Affichage des articles dont le libellé est Bateaux à aubes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bateaux à aubes. Afficher tous les articles

samedi 27 avril 2024

Journée genevoise

Helvétie au quai du Mont Blanc à Genève

L'assemblée générale annuelle de l'Association des amis des bateaux à vapeur du Léman (ABVL) qui s'est tenue le 27 avril 2024 était l'occasion de se rendre à Genève et de faire un rapide inventaire des bateaux qui y étaient présents ce jour.

Commençons par le Grèbe, ancien bateau de la Compagnie générale de navigation (CGN), identique au Col Vert que nous avons déjà évoqué maintenant et qui porte les couleurs de Swissboat.



Sur la rive opposée, on retrouve un autre ancien de la CGN,  Genève, lui aussi déjà rencontré dans nos colonnes :


À l'issue de l'assemblée générale une croisière sur le petit lac est prévue à bord de Savoie de la flotte Belle Époque de la CGN








qui, après avoir franchi le jet d'eau et le phare des Pâquis





gagne Yvoire sur la rive française du lac :


où elle croise Valais, mis en service en 2008 :



avant de croiser Italie sur la route du retour



et Helvétie, désarmée sur la rive droite du Rhône.





lundi 15 avril 2024

Le chantier de la Compagnie générale de navigation à Ouchy


 Les journées « Portes ouvertes » (très bien) organisées par la Compagnie générale de navigation au chantier d’Ouchy les 13 et 14 avril ont permis de découvrir les emménagements du tout récent Evian les Bains (non encore en service). Certes, ce sont les matériaux modernes qui y règnent mais cela est logique et la qualité est présente. Les installations semblent spacieuses, confortables et bien réparties.



Bien qu'il soit hors de question de comparer deux bateaux si différents dans l'esprit et la conception, les clichés suivants montrent certaines installations de La Suisse de 1910 qui était partiellement accessible ce week-end. 



Certains plans d’époque étaient affichés à l’atelier de mécanique :

C’était également l’occasion de voir le Col Vert construit sur le lac de Constance en 1960 :


et le Simplon, récemment accidenté à Cully. Un poster rédigé par la compagnie relatait les faits qu’une enquête en cours doit éclaircir.

Henry Dunant était sur cale et «C’est bizarre de le voir comme ça» disait une visiteuse!






Tous clichés par Gilles Barnichon. Reproduction interdite sans autorisation.



samedi 30 mars 2024

28 mars 2024 : l'accident du bateau Simplon

 


Le Simplon est l’un des huit bateaux qui constituent la flotte « Belle époque » de la Compagnie Générale de Navigation, basée à Ouchy, sur le lac Léman. Flotte « Belle époque »? Comprenez les huit navires construits entre 1900 et 1920 et préservés par la compagnie avec le concours de mécènes privés et de subventions publiques. Remontons le temps pour connaître les origines de ce beau « bateau salon ».

C’est au cours de l’assemblée générale du 30 septembre 1913 qu’est décidée sa construction par le chantier Sulzer. Sa mise en service est prévue pour 1915 mais les aléas de l’histoire et la guerre qui va ravager l’Europe font qu’il n’entrera en service qu’en 1920. Le site de l'ABVL (Amis des Bateaux à Vapeur du Léman), qui participe activement au financement de la préservation de cette flotte historique nous renseigne sur la suite de l’histoire du bateau. Jusqu’au jeudi 28 mars 2024…


Ce jour-là, le Simplon navigue pour un séance d’essais après une période de maintenance et avant la reprise du service pour l’horaire d’été. Mais une avarie survient et, en raison de mauvaises conditions météorologiques empêchant son retour au chantier d’Ouchy, il est décidé de remorquer le bateau vers l’embarcadère de Cully afin de le mettre à l’abri. La vaudaire, ce vent qui souffle du sud-ouest sur le lac, va forcir comme rarement et mettre le bateau amarré en péril en le poussant sur les rochers et contre l’embarcadère qui ne peut résister. Dans la journée du vendredi 29, les choses deviennent graves. Malgré les efforts des pompiers et du personnel de la compagnie, la situation de Simplon est critique : le débarcadère est partiellement détruit, les amarres cèdent, la porte d’embarquement tribord est arrachée, la coque est trouée à l’arrière tribord, le gouvernail est détruit. 






Le samedi 30 au matin, il fait gris sur le lac. Dans le coeur de beaucoup de Vaudois aussi. Mais le vent a faibli et le remorquage de Simplon vers Ouchy peut commencer. Il est écarté du rivage puis accouplé au Léman, un bateau moderne de la compagnie qui va l’emporter vers le chantier de la compagnie à Ouchy. Il y parvient en fin de matinée. Un bilan précis des dégâts y sera dressé avant toute décision.






