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lundi 21 avril 2014

Messe à bord du navire-hôpital Notre-Dame de la mer à Boulogne sur Mer en août 1913

Messe à bord du navire-hôpital Notre-Dame de la mer à Boulogne sur Mer en août 1913.
Nous avons déjà rencontré ce Notre-Dame de la mer sur notre blog (cliquez ici) Il appartenait aux Œuvres de Mer (cliquez ici) et avait été lancé le 15 mars 1915. 

mardi 24 mai 2011

Le ferry Invicta sous pression à Boulogne vers 1910

Le transbordeur Invicta sous pression à Boulogne au début du XXe siècle.
Il s'agit sans doute de l'Invicta, transbordeur de 1680t (94,9m par 12,2m, équipé de trois turbines Parsons, il filait ses 22 nœuds) construit par William Denny and Brothers de Dumbarton et lancé pour la compagnie South Eastern and Chatham Railway en 1905. Il est vendu en 1923 à la compagnie française Saga (Société anonyme de gérance et d'armement)* (voir notre blog). Il sera démoli en 1932.
Ce ferry, affecté à la ligne Calais/Boulogne-Douvres/Folkestone est ici à quai à Boulogne, au départ pour Folkestone. C'est d'ailleurs sur cette dernière ligne que l'on retrouve sa trace en 1915 quand, réquisitionné, il transporte les soldats de la 1/8 Worcestershire de la 48e division vers le front français.



* 1919: Création de la Société anonyme de gérance et d'armement (Saga) par la banque Rothschild pour gérer les navires de l'état.
Absorption de nombreuses compagnies:
1920: Reprise des paquebots de la compagnie des chemins de fer du Nord (société du groupe Rothschild)
1926: Prise de participation dans la société anonyme Angleterre Lorraine Alsace (Ala)
1927: Rachat de la compagnie des bateaux à vapeur du Nord
1929: Création de la compagnie chérifienne d'armements
1934: Achat de l'Union maritime
1935: Achat de la compagnie franco-africaine de navigation (Francafrica)
1939: Reprise de la société navale de l'Ouest
1939: 12 navires
1957: Création de la Sanaga avec Péchiney
1957: 5 navires
1960: 31 navires
1963: Prise de contrôle de la société nationale d'affrètement
1964: Création de Cetramar
1965: Création de Normandy ferries avec General Steam Navigation Company
1968: Début de la politique de retrait des activités d'armement maritime
1970: Les gaziers de la compagnie sont regroupés dans Sofrangaz
1974: Fin des armements classiques
1975: Création de la compagnie maritime française Internavis pour le transport des colis lourds
1982: Fin définitive des activités d'armement. (Source Pavillons et Cies françaises)

Le ferry Invicta sous pression à Boulogne vers 1910

Le transbordeur Invicta sous pression à Boulogne au début du XXe siècle.
Il s'agit sans doute de l'Invicta, transbordeur de 1680t (94,9m par 12,2m, équipé de trois turbines Parsons, il filait ses 22 nœuds) construit par William Denny and Brothers de Dumbarton et lancé pour la compagnie South Eastern and Chatham Railway en 1905. Il est vendu en 1923 à la compagnie française Saga (Société anonyme de gérance et d'armement)* (voir notre blog). Il sera démoli en 1932.
Ce ferry, affecté à la ligne Calais/Boulogne-Douvres/Folkestone est ici à quai à Boulogne, au départ pour Folkestone. C'est d'ailleurs sur cette dernière ligne que l'on retrouve sa trace en 1915 quand, réquisitionné, il transporte les soldats de la 1/8 Worcestershire de la 48e division vers le front français.



* 1919: Création de la Société anonyme de gérance et d'armement (Saga) par la banque Rothschild pour gérer les navires de l'état.
Absorption de nombreuses compagnies:
1920: Reprise des paquebots de la compagnie des chemins de fer du Nord (société du groupe Rothschild)
1926: Prise de participation dans la société anonyme Angleterre Lorraine Alsace (Ala)
1927: Rachat de la compagnie des bateaux à vapeur du Nord
1929: Création de la compagnie chérifienne d'armements
1934: Achat de l'Union maritime
1935: Achat de la compagnie franco-africaine de navigation (Francafrica)
1939: Reprise de la société navale de l'Ouest
1939: 12 navires
1957: Création de la Sanaga avec Péchiney
1957: 5 navires
1960: 31 navires
1963: Prise de contrôle de la société nationale d'affrètement
1964: Création de Cetramar
1965: Création de Normandy ferries avec General Steam Navigation Company
1968: Début de la politique de retrait des activités d'armement maritime
1970: Les gaziers de la compagnie sont regroupés dans Sofrangaz
1974: Fin des armements classiques
1975: Création de la compagnie maritime française Internavis pour le transport des colis lourds
1982: Fin définitive des activités d'armement. (Source Pavillons et Cies françaises)

