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mercredi 10 juillet 2013

En passant par la forme Joubert… Première époque

Longueur : 350 m  Largeur : 50 m  Hauteur : 15,25 m
Volume d'eau : environ 260000 mètres-cubes
La forme Joubert, (également appelée forme-écluse Louis-Joubert ou Cale Normandie) est une forme de radoub située dans le port de Saint-Nazaire, qui fait également office d'écluse donnant accès au bassin de Penhoët depuis l'estuaire de la Loire. C'est un lieu emblématique de la construction navale à Saint-Nazaire. Elle appartient au Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire.
La forme Joubert permet l'accès des bateaux de grande taille au port de Saint-Nazaire car son maintien à niveau d'eau constant quelle que soit la marée rend nécessaire la présence d'écluses pour l'entrée et la sortie des navires.

Elle sert aussi à l'entretien et à la construction de navires : une fois mise à sec, elle permet de travailler sur leurs parties ordinairement immergées.


En 1932, la Transat est en faillite. L'Etat reprend les commandes de la société et prolonge le chantier T6, le nom sous lequel le futur Normandie est alors connu. Il faut attendre 1935 pour voir le plus grand et le plus luxueux paquebot du monde quitter la forme-écluse Joubert spécialement créée pour lui. 
À la fin de la Première Guerre mondiale, le port de Saint-Nazaire prévoyait la construction d'un troisième bassin pour compléter les autres installations, de taille désormais insuffisante. Mais, le trafic du port s'étant effondré après la guerre, l'idée fut abandonnée.
Des problèmes d'infrastructure rencontrés pendant la finition du paquebot Île-de-France (cliquez ici) et la construction du Normandie (cliquez ici) relancèrent le projet. Ce seront les premiers des prestigieux visiteurs de forme Joubert. 
Les travaux commencèrent en février 1929. La réception définitive eut lieu en 1933. La forme reçut le nom de Louis Joubert, président de la chambre de commerce de Saint-Nazaire, mort en 1930.


La forme-écluse Joubert  vue du ciel.
A suivre…

mardi 2 juillet 2013

14 mars 1926 : Lancement d'Ile-de-France de la CGT à Saint-Nazaire

Il nous est souvent arrivé sur ce blog de croiser le magnifique Ile-de-France (cliquez ici). Voici une série de photos de son lancement, le dimanche 14 mars 1926 aux Ateliers et chantiers de France à Saint-Nazaire-Penhoët.


 



Le lancement du paquebot Ile-de-France vu par L'Illustration du 20 mars 1926.
«Dimanche dernier, aux chantiers de Penhoët, à Saint-Nazaire, on a lancé le paquebot Ile de France, construit pour la Compagnie Générale Transatlantique, qui le destine au service maritime postal entre Le Havre et New-York. M. Mario Roustan, Sous-secrétaire d'Etat à la Marine Marchande, M. John, dal Piaz, Président du Conseil d'Administration de la Compagnie Générale Transatlantique, et de nombreuses personnalités maritimes et commerciales assistaient à l'opération. Ce navire, le plus grand mis en chantier jusqu'à ce jour par une compagnie française, mesure 241 mètres de long, 28 de large et le neuvième de ses ponts, dont cinq s'étendent d'une extrémité à l'autre, s'élève à 30 m.45 au dessus de la quille. C'est une véritable cathédrale flottante, et la rue de la Paix, large de 21 mètres et longue de 238, entre l'Opéra et la place Vendôme, ne pourrait le contenir. Ajoutons qu'il jauge 41.000 tonneaux, que son tirant d'eau en charge est de 9.65 m, sa puissance de 52.000 chevaux et sa vitesse de 23 nœuds. Il pourra transporter 1.750 passagers en cabines et son équipage (officiers, matelots, mécanicien, personnel civil, etc…) groupera un effectif de 803 personnes. Le lancement d’Ile de France n'a pas été réalisé, comme on l'a dit, par le système de la savate : pièce de bois interposée entre les tins de la cale et la quille et qu'habituellement l'on scie à l'avant, la partie libérée glissant alors vers la mer avec le navire. On a procédé différemment pour Ile de France  La coque reposait sur un berceau posé lui-même sur un double chemin de glissement, rendu plus lisse par une couche abondante de suif. Pour retenir le navire sur cette pente, on avait ajusté symétriquement deux verrous hydrauliques auxquels s'ajoutait l'effet des tins secs, surfaces de bois non suiffées formant frein et qu'on retire au moment de la mise à l'eau. Deux groupes de verins hydrauliques, dont la poussée équivalait à 400 tonnes, étaient disposés de gauche à droite. A un signal donné, tandis que la marraine, Mme Fould, coupait le ruban symbolique, les verrous de décrochage furent manœuvrés et les vérins entrèrent en action. On vit jouer quatre pistons géants allongés hors de leur cylindre ; et l’Ile de France démarra majestueusement sur la pente lubrifiée par 26.000 kilos de suif. Ce fut alors la ruée pittoresque des pilleurs de suif montés sur de petites embarcations, obstinés à leur fructueuse cueillette malgré deux lances croisant leurs jets à l'entrée du bassin de lancement. Ce majestueux paquebot fait partie du programme de construction que la Compagnie Générale Transatlantique réalise progressivement pour maintenir honorablement le rang qu'elle occupe dans le trafic international de l'Atlantique Nord.»


