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mercredi 29 mai 2024

La Vaudoise

 

La Vaudoise le 26 mai 2024. Cliché Gilles Barnichon

Construite en 1932 sous le nom de La Violette, elle est l'un des derniers exemplaires de ces barques typiques du Léman, destinées au transport de marchandises. 

Acquise par les Pirates d'Ouchy  en 1948, elle prend le nom de La Vaudoise. Maintenant classée Monument historique, elle navigue régulièrement.


samedi 30 mars 2024

28 mars 2024 : l'accident du bateau Simplon

 


Le Simplon est l’un des huit bateaux qui constituent la flotte « Belle époque » de la Compagnie Générale de Navigation, basée à Ouchy, sur le lac Léman. Flotte « Belle époque »? Comprenez les huit navires construits entre 1900 et 1920 et préservés par la compagnie avec le concours de mécènes privés et de subventions publiques. Remontons le temps pour connaître les origines de ce beau « bateau salon ».

C’est au cours de l’assemblée générale du 30 septembre 1913 qu’est décidée sa construction par le chantier Sulzer. Sa mise en service est prévue pour 1915 mais les aléas de l’histoire et la guerre qui va ravager l’Europe font qu’il n’entrera en service qu’en 1920. Le site de l'ABVL (Amis des Bateaux à Vapeur du Léman), qui participe activement au financement de la préservation de cette flotte historique nous renseigne sur la suite de l’histoire du bateau. Jusqu’au jeudi 28 mars 2024…


Ce jour-là, le Simplon navigue pour un séance d’essais après une période de maintenance et avant la reprise du service pour l’horaire d’été. Mais une avarie survient et, en raison de mauvaises conditions météorologiques empêchant son retour au chantier d’Ouchy, il est décidé de remorquer le bateau vers l’embarcadère de Cully afin de le mettre à l’abri. La vaudaire, ce vent qui souffle du sud-ouest sur le lac, va forcir comme rarement et mettre le bateau amarré en péril en le poussant sur les rochers et contre l’embarcadère qui ne peut résister. Dans la journée du vendredi 29, les choses deviennent graves. Malgré les efforts des pompiers et du personnel de la compagnie, la situation de Simplon est critique : le débarcadère est partiellement détruit, les amarres cèdent, la porte d’embarquement tribord est arrachée, la coque est trouée à l’arrière tribord, le gouvernail est détruit. 






Le samedi 30 au matin, il fait gris sur le lac. Dans le coeur de beaucoup de Vaudois aussi. Mais le vent a faibli et le remorquage de Simplon vers Ouchy peut commencer. Il est écarté du rivage puis accouplé au Léman, un bateau moderne de la compagnie qui va l’emporter vers le chantier de la compagnie à Ouchy. Il y parvient en fin de matinée. Un bilan précis des dégâts y sera dressé avant toute décision.






Tous clichés Copyright Gilles Barnichon


jeudi 5 octobre 2023

Le bateau Genève, construit en 1896

Genève le 21 mai 2011 (Cliché par MHM55 - Wikimedia)

À une époque où se développait le tourisme européen, il était nécessaire de créer des loisirs pour attirer aristocrates et riches européens sur les bords des lacs suisses. C’est pourquoi, de 1896 à 1927, douze bateaux furent livrés à la Compagnie Générale de Navigation pour naviguer sur le lac Léman. Ils répondaient aux critères de luxe, de confort et de richesse décorative attendus par une clientèle exigeante. Trois disparurent mais huit d’entre eux, aujourd’hui rénovés ou préservés, inscrits comme monuments historiques, constituent la plus grande flotte de navires historiques de la Suisse. Le premier de cette série n’a pas eu cette chance mais est encore visible à Genève, ville dont il porte le nom. Lancé en 1896, Genève est le plus vieux bateau à aubes encore à flot sur le Léman.

Commandé à la firme Sulzer de Winterthur (qui reçoit ainsi sa première commande pour le Léman), il doit être à la fois une réussite technique et esthétique. Les éléments de la coque sont construits à Winterthour, transportés pas train jusqu’au chantier de la compagnie à Ouchy. Les courses d’essai se déroulent au mois de mai 1896. Le pari est gagné : le nouveau venu est un grand bateau rapide (27 km/h), confortable et spacieux, aux lignes fines. Il est inauguré le 28 mai 1896 soit moins d’un mois après l’ouverture de l’exposition nationale qui se tiendra à Genève jusqu’en octobre.

Le 10 septembre 1898, à Genève en début d’après-midi, Elisabeth de Wittelsbach, Impératrice d’Autriche et Reine de Hongrie, plus connue sous le diminutif de Sissi, s’apprête à embarquer sur le bateau pour regagner son hôtel à Caux, au dessus de Vevey, lorsqu’elle est agressée par Luigi Lucheni, un anarchiste italien qui, à l'aide d'une fine lame si fine que le coup passe dans un premier temps inaperçu, la blesse au thorax, provoquant une plaie du coeur. Néanmoins parvenue à monter à bord, elle y perdra définitivement connaissance avant que le bateau fasse demi-tour et qu’elle soit ramenée à l’hôtel Beau Rivage où elle a séjourné la nuit précédente et où elle décédera rapidement à l’âge de soixante ans.