lundi 11 octobre 2010

Le port de Boulogne-sur-Mer au début du XXe siècle

Le port de Boulogne-sur-Mer au début du XXe siècle


Même s'il est historique de faire remonter l'activité portuaire de Boulogne-sur-Mer à l'époque gallo-romaine puisque c'est de là que partaient déjà les bateaux pour l'Angleterre ; qu'au Moyen Âge l'activité était telle que l'on a procédé à de nombreux aménagements principalement pour se défendre des invasions des Saxons et des Vikings ; et que de nombreux travaux sont entrepris aux XVIe et XVIIe siècle, ce n'est qu'au XIXe siècle qu'il est procédé à de véritables travaux d'aménagement du port.
C'est d'abord pour le projet d'invasion de l'Angleterre de Napoléon qu'est construit un quai et creusé un bassin semi-circulaire pour accueillir la flotte française. Plusieurs forts sont construits, un arrière-port est aménagé pour abriter le reste de la flotte. Après l’abandon du projet, le port sera complètement négligé.
En 1822, accoste le premier navire à vapeur en provenance de Douvres puis on assiste dans les années 1830, à une lente reprise des travaux. Ainsi de 1829 à 1839 sont construites de nouvelles jetées, le port est dévasé et le pont Marguet (nom de l'ingénieur qui conçu le port) voit le jour.
En 1843, c'est la mise en service de la ligne de transport de voyageurs Boulogne-Folkestone
L'accélération continue du trafic amène la construction d’un bassin à flot, le bassin Napoléon (1858 -1868). Deux projets sont portés à l’ordre du jour. Faire de Boulogne un port toujours accessible quel que soit le temps, ce qui nécessite de l’abriter avec la construction de la digue Carnot en 1879 et faire de Boulogne un port suffisamment profond pour accueillir les gros tonnages.
En 1889, le nouveau bassin à flot accueille son premier bateau transatlantique venant des Etats-Unis. Boulogne devenait cette année-là une escale sur la ligne Amsterdam (Roterdam)-New York de la Holland America Line.
S’en suivront de nombreuses années de visites de paquebots du monde entier qui apporteront aussi une forte croissance commerciale
De 1904 à 1911, est construit le bassin Loubet pour le commerce et la pêche et est creusée une souille pour augmenter la profondeur du port et accueillir les bateaux transatlantiques de plus en plus gros. C'est aussi le prolongement de la digue Carnot ainsi que la construction de la digue Nord.
En 1914, le port de Boulogne est le premier port de pêche (plus de 50 000 tonnes de poissons), le sixième en commerce (avec 800000 tonnes de fret) et le premier port trans-Manche pour le transport des voyageurs (plus de 400000 passagers). Le chemin de fer profite au port de Boulogne en permettant la liaison entre Paris et l’Angleterre via Boulogne.