Tous clichés Copyright Gilles Barnichon


mercredi 22 mai 2013

Croisières sur le lac avec Ville d'Annecy

Le bateaux à roues à aubes Ville d'Annecy sur le lac éponyme. Coll agence Adhémar.
Depuis l'an 1840, plus de vingt bateaux de croisières ont assuré le service de navigation publique et des croisières sur le lac d'Annecy. La Compagnie de navigation du lac d'Annecy fut fondée au printemps 1873 par une poignée d'entrepreneurs locaux. La Compagnie des bateaux à vapeur sur le lac d'Annecy (CBVA) est fondée en mai 1886 avec un capital de 120 000 francs et remplace la CNLA dissoute. La nouvelle compagnie récupère l’Allobroge, rachète le Couronne de Savoie pour 65 000 francs et lance en 1887 le Mont-Blanc. (voir ce blog)
La CBVA lance le Ville d'Annecy, grand bateau à aubes (coût 165 000 francs), qui navigua de juin 1900 à 1960. Ce fut le premier bateau à être éclairé à la lumière électrique. Il a été construit au lieu-dit Le Grenier et baptisé par Mgr Philippe, évêque de Lari.
Le bateaux à roues à aubes Ville d'Annecy a été construit par le chantier suisse Escher Wyss de Zurich, Il fut lancé le jeudi 7 juin 1900. 
Il mesurait 42m par 10m. Puissance 200 cv. Tirant d'eau 1,40m en charge. Tonnage 32t. Il pouvait transporter 450 passagers. Il a été détruit en 1960.

lundi 25 mars 2013

Bateaux fluviaux du Danube roumain par le timbre

Suite de l'article du 18 mars 2013…
En 1981, la Roumanie célèbre le 125e anniversaire de la commission européenne du Danube par une série de timbres de bateaux fluviaux qui ont marqué l'histoire du fleuve.
Timbres Collection agence Adhémar
Le vapeur à roues à aubes Tudor Vladimirescu sur le Danube au large de Tulcea.
Le vapeur à roues à aubes Tudor Vladimirescu devant la gare fluviale de Galati. Coll agence Adhémar
Le vapeur à roues à aubes Tudor Vladimirescu est probablement le plus ancien navire à passagers du monde. Il est principalement utilisé maintenant par le gouvernement roumain en représentation mais effectue encore de courtes croisières entre Galati et Braila. 
Construit en 1854 au chantier Altofen de Budapest, Croatie était un remorqueur de la compagnie DDSG. Equipé à l'origine d'une machine à vapeur à oscillation de 520cv, il est doté en 1867 d'un engin à double expansion de 600cv construit par Escher Wyss de Zurich. En 1918, il est donné à la Roumanie au titre des dommages de guerre. L'année suivante, il est confié à la NFR (Navigation fluviale roumaine) qui le fait transformer en navire de passagers au chantier Turnu Severin (actuel Severnav) et le rebaptise Sarmisegetusa, du nom de la capitale des anciens Roumains. Il est mis en service entre Braila et Sulina. 
En 1923, il prend le nom du politicien Grigore Manu, connu pour son implication dans le développement de la navigation danubienne.
Après la Seconde Guerre mondiale qu'il traverse sans embûche, le nouveau pouvoir communiste le renomme Tudor Vladimirescu en hommage au chef de la révolution de 1821 contre les Ottomans. Complètement reconfiguré à la fin des années 1950, il ne conserve que son moteur, sa cheminée, sa coque et ses roues à aubes.
Il est alors utilisé comme bateau de croisière de luxe dans le delta du Danube.
Par manque d'entretien, il perd peu à peu de sa superbe et ne sera remis en état qu'au début du XXIe siècle aux chantiers de Galati et à ceux d'Aker à Braila. Depuis août 2003, sous la gestion de Navrom, il sert de navire officiel au gouvernement et continue de courtes croisières touristiques. Ses dimensions actuelles sont 14,4x2,9x1,7m. Il peut transporter 391 passagers. 
Stefan Cel Mare (Etienne le Grand), yatch royal.
Orientul à Orsova.
Stefan Cel Mare
Stefan Cel Mare (Etienne le Grand) a été construit en 1870 sous le nom d'Orientul (Orient) au chantier naval Obuda de Budapest pour la flotte austro-hongroise DDSG. En 1895, il a été repris par NFR (Roumaine de navigation intérieure) qui l'utilise comme yacht royal. Il prendra le nom de Stefan Cel Mare. Longueur: 76,2 m - Largeur: 15,35 m.
"Vas de supraveghere" signifie "bateau de surveillance". Il s'agit là du Printul Ferdinand al Romaniei (Prince Ferdinand de Roumanie), l'un des deux vapeurs construits en 1897 pour patrouiller sur le Danube.  

