il est transformé en croiseur auxiliaire X 21 et affecté à la 4e DCX ainsi que les bananiers Barfleur X 19, et Quercy X 20 (qui auront une attitude plus glorieuse pendant la guerre) pour des missions aux Antilles. Le 14 octobre 1940, il rejoint Marseille et est désarmé. Le 9 décembre 1942, il est cédé aux Allemands suite aux accords Laval Kaufmann mais conserve son nom. Parti de Naples le 11 mars 1943 pour Tunis en compagnie du Caraïbe, devenu allemand également, il est torpillé le 12 par le sous-marin britannnique Thunderbolt. Gravement avarié, il rejoint Trapani où il est sabordé le 15 juillet quand les troupes alliées débarquent en Sicile.
Retrouvé et remis en état, il n'est remis en service que le 12 octobre 1950 sur les Antilles. De décembre 1952 à mars 1953, redevenu cargo, il est affecté à la ligne Bordeaux-Antilles puis, en 1958, il est affecté aux lignes de Méditerranée jusqu'à 1963. Il finira sa vie sous le nom de son propriétaire grec Dimitrios K, puis Dimitrios Kyriakos.
En février 1969, il tombe en panne au large de la côte ouest d'Afrique et est remorqué à Freetown par le liberty ship panaméen Glyfada. Il coule à son ancrage le 15 mars 1970.

Le bananier Esterel vers 1938 à quai devant "les installations modernes pour le déchargement des bananes".

Par arrêté du 5 juillet 1938, l'importation en France des bananes fraîches, originaires ou en provenance des territoires relevant du ministère des Colonies, peut être effectuée par les ports de Dieppe (54296t en 1938), Rouen (39363t), Le Havre (29476t), Marseille (23944t), Nantes (18923t), Bordeaux (15855t), Sète (1613t), Alger (3534t) et Oran (1040t). Dieppe est resté longtemps le premier port bananier français car il avait su se moderniser (noria, entrepôt isotherme en 1939). En 1946, 82% de la banane y débarquait.
Dieppe était la destination principale de la production des Antilles.
En 1970, il restait quatre ports majeurs pour ce trafic: Dieppe (130000t, 37% du trafic), Marseille (126000t), Rouen (118000t) et Le Havre (43000t).
En 1981, la mise en service des quatre PCRP (porte conteneurs réfrigés polyvalents) sur la ligne des Antilles a fait délaisser Rouen et a réduit considérablement le rôle de Dieppe (7% en 1993) au bénéfice du Havre (56%).

Le bananier Fort de France entrant à Dieppe.Le bananier Fort Dauphin quittant Dieppe.


Les nouveaux bananiers du type Fort de la Transat. Série 1: Fort Desaix, Fort Carillon. Longueur h.t.: 112,70m Largeur: 15,80m T.E.: 6,50m Port en Lourd: 3290t Puissance: 5250cv, 1 hélice Vitesse: 16,5n Série 2: Fort Caroline, Fort Saint Pierre, Fort Royal. Longueur h.t.: 113,85m Largeur: 15,80m T.E.: 6,53m Port en Lourd: 3200t Puissance: 6000cv, 1 hélice Vitesse: 16,5n Série 3: Fort Frontenac, Fort Niagara, Fort de France, Fort Fleur d'Epée, Fort d'Orléans, Fort Crèvecœur. Longueur h.t.: 113,85m Largeur: 15,80m T.E.: 6,53m Port en Lourd: 3223t Puissance: 7800cv, 1 hélice Vitesse: 17n

Cargos bananiers à Dieppe

Port de pêche important pour l'approvisionnement de Paris dès le Moyen-Age, Dieppe a vu se pencher sur l'avenir de son port les noms les plus célèbres, Colbert (en 1672), Vauban, Trudaine (en 1776)… mais ce n'est qu'au début du XIXe siècle que seront creusés de nouveaux bassins. Puis vint Freycinet à qui l'on doit, en 1880, le nouvel établissement maritime. Pourtant, le service de passagers vers l'Angleterre, créé en 1790, avait déjà dynamisé le port avec des liaisons vers Brighton et Newhaven. La marine marchande ne sera pas en reste, le port de Dieppe, d'abord considéré comme un port charbonnier, devint très vite le premier port bananier de France et son deuxième port fruitier (après Marseille), du moins jusqu'à ce que le trafic avec les Antilles soit déplacé vers Le Havre (1981).