Le port de Boulogne-sur-Mer au début du XXe siècle

Le port de Boulogne-sur-Mer au début du XXe siècle


Même s'il est historique de faire remonter l'activité portuaire de Boulogne-sur-Mer à l'époque gallo-romaine puisque c'est de là que partaient déjà les bateaux pour l'Angleterre ; qu'au Moyen Âge l'activité était telle que l'on a procédé à de nombreux aménagements principalement pour se défendre des invasions des Saxons et des Vikings ; et que de nombreux travaux sont entrepris aux XVIe et XVIIe siècle, ce n'est qu'au XIXe siècle qu'il est procédé à de véritables travaux d'aménagement du port.
C'est d'abord pour le projet d'invasion de l'Angleterre de Napoléon qu'est construit un quai et creusé un bassin semi-circulaire pour accueillir la flotte française. Plusieurs forts sont construits, un arrière-port est aménagé pour abriter le reste de la flotte. Après l’abandon du projet, le port sera complètement négligé.
En 1822, accoste le premier navire à vapeur en provenance de Douvres puis on assiste dans les années 1830, à une lente reprise des travaux. Ainsi de 1829 à 1839 sont construites de nouvelles jetées, le port est dévasé et le pont Marguet (nom de l'ingénieur qui conçu le port) voit le jour.
En 1843, c'est la mise en service de la ligne de transport de voyageurs Boulogne-Folkestone
L'accélération continue du trafic amène la construction d’un bassin à flot, le bassin Napoléon (1858 -1868). Deux projets sont portés à l’ordre du jour. Faire de Boulogne un port toujours accessible quel que soit le temps, ce qui nécessite de l’abriter avec la construction de la digue Carnot en 1879 et faire de Boulogne un port suffisamment profond pour accueillir les gros tonnages.
En 1889, le nouveau bassin à flot accueille son premier bateau transatlantique venant des Etats-Unis. Boulogne devenait cette année-là une escale sur la ligne Amsterdam (Roterdam)-New York de la Holland America Line.
S’en suivront de nombreuses années de visites de paquebots du monde entier qui apporteront aussi une forte croissance commerciale
De 1904 à 1911, est construit le bassin Loubet pour le commerce et la pêche et est creusée une souille pour augmenter la profondeur du port et accueillir les bateaux transatlantiques de plus en plus gros. C'est aussi le prolongement de la digue Carnot ainsi que la construction de la digue Nord.
En 1914, le port de Boulogne est le premier port de pêche (plus de 50 000 tonnes de poissons), le sixième en commerce (avec 800000 tonnes de fret) et le premier port trans-Manche pour le transport des voyageurs (plus de 400000 passagers). Le chemin de fer profite au port de Boulogne en permettant la liaison entre Paris et l’Angleterre via Boulogne.

jeudi 15 avril 2010

Le quai d'embarquement des paquebots anglais à Boulogne-sur-Mer


Le quai d'embarquement des paquebots anglais
à Boulogne-sur-Mer vers le début du vingtième siècle.
(collection
agence-adhémar)

Il s'agit peut-être du steamer à roues à aubes Duchess of York (1895-1904) de la South Eastern Railway Company devenue South Eastern & Chatham Railway Company en service sur la ligne Folkestone-Boulogne. A moins qu'il ne s'agisse du Mabel Grace (ci-dessous) de la même compagnie.

The South Eastern & Chatham Railway Company was formed in 1899 by the merger of the fleets of the London, Dover & Chatham Railway and the South Eastern Railway. They ran services between Folkestone / Dover - Calais / Boulogne. In 1923 they became part of Southern Railway.

Le quai d'embarquement des paquebots anglais à Boulogne-sur-Mer


Le quai d'embarquement des paquebots anglais
à Boulogne-sur-Mer vers le début du vingtième siècle.
(collection
agence-adhémar)

Il s'agit peut-être du steamer à roues à aubes Duchess of York (1895-1904) de la South Eastern Railway Company devenue South Eastern & Chatham Railway Company en service sur la ligne Folkestone-Boulogne. A moins qu'il ne s'agisse du Mabel Grace (ci-dessous) de la même compagnie.

The South Eastern & Chatham Railway Company was formed in 1899 by the merger of the fleets of the London, Dover & Chatham Railway and the South Eastern Railway. They ran services between Folkestone / Dover - Calais / Boulogne. In 1923 they became part of Southern Railway.

vendredi 2 avril 2010

Le ferry Brighton Queen sortant du port de Boulogne sur Mer

Brighton Queen sortant du port de Boulogne sur Mer
dans les années 1910 (
collection Adhémar)

Vapeur avec roues à aubes britannique construit par Clydebank Shipbuilding & Engineering Co à Clydebank (GB) en 1897 pour le compte de Brighton, Worthing and South Coast Steamboat Co, Brighton Queen a été acquis par P&A Campbell à temps pour sa campagne de 1902 sur le côte sud de l'Angleterre et pour des excursions de la journée en France. Il fut réquisitionné et transformé en dragueur de mines pendant la Première Guerre mondiale. Brighton Queen coula au large des côtes belges le 5 octobre 1915. (A ne pas confondre avec Brighton Queen II, construit en 1904 sous le nom de Gwalia, assez semblable d'aspect mais portant deux cheminées).
Brighton Queen was built by the Clydebank Shipbuilding & Engineering Co (predecessors of John Brown & Co) in 1897, for the Brighton, Worthing and South Coast Steamboat Co. She was acquired by P&A Campbell in time for the 1902 season, and operated on the South Coast, including day trips to France, until the First World War. She was used as a minesweeper and was lost off the Belgian Coast on 5th October 1915.

