Deux vues de «La Jeanne» dans l'Arsenal de Brest. Pour plus d'information sur l'histoire des "Jeanne", cliquez ici.
L’arsenal de Brest est un ensemble d’installations militaires et navales situé dans la rivière Penfeld, à Brest, dans le Finistère, en Bretagne. Il s’agit de la seconde base navale principale française, après celle de Toulon. Dans le langage populaire ouvrier brestois, l’arsenal de Brest est aussi appelé l’arsouil.
1631-1635 Début des bases de l’infrastructure portuaire.
1674 Apparition des Magasins aux poudres, de la Cordellerie et de l’Hôpital militaire.
1683 Création de la forme de Troulan.
1746 Création des trois formes de Pontaniou à proximité des forges des ancres et des constructions navales.
1750-1751 Construction du bagne, détruit en 1947.
1807 Construction du bâtiment aux Lions abritant les magasins de l’arsenal.
1822-1827 Construction du Bassin 6 au Salou.
1858 Appropriation par la Marine nationale des quais Tourville et Jean Bart.
1864-1865 Construction du Bassin 7 au Salou.
1865 Fermeture du port de la Penfeld aux bâtiments de commerce : le port devient militaire.
1889-1896 Construction de la Jetée sud (1 500 m).
1895-1900 Construction de la Jetée ouest (200 m).
1899-1902 Transformation des quatre formes de Pontaniou en deux larges bassins, actuellement dénommés Bassin 2 et Bassin 3.
1900-1905 Prolongement de la Jetée sud sur 750 m.
1905 Construction du Quai d’Armement.
1910 Installation de la Grande Grue.
1910-1916 Creusement des deux bassins de construction et de radoub de Laninon, actuellement dénommés Bassin 8 et Bassin 9.
1911 Comblement du terre-plein du château.
1918 Construction du Quai des flottilles.
1931-1933 Fermeture de la passe ouest.
1938 Début des travaux de construction du Bassin 10 de Laninon (travaux abandonnés pendant la guerre).
1940 Construction de la base sous-marine durant l’occupation allemande. Le port militaire devient une importante base stratégique du Reich.
1963-1964 Élargissement de la jetée.
1969-1970 Construction des épis porte-avions 3 et 4.
Plus d'infos sur Brest dans ce blog, cliquez ici.
Histoire maritime internationale - Marines marchande ou de guerre - Grands et petits voiliers - Culture maritime (antiquariat, memorabilia, littérature, peinture…) - Tout ce qui concerne la mer et les lacs et ceux qui naviguent dessus (ou dessous) nous passionne…
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mardi 26 février 2013
mardi 8 mai 2012
Les "trois glorieuses" ou les travaux pratiques d'un croiseur-école

Le croiseur-école Jeanne d'Arc en 1962
Voici un évènement de la vie de ce navire dans lequel les élèves officiers de la marine ont vu leur commandant leur donner un parfait exemple de travaux pratiques de navigation.
Nous sommes au cours de la croisière annuelle 1962-1963 de la Jeanne d'Arc. Premier incident; la Jeanne d'Arc perd une hélice après la rupture de l'arbre, alors qu’après avoir passé le canal de Panama elle se dirige vers le Pérou. Suite à cet incident, elle fait demi-tour en direction de Balboa où elle est mise au bassin du 18 au 20 décembre 1962 pour examiner l'avarie et voir comment y remédier. Une hélice de rechange existe à Brest et une ébauche d'arbre doit être usinée pour s'adapter à la partie restante de l'arbre. Les pièces étant commandées en France, la Jeanne d'Arc reprend sa campagne sur une seule hélice.
Notre éclopée n'est pas au bout de ses peines. Le 4 février 1963, toujours sur une seule hélice, la Jeanne d'Arc rencontre du très mauvais temps dans le Pacifique, elle donne à peine 4 nœuds sur le fond, lorsque le personnel de quart aperçoit droit devant de grosses lames déferlantes juste après une zone de calme relatif, trois lames de 15 à 20 mètres de haut, séparées d'une centaine de mètres, verticales, elles arrivent à la rencontre du croiseur. Au cours du franchissement les plages avant et arrières sont successivement submergées, la mer recouvre les passavants du premier pont, l'eau atteignant au moment du roulis extrême le haut des cloisons. La gite atteint 35°. Tout le monde à ressenti à bord ce phénomène du certainement à une éruption sous-marine. Les élèves ont surnommé cet incident "les trois glorieuses".
Le commandant dans une séance de travaux pratiques impromptue explique comment il a affronté ces vagues tout en protégeant le navire, qui rappelons-le ne disposait que d'une seule hélice, qu'il fallait donc absolument protéger. Il met deux quarts tribord pour affronter la première lame sans se présenter de face, afin d'éviter un choc trop violent qui aurait pu causer des avaries, la gite sera alors de 30°. La premier lame passée, la barre est portée à droite pour éviter de se trouver en travers de la houle. La Jeanne est a nouveau couchée sur bâbord par la deuxième lame après avoir eu juste le temps de se redresser suite au passage de la première, la gite sera alors de 35°, (le maximum au-delà duquel il y a risque de chavirage est d'environ 40°). La troisième sera franchie dans les mêmes conditions, la durée totale du franchissement des lames est de 30 secondes environ mais cela a dû paraitre long au commandant! Le phénomène est exceptionnel par la hauteur des lames de 15 à 20 mètres, le faible écart entre deux lames successives, la direction du train faisant un écart de 20 à 30° avec la direction générale de la houle, la grande vitesse de propagation du train de lames (20 nœuds environ), la forme des lames abruptes, la Jeanne a du affronter trois véritables murs d'eau qui se succédaient. Le Victor Schoelcher qui naviguait à la cape deux miles en arrière de la Jeanne d'Arc et n'a pas eu à affronter le train de lames, l'a vu disparaitre à trois reprises.
Voici une leçon de navigation dont les futurs officiers se souviendront longtemps.
Alain
Les "trois glorieuses" ou les travaux pratiques d'un croiseur-école

Le croiseur-école Jeanne d'Arc en 1962
Voici un évènement de la vie de ce navire dans lequel les élèves officiers de la marine ont vu leur commandant leur donner un parfait exemple de travaux pratiques de navigation.
Nous sommes au cours de la croisière annuelle 1962-1963 de la Jeanne d'Arc. Premier incident; la Jeanne d'Arc perd une hélice après la rupture de l'arbre, alors qu’après avoir passé le canal de Panama elle se dirige vers le Pérou. Suite à cet incident, elle fait demi-tour en direction de Balboa où elle est mise au bassin du 18 au 20 décembre 1962 pour examiner l'avarie et voir comment y remédier. Une hélice de rechange existe à Brest et une ébauche d'arbre doit être usinée pour s'adapter à la partie restante de l'arbre. Les pièces étant commandées en France, la Jeanne d'Arc reprend sa campagne sur une seule hélice.
Notre éclopée n'est pas au bout de ses peines. Le 4 février 1963, toujours sur une seule hélice, la Jeanne d'Arc rencontre du très mauvais temps dans le Pacifique, elle donne à peine 4 nœuds sur le fond, lorsque le personnel de quart aperçoit droit devant de grosses lames déferlantes juste après une zone de calme relatif, trois lames de 15 à 20 mètres de haut, séparées d'une centaine de mètres, verticales, elles arrivent à la rencontre du croiseur. Au cours du franchissement les plages avant et arrières sont successivement submergées, la mer recouvre les passavants du premier pont, l'eau atteignant au moment du roulis extrême le haut des cloisons. La gite atteint 35°. Tout le monde à ressenti à bord ce phénomène du certainement à une éruption sous-marine. Les élèves ont surnommé cet incident "les trois glorieuses".
