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lundi 15 avril 2024

Le chantier de la Compagnie générale de navigation à Ouchy


 Les journées « Portes ouvertes » (très bien) organisées par la Compagnie générale de navigation au chantier d’Ouchy les 13 et 14 avril ont permis de découvrir les emménagements du tout récent Evian les Bains (non encore en service). Certes, ce sont les matériaux modernes qui y règnent mais cela est logique et la qualité est présente. Les installations semblent spacieuses, confortables et bien réparties.



Bien qu'il soit hors de question de comparer deux bateaux si différents dans l'esprit et la conception, les clichés suivants montrent certaines installations de La Suisse de 1910 qui était partiellement accessible ce week-end. 



Certains plans d’époque étaient affichés à l’atelier de mécanique :

C’était également l’occasion de voir le Col Vert construit sur le lac de Constance en 1960 :


et le Simplon, récemment accidenté à Cully. Un poster rédigé par la compagnie relatait les faits qu’une enquête en cours doit éclaircir.

Henry Dunant était sur cale et «C’est bizarre de le voir comme ça» disait une visiteuse!






Tous clichés par Gilles Barnichon. Reproduction interdite sans autorisation.



jeudi 5 octobre 2023

Le bateau Genève, construit en 1896

Genève le 21 mai 2011 (Cliché par MHM55 - Wikimedia)

À une époque où se développait le tourisme européen, il était nécessaire de créer des loisirs pour attirer aristocrates et riches européens sur les bords des lacs suisses. C’est pourquoi, de 1896 à 1927, douze bateaux furent livrés à la Compagnie Générale de Navigation pour naviguer sur le lac Léman. Ils répondaient aux critères de luxe, de confort et de richesse décorative attendus par une clientèle exigeante. Trois disparurent mais huit d’entre eux, aujourd’hui rénovés ou préservés, inscrits comme monuments historiques, constituent la plus grande flotte de navires historiques de la Suisse. Le premier de cette série n’a pas eu cette chance mais est encore visible à Genève, ville dont il porte le nom. Lancé en 1896, Genève est le plus vieux bateau à aubes encore à flot sur le Léman.

Commandé à la firme Sulzer de Winterthur (qui reçoit ainsi sa première commande pour le Léman), il doit être à la fois une réussite technique et esthétique. Les éléments de la coque sont construits à Winterthour, transportés pas train jusqu’au chantier de la compagnie à Ouchy. Les courses d’essai se déroulent au mois de mai 1896. Le pari est gagné : le nouveau venu est un grand bateau rapide (27 km/h), confortable et spacieux, aux lignes fines. Il est inauguré le 28 mai 1896 soit moins d’un mois après l’ouverture de l’exposition nationale qui se tiendra à Genève jusqu’en octobre.

Le 10 septembre 1898, à Genève en début d’après-midi, Elisabeth de Wittelsbach, Impératrice d’Autriche et Reine de Hongrie, plus connue sous le diminutif de Sissi, s’apprête à embarquer sur le bateau pour regagner son hôtel à Caux, au dessus de Vevey, lorsqu’elle est agressée par Luigi Lucheni, un anarchiste italien qui, à l'aide d'une fine lame si fine que le coup passe dans un premier temps inaperçu, la blesse au thorax, provoquant une plaie du coeur. Néanmoins parvenue à monter à bord, elle y perdra définitivement connaissance avant que le bateau fasse demi-tour et qu’elle soit ramenée à l’hôtel Beau Rivage où elle a séjourné la nuit précédente et où elle décédera rapidement à l’âge de soixante ans.



Un autre événement marquant la vie du bateau se déroule le dimanche 13 mai 1928. À 14 heures les deux bateaux de la CGN Rhône et Genève se présentent simultanément devant le port de Pully. En effet, le bateau Genève, venant de Lutry, a une dizaine de minutes de retard sur l’horaire en raison du débarquement anormalement long d’un grand nombre de passagers à l’escale précédente. Le Rhône venant dans la direction opposée est, selon la règle de la compagnie, prioritaire pour accoster. À la suite d’une mauvaise compréhension des signaux sonores échangés, les deux bateaux mirent en marche arrière mais les manoeuvres ne suffirent pas à éviter l’accident. Le grand mât avant du Rhône s’affaissa sur une passagère qui décédera quelques heures plus tard à l’hôpital de Lausanne. Deux autres personnes furent également contusionnées par la chute du mât. Les deux capitaines (M. Rauch du Rhône et Tauxe du Genève) furent condamnés à trois jours d’emprisonnement et à des peines financières.