Le bananier Esterel

Commandé par le norvégien P. Gjerding à Gotaveken, racheté sur cale par la Compagnie générale d'armement maritime (CGAM de la Transat), Esterel est livré en 1937. Il est ensuite transféré avec toute la flotte de bananiers à la CGT en mars 1939. Réquisitionné le 13 octobre 1939, il est transformé en croiseur auxiliaire X 21 et affecté à la 4e DCX ainsi que les bananiers Barfleur X 19, et Quercy X 20 (qui auront une attitude plus glorieuse pendant la guerre) pour des missions aux Antilles. Le 14 octobre 1940, il rejoint Marseille et est désarmé. Le 9 décembre 1942, il est cédé aux Allemands suite aux accords Laval Kaufmann mais conserve son nom. Parti de Naples le 11 mars 1943 pour Tunis en compagnie du Caraïbe, devenu allemand également, il est torpillé le 12 par le sous-marin britannnique Thunderbolt. Gravement avarié, il rejoint Trapani où il est sabordé le 15 juillet quand les troupes alliées débarquent en Sicile.
Retrouvé et remis en état, il n'est remis en service que le 12 octobre 1950 sur les Antilles. De décembre 1952 à mars 1953, redevenu cargo, il est affecté à la ligne Bordeaux-Antilles puis, en 1958, il est affecté aux lignes de Méditerranée jusqu'à 1963. Il finira sa vie sous le nom de son propriétaire grec Dimitrios K, puis Dimitrios Kyriakos.
En février 1969, il tombe en panne au large de la côte ouest d'Afrique et est remorqué à Freetown par le liberty ship panaméen Glyfada. Il coule à son ancrage le 15 mars 1970.

Le bananier Esterel vers 1938 à quai devant "les installations modernes pour le déchargement des bananes".
Par arrêté du 5 juillet 1938, l'importation en France des bananes fraîches, originaires ou en provenance des territoires relevant du ministère des Colonies, peut être effectuée par les ports de Dieppe (54296t en 1938), Rouen (39363t), Le Havre (29476t), Marseille (23944t), Nantes (18923t), Bordeaux (15855t), Sète (1613t), Alger (3534t) et Oran (1040t). Dieppe est resté longtemps le premier port bananier français car il avait su se moderniser (noria, entrepôt isotherme en 1939). En 1946, 82% de la banane y débarquait.
Dieppe était la destination principale de la production des Antilles.
En 1970, il restait quatre ports majeurs pour ce trafic: Dieppe (130000t, 37% du trafic), Marseille (126000t), Rouen (118000t) et Le Havre (43000t).
En 1981, la mise en service des quatre PCRP (porte conteneurs réfrigés polyvalents) sur la ligne des Antilles a fait délaisser Rouen et a réduit considérablement le rôle de Dieppe (7% en 1993) au bénéfice du Havre (56%).

Le bananier Fort de France entrant à Dieppe.
Le bananier Fort Dauphin quittant Dieppe.


Les nouveaux bananiers du type Fort de la Transat. Série 1: Fort Desaix, Fort Carillon. Longueur h.t.: 112,70m Largeur: 15,80m T.E.: 6,50m Port en Lourd: 3290t Puissance: 5250cv, 1 hélice Vitesse: 16,5n Série 2: Fort Caroline, Fort Saint Pierre, Fort Royal. Longueur h.t.: 113,85m Largeur: 15,80m T.E.: 6,53m Port en Lourd: 3200t Puissance: 6000cv, 1 hélice Vitesse: 16,5n Série 3: Fort Frontenac, Fort Niagara, Fort de France, Fort Fleur d'Epée, Fort d'Orléans, Fort Crèvecœur. Longueur h.t.: 113,85m Largeur: 15,80m T.E.: 6,53m Port en Lourd: 3223t Puissance: 7800cv, 1 hélice Vitesse: 17n