Le commandant dans une séance de travaux pratiques impromptue explique comment il a affronté ces vagues tout en protégeant le navire, qui rappelons-le ne disposait que d'une seule hélice, qu'il fallait donc absolument protéger. Il met deux quarts tribord pour affronter la première lame sans se présenter de face, afin d'éviter un choc trop violent qui aurait pu causer des avaries, la gite sera alors de 30°. La premier lame passée, la barre est portée à droite pour éviter de se trouver en travers de la houle. La Jeanne est a nouveau couchée sur bâbord par la deuxième lame après avoir eu juste le temps de se redresser suite au passage de la première, la gite sera alors de 35°, (le maximum au-delà duquel il y a risque de chavirage est d'environ 40°). La troisième sera franchie dans les mêmes conditions, la durée totale du franchissement des lames est de 30 secondes environ mais cela a dû paraitre long au commandant! Le phénomène est exceptionnel par la hauteur des lames de 15 à 20 mètres, le faible écart entre deux lames successives, la direction du train faisant un écart de 20 à 30° avec la direction générale de la houle, la grande vitesse de propagation du train de lames (20 nœuds environ), la forme des lames abruptes, la Jeanne a du affronter trois véritables murs d'eau qui se succédaient. Le Victor Schoelcher qui naviguait à la cape deux miles en arrière de la Jeanne d'Arc et n'a pas eu à affronter le train de lames, l'a vu disparaitre à trois reprises.
Voici une leçon de navigation dont les futurs officiers se souviendront longtemps.
Alain
mercredi 14 septembre 2011
1903 Le Président de la République en visite à Alger
Toujours dans le cadre de ma rétrospective du début du siècle passé, voici une photo de la visite à Alger en avril 1903 du président de la République française, Monsieur Emile Loubet. Il est à bord du croiseur cuirassé Jeanne d'Arc qui n'est pas encore affecté à l'école d'application des officiers de la Marine nationale, (voir son histoire sur notre blog). Il est accueilli par les salves d'honneur des nombreux navires sur rade, d'où la brume qui recouvre en partie le port. On distingue toutefois à droite de la photo, les six cheminées caractéristiques de la Jeanne d'Arc. Tous les navires présents étrangers et français ont hissés le grand pavois à cette occasion.
Alain1903 Le Président de la République en visite à Alger
Toujours dans le cadre de ma rétrospective du début du siècle passé, voici une photo de la visite à Alger en avril 1903 du président de la République française, Monsieur Emile Loubet. Il est à bord du croiseur cuirassé Jeanne d'Arc qui n'est pas encore affecté à l'école d'application des officiers de la Marine nationale, (voir son histoire sur notre blog). Il est accueilli par les salves d'honneur des nombreux navires sur rade, d'où la brume qui recouvre en partie le port. On distingue toutefois à droite de la photo, les six cheminées caractéristiques de la Jeanne d'Arc. Tous les navires présents étrangers et français ont hissés le grand pavois à cette occasion.
Alainvendredi 4 mars 2011
Les "Jeanne d'Arc" 3/3 Le croiseur porte-hélicoptères
Cette photo du 23 mars 1964, pourrait être intitulée, le passage de témoin, on y voit en effet la vieille Jeanne d'Arc rentrant de sa dernière campagne (au premier plan), accompagnée par le porte hélicoptères terminant ses essais, (il porte encore son nom provisoire de la Résolue), il est venu saluer " la Jeanne".
Le 27 mai 2010, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc photographié à 30 noeuds, dans le Raz Blanchard, avant de s'arrêter définitivement. (photos collection Alain V)Les "Jeanne d'Arc", navires-écoles d'application. 1964-2010: Le croiseur porte-hélicoptères
Un croiseur porte hélicoptères spécialement conçu comme croiseur école destiné à remplacer le croiseur école Jeanne d'Arc est inscrit au programme naval de 1957; d'abord nommé La Résolue, il ne prendra le nom de Jeanne d'Arc qu' à son entrée en service, la précédente Jeanne d'Arc ayant été rayée. Il est mis sur cale à Brest en juillet 1960, lancé le 30 septembre 1961, entreprend ses essais en juillet 1963, et entre en service le 30 juin 1964.
Il a 2 fonctions prévues; croiseur école en temps de paix, il embarque alors 4 hélicoptères lourds
croiseur porte hélicoptères ASM, ou d'assaut, transport de troupes en temps de guerre.
Plate forme d'appontage de 62 m x 21 m; ascenseur de 15,50 x 6,50 m, d'une capacité de 12 tonnes; hangar de 36 m x18 m pour 8 hélicoptères en temps de guerre, en récupérant une partie (24 x 18 m) des locaux affectés au logement et à l'instruction des élèves; une grue de 12 tonnes à 12 m; ateliers pour l'entretien des hélicoptères; bloc passerelle avec PC pont d'envol, central informations, PC
combiné pour opérations amphibies.
Ecole d'application de 1964 à 2010.
La Jeanne d'Arc qui n'a pas eu comme ses prédécesseurs à subir des interruptions pour cause de guerre, a effectuée 45 campagnes durant sa longue existence. Elle est rentrée de sa dernière campagne le 27 mai 2010 à Brest; a cette occasion, elle s'est payée le luxe d'une dernière pointe de vitesse à 30,9 nœuds au GPS et 29,4 nœuds au loch, au large du Cotentin, soit mieux qu'a ses essais 46 ans plus tôt!; elle a été retirée du service le 7 juin 2010, et rayée le 2 novembre 2010, désormais la coque Q 860 attend d’être vendue aux démolisseurs aux épis porte-avions de la base navale de Brest.
Après 2010: missions "Jeanne d'Arc" prévues.
La Jeanne d'Arc n'aura pas de successeur, il a été décidé par mesure d'économie de ne plus construire de navire spécialisé; les campagnes de l'école d'application seront effectuées désormais à bord d'un bâtiment de projection et de commandement (BPC), elles porteront le nom de missions "Jeanne d'Arc" pour perpétuer le nom, lors de ces missions une installation modulable sera positionnée dans le hangar du BPC.
Caractéristique du croiseur porte hélicoptères Jeanne d'Arc.
déplacement:10 000 tw;12365 tonnes en pleine charge
1989: déplacement :10575 t; 13270 tonnes en pleine charge
dimensions: L.181,38 m; l. 22 m; tirant d'eau 6,60 m
machines turbines à engrenages Rateau-Bretagne; 2 hélices; 4 chaudières multitubulaires,timbrées à 45 kg surchauffe 450°; mazout 1 360 tonnes
puissance 40 000 cv; vitesse 27 nœuds; rayon d'action 6 800 miles à 16 nœuds
armement à l'origine:
4 canons de 100 mmAA automatiques
1 rampe missile Masurca(prévue mais non installée)
8 hélicoptères lourds (4 en version navire école)
2 LCVP
équipage 627 h + 150 élèves
1998 équipage réduit à 519 h +158 élèves
modifications de l'armement:
1976 6 lance missiles MM38 Exocet ajoutés
1984 embarque 2 WG-13 Lynx et 4 Alouette III
1986 embarque 3 WG-13 Lynx et 3 Alouette III
1988 4 mitrailleuses de 12,7 mm ajoutées
1990 embarque 3 Alouette III
1992 embarque 3 Alouette III + 5 hélicoptères de combat de l'ALAT (armée de terre)
2000 2 canons de 100 mm arrières débarqués
2002 embarque 2 Alouette III + 5 hélicoptères de combat de l'ALAT
Alain
jeudi 3 mars 2011
Les "Jeanne d'Arc" 2/3 Le croiseur léger
Le croiseur léger Jeanne d'Arc en 1952, comparer avec la photo en 1931, le mât arrière à disparu, à la place se trouve des pièces de 40 mmAA, installées en 1943. (photos collection Alain V)Les "Jeanne d'Arc", navires-écoles d'application. 1931/1964: Le croiseur léger
Un croiseur spécialement conçu comme navire école, mais susceptible en temps de guerre de remplir les missions dévolues à un croiseur léger est inscrit au programme naval de l'année 1926, il est destiné à remplacer le vieux croiseur cuirassé à bout de bord; d'abord nommé E1; M.Raymond Poincaré, Président du Conseil, a demandé que le nom de Jeanne d'Arc soit donné au nouveau croiseur école. Il est mis sur cale le 31 aout 1928, au chantier de Saint Nazaire-Penhoet. Lancé le 14 février 1930, armé pour essais le 15 décembre 1930, et admis au service actif le 6 octobre 1931.
Ecole d'application de 1931 à 1939 et de 1946 à 1964.
Il effectue 8 campagnes de 1931 à 1939.