"Ce fut alors la ruée pittoresque des pilleurs de suif montés sur de petites embarcations, obstinés à leur fructueuse cueillette malgré deux lances croisant leurs jets à l'entrée du bassin de lancement."
Le paquebot Ile-de-France dans la nouvelle entrée du port, remorqué par l'Auroch, l'Atlas, le Nord, le Commerce et l'Abeille de la Cie Nazairienne de remorquage et de sauvetage.

lundi 23 mai 2011

Le pétrolier Tartar dissimulant partiellement Ile-de-France

Le pétrolier Tartar dissimulant partiellement Ile de France à quai.
Tartar a été construit aux chantiers Charles Connell and Co de Glasgow (Ecosse) en 1950. Ce pétrolier de 16390t (163,79m par 20,55m) est lancé en janvier 1951 pour Wilhem Wilhemsen de Tonsberg*. Ses 6700 chevaux lui permettait une vitesse moyenne de 14 nœuds.
En décembre 1963, il est vendu au finlandais Lovisa Ångfartyfs AB (AB R. Nordström & Co OY) et renommé Susanna.
En 1970, il est racheté par Tenacity Seafaring Corp. La compagnie grecque le rebaptise Tenacity.
L'année suivante, c'est le grec Kydon Cia Nav SA. (Mamitank Shipping Enterprise SA) qui le reprend et il finit sa carrière sous le nom de Lena. Il sera démoli en Inde debut 1975.

Nous reviendrons sur Ile-de-France, l'un des plus intéressants paquebots français, à la longue vie mouvementée. Nous l'avons déjà évoqué sur ce blog.

Le pétrolier Tartar par bâbord.
Le pétrolier Tartar par tribord.


*La compagnie a lancé, début 2011, le MV Tonsbergpour fêter son 150e anniversaire.

Le pétrolier Tartar dissimulant partiellement Ile-de-France

Le pétrolier Tartar dissimulant partiellement Ile de France à quai.
Tartar a été construit aux chantiers Charles Connell and Co de Glasgow (Ecosse) en 1950. Ce pétrolier de 16390t (163,79m par 20,55m) est lancé en janvier 1951 pour Wilhem Wilhemsen de Tonsberg*. Ses 6700 chevaux lui permettait une vitesse moyenne de 14 nœuds.
En décembre 1963, il est vendu au finlandais Lovisa Ångfartyfs AB (AB R. Nordström & Co OY) et renommé Susanna.
En 1970, il est racheté par Tenacity Seafaring Corp. La compagnie grecque le rebaptise Tenacity.
L'année suivante, c'est le grec Kydon Cia Nav SA. (Mamitank Shipping Enterprise SA) qui le reprend et il finit sa carrière sous le nom de Lena. Il sera démoli en Inde debut 1975.

Nous reviendrons sur Ile-de-France, l'un des plus intéressants paquebots français, à la longue vie mouvementée. Nous l'avons déjà évoqué sur ce blog.

Le pétrolier Tartar par bâbord.
Le pétrolier Tartar par tribord.