Un autre événement marquant la vie du bateau se déroule le dimanche 13 mai 1928. À 14 heures les deux bateaux de la CGN Rhône et Genève se présentent simultanément devant le port de Pully. En effet, le bateau Genève, venant de Lutry, a une dizaine de minutes de retard sur l’horaire en raison du débarquement anormalement long d’un grand nombre de passagers à l’escale précédente. Le Rhône venant dans la direction opposée est, selon la règle de la compagnie, prioritaire pour accoster. À la suite d’une mauvaise compréhension des signaux sonores échangés, les deux bateaux mirent en marche arrière mais les manoeuvres ne suffirent pas à éviter l’accident. Le grand mât avant du Rhône s’affaissa sur une passagère qui décédera quelques heures plus tard à l’hôpital de Lausanne. Deux autres personnes furent également contusionnées par la chute du mât. Les deux capitaines (M. Rauch du Rhône et Tauxe du Genève) furent condamnés à trois jours d’emprisonnement et à des peines financières.

Le bateau connaîtra plusieurs rénovations techniques ou de ses emménagements mais il faut citer celle qui en 1934 remplace ses chaudières par un moteur diesel électrique afin de rendre la navigation moins coûteuse. C’est une première qui sera répétée par la suite sur d’autres bateaux de la flotte CGN. À partir de 1970, le bateau sert de réserve en cas d’impossibilité pour un autre bâtiment de la flotte de naviguer et navigue jusqu’en 1971. En 1973, le Chablais est mis en service et Genève définitivement désarmé, sa réfection éventuelle n’étant pas économiquement justifiée.

Il occupera d’abord une place au débarcadère du Petit Pâquis puis deux ans plus tard au ponton de la Mouche, du côté des Eaux-Vives, sur le quai Gustave-Ador où il se trouve encore aujourd’hui. Il a été acquis en 1974 par l’Association pour le bateau Genève. À la tête de celle-ci deux pasteurs, Jean-Gabriel Favre et Alain Barde. Sa mission : la réinsertion et l’accueil matinal quotidien et la distribution de repas à de jeunes migrants ou des personnes à la rue, des personnages âgées aussi, ou fragiles. Ce sont ces passagers comme on dit ici qui participent à l’entretien du bateau. Mais le bateau est aussi ouvert à la location pour des événements privés.



lundi 26 juin 2017

Marine marchande suisse

Montage par Claude

Le terme de "Marine suisse" ne fait rire que ceux qui ne connaissent ni l'histoire maritime ni l'histoire de la Confédération helvétique. Elle existe bel et bien et n'est pas à confondre avec l'importante flotte fluviale qui porte le même pavillon.
Un de nos correspondants valaisans nous a adressé, et nous l'en remercions, ce lien vers son blog à propos de l'un des navires qui constitua cette flotte.

http://imagesenballade.blogspot.com/p/blog-page_28.html 

vendredi 20 juillet 2012

Quelques commandes et livraisons récentes

Garde-côtes
Les chantiers Damen sont connus pour avoir livré de nombreux patrouilleurs à plusieurs marines. La marine albanaise s'est récemment tourné vers cette société pour renouveler sa flotte. Ainsi quatre bâtiments du type Stan Patrol devaient être construits par Damen. Le premier, baptisé Illyria, le fut aux Pays-Bas et rejoint la garde-côte albanaise en août 2008. Les bateaux suivants seront construits par le chantier Pashaliman Shipyard de Vlorë (Albanie). Il en est ainsi de Oriku, récemment mis en service et de Lisus, en cours de construction. Le principe consiste à assembler en Albanie des éléments préfabriqués par Damen aux Pays Bas. 



Navires scientifiques
Son apparence extérieure lui ouvrirait les portes des yacht-clubs les plus huppés. Mais c'est d'un navire destiné aux travaux scientifiques que le chantier français Piriou a reçu la commande au cours du deuxième trimestre 2012. Voir plus de détails sur Mer & Marine.com.



Brise-glace russe
Le prochain brise-glace nucléaire russe (le premier du type LK 60) sera long de 173 mètres et large de 34 mètres. Son déplacement sera d'environ 33 500 tonnes... C'est ce qui ressort de l'appel d'offre publié par Rosatomflot pour la construction du bâtiment. Des dates ont également été précisées : début de la construction en 2013, lancement en novembre 2015, essais en mer en août 2017, livraison au plus tard le 30 décembre 2017. Tout cela pour un prix maximum de US$ 1,1 milliard. Le résultat de cet appel d'offre devrait être connu le 3 août 2012. Les rendez-vous sont pris...

Sauvetage
La Société de sauvetage de La Belotte-Bellerive (l'une des 34 sections de sauvetage - 26 suisses et 8 françaises - composant la Société Internationale de Sauvetage du lac Léman) vient de prendre livraison d'une vedette construite en Normandie par le chantier AASM . Elle est équipée d'une motopompe pour lutter contre les incendies, d'un équipement de détection thermique pour la recherche de naufragés ; son équipage se compose de quatre sauveteurs.

Photo Ouest-France