Le 24 aout 1939, la Jeanne d'Arc prend l'effectif de guerre; des le 14 septembre la Jeanne affectée au théâtre d'opération de l'Atlantique Ouest, arrive à Fort de France, elle porte la marque de l'amiral Robert, qui est nommé le 2octobre 1939, haut commissaire de la République aux Antilles et Guyane française; jusqu'au 12 avril 1940, elle effectue des missions d'escorte dans les eaux antillaises. Elle passe par Casablanca pour rentrer sur Brest, ou elle arrive le 26 avril 1940; elle est en carénage jusquau 20 mai 1940; des le 21 mai, elle appareille en compagnie du croiseur Emile Bertin pour des transports d'or de la Banque de France, à destination d'Halifax au Canada, le 16 juin elle appareille en compagnie du Béarn pour Brest, mais est détournée sur Casablanca, et finalement sur Fort de France, ou elle se trouve immobilisée par l'armistice franco-allemand, en compagnie du Béarn et de l'Emile Bertin, jusqu'en juillet 1943.(cette période est détaillée sur ce blog, voir à Jeanne d'Arc)
Le 31 juillet 1943, la Jeanne d'Arc appareille pour Porto Rico, puis les Bermudes, le 1er septembre 1943, elle fait route vers Casablanca, puis Alger, ou sa DCA est renforcée, elle est placée à couple du navire atelier américain Vulcan; en deux jours, les installations aviation, la DCA d'origine, sont débarqués et remplacés par une DCA moderne de 6 x 40 mm Bofors, et 20 x 20 mm Oerlikon. Le 19 septembre 1943, les travaux a peine achevés, la Jeanne appareille pour Ajaccio avec 1 200 hommes de troupes, et 110 tonnes de matériel; jusqu'au 15 novembre 1943, elle effectue des mission de transport de troupes, et de matériel sur la Corse, participant activement à la libération de l'ile.
En début 1944, la Jeanne d'Arc effectue des missions de transport de troupes britanniques en Méditerranée occidentale; du 16 au 27 mai, elle est en réparations sur dock, le mat arrière est supprimé, la DCA est encore renforcée; puis elle reprend ses missions de transport de troupes; le 1er septembre, améne des membres du gouvernement à Cherbourg; nouvelles rotations Alger-Cherbourg, jusqu'au 24 septembre;du 1er au 20 octobre 1944, elle est en réparations à Alger; le 22 octobre, elle arrive à Toulon, et est affectée à la Flank Force, et effectue des missions de bombardement sur la cote ligure: 305 coups sur Camporosso; 84 sur Pietra Ligure;120 sur une batterie cotière. Apres un transport de troupes d'Oran à Toulon, elle reprend ses tirs sur la cote italienne; sa dernière mission de bombardement à lieu le 13 mars 1945; elle passe au bassin à Bizerte, y laisse sa ligne d'arbre bâbord fêlée; naviguant sur un arbre; la réparation est effectuée le 2 mai 1945.
Du 13 mai au 15 octobre 1945, elle effectue des missions de transport de troupes.
Du 17 octobre 1945 au 8 aout 1946, la Jeanne d'Arc est en carénage et remise en état pour pouvoir reprendre son rôle du temps de paix, d’école d'application.
Elle effectue 18 campagnes de 1946 à 1964.
A partir de 1952, un aviso colonial, ou un aviso escorteur, participe à la campagne de la Jeanne étant donné le nombre d'élèves officiers embarqués, en outre cela permet des exercices de navigation à plusieurs, de ravitaillement à la mer.
Le 16 juillet 1964, la Jeanne d'Arc est rayée, des le 15 septembre elle est mouillée à Landevennec en attendant sa vente.
Elle est condamnée le 25 mars 1965, et vendue à la société "les Abeilles" pour être démolie à La Seyne, le 6 janvier 1966, elle quitte Landevennec à la remorque de l'Abeille 15, et arrive à Toulon le 18 janvier 1966.
Caractéristiques du croiseur léger Jeanne d'Arc.
déplacement: 6 496 tw; 7 893 tonnes en pleine charge
dimensions: L.170 m; l .17,50 m: tirant d'eau 5,42 m
machines: turbines à engrenages Parsons; 2 hélices; 4 chaudières
puissance 32 500 cv; vitesse 25 nœuds; rayon d'action 5 000 miles à 14,5 nœuds
armement:
8 canons de 155 mm
4 canons de 75 mmAA
2 x 37mmAA
2 mitrailleuses de 8 mm
2 tubes lance torpilles
2 avions, sans catapulte
équipage 506 h +156 élèves
armement après transformations de septembre 1943
8 canons de 155mm
4 canons de 75mmAA
6 x 40 mmAA Bofors
20 x 20 mmAA Oerlikon
modifications de l'armement en mai 1944
+ 4 x 40 mmAA Bofors (total 10)
en 1954 2 x 40 mm débarqués(total 8)
en 1956 10 x 20 mm débarqués (total 10)
Alain
Les "Jeanne d'Arc" 2/3 Le croiseur léger
Le croiseur léger Jeanne d'Arc en 1952, comparer avec la photo en 1931, le mât arrière à disparu, à la place se trouve des pièces de 40 mmAA, installées en 1943. (photos collection Alain V)Les "Jeanne d'Arc", navires-écoles d'application. 1931/1964: Le croiseur léger
Un croiseur spécialement conçu comme navire école, mais susceptible en temps de guerre de remplir les missions dévolues à un croiseur léger est inscrit au programme naval de l'année 1926, il est destiné à remplacer le vieux croiseur cuirassé à bout de bord; d'abord nommé E1; M.Raymond Poincaré, Président du Conseil, a demandé que le nom de Jeanne d'Arc soit donné au nouveau croiseur école. Il est mis sur cale le 31 aout 1928, au chantier de Saint Nazaire-Penhoet. Lancé le 14 février 1930, armé pour essais le 15 décembre 1930, et admis au service actif le 6 octobre 1931.
Ecole d'application de 1931 à 1939 et de 1946 à 1964.
Il effectue 8 campagnes de 1931 à 1939.
Le 24 aout 1939, la Jeanne d'Arc prend l'effectif de guerre; des le 14 septembre la Jeanne affectée au théâtre d'opération de l'Atlantique Ouest, arrive à Fort de France, elle porte la marque de l'amiral Robert, qui est nommé le 2octobre 1939, haut commissaire de la République aux Antilles et Guyane française; jusqu'au 12 avril 1940, elle effectue des missions d'escorte dans les eaux antillaises. Elle passe par Casablanca pour rentrer sur Brest, ou elle arrive le 26 avril 1940; elle est en carénage jusquau 20 mai 1940; des le 21 mai, elle appareille en compagnie du croiseur Emile Bertin pour des transports d'or de la Banque de France, à destination d'Halifax au Canada, le 16 juin elle appareille en compagnie du Béarn pour Brest, mais est détournée sur Casablanca, et finalement sur Fort de France, ou elle se trouve immobilisée par l'armistice franco-allemand, en compagnie du Béarn et de l'Emile Bertin, jusqu'en juillet 1943.(cette période est détaillée sur ce blog, voir à Jeanne d'Arc)
Le 31 juillet 1943, la Jeanne d'Arc appareille pour Porto Rico, puis les Bermudes, le 1er septembre 1943, elle fait route vers Casablanca, puis Alger, ou sa DCA est renforcée, elle est placée à couple du navire atelier américain Vulcan; en deux jours, les installations aviation, la DCA d'origine, sont débarqués et remplacés par une DCA moderne de 6 x 40 mm Bofors, et 20 x 20 mm Oerlikon. Le 19 septembre 1943, les travaux a peine achevés, la Jeanne appareille pour Ajaccio avec 1 200 hommes de troupes, et 110 tonnes de matériel; jusqu'au 15 novembre 1943, elle effectue des mission de transport de troupes, et de matériel sur la Corse, participant activement à la libération de l'ile.
