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dimanche 17 novembre 2013

11 novembre 1940 : les Britanniques attaquent la flotte italienne à Tarente



Le cuirassé Conte di Cavour, gravement avarié à Tarente, ne sera jamais remis en service.

Le cuirassé de 35000t Littorio à peine entré en service, sa remise en état durera de longs mois.
La Royal Navy décida de préparer une opération destinée à couler ou endommager les unités navales italiennes basées à Tarente. Elle organisa un plan d'attaque nocturne avec des avions torpilleurs Fairey Sworfish. Le plan était très risqué et reposait essentiellement sur le facteur surprise. Les porte-avions d'où devaient décoller les avions accomplissant la mission devaient se rapprocher à moins de 130 nautiques de la côte italienne, au risque d'être découverts par l'ennemi.
L'opération débuta le 6 novembre1940 : quatre navires de ligne, le porte-avions Illustrious, deux croiseurs ainsi que 13 destroyers, partirent d'Alexandrie vers Malte. Le 8 novembre, alarmé par ces manœuvres dans la Mediterranée, le commandement suprême de la Marine italienne envoya une unité de contre-torpilleurs, torpilleurs et sous-marins en patrouille dans le canal de Sicile et fit rassembler dans la base de Tarente la plus grosse partie de la force navale italienne. Les navires britanniques atteignirent Malte dans la journée du 10 novembre et le jour suivant le porte-avions Illustrious commença à se diriger vers le point de rendez-vous pour lancer ses avions vers Tarente.
Les avions britanniques effectuèrent des reconnaissances de Tarente jusque dans la soirée du 11 novembre, lorsque la Royal Navy apprit que les cuirassés Andrea Doria, Caio Duilio, Conte di Cavour, Giulio Cesare, Littorio et Vittorio Veneto, les croiseurs lourds Bolzano, Fiume, Gorizia, Pola, Trento, Trieste et Zara, les deux croiseurs légers Luigi Savoia Duca Degli Abruzzi et Giuseppe Garibaldi et plusieurs contre-torpilleurs et torpilleurs s'étaient regroupés dans les deux rades de Tarente.
Des ballons étaient prévus pour défendre le port, les unités navales étaient protégées par des filets pare-torpilles.
À 20 h 30, les avions de la première vague d'attaque décollèrent du porte-avions Illustrious. Ils arrivèrent sur l'objectif quelques minutes avant 23 h 0 et furent accueillis par un puissant tir de barrage. 6 avions-torpilleurs Fairey Swordfish descendaient à bonne hauteur pour torpiller. Un premier avion, qui allait être abattu, lâcha une torpille sur le Conte di Cavour, qui lui déchira le flanc gauche, deux autres visèrent le Andrea Doria, sans parvenir à le toucher. En même temps, 4 autres avions-torpilleurs endommagèrent des contre-torpilleurs et bombardèrent les dépôts de carburant. À 23 h 15, deux avions-torpilleurs attaquèrent en même temps le Littorio, le touchant à bâbord et à tribord, pendant que le dernier Swordfish lançait sans succès une torpille contre le Vittorio Veneto.
À 23 h 20, les avions de la première vague se retirèrent, mais à 23 h 30, arrivèrent ceux de la seconde vague. Malgré le tir de barrage, un premier Swordfish lança une torpille sur le Caio Duilio, le touchant à tribord, pendant que deux avions-torpilleurs touchaient le Littorio. Un autre avion visa le Vittorio Veneto qui fut une nouvelle fois épargné, pendant qu'un second Swordfish était abattu alors qu'il tentait d'attaquer le Gorizia. Enfin, une dernière attaque endommagea gravement le croiseur Trento. Les derniers avions se replièrent à 0 h 30 le 12 novembre. L'attaque de Tarente avait fait 59 victimes. En 90 minutes, les avions-torpilleurs de la Royal Navy avaient causé des dommages considérables, la moitié de la force navale italienne était hors service.
Cette attaque marqua un tournant dans les stratégies de guerre maritime, confiant à l'aviation et donc aux porte-avions un rôle essentiel dans les combats futurs. Elle inspira les japonais pour leur attaque de Pearl Harbour.
Alain

jeudi 25 juillet 2013

25 juillet 1956, naufrage du paquebot italien Andrea Doria suite à une collision


                                                          Le paquebot italien Andrea Doria
                                 Andrea Doria donnant de la gite sur tribord avant de couler

                                         Andrea Doria vu coté bâbord

                                         Image pathétique, l'Andrea Doria disparait

                                    Le paquebot suédois Stockholm l'avant déchiqueté lors de la collision
L’Andrea Doria était un paquebot transatlantique de la Italian Line basé à Gênes. Il portait le nom d’un amiral génois du XVIe siècle. L’Andrea Doria déplaçait 29 100 tonnes.
Alors que le pays s’efforçait de reconstruire son économie et sa réputation après la Seconde Guerre Mondiale, l’Andrea Doria était devenu le symbole de la fierté nationale italienne. C’était le plus grand bâtiment de la flotte italienne de l’époque, le plus rapide et il était aussi censé être le plus sûr. Lancé le 16 juin 1951, le bateau a entrepris son premier voyage le 14 janvier 1953.

                       Le 25 juillet 1956, alors qu’il naviguait le long de la côte américaine entre Nantucket et New York, l’Andrea Doria transportant 1134 passagers et 572 hommes d'équipage entra en collision avec le Stockholm, navire de la ligne américano-suédoise, dans ce qui allait devenir l’un des plus célèbres désastres maritimes de l’histoire, le navire a chaviré et a coulé le lendemain matin. La gîte, consécutive au choc, avait rendu inutilisables la moitié des embarcations de sauvetage de l’Andrea Doria, et cela aurait pu entraîner d’importantes pertes en vies humaines. Mais grâce au progrès des communications et à l’intervention rapide d’autres navires,dont le paquebot français Ile de France qui recueilli 753 passagers, le Stockholm en recueillant 545; une tragédie, analogue à celle du Titanic quarante ans plus tôt, put être évitée; la collision fit 46 victimes sur l'Andréa Doria et 5 sur le Stockholm.

                      Le désastre fut largement couvert par les médias. Quant à l’Andrea Doria, il fut l’un des derniers paquebots victimes d’une collision avant que les avions ne supplantent le transport maritime dans les liaisons transatlantiques

Alain