*La compagnie a lancé, début 2011, le MV Tonsbergpour fêter son 150e anniversaire.

mercredi 9 mars 2011

A la table du commandant d'Ile-de-France dans les années trente






A la table du commandant d'Ile-de-France dans les années trente. Il s'agit sans doute du commandant Joseph Blancart qui s'était signalé quand il dirigeait le navire auxiliaire Niagara (ex-Corse de la CGT) pendant la Première Guerre mondiale.

mardi 27 juillet 2010

Dans le ventre d'Ile-de-France

Ile-de-France quitte les côtes de France

Île-de-France était un paquebot de la Compagnie générale transatlantique. Il fait partie des paquebots postaux qui transportaient passagers et courriers. Il naviguera de 1927 à 1959.
Son lancement a lieu le dimanche 14 mars 1926 aux Ateliers et chantiers de France à Saint-Nazaire - Penhoët. Toute sa vie est un roman. Placé sur la ligne de New York, il devient un haut lieu de la débauche pour tous ceux qui fuient la prohibition, au point d'être surnommé The longest gangplank (la plus grande cachette de gangsters). La belle vie du bord se déroule dans une ambiance artistique art déco dont il est le précurseur. La guerre fait de lui un héros. Pendant quatre ans, il va transporter plus d'un demi-million de soldats de Durban au Canada, de Bombay à Suez, de Sydney à San Francisco, ce qui lui vaut de recevoir la Croix de Guerre et d'être nommé chevalier du Mérite maritime. Retourné à la vie civile, il perd une cheminée dans une refonte complète où il gagne une partie du décor de Normandie et une piscine supplémentaire. Cette période est marquée par ses nombreuses interventions auprès de navires en péril qui lui vaudront le surnom de "saint-bernard des mers". Sa fin de vie ne manque pas d'originalité car il servira de cadre à un film hollywoodien avant d'être démantelé au Japon après une cérémonie shinto.

Une rue de chauffe d'Ile-de-France.

Dans le ventre d'Ile-de-France

Ile-de-France quitte les côtes de France

Île-de-France était un paquebot de la Compagnie générale transatlantique. Il fait partie des paquebots postaux qui transportaient passagers et courriers. Il naviguera de 1927 à 1959.
Son lancement a lieu le dimanche 14 mars 1926 aux Ateliers et chantiers de France à Saint-Nazaire - Penhoët. Toute sa vie est un roman. Placé sur la ligne de New York, il devient un haut lieu de la débauche pour tous ceux qui fuient la prohibition, au point d'être surnommé The longest gangplank (la plus grande cachette de gangsters). La belle vie du bord se déroule dans une ambiance artistique art déco dont il est le précurseur. La guerre fait de lui un héros. Pendant quatre ans, il va transporter plus d'un demi-million de soldats de Durban au Canada, de Bombay à Suez, de Sydney à San Francisco, ce qui lui vaut de recevoir la Croix de Guerre et d'être nommé chevalier du Mérite maritime. Retourné à la vie civile, il perd une cheminée dans une refonte complète où il gagne une partie du décor de Normandie et une piscine supplémentaire. Cette période est marquée par ses nombreuses interventions auprès de navires en péril qui lui vaudront le surnom de "saint-bernard des mers". Sa fin de vie ne manque pas d'originalité car il servira de cadre à un film hollywoodien avant d'être démantelé au Japon après une cérémonie shinto.

Une rue de chauffe d'Ile-de-France.

vendredi 21 mai 2010

Normandie entre au port

Voilà une photo de Normandie entrant au port, pas moins de trois paquebots sont repérables. Je ne sais rien de ce cliché. Quelqu'un pourrait-il identifier les bateaux présents ?
20 juillet : Juste derrière Normandie qui accoste au quai Joannés Couvert, on remarque le paquebot blanc si petit, Colombie. Le Paris est en cale sèche forme 7 et De Grasse dans le dock flottant. Ile-de-France attend son ordre de départ à la gare transatlantique. (source Le Havre photo)

Normandie entre au port

Voilà une photo de Normandie entrant au port, pas moins de trois paquebots sont repérables. Je ne sais rien de ce cliché. Quelqu'un pourrait-il identifier les bateaux présents ?
20 juillet : Juste derrière Normandie qui accoste au quai Joannés Couvert, on remarque le paquebot blanc si petit, Colombie. Le Paris est en cale sèche forme 7 et De Grasse dans le dock flottant. Ile-de-France attend son ordre de départ à la gare transatlantique. (source Le Havre photo)

jeudi 6 mai 2010

mardi 20 avril 2010

Une cabine de deuxième classe à bord du paquebot Paris de la CGT

Une cabine de deuxième classe à bord du paquebot Paris de la CGT (collection agence Adhémar)