En début 1944, la Jeanne d'Arc effectue des missions de transport de troupes britanniques en Méditerranée occidentale; du 16 au 27 mai, elle est en réparations sur dock, le mat arrière est supprimé, la DCA est encore renforcée; puis elle reprend ses missions de transport de troupes; le 1er septembre, améne des membres du gouvernement à Cherbourg; nouvelles rotations Alger-Cherbourg, jusqu'au 24 septembre;du 1er au 20 octobre 1944, elle est en réparations à Alger; le 22 octobre, elle arrive à Toulon, et est affectée à la Flank Force, et effectue des missions de bombardement sur la cote ligure: 305 coups sur Camporosso; 84 sur Pietra Ligure;120 sur une batterie cotière. Apres un transport de troupes d'Oran à Toulon, elle reprend ses tirs sur la cote italienne; sa dernière mission de bombardement à lieu le 13 mars 1945; elle passe au bassin à Bizerte, y laisse sa ligne d'arbre bâbord fêlée; naviguant sur un arbre; la réparation est effectuée le 2 mai 1945.
Du 13 mai au 15 octobre 1945, elle effectue des missions de transport de troupes.
Du 17 octobre 1945 au 8 aout 1946, la Jeanne d'Arc est en carénage et remise en état pour pouvoir reprendre son rôle du temps de paix, d’école d'application.
Elle effectue 18 campagnes de 1946 à 1964.
A partir de 1952, un aviso colonial, ou un aviso escorteur, participe à la campagne de la Jeanne étant donné le nombre d'élèves officiers embarqués, en outre cela permet des exercices de navigation à plusieurs, de ravitaillement à la mer.
Le 16 juillet 1964, la Jeanne d'Arc est rayée, des le 15 septembre elle est mouillée à Landevennec en attendant sa vente.
Elle est condamnée le 25 mars 1965, et vendue à la société "les Abeilles" pour être démolie à La Seyne, le 6 janvier 1966, elle quitte Landevennec à la remorque de l'Abeille 15, et arrive à Toulon le 18 janvier 1966.
Caractéristiques du croiseur léger Jeanne d'Arc.
déplacement: 6 496 tw; 7 893 tonnes en pleine charge
dimensions: L.170 m; l .17,50 m: tirant d'eau 5,42 m
machines: turbines à engrenages Parsons; 2 hélices; 4 chaudières
puissance 32 500 cv; vitesse 25 nœuds; rayon d'action 5 000 miles à 14,5 nœuds
armement:
8 canons de 155 mm
4 canons de 75 mmAA
2 x 37mmAA
2 mitrailleuses de 8 mm
2 tubes lance torpilles
2 avions, sans catapulte
équipage 506 h +156 élèves
armement après transformations de septembre 1943
8 canons de 155mm
4 canons de 75mmAA
6 x 40 mmAA Bofors
20 x 20 mmAA Oerlikon
modifications de l'armement en mai 1944
+ 4 x 40 mmAA Bofors (total 10)
en 1954 2 x 40 mm débarqués(total 8)
en 1956 10 x 20 mm débarqués (total 10)
Alain
mercredi 2 mars 2011
Les "Jeanne d'Arc" 1/3 Le croiseur cuirassé
Les "Jeanne d'Arc", navires-écoles d'application :1903-1928, 1931-1964 et 1964-2010.
Je vais vous décrire successivement les trois croiseurs-écoles ayant porté le nom de Jeanne d'Arc pendant plus de 100 ans. Il y a en effet continuation dans la fonction de navire-école mais chacun est représentatif de la construction navale française de son époque. Cette série s'interrompt, hélas, avec le troisième navire puisqu'il a été décidé de ne pas donner de successeur au croiseur porte hélicoptères.
Jeanne d'Arc, navire-école d'application. 1903-1928: Le croiseur cuirassé
Le premier croiseur cuirassé français, le Dupuy de Lome a été lancé en 1890, il a été suivi des types Amiral Charner et du Pothau, d'un déplacement de 4700 tonnes à 6600 tonnes et d'une vitesse inférieure à 20 nœuds.
L'ingénieur du génie maritime Emile Bertin propose de construire un grand croiseur cuirassé, devant donner 23 nœuds de vitesse. Pour donner une telle vitesse, il faut monter à bord 48 chaudières et trois machines donnant 29 000 cv. Pour installer une aussi encombrante machinerie, il est nécessaire d'accroître considérablement les dimensions du bâtiment qui dépasse 11 000 tonnes; la longueur passe de 110 m environ sur les premiers à 145 mètres. Le navire se signale aussi par sa silhouette caractéristique avec ses 6 cheminées, en deux groupes de trois, disposition qui sera reprise huit ans plus tard sur l'Ernest Renan et les Edgar Quinet.
Le Jeanne d'Arc est mis sur cale le 24 octobre 1896, à Toulon. Lancé le 8 septembre 1899, il entre en service en 1903. Toutefois, il est loin d’être une réussite, en dépit de ses énormes machines, il ne dépasse pas 21,8 nœuds. Son armement est trop faible pour sa taille et il a de piètres qualités manœuvrières.
Le 14 avril 1903 il emmène le Président Emile Loubet en voyage officiel de Marseille à Alger, et retour le 29 et 30 mai 1903 de Bizerte à Marseille.
En définitive, ce navire trouvant difficilement son utilité au sein de la Marine nationale, il est décidé de l'utiliser comme navire école d'application, il prend alors en 1912, la suite du Duguay Trouin ex transport Tonkin de 1878, du type Annamite, navire-école depuis 1900.
Ecole d'application de 1912 à 1914 et de 1919 à 1928.
Il effectue 2 campagnes avant la guerre.
En 1914, il est affecté à la 2ém escadre légère en Manche.
Le 30 avril 1915, il est rattaché à la 3ém escadre de croiseurs à Port Saïd, pour la défense du Canal de Suez.
Le 27 mai 1915, il effectue un bombardement sur les cotes de Syrie.
Le 31 mai 1915, il détruit le consulat allemand de Kaiffa.
Le 1er septembre 1915, il participe avec le Jaureguiberry à l'occupation de Rouad en Syrie.
En septembre 1915, il sauve 3000 Arméniens à Antioche.
Le 29 décembre 1915, la compagnie de débarquement enlève Andephili en face de Castellorizo.
En 1916/1917, il est affecté à la division de Syrie.
En 1918, il escorte des convois de troupes des USA en France à travers l'Atlantique.
En avril 1919, il est en réserve normale à Brest
De 1919 à 1928, il reprend son activité d'école d'application; il effectue 9 campagnes.
En 1928, il est désarmé, il prend alors le nom de Jeanne d'Arc II, le nom de Jeanne d'Arc venant d’être attribué au nouveau croiseur école en construction.
En attendant la mise en service de la nouvelle Jeanne d'Arc, le croiseur cuirassé Edgar Quinet est transformé pour effectuer 2 campagnes de l'école d'application, hélas la seconde se terminera prématurément le 4 janvier 1930, échoué au Cap Blanc en Algérie, tout le monde est évacué sans perte, mais le navire se brise 5 jours plus tard, et est irrécupérable.
La Jeanne d'Arc II désarmée depuis 1928 à Landevennec, est rayée et condamnée le 15 février 1933; le 7 juillet 1934, elle est vendue à Brest au chantier de démolition de la Seyne sur Mer.
Le 11 aout 1934, le vieux croiseur est remorqué de Brest à Toulon par le remorqueur Abeille 22 et démoli.
Caractéristiques du croiseur cuirassé Jeanne d'Arc.
déplacement: 11 270 tonnes
dimensions: L.145 m; l.19,4 m; tirant d'eau 8 mètres
puissance: 28 500 cv; vitesse 21 nœuds; rayon d'action 9 000 miles à 10 nœuds
protection: ceinture 150 mm; pont blindé 50 mm; tourelles 200 mm
armement:
2 canons de 194 mm
14 canons de 138,6 mm
16 x 47 mm
2 tubes lance-torpilles
équipage: 735 h
Alain
Les "Jeanne d'Arc" 1/3 Le croiseur cuirassé
Les "Jeanne d'Arc", navires-écoles d'application :1903-1928, 1931-1964 et 1964-2010.
Je vais vous décrire successivement les trois croiseurs-écoles ayant porté le nom de Jeanne d'Arc pendant plus de 100 ans. Il y a en effet continuation dans la fonction de navire-école mais chacun est représentatif de la construction navale française de son époque. Cette série s'interrompt, hélas, avec le troisième navire puisqu'il a été décidé de ne pas donner de successeur au croiseur porte hélicoptères.