Le ferry Brighton Queen sortant du port de Boulogne sur Mer

Brighton Queen sortant du port de Boulogne sur Mer
dans les années 1910 (
collection Adhémar)

Vapeur avec roues à aubes britannique construit par Clydebank Shipbuilding & Engineering Co à Clydebank (GB) en 1897 pour le compte de Brighton, Worthing and South Coast Steamboat Co, Brighton Queen a été acquis par P&A Campbell à temps pour sa campagne de 1902 sur le côte sud de l'Angleterre et pour des excursions de la journée en France. Il fut réquisitionné et transformé en dragueur de mines pendant la Première Guerre mondiale. Brighton Queen coula au large des côtes belges le 5 octobre 1915. (A ne pas confondre avec Brighton Queen II, construit en 1904 sous le nom de Gwalia, assez semblable d'aspect mais portant deux cheminées).
Brighton Queen was built by the Clydebank Shipbuilding & Engineering Co (predecessors of John Brown & Co) in 1897, for the Brighton, Worthing and South Coast Steamboat Co. She was acquired by P&A Campbell in time for the 1902 season, and operated on the South Coast, including day trips to France, until the First World War. She was used as a minesweeper and was lost off the Belgian Coast on 5th October 1915.

vendredi 31 juillet 2009

Histoire de France

Vaisseaux présentés au roy (Louis XV) par les provinces de France, le clergé et les autres principaux corps de l'Etat en 1761 et 1762. (gravure de N. Ozanne)

Le Languedoc de 80 canons par les Etats du Languedoc. Le Zélé de 74 canons par les receveurs généraux. La Bourgogne de 74 canons par les Etats de Bourgogne. Le Marseillois de 74 canons par la chambre de commerce de Marseille. L'Union de 74 canons par les différentes offres réunies. L'Utile et La Ferme de 60 canons par les fermiers généraux. Le Flaman de 54 canons par les Etats de Flandre. Le Bordelois de 54 canons par le parlement de la ville de Bordeaux et la province de Guyenne. La Ville de Paris de 90 canons par la ville de Paris. Le Diligent de 74 canons par les régisseurs de la Poste. Les Six corps de 74 canons par les six corps des marchands de Paris. Le Saint esprit de 80 canons par l'ordre du Saint-Esprit. Le citoyen de 74 canons par les banquiers de la Cour, les trésoriers généraux de l'extraordinaire, des guerres, de l'artillerie et le munit. des vivres de l'armée. L'Artézienne de 44 canons par les Etats d'Artois.

Le camp de Boulogne (Gravure de Beaujean)
Le ministre de la marine de Napoléon 1er, Decrès, s'inquiétait du plan de l'Empereur en ces termes : "Il est malheureux pour moi de connaître le métier de la mer, puisque cette connaissance ne produit aucun résultat dans les combinaisons de Votre Majesté."

Histoire de France

Vaisseaux présentés au roy (Louis XV) par les provinces de France, le clergé et les autres principaux corps de l'Etat en 1761 et 1762. (gravure de N. Ozanne)

Le Languedoc de 80 canons par les Etats du Languedoc. Le Zélé de 74 canons par les receveurs généraux. La Bourgogne de 74 canons par les Etats de Bourgogne. Le Marseillois de 74 canons par la chambre de commerce de Marseille. L'Union de 74 canons par les différentes offres réunies. L'Utile et La Ferme de 60 canons par les fermiers généraux. Le Flaman de 54 canons par les Etats de Flandre. Le Bordelois de 54 canons par le parlement de la ville de Bordeaux et la province de Guyenne. La Ville de Paris de 90 canons par la ville de Paris. Le Diligent de 74 canons par les régisseurs de la Poste. Les Six corps de 74 canons par les six corps des marchands de Paris. Le Saint esprit de 80 canons par l'ordre du Saint-Esprit. Le citoyen de 74 canons par les banquiers de la Cour, les trésoriers généraux de l'extraordinaire, des guerres, de l'artillerie et le munit. des vivres de l'armée. L'Artézienne de 44 canons par les Etats d'Artois.

Le camp de Boulogne (Gravure de Beaujean)
Le ministre de la marine de Napoléon 1er, Decrès, s'inquiétait du plan de l'Empereur en ces termes : "Il est malheureux pour moi de connaître le métier de la mer, puisque cette connaissance ne produit aucun résultat dans les combinaisons de Votre Majesté."