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jeudi 13 février 2014

13 février, Il y a un an nous quittait Loïck Fougeron

Jean Lemasson (à gauche), à 36 ans et Loïck Fougeron, à 28 ans, à bord de Nausicaa, à Dakar en 1954
13 février, Il y a un an nous quittait Loïck Fougeron… 
Le meilleur hommage est de revoir cette vidéo réalisée par Sailing News. Cliquez ici

Loïck Fougeron : Mémoires du Cap Horn
le 13 février 2013, Loïc Fougeron est reparti en Solitaire pour son ultime traversée. SI nous sommes tristes de le voir s'éloigner, nous savons qu'il nous laisse en héritage une heureuse et totale complicité avec les océans et les bateaux. La porte qui s'est ouverte sur la mer pour Nicole Van de Kerchove vient à nouveau de s'ouvrir pour Loïck. Je suis sûr que tous ces marins, nos héros, se retrouvent ensemble pour naviguer au delà du Rayon Vert.
A Anne, son épouse
A sa famille et aux amis
Olivier Champeaux


Pour mieux connaître Loïck Fougeron. cliquez ici

mardi 2 avril 2013

Le 2 avril 1513, le conquistador espagnol Juan Ponce de Léon aborde en Floride



Le 2 avril 1513, le conquistador espagnol Juan Ponce de Léon – compagnon du second voyage de Christophe Colomb – aborde un rivage encore inconnu au nord des Antilles. Il s'agit d'une presqu'île qu'il baptise Florida, sans doute parce que la découverte coïncide avec la Pascua Florida (Pâques fleurie) ou fête des Rameaux. Il est dit qu'il y cherchait la fontaine de jouvence
Il en prend possession au nom de l'Espagne, qui la cèdera en 1819, aux États-Unis.
Pour avoir posé le pied en Floride, Juan Ponce de Léon, qui fut précédemment gouverneur de l'île de Puerto Rico, est parfois considéré comme le premier Européen à avoir foulé le sol des futurs États-Unis...


Ponce de León avait équipé trois navires à ses propres frais pour cette expédition. La caravelle navire-amiral Santiago, la caraque Santa Maria de la Consolacion et le brigantin San Cristobal transportaient 200 de ses hommes bien que conçus pour 20, 15 et 38 passagers. Le brigantin, plus petit, permettait l'approche des côtes. 

Les caravelles de cette époque étaient de deux types. L'ancien style portait deux voiles triangulaires, forme adaptée des voiliers utilisés par les explorateurs musulmans. La caravelle nouvelle était gréé en voile carrée (caravela redonda des Portugais). Certains caravelles pouvaient monter les deux types de voile, parfois sur le même mât, voiles carrées au-dessus et triangulaires en dessous. Santiago et Santa Maria de la Consolacion appartenaient au nouveau style de voiles mixtes.
Une redonda caravela comme le Santiago pouvait aller jusqu'à 30 mètres de long et posséder trois ou quatre mâts et quelques canons. Ces caravelles n'avaient pas de gaillard d'avant et un château arrière plus court que celui de la Carraque. Ce qui en fit les premiers navires capables d'affronter les océans.


mercredi 20 mai 2009

Jean Cras, musicien et marin

Nombreux sont les liens qui peuvent exister entre marine et musique. Nous commencerons cette série par un hommage à Jean Cras (1879-1932), qui fut à la fois marin et compositeur. On lui doit une œuvre musicale riche et un outil de navigation qui porte son nom : la règle Cras.
Pour plus d'informations, cliquez sur le lien suivant :
http://www.netmarine.net/tradi/celebres/cras/

Pour les amis de ce blog, nous ne pouvons que conseiller Maritime, une œuvre pour piano et orgue de ce grand compositeur qui ne sut jamais quitter le mer.
«
(…) Le pianiste Jean-Pierre Ferey excelle dans l'art de peindre ces marines musicales et son enregistrement est une véritable invitation à monter à bord. Allez, on largue les amarres !” Xavier Lacavalerie Télérama
Jean Cras fut un cas unique dans l'Histoire de la musique: il assuma une carrière d'officier de marine sans jamais cesser de composer. Son maître fut Henri Duparc qui l'appelait ” le fils de mon âme”, ses confrères Ravel, Roussel l'estimaient. Après 50 ans de purgatoire, il est temps de le redécouvrir et de lui donner sa place dans l'école française.
Les Poèmes intimes datent du début du siècle et trahissent l'influence de Duparc et de Franck, exprimant un sentiment de mélancolie romantique mais avec distance et retenue. D'un voyage en Guinée, il avait rapporté deux balafons sur lesquels il jouait de courts motifs qui devinrent les thèmes de Suite en Duo. Les Quatre Pièces, à la fois lyriques et rigoureuses, sont dédiées, sans intention pédagogique, à son fils qui apprenait le violon..
Ces pages témoignent des qualités de l'écriture de Jean Cras: clarté, ampleur et simplicité des lignes mélodiques. Elles expriment le sentiment d'une profonde joie intérieure et d'une certaine forme de sérénité: les moments de plénitude d'un homme qui a trouvé sa pleine réalisation.

Jean Cras, musicien et marin

Nombreux sont les liens qui peuvent exister entre marine et musique. Nous commencerons cette série par un hommage à Jean Cras (1879-1932), qui fut à la fois marin et compositeur. On lui doit une œuvre musicale riche et un outil de navigation qui porte son nom : la règle Cras.
Pour plus d'informations, cliquez sur le lien suivant :
http://www.netmarine.net/tradi/celebres/cras/

Pour les amis de ce blog, nous ne pouvons que conseiller Maritime, une œuvre pour piano et orgue de ce grand compositeur qui ne sut jamais quitter le mer.
«
(…) Le pianiste Jean-Pierre Ferey excelle dans l'art de peindre ces marines musicales et son enregistrement est une véritable invitation à monter à bord. Allez, on largue les amarres !” Xavier Lacavalerie Télérama
Jean Cras fut un cas unique dans l'Histoire de la musique: il assuma une carrière d'officier de marine sans jamais cesser de composer. Son maître fut Henri Duparc qui l'appelait ” le fils de mon âme”, ses confrères Ravel, Roussel l'estimaient. Après 50 ans de purgatoire, il est temps de le redécouvrir et de lui donner sa place dans l'école française.
Les Poèmes intimes datent du début du siècle et trahissent l'influence de Duparc et de Franck, exprimant un sentiment de mélancolie romantique mais avec distance et retenue. D'un voyage en Guinée, il avait rapporté deux balafons sur lesquels il jouait de courts motifs qui devinrent les thèmes de Suite en Duo. Les Quatre Pièces, à la fois lyriques et rigoureuses, sont dédiées, sans intention pédagogique, à son fils qui apprenait le violon..
Ces pages témoignent des qualités de l'écriture de Jean Cras: clarté, ampleur et simplicité des lignes mélodiques. Elles expriment le sentiment d'une profonde joie intérieure et d'une certaine forme de sérénité: les moments de plénitude d'un homme qui a trouvé sa pleine réalisation.

dimanche 22 février 2009

Redoutable à la bataille de Trafalgar

La bataille de Trafalgar opposa le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres de l'amiral Pierre Charles Silvestre de Villeneuve, à la flotte anglaise du vice-amiral Horatio Nelson qui devait y trouver la mort. Mais la tactique par lui mise en œuvre valut aux Britanniques une victoire totale malgré leur infériorité numérique (25 navires contre 33 à la coalition). Au lieu de respecter la traditionnelle bataille en lignes, il partagea sa flotte en deux colonnes qui enfoncèrent la ligne des vaisseaux ennemis. Les deux tiers des navires franco-espagnols furent détruits. Cette défaite mit fin aux projets français de conquête du Royaume-Uni. L'Histoire a retenu le comportement héroïque de Redoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Jean Jacques Étienne Lucas.

Victory, vaisseau amiral de Nelson, essaie de couper la ligne française à l'arrière de Bucentaure, vaisseau amiral de l'amiral de Villeneuve. Lucas, voyant le danger, serre son amiral avec son Redoutable et empêche la manœuvre.

Victory aborde brutalement Redoutable et s’en suit une furieuse bataille de plus de deux heures à bout portant. Nelson, en grand apparat sur le pont de son bateau et facilement repérable, est tué par un tireur français perché dans la mâture.

Bien que moins armé que Victory, 74 canons contre 104, Redoutable ne faiblit pas. Il faut l'intervention de deux autres vaisseaux anglais, Temeraire et Neptune, pour le réduire.

Temeraire (98 canons) achève Redoutable (à gauche ), vaisseau de 74 canons qui vient de combattre durant deux heures Victory, vaisseau amiral de 104 canons de Nelson. (peinture d'Auguste Mayer)

Redoutable n'était plus qu’une épave surflottante quand les Anglais le capturèrent. Il fut coulé la nuit suivante.
(source Napoléon, éditions Rencontres)

Redoutable à la bataille de Trafalgar

La bataille de Trafalgar opposa le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres de l'amiral Pierre Charles Silvestre de Villeneuve, à la flotte anglaise du vice-amiral Horatio Nelson qui devait y trouver la mort. Mais la tactique par lui mise en œuvre valut aux Britanniques une victoire totale malgré leur infériorité numérique (25 navires contre 33 à la coalition). Au lieu de respecter la traditionnelle bataille en lignes, il partagea sa flotte en deux colonnes qui enfoncèrent la ligne des vaisseaux ennemis. Les deux tiers des navires franco-espagnols furent détruits. Cette défaite mit fin aux projets français de conquête du Royaume-Uni. L'Histoire a retenu le comportement héroïque de Redoutable, commandé par le capitaine de vaisseau Jean Jacques Étienne Lucas.

Victory, vaisseau amiral de Nelson, essaie de couper la ligne française à l'arrière de Bucentaure, vaisseau amiral de l'amiral de Villeneuve. Lucas, voyant le danger, serre son amiral avec son Redoutable et empêche la manœuvre.

Victory aborde brutalement Redoutable et s’en suit une furieuse bataille de plus de deux heures à bout portant. Nelson, en grand apparat sur le pont de son bateau et facilement repérable, est tué par un tireur français perché dans la mâture.

Bien que moins armé que Victory, 74 canons contre 104, Redoutable ne faiblit pas. Il faut l'intervention de deux autres vaisseaux anglais, Temeraire et Neptune, pour le réduire.

Temeraire (98 canons) achève Redoutable (à gauche ), vaisseau de 74 canons qui vient de combattre durant deux heures Victory, vaisseau amiral de 104 canons de Nelson. (peinture d'Auguste Mayer)

Redoutable n'était plus qu’une épave surflottante quand les Anglais le capturèrent. Il fut coulé la nuit suivante.
(source Napoléon, éditions Rencontres)