Jeanne d'Arc, navire-école d'application. 1903-1928: Le croiseur cuirassé
Le premier croiseur cuirassé français, le Dupuy de Lome a été lancé en 1890, il a été suivi des types Amiral Charner et du Pothau, d'un déplacement de 4700 tonnes à 6600 tonnes et d'une vitesse inférieure à 20 nœuds.
L'ingénieur du génie maritime Emile Bertin propose de construire un grand croiseur cuirassé, devant donner 23 nœuds de vitesse. Pour donner une telle vitesse, il faut monter à bord 48 chaudières et trois machines donnant 29 000 cv. Pour installer une aussi encombrante machinerie, il est nécessaire d'accroître considérablement les dimensions du bâtiment qui dépasse 11 000 tonnes; la longueur passe de 110 m environ sur les premiers à 145 mètres. Le navire se signale aussi par sa silhouette caractéristique avec ses 6 cheminées, en deux groupes de trois, disposition qui sera reprise huit ans plus tard sur l'Ernest Renan et les Edgar Quinet.
Le Jeanne d'Arc est mis sur cale le 24 octobre 1896, à Toulon. Lancé le 8 septembre 1899, il entre en service en 1903. Toutefois, il est loin d’être une réussite, en dépit de ses énormes machines, il ne dépasse pas 21,8 nœuds. Son armement est trop faible pour sa taille et il a de piètres qualités manœuvrières.
Le 14 avril 1903 il emmène le Président Emile Loubet en voyage officiel de Marseille à Alger, et retour le 29 et 30 mai 1903 de Bizerte à Marseille.
En définitive, ce navire trouvant difficilement son utilité au sein de la Marine nationale, il est décidé de l'utiliser comme navire école d'application, il prend alors en 1912, la suite du Duguay Trouin ex transport Tonkin de 1878, du type Annamite, navire-école depuis 1900.
Ecole d'application de 1912 à 1914 et de 1919 à 1928.
Il effectue 2 campagnes avant la guerre.
En 1914, il est affecté à la 2ém escadre légère en Manche.
Le 30 avril 1915, il est rattaché à la 3ém escadre de croiseurs à Port Saïd, pour la défense du Canal de Suez.
Le 27 mai 1915, il effectue un bombardement sur les cotes de Syrie.
Le 31 mai 1915, il détruit le consulat allemand de Kaiffa.
Le 1er septembre 1915, il participe avec le Jaureguiberry à l'occupation de Rouad en Syrie.
En septembre 1915, il sauve 3000 Arméniens à Antioche.
Le 29 décembre 1915, la compagnie de débarquement enlève Andephili en face de Castellorizo.
En 1916/1917, il est affecté à la division de Syrie.
En 1918, il escorte des convois de troupes des USA en France à travers l'Atlantique.
En avril 1919, il est en réserve normale à Brest
De 1919 à 1928, il reprend son activité d'école d'application; il effectue 9 campagnes.
En 1928, il est désarmé, il prend alors le nom de Jeanne d'Arc II, le nom de Jeanne d'Arc venant d’être attribué au nouveau croiseur école en construction.
En attendant la mise en service de la nouvelle Jeanne d'Arc, le croiseur cuirassé Edgar Quinet est transformé pour effectuer 2 campagnes de l'école d'application, hélas la seconde se terminera prématurément le 4 janvier 1930, échoué au Cap Blanc en Algérie, tout le monde est évacué sans perte, mais le navire se brise 5 jours plus tard, et est irrécupérable.
La Jeanne d'Arc II désarmée depuis 1928 à Landevennec, est rayée et condamnée le 15 février 1933; le 7 juillet 1934, elle est vendue à Brest au chantier de démolition de la Seyne sur Mer.
Le 11 aout 1934, le vieux croiseur est remorqué de Brest à Toulon par le remorqueur Abeille 22 et démoli.
Caractéristiques du croiseur cuirassé Jeanne d'Arc.
déplacement: 11 270 tonnes
dimensions: L.145 m; l.19,4 m; tirant d'eau 8 mètres
puissance: 28 500 cv; vitesse 21 nœuds; rayon d'action 9 000 miles à 10 nœuds
protection: ceinture 150 mm; pont blindé 50 mm; tourelles 200 mm
armement:
2 canons de 194 mm
14 canons de 138,6 mm
16 x 47 mm
2 tubes lance-torpilles
équipage: 735 h
Alain
dimanche 12 septembre 2010
Dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943 le sous-marin CASABIANCA débarque 109 hommes à Ajaccio;annonçant la libération de la Corse.

(photos collection Alain V)
Torpilleur tempête débarquant des troupes à Ajaccio en septembre 1943 (photo ECPAD)Le CASABIANCA est un des 31 sous-marins du type REDOUTABLE de 1500 tonnes, lancé le 2 février 1935, à Saint Nazaire, en service en 1937; il survivra à la guerre et sera désarmé en 1952; démoli en 1956; son kiosque a été conservé, et figure en bonne place à Bastia pour rappeler ses exploits.
Le sous marin CASABIANCA, commandé par le capitaine de frégate Jean L'Herminier, est en 1943, un navire déjà célèbre pour s'être échappé de Toulon, lors du sabordage de la flotte, le 27 novembre 1942, avec quatre autres sous-marins; il rallie alors Alger.
Il a déjà à son actif, 10 missions effectuées de décembre 1942 au début de septembre 1943; au cours desquels il a débarqué clandestinement, 26 agents secrets et embarqué 6 autres, la plupart du temps sur les cotes corses, en liaison avec la résistance.
Dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943, il débarque clandestinement 109 hommes du bataillon de choc du colonel Gambiez à Ajaccio; la Corse étant toujours occupée par les troupes allemandes.
La résistance corse à déclenché un soulèvement général le 9 septembre; la reddition des troupes italiennes, constitue une situation favorable; à Alger le général Giraud est averti que les patriotes corses se sont mis d'accord avec les italiens pour s'opposer aux allemands. Il décide de l'envoi du CASABIANCA pour débarquer des troupes d'élite, pour prêter main forte aux résistants.
Le 14 septembre; les croiseurs légers ex contre torpilleurs LE FANTASQUE et LE TERRIBLE débarquent le reste du bataillon du colonel Gambiez, soit 475 hommes et 20 tonnes de matériel et de vivres.
Le 16 le sous marin PERLE arrive à Ajaccio avec 30 hommes et 7 tonnes de farine.
Le 17 le croiseur léger LE FANTASQUE et les torpilleurs TEMPETE et ALCYON débarquent le général Martin,un bataillon de tirailleurs marocains et 60 tonnes de matériel et de munitions.
Le 18 septembre les contre torpilleurs italiens LEGIONARIO et ORIANI qui ont quitté Malte débarquent un commando américain de 400hommes à Ajaccio.
Vers 23heures le sous marin ARETHUSE amène 5tonnes de munitions.
Le 21 le général Giraud arrive par avion.
Au même moment les croiseurs JEANNE D'ARC,LE FANTASQUE et les torpilleurs ALCYON et TEMPETE débarquent environ 1200 hommes,6 canons antichars de 57mm,6 véhicules et 110 tonnes de matériel.
Le 23 les croiseurs MONTCALM et LE FANTASQUE arrivent devant Ajaccio le second trompé par des feux allumés s'échoue,il pourra heureusement être dégagé le MONTCALM débarque ses troupes embarquées.
Le 25 les torpilleurs FORTUNE,ALCYON et le LST79 qui amène 21 blindés légers arrivent à Ajaccio.
Le 26 le croiseur JEANNE D'ARC débarque 850 hommes et 160 tonnes de matériel,il est suivi par le MONTCALM avec 750 hommes,12 pièces d'artillerie,10 véhicules,et 100 tonnes de vivres,de munitions.
Le 27 les paquebots VILLE D'AJACCIO et VILLE DE DJIDJELLI escortés par les torpilleurs TEMPETE et LE BASQUE arrivent en Corse.