En 1865, après de nombreuses plaintes de capitaines et d'armateurs à propos des difficultés d'accès au Danube entre Isaccea et la mer Noire, un nouveau service d'inspection et de surveillance est mis en place. Deux bateaux sont commandés à un chantier anglais de South Shields. Principele Mjhai (Prince Michel) et Printul Ferdinand al Romaniei (Prince Ferdinand de Roumanie) sont construits en 1897.Tonnage 102 grt. Dimensions 29,87 x 4,9 x 2,95m. Moteur de 200 cv, vitesse 12 nœuds. 

Le bateau à aubes Republica Populara Romana (1916).
Le Republica Populara Romana ne semble pas exister dans les registres maritimes roumains. Il s'agit plutôt du Republica. Ce vapeur à roues à aubes a été construit par Ganz and Co de Budapest/Ujpest pour le compte de MFTR et lancé en 1903 (ou 1883) sous le nom de CsobancTonnage 225-230, dimensions 55,1 x 7 x 1,1m. Machine à vapeur de 550cv.

Pendant la Première Guerre mondiale, il est utilisé comme vapeur armé auxiliaire sur le danube par la flotte austro-hongroise. Appartenant à la classe Balaton, il était armé de deux canons de 66mm, deux de 47mm et deux 7.62mm MG. Après la guerre, il est saisi par la Roumanie 1919 et renommé Arad en tant que navire-amiral de la flotte roumaine du Danube. En 1921, il prend le nom de Capitan Commodor Paun.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient Republica et prend part à la guerre de 1941 à 1944 basé à Sulina.

Après la guerre, il est saisi par les Soviétiques qui le rendent en 1951 à la marine de la république populaire roumaine sous le nom de Locotenent Comandor Vasile Paun.

En 2003, il est réparé à Tulcea et reprend son nom de Republica. Il y est toujours mais, depuis 2008, en tant que musée flottant. (cliquez ici)

Un navire maritime empruntant le canal de Sulina.
Sulina est le bras le plus court du delta du Danube ce qui lui a valu d'être très tôt aménagé pour la navigation maritime, décision prise par la Commission Européenne du Danube en 1858. Il fait l'objet d'un entretien permanent par dragage et canalisation ce qui le fait appeler aussi canal de Sulina. C'est le cours d'eau du Delta le plus fréquenté par des navires fluviaux et maritimes. Sulina ne véhicule pourtant que 18% du débit total du Danube.
La drague Sulina (1923).

La drague Sulina a été construite en 1923 - Longueur 67 m, largeur 12,80 m, tirant d'eau 5,33 m - 1164,75 tonnes de déplacement - puissance de 950 ch


La drague Sulina (1923).

jeudi 31 janvier 2013

Algerian dans les rapides de Lachine sur le Saint-Laurent

Algerian dans les rapides de Lachine sur le Saint-Laurent, près de Montréal, vers 1900.
Algerian, bateau à roues à aubes reconstruit pour la Richelieu and Ontario Navigation Company en 1874 à partir du Bavarian de 1873, lui-même issu du Kingston de 1855C'est l'une des compagnies officiant sur les grands lacs américains. Ce bateau à roues à aubes sera renommé Cornwall en 1904.
En 1865, la Compagnie du Richelieu fait construire, à Sorel, le Québec, un magnifique navire à roues à aubes, puis en 1870 le Montréal, qui conduisent les passagers de Montréal à Québec d'où ils s'embarquent sur d'autres vapeurs comme le Union, le Saguenay, le St-Laurent ou le Clyde qui, en six heures, relient La Malbaie. Ces navires à deux ponts offrent des salons et des cabines spacieuses, luxueusement aménagées. On y mange très bien et on ne se lasse pas d'admirer les beautés du paysage.
À partir de 1875, des croisières sont offertes de Toronto jusqu'au Saguenay grâce à la fusion qui a donné naissance à la Richelieu and Ontario Navigation Company qui devait rapidement acheter la Saguenay Line. Dix-huit navires battent son pavillon. On peut loger dans les hôtels de la compagnie: le luxueux Manoir Richelieu et l'Hôtel Tadoussac, davantage axé sur la famille.