Le bateau connaîtra plusieurs rénovations techniques ou de ses emménagements mais il faut citer celle qui en 1934 remplace ses chaudières par un moteur diesel électrique afin de rendre la navigation moins coûteuse. C’est une première qui sera répétée par la suite sur d’autres bateaux de la flotte CGN. À partir de 1970, le bateau sert de réserve en cas d’impossibilité pour un autre bâtiment de la flotte de naviguer et navigue jusqu’en 1971. En 1973, le Chablais est mis en service et Genève définitivement désarmé, sa réfection éventuelle n’étant pas économiquement justifiée.

Il occupera d’abord une place au débarcadère du Petit Pâquis puis deux ans plus tard au ponton de la Mouche, du côté des Eaux-Vives, sur le quai Gustave-Ador où il se trouve encore aujourd’hui. Il a été acquis en 1974 par l’Association pour le bateau Genève. À la tête de celle-ci deux pasteurs, Jean-Gabriel Favre et Alain Barde. Sa mission : la réinsertion et l’accueil matinal quotidien et la distribution de repas à de jeunes migrants ou des personnes à la rue, des personnages âgées aussi, ou fragiles. Ce sont ces passagers comme on dit ici qui participent à l’entretien du bateau. Mais le bateau est aussi ouvert à la location pour des événements privés.



vendredi 13 mai 2011

Vapeur en Chine sur le fleuve Pei-Ho à la fin du 19e siècle




Vapeur en Chine sur le fleuve Pei-Ho à la fin du 19e siècle

Le Pei-Ho permet de rejoindre Tien-Tsin depuis la mer Jaune à partir de Taku. Tien-Tsin, avant-port de Pékin, au sud, est l'un des quatre grands ports de Chine. Il a été pendant près de quatre-vingts ans le siège de concessions internationales (France, Grande-Bretagne, Japon, Russie, Italie, Allemagne…) après avoir été déclaré Port ouvert aux activités commerciales en 1860.

"Fleuve tranquille du nord de la Chine pris par les glaces une bonne partie de l'hiver, le Pei-Ho longe la ligne de chemin de fer qui mène à Pékin et en assure son contrôle.Le fleuve Pei Ho (fleuve du Nord) prend son nom à hauteur de Tientsin, alors qu'à son embouchure il devient Pai Ho (fleuve blanc) et qu'à partir de sa jonction avec le canal impérial et jusqu'au golfe, il devient Hai Ho (fleuve maritime)."

La carte de ce jeu de l'oie, édité au temps de la guerre des Boxers, montre bien la situation du Pei-Ho et de Tientsin par rapport à Pékin.

Vapeur en Chine sur le fleuve Pei-Ho à la fin du 19e siècle




Vapeur en Chine sur le fleuve Pei-Ho à la fin du 19e siècle

Le Pei-Ho permet de rejoindre Tien-Tsin depuis la mer Jaune à partir de Taku. Tien-Tsin, avant-port de Pékin, au sud, est l'un des quatre grands ports de Chine. Il a été pendant près de quatre-vingts ans le siège de concessions internationales (France, Grande-Bretagne, Japon, Russie, Italie, Allemagne…) après avoir été déclaré Port ouvert aux activités commerciales en 1860.

"Fleuve tranquille du nord de la Chine pris par les glaces une bonne partie de l'hiver, le Pei-Ho longe la ligne de chemin de fer qui mène à Pékin et en assure son contrôle.Le fleuve Pei Ho (fleuve du Nord) prend son nom à hauteur de Tientsin, alors qu'à son embouchure il devient Pai Ho (fleuve blanc) et qu'à partir de sa jonction avec le canal impérial et jusqu'au golfe, il devient Hai Ho (fleuve maritime)."

La carte de ce jeu de l'oie, édité au temps de la guerre des Boxers, montre bien la situation du Pei-Ho et de Tientsin par rapport à Pékin.

mardi 20 avril 2010

Vapeur Wilhelm Tell

À Lucerne, se trouve Wilhelm Tell, construit en 1908 par Sulzer de Winterthur et retiré du service en octobre 1970. Il doit sa survie à un groupe de passionnés qui a su organiser sa préservation puis sa vente. Il est maintenant amarré sur la rive nord du lac, au centre-ville et est transformé en restaurant.
(cliché Agence Adhemar)

Vapeur Wilhelm Tell

À Lucerne, se trouve Wilhelm Tell, construit en 1908 par Sulzer de Winterthur et retiré du service en octobre 1970. Il doit sa survie à un groupe de passionnés qui a su organiser sa préservation puis sa vente. Il est maintenant amarré sur la rive nord du lac, au centre-ville et est transformé en restaurant.
(cliché Agence Adhemar)

mercredi 26 août 2009

Le cargo Virginie de la CGT

Le cargo à vapeur Virginie (1907-1934), de la Compagnie générale transatlantique (CGT), en cale sèche au Havre
(photo Agence Adhémar)

Pendant la Première Guerre mondiale des navires furent réquisitionnés par l'Etat pour soutenir l'effort de guerre : La Provence, La Savoie, La Touraine et La Lorraine devinrent des croiseurs auxiliaires ; Niagara, Virginie, Saint-Laurent, Flandre, Lafayette servirent comme auxiliaires de la flotte et éclaireurs. France II fut transformé en navire hôpital. La Compagnie recevait alors une indemnité de privation de jouissance calculée d'après un inventaire et des états des lieux dressés au moment de la réquisition. (source French Lines)

Le cargo Virginie de la CGT

Le cargo à vapeur Virginie (1907-1934), de la Compagnie générale transatlantique (CGT), en cale sèche au Havre
(collection Agence Adhémar)

Pendant la Première Guerre mondiale des navires furent réquisitionnés par l'Etat pour soutenir l'effort de guerre : La Provence, La Savoie, La Touraine et La Lorraine devinrent des croiseurs auxiliaires ; Niagara, Virginie, Saint-Laurent, Flandre, Lafayette servirent comme auxiliaires de la flotte et éclaireurs. France II fut transformé en navire hôpital. La Compagnie recevait alors une indemnité de privation de jouissance calculée d'après un inventaire et des états des lieux dressés au moment de la réquisition.

Le cargo Virginie de la CGT

Le cargo à vapeur Virginie (1907-1934), de la Compagnie générale transatlantique (CGT), en cale sèche au Havre
(photo Agence Adhémar)

Pendant la Première Guerre mondiale des navires furent réquisitionnés par l'Etat pour soutenir l'effort de guerre : La Provence, La Savoie, La Touraine et La Lorraine devinrent des croiseurs auxiliaires ; Niagara, Virginie, Saint-Laurent, Flandre, Lafayette servirent comme auxiliaires de la flotte et éclaireurs. France II fut transformé en navire hôpital. La Compagnie recevait alors une indemnité de privation de jouissance calculée d'après un inventaire et des états des lieux dressés au moment de la réquisition. (source French Lines)

jeudi 26 février 2009

Tamise, vapeur de la ligne Diepppe-Newhaven

La gare maritime de Dieppe. A quai Tamise et d’autres vapeurs.


Vapeurs non identifiés entrant et sortant du port de Dieppe.


Tamise dans les jetées de Dieppe.

La liaison transmanche Dieppe-Newhaven-Dieppe a été créée en 1856. Entre 1875 et 1899, le steamer Tamise circulait entre les deux ports en même temps que Sussex, Seine et Manche. Au début du siècle dernier, ils seront remplacés par France, Brighton, Newhaven, Versailles et Arundel. (source : La longue histoire de la ligne Dieppe-Brighton puis Newhaven de Claude Féron)
Tamise a eu à son bord un écrivain anglais illustre qui venait s’installer en Normandie après deux ans de prison. En effet, libéré le 19 mai 1897, Oscar Wilde s’embarque pour Dieppe où il loge dans un hôtel sous le nom de Sébastien Melmoth.
Tamise

Sussex, immatriculé à Newhaven

Manche

France

Brighton

Débarquement à Dieppe des passagers d’Arundel

Tamise, vapeur de la ligne Diepppe-Newhaven

La gare maritime de Dieppe. A quai Tamise et d’autres vapeurs.


Vapeurs non identifiés entrant et sortant du port de Dieppe.


Tamise dans les jetées de Dieppe.

La liaison transmanche Dieppe-Newhaven-Dieppe a été créée en 1856. Entre 1875 et 1899, le steamer Tamise circulait entre les deux ports en même temps que Sussex, Seine et Manche. Au début du siècle dernier, ils seront remplacés par France, Brighton, Newhaven, Versailles et Arundel. (source : La longue histoire de la ligne Dieppe-Brighton puis Newhaven de Claude Féron)
Tamise a eu à son bord un écrivain anglais illustre qui venait s’installer en Normandie après deux ans de prison. En effet, libéré le 19 mai 1897, Oscar Wilde s’embarque pour Dieppe où il loge dans un hôtel sous le nom de Sébastien Melmoth.
Tamise

Sussex, immatriculé à Newhaven

Manche

France

Brighton

Débarquement à Dieppe des passagers d’Arundel