Le 30 le LST79 escorté par le torpilleur FORTUNE met à terre 65 véhicules et 4 pièces d'artillerie,les deux navires sont attaqués après la fin du déchargement par des avions allemands utilisant des bombes planantes,le LST touché est coulé le FORTUNE protégé par le quai est indemne;6avions allemands sont détruits.
Le 1er octobre le croiseur JEANNE D'ARC escorté par le torpilleur ALCYON amène 840 soldats, 8 canons de 40 mm, 2 jeeps ainsi que des munitions.
Le 4 octobre à 6 h 45 le drapeau français flotte sur l'hôtel de ville de Bastia occupé par des résistants.
Vers 10 h un groupe de bombardiers américains pas informé de la situation sur le terrain bombarde la ville, d'autres mitrailles des civils pris pour des troupes allemandes par méprise.
Le 5 octobre la Corse est définitivement libérée outre qu'elle constitue pour les alliés une île porte-avions pour frapper les allemands au nord de l'Italie et au sud de la France, elle est symboliquement la première parcelle du territoire métropolitain libérée.
Alain
Dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943 le sous-marin CASABIANCA débarque 109 hommes à Ajaccio;annonçant la libération de la Corse.

(photos collection Alain V)
Torpilleur tempête débarquant des troupes à Ajaccio en septembre 1943 (photo ECPAD)Le CASABIANCA est un des 31 sous marins du type REDOUTABLE de 1500 tonnes, lancé le 2février 1935, à Saint Nazaire,en service en 1937; il survivra à la guerre et sera désarmé en 1952; démoli en 1956; son kiosque a été conservé, et figure en bonne place à Bastia pour rappeler ses exploits.
Le sous marin CASABIANCA, commandé par le capitaine de frégate Jean L'Herminier, est en 1943, un navire déjà célèbre pour s'être échappé de Toulon, lors du sabordage de la flotte, le 27 novembre 1942, avec quatre autres sous-marins; il rallie alors Alger.
Il a déjà à son actif, 10 missions effectuées de décembre 1942 au début de septembre 1943; au cours desquels il a débarqué clandestinement, 26 agents secrets et embarqué 6 autres, la plupart du temps sur les cotes corses, en liaison avec la résistance .
Dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943,il débarque clandestinement 109 hommes du bataillon de choc du colonel Gambiez à Ajaccio; la Corse étant toujours occupée par les troupes allemandes.
La résistance corse à déclenché un soulèvement général le 9 septembre; la reddition des troupes italiennes, constitue une situation favorable; à Alger le général Giraud est averti que les patriotes corses se sont mis d'accord avec les italiens pour s'opposer aux allemands. Il décide de l'envoi du CASABIANCA pour débarquer des troupes d'élite, pour prêter main forte aux résistants.
Le 14 septembre; les croiseurs légers ex contre torpilleurs LE FANTASQUE et LE TERRIBLE débarquent le reste du bataillon du colonel Gambiez, soit 475 hommes et 20 tonnes de matériel et de vivres.
Le 16 le sous marin PERLE arrive à Ajaccio avec 30 hommes et 7 tonnes de farine.
Le 17 le croiseur léger LE FANTASQUE et les torpilleurs TEMPETE et ALCYON débarquent le général Martin,un bataillon de tirailleurs marocains et 60 tonnes de matériel et de munitions.
Le 18 septembre les contre torpilleurs italiens LEGIONARIO et ORIANI qui ont quitté Malte débarquent un commando américain de 400hommes à Ajaccio.
Vers 23heures le sous marin ARETHUSE amène 5tonnes de munitions.
Le 21 le général Giraud arrive par avion.
Au même moment les croiseurs JEANNE D'ARC,LE FANTASQUE et les torpilleurs ALCYON et TEMPETE débarquent environ 1200 hommes,6 canons antichars de 57mm,6 véhicules et 110 tonnes de matériel.
Le 23 les croiseurs MONTCALM et LE FANTASQUE arrivent devant Ajaccio le second trompé par des feux allumés s'échoue,il pourra heureusement être dégagé le MONTCALM débarque ses troupes embarquées.
Le 25 les torpilleurs FORTUNE,ALCYON et le LST79 qui amène 21 blindés légers arrivent à Ajaccio.
Le 26 le croiseur JEANNE D'ARC débarque 850 hommes et 160 tonnes de matériel,il est suivi par le MONTCALM avec 750 hommes,12 pièces d'artillerie,10 véhicules,et 100 tonnes de vivres,de munitions.
Le 27 les paquebots VILLE D'AJACCIO et VILLE DE DJIDJELLI escortés par les torpilleurs TEMPETE et LE BASQUE arrivent en Corse.
Le 30 le LST79 escorté par le torpilleur FORTUNE met à terre 65 véhicules et 4 pièces d'artillerie,les deux navires sont attaqués après la fin du déchargement par des avions allemands utilisant des bombes planantes,le LST touché est coulé le FORTUNE protégé par le quai est indemne;6avions allemands sont détruits.
Le 1er octobre le croiseur JEANNE D'ARC escorté par le torpilleur ALCYON amène 840 soldats,8 canons de 40 mm,2jeeps ainsi que des munitions.
Le 4 octobre à 6 h 45 le drapeau français flotte sur l'hôtel de ville de Bastia occupé par des résistants.
Vers 10 h un groupe de bombardiers américains pas informé de la situation sur le terrain bombarde la ville,d'autres mitrailles des civils pris pour des troupes allemandes par méprise.
Le 5 octobre la Corse est définitivement libérée outre qu'elle constitue pour les alliés une île porte-avions pour frapper les allemands au nord de l'Italie et au sud de la France,elle est symboliquement la première parcelle du territoire métropolitain libéré.
Alain
Le sous marin CASABIANCA, commandé par le capitaine de frégate Jean L'Herminier, est en 1943, un navire déjà célèbre pour s'être échappé de Toulon, lors du sabordage de la flotte, le 27 novembre 1942, avec quatre autres sous-marins; il rallie alors Alger.
Il a déjà à son actif, 10 missions effectuées de décembre 1942 au début de septembre 1943; au cours desquels il a débarqué clandestinement, 26 agents secrets et embarqué 6 autres, la plupart du temps sur les cotes corses, en liaison avec la résistance .
Dans la nuit du 12 au 13 septembre 1943,il débarque clandestinement 109 hommes du bataillon de choc du colonel Gambiez à Ajaccio; la Corse étant toujours occupée par les troupes allemandes.
La résistance corse à déclenché un soulèvement général le 9 septembre; la reddition des troupes italiennes, constitue une situation favorable; à Alger le général Giraud est averti que les patriotes corses se sont mis d'accord avec les italiens pour s'opposer aux allemands. Il décide de l'envoi du CASABIANCA pour débarquer des troupes d'élite, pour prêter main forte aux résistants.
Le 14 septembre; les croiseurs légers ex contre torpilleurs LE FANTASQUE et LE TERRIBLE débarquent le reste du bataillon du colonel Gambiez, soit 475 hommes et 20 tonnes de matériel et de vivres.
Le 16 le sous marin PERLE arrive à Ajaccio avec 30 hommes et 7 tonnes de farine.
Le 17 le croiseur léger LE FANTASQUE et les torpilleurs TEMPETE et ALCYON débarquent le général Martin,un bataillon de tirailleurs marocains et 60 tonnes de matériel et de munitions.
Le 18 septembre les contre torpilleurs italiens LEGIONARIO et ORIANI qui ont quitté Malte débarquent un commando américain de 400hommes à Ajaccio.
Vers 23heures le sous marin ARETHUSE amène 5tonnes de munitions.
Le 21 le général Giraud arrive par avion.
Au même moment les croiseurs JEANNE D'ARC,LE FANTASQUE et les torpilleurs ALCYON et TEMPETE débarquent environ 1200 hommes,6 canons antichars de 57mm,6 véhicules et 110 tonnes de matériel.
Le 23 les croiseurs MONTCALM et LE FANTASQUE arrivent devant Ajaccio le second trompé par des feux allumés s'échoue,il pourra heureusement être dégagé le MONTCALM débarque ses troupes embarquées.
Le 25 les torpilleurs FORTUNE,ALCYON et le LST79 qui amène 21 blindés légers arrivent à Ajaccio.
Le 26 le croiseur JEANNE D'ARC débarque 850 hommes et 160 tonnes de matériel,il est suivi par le MONTCALM avec 750 hommes,12 pièces d'artillerie,10 véhicules,et 100 tonnes de vivres,de munitions.
Le 27 les paquebots VILLE D'AJACCIO et VILLE DE DJIDJELLI escortés par les torpilleurs TEMPETE et LE BASQUE arrivent en Corse.
Le 30 le LST79 escorté par le torpilleur FORTUNE met à terre 65 véhicules et 4 pièces d'artillerie,les deux navires sont attaqués après la fin du déchargement par des avions allemands utilisant des bombes planantes,le LST touché est coulé le FORTUNE protégé par le quai est indemne;6avions allemands sont détruits.
Le 1er octobre le croiseur JEANNE D'ARC escorté par le torpilleur ALCYON amène 840 soldats,8 canons de 40 mm,2jeeps ainsi que des munitions.
Le 4 octobre à 6 h 45 le drapeau français flotte sur l'hôtel de ville de Bastia occupé par des résistants.
Vers 10 h un groupe de bombardiers américains pas informé de la situation sur le terrain bombarde la ville,d'autres mitrailles des civils pris pour des troupes allemandes par méprise.
Le 5 octobre la Corse est définitivement libérée outre qu'elle constitue pour les alliés une île porte-avions pour frapper les allemands au nord de l'Italie et au sud de la France,elle est symboliquement la première parcelle du territoire métropolitain libéré.
Alain
vendredi 23 juillet 2010
En souvenir de la Jeanne
Les 21 et 22 novembre 2009, le diptyque philatélique créé par la Poste en hommage à la Jeanne d’Arc et à ses marins (voir notre blog) faisait un tabac dans les trois bureaux de poste temporaires ouverts pour l’occasion: musée de la Marine de Brest, musée de la Marine de Paris et Domrémy la Pucelle, ville natale de Jeanne d’Arc. Plus de 45000 timbres vendus en un week-end dont 40000 rien qu’à Brest. Jean-Jacques Oliviéro, membre de la commission philatélique de Saint-Pierre et Miquelon, se dit qu’il ne pouvait pas laisser passer la Jeanne d’Arc à Saint-Pierre sans provoquer à son tour l’ouverture d’un bureau de poste temporaire. L’engouement né de cette idée a convaincu Alain Bailhache, peintre officiel de la marine, de dessiner un timbre illustrant La Jeanne dans l’archipel. La courte escale du groupe école dans la baie de Saint-Pierre, le 22 avril, a donc été l’occasion pour La Poste d’organiser à bord de chacun des deux bâtiments une vaste opération «1er jour». Pour l’anecdote, il faut savoir que le timbre a failli rater l’escale de la Jeanne d’Arc à Saint-Pierre et Miquelon en raison des perturbations dans les liaisons aériennes consécutives à l’éruption du volcan en Islande. Imprimés en métropole, les timbres ne sont arrivés sur l’archipel que la veille de l’escale !
En souvenir de la Jeanne
Les 21 et 22 novembre 2009, le diptyque philatélique créé par la Poste en hommage à la Jeanne d’Arc et à ses marins (voir notre blog) faisait un tabac dans les trois bureaux de poste temporaires ouverts pour l’occasion: musée de la Marine de Brest, musée de la Marine de Paris et Domrémy la Pucelle, ville natale de Jeanne d’Arc. Plus de 45000 timbres vendus en un week-end dont 40000 rien qu’à Brest. Jean-Jacques Oliviéro, membre de la commission philatélique de Saint-Pierre et Miquelon, se dit qu’il ne pouvait pas laisser passer la Jeanne d’Arc à Saint-Pierre sans provoquer à son tour l’ouverture d’un bureau de poste temporaire. L’engouement né de cette idée a convaincu Alain Bailhache, peintre officiel de la marine, de dessiner un timbre illustrant La Jeanne dans l’archipel. La courte escale du groupe école dans la baie de Saint-Pierre, le 22 avril, a donc été l’occasion pour La Poste d’organiser à bord de chacun des deux bâtiments une vaste opération «1er jour». Pour l’anecdote, il faut savoir que le timbre a failli rater l’escale de la Jeanne d’Arc à Saint-Pierre et Miquelon en raison des perturbations dans les liaisons aériennes consécutives à l’éruption du volcan en Islande. Imprimés en métropole, les timbres ne sont arrivés sur l’archipel que la veille de l’escale !
vendredi 16 juillet 2010
14 Juillet 1943, ralliement au général de Gaulle des Antilles et de la flotte stationnée à Fort de France
14 juillet 1943: Ralliement au général de Gaulle des Antilles et de la flotte stationnée à Fort de France.
Les croiseurs Jeanne d'Arc, Emile-Bertin et le porte-avions Béarn ont été surpris par l'armistice de juin 1940 en route vers Brest après avoir débarqué quantité d'or à Halifax au Canada. Cet or est destiné à payer le matériel de guerre, principalement des avions achetés aux États-Unis, pays alors neutre.
L'achat doit être payé comptant selon la formule dite cash and carry.
Emile-Bertin effectue un nouveau transport d'or, lorsque le 18 juin il est dérouté sur Fort de France avec sa cargaison. Rentrant sur Brest mais, apprenant l'avancée des allemands Béarn et Jeanne d'Arc sont déroutés sur Casablanca, puis, en définitive, rejoignent également Fort de France aux Antilles, ou ils arrivent le 27 juin 1940.
Le gouvernement américain s'assure que les bâtiments ne rejoindront pas la France métropolitaine; un accord est conclu entre l'amiral Robert, haut commissaire et commandant en chef aux Antilles françaises, et l'amiral américain Greenslade. Selon cet accord: les Antilles resteront attachées au gouvernement de la métropole mais les navires de guerre et les navires de commerce présents aux Antilles, cent avions, 300 tonnes d'or y demeureront. Un observateur américain séjournera en permanence dans les îles pour surveiller l'exécution de l'accord. Moyennant quoi, nos colonies pourront acheter en Amérique ce qui est nécessaire à leur subsistance.
Les croiseurs Jeanne d'Arc, Emile-Bertin et le porte-avions Béarn ont été surpris par l'armistice de juin 1940 en route vers Brest après avoir débarqué quantité d'or à Halifax au Canada. Cet or est destiné à payer le matériel de guerre, principalement des avions achetés aux États-Unis, pays alors neutre.
L'achat doit être payé comptant selon la formule dite cash and carry.
Emile-Bertin effectue un nouveau transport d'or, lorsque le 18 juin il est dérouté sur Fort de France avec sa cargaison. Rentrant sur Brest mais, apprenant l'avancée des allemands Béarn et Jeanne d'Arc sont déroutés sur Casablanca, puis, en définitive, rejoignent également Fort de France aux Antilles, ou ils arrivent le 27 juin 1940.
Le gouvernement américain s'assure que les bâtiments ne rejoindront pas la France métropolitaine; un accord est conclu entre l'amiral Robert, haut commissaire et commandant en chef aux Antilles françaises, et l'amiral américain Greenslade. Selon cet accord: les Antilles resteront attachées au gouvernement de la métropole mais les navires de guerre et les navires de commerce présents aux Antilles, cent avions, 300 tonnes d'or y demeureront. Un observateur américain séjournera en permanence dans les îles pour surveiller l'exécution de l'accord. Moyennant quoi, nos colonies pourront acheter en Amérique ce qui est nécessaire à leur subsistance.
Le 29 janvier 1941, Jeanne d'Arc et Emile-Bertin appareillent pour la Guadeloupe en entraînement puis reviennent à Fort de France.
Les tensions montent avec l'entrée en guerre des Américains et la nomination du gouvernement Laval pro-allemand à Vichy. Le 9 mai 1942, les Américains imposent des mesures concrètes pour immobiliser les navires, c'est le démontage de pièces pour s'assurer qu'ils n'appareilleront pas. Ces pièces sont envoyées au Maroc sur le croiseur auxiliaire Barfleur. L'amiral Robert refuse le ralliement à Alger et reste fidèle à Vichy en dépit des pressions exercées par les Américains.
Le gouvernement américain suspend alors tout ravitaillement des Antilles, ce qui crée des tensions avec la population. Les autorités de Vichy donnent des ordres de sabordage qui sont ignorés. Le 8 juillet, nouveaux ordres de sabordage, le commandant fait savoir l'opposition des équipages, il est relevé de son commandement.
Le gouvernement américain suspend alors tout ravitaillement des Antilles, ce qui crée des tensions avec la population. Les autorités de Vichy donnent des ordres de sabordage qui sont ignorés. Le 8 juillet, nouveaux ordres de sabordage, le commandant fait savoir l'opposition des équipages, il est relevé de son commandement.
Le 14 juillet 1943, les Antilles passent de l'autorité de Vichy à celle d'Alger, avec l'arrivée d'un nouveau gouverneur Mr Hoppenot nommé par Alger qui arrive à bord du contre-torpilleur Le terrible. L'amiral Robert est rapatrié par le même navire. Les pièces démontées sur les bâtiments sont ramenées du Maroc et remontées sur les navires qui sont remis en état de naviguer.
Le 31 juillet, Jeanne d'Arc part pour Porto Rico, puis aux Bermudes. Le 1er septembre, elle rallie Casablanca et, le 15 septembre arrive à Alger ou sa DCA est renforcée avant de reprendre le combat.
Le 25 août, Emile-Bertin quitte Fort de France pour Philadelphie ou ils va être réparé et sa DCA modernisée avant de reprendre lui aussi le combat aux côtes des Alliés.
Le porte-avions Béarn, trop vieux et surtout trop lent, est envoyé aux États-Unis pour être aménagé en transport d'avions, avec une DCA améliorée.
Alain
Le 25 août, Emile-Bertin quitte Fort de France pour Philadelphie ou ils va être réparé et sa DCA modernisée avant de reprendre lui aussi le combat aux côtes des Alliés.
Le porte-avions Béarn, trop vieux et surtout trop lent, est envoyé aux États-Unis pour être aménagé en transport d'avions, avec une DCA améliorée.
Alain
14 Juillet 1943, ralliement au général de Gaulle des Antilles et de la flotte stationnée à Fort de France
14 juillet 1943: Ralliement au général de Gaulle des Antilles et de la flotte stationnée à Fort de France.
Les croiseurs Jeanne d'Arc, Emile-Bertin et le porte-avions Béarn ont été surpris par l'armistice de juin 1940 en route vers Brest après avoir débarqué quantité d'or à Halifax au Canada. Cet or est destiné à payer le matériel de guerre, principalement des avions achetés aux États-Unis, pays alors neutre.
L'achat doit être payé comptant selon la formule dite cash and carry.
Emile-Bertin effectue un nouveau transport d'or, lorsque le 18 juin il est dérouté sur Fort de France avec sa cargaison. Rentrant sur Brest mais, apprenant l'avancée des allemands Béarn et Jeanne d'Arc sont déroutés sur Casablanca, puis, en définitive, rejoignent également Fort de France aux Antilles, ou ils arrivent le 27 juin 1940.
Le gouvernement américain s'assure que les bâtiments ne rejoindront pas la France métropolitaine; un accord est conclu entre l'amiral Robert, haut commissaire et commandant en chef aux Antilles françaises, et l'amiral américain Greenslade. Selon cet accord: les Antilles resteront attachées au gouvernement de la métropole mais les navires de guerre et les navires de commerce présents aux Antilles, cent avions, 300 tonnes d'or y demeureront. Un observateur américain séjournera en permanence dans les îles pour surveiller l'exécution de l'accord. Moyennant quoi, nos colonies pourront acheter en Amérique ce qui est nécessaire à leur subsistance.
Les croiseurs Jeanne d'Arc, Emile-Bertin et le porte-avions Béarn ont été surpris par l'armistice de juin 1940 en route vers Brest après avoir débarqué quantité d'or à Halifax au Canada. Cet or est destiné à payer le matériel de guerre, principalement des avions achetés aux États-Unis, pays alors neutre.
L'achat doit être payé comptant selon la formule dite cash and carry.
Emile-Bertin effectue un nouveau transport d'or, lorsque le 18 juin il est dérouté sur Fort de France avec sa cargaison. Rentrant sur Brest mais, apprenant l'avancée des allemands Béarn et Jeanne d'Arc sont déroutés sur Casablanca, puis, en définitive, rejoignent également Fort de France aux Antilles, ou ils arrivent le 27 juin 1940.
Le gouvernement américain s'assure que les bâtiments ne rejoindront pas la France métropolitaine; un accord est conclu entre l'amiral Robert, haut commissaire et commandant en chef aux Antilles françaises, et l'amiral américain Greenslade. Selon cet accord: les Antilles resteront attachées au gouvernement de la métropole mais les navires de guerre et les navires de commerce présents aux Antilles, cent avions, 300 tonnes d'or y demeureront. Un observateur américain séjournera en permanence dans les îles pour surveiller l'exécution de l'accord. Moyennant quoi, nos colonies pourront acheter en Amérique ce qui est nécessaire à leur subsistance.
Le 29 janvier 1941, Jeanne d'Arc et Emile-Bertin appareillent pour la Guadeloupe en entraînement puis reviennent à Fort de France.
Les tensions montent avec l'entrée en guerre des Américains et la nomination du gouvernement Laval pro-allemand à Vichy. Le 9 mai 1942, les Américains imposent des mesures concrètes pour immobiliser les navires, c'est le démontage de pièces pour s'assurer qu'ils n'appareilleront pas. Ces pièces sont envoyées au Maroc sur le croiseur auxiliaire Barfleur. L'amiral Robert refuse le ralliement à Alger et reste fidèle à Vichy en dépit des pressions exercées par les Américains.
Le gouvernement américain suspend alors tout ravitaillement des Antilles, ce qui crée des tensions avec la population. Les autorités de Vichy donnent des ordres de sabordage qui sont ignorés. Le 8 juillet, nouveaux ordres de sabordage, le commandant fait savoir l'opposition des équipages, il est relevé de son commandement.
Le gouvernement américain suspend alors tout ravitaillement des Antilles, ce qui crée des tensions avec la population. Les autorités de Vichy donnent des ordres de sabordage qui sont ignorés. Le 8 juillet, nouveaux ordres de sabordage, le commandant fait savoir l'opposition des équipages, il est relevé de son commandement.
Le 14 juillet 1943, les Antilles passent de l'autorité de Vichy à celle d'Alger, avec l'arrivée d'un nouveau gouverneur Mr Hoppenot nommé par Alger qui arrive à bord du contre-torpilleur Le terrible. L'amiral Robert est rapatrié par le même navire. Les pièces démontées sur les bâtiments sont ramenées du Maroc et remontées sur les navires qui sont remis en état de naviguer.
Le 31 juillet, Jeanne d'Arc part pour Porto Rico, puis aux Bermudes. Le 1er septembre, elle rallie Casablanca et, le 15 septembre arrive à Alger ou sa DCA est renforcée avant de reprendre le combat.
Le 25 août, Emile-Bertin quitte Fort de France pour Philadelphie ou ils va être réparé et sa DCA modernisée avant de reprendre lui aussi le combat aux côtes des Alliés.
Le porte-avions Béarn, trop vieux et surtout trop lent, est envoyé aux États-Unis pour être aménagé en transport d'avions, avec une DCA améliorée.
Alain
Le 25 août, Emile-Bertin quitte Fort de France pour Philadelphie ou ils va être réparé et sa DCA modernisée avant de reprendre lui aussi le combat aux côtes des Alliés.
Le porte-avions Béarn, trop vieux et surtout trop lent, est envoyé aux États-Unis pour être aménagé en transport d'avions, avec une DCA améliorée.
Alain
lundi 12 avril 2010
Le navire-école Jeanne d'Arc
Suite à notre article philatélique sur un timbre en hommage aux marins de La Jeanne, Jean-Claude M. de Reims nous a fait parvenir cette carte postale brestoise que nous avons le plaisir de présenter à nos lecteurs.
Le navire-école Jeanne d'Arc
Suite à notre article philatélique sur un timbre en hommage aux marins de La Jeanne, Jean-Claude M. de Reims nous a fait parvenir cette carte postale brestoise que nous avons le plaisir de présenter à nos lecteurs.
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