Paris est très proche du paquebot France de 1912. Fleuron de la Compagnie générale transatlantique (CGT), sa carrière de 18 ans se fait pourtant dans l'ombre de ce dernier et d'Île-de-France mis en service en 1927. Paris brûlera dans le port du Havre le 18 avril 1939.
L'intérieur du paquebot était très luxueux, décoré dans le style Art nouveau. Ses installations diverses et luxueuses lui valurent le surnom d'«aristocrate de l'Atlantique» auprès des riches américains. Le navire est pourvu d'une salle de cinéma, d'un dancing, d'un café en plein air et d'une longue promenade. Dans les cabines, des fenêtres carrées avaient remplacé les hublots et des téléphones équipaient les cabines de première classe.


Une cabine de deuxième classe à bord du paquebot Paris de la CGT


Une cabine de deuxième classe à bord du paquebot Paris de la CGT (collection agence Adhémar)


Paris est très proche du paquebot France de 1912. Fleuron de la Compagnie générale transatlantique (CGT), sa carrière de 18 ans se fait pourtant dans l'ombre de ce dernier et d'Île-de-France mis en service en 1927. Paris brûlera dans le port du Havre le 18 avril 1939.
L'intérieur du paquebot était très luxueux, décoré dans le style Art nouveau. Ses installations diverses et luxueuses lui valurent le surnom d'«aristocrate de l'Atlantique» auprès des riches américains. Le navire est pourvu d'une salle de cinéma, d'un dancing, d'un café en plein air et d'une longue promenade. Dans les cabines, des fenêtres carrées avaient remplacé les hublots et des téléphones équipaient les cabines de première classe.


Une cabine de deuxième classe à bord du paquebot Paris de la CGT

Une cabine de deuxième classe à bord du paquebot Paris de la CGT (collection agence Adhémar)

Paris est très proche du paquebot France de 1912. Fleuron de la Compagnie générale transatlantique (CGT), sa carrière de 18 ans se fait pourtant dans l'ombre de ce dernier et d'Île-de-France mis en service en 1927. Paris brûlera dans le port du Havre le 18 avril 1939.
L'intérieur du paquebot était très luxueux, décoré dans le style Art nouveau. Ses installations diverses et luxueuses lui valurent le surnom d'«aristocrate de l'Atlantique» auprès des riches américains. Le navire est pourvu d'une salle de cinéma, d'un dancing, d'un café en plein air et d'une longue promenade. Dans les cabines, des fenêtres carrées avaient remplacé les hublots et des téléphones équipaient les cabines de première classe.


vendredi 16 avril 2010

Les paquebots Antilles, Ile-de-France et Liberté à quai au Havre dans les années cinquante

Les paquebots Antilles, Ile-de-France et Liberté à quai au Havre dans les années cinquante (collection agence Adhémar)

Cette carte postale a été envoyée le 14 février 1958 du Havre. L'expéditeur attendait l'arrivée d'Antilles pour partir en croisière. L'un de ses proches était au même moment en mer sur Liberté précise-t-il.

Les paquebots Antilles, Ile-de-France et Liberté à quai au Havre dans les années cinquante

Les paquebots Antilles, Ile-de-France et Liberté à quai au Havre dans les années cinquante (collection agence Adhémar)

Cette carte postale a été envoyée le 14 février 1958 du Havre. L'expéditeur attendait l'arrivée d'Antilles pour partir en croisière. L'un de ses proches était au même moment en mer sur Liberté précise-t-il.

Les paquebots Antilles, Ile-de-France et Liberté à quai au Havre dans les années cinquante

Les paquebots Antilles, Ile-de-France et Liberté à quai au Havre dans les années cinquante (collection agence Adhémar)

Cette carte postale a été envoyée le 14 février 1958 du Havre. L'expéditeur attendait l'arrivée d'Antilles pour partir en croisière. L'un de ses proches était au même moment en mer sur Liberté précise-t-il.

mardi 27 janvier 2009

Paquebot Ile-de-France

Paquebot Ile-de-France de la CGT. Plus d'infos techniques sur le site de l'association French Lines.

Les nombreux sauvetages réalisés par Île-de-France lui vaudront le surnom de "Saint-Bernard des mers". Ce qui n'était pourtant qu'une partie de sa vie rocambolesque. Pour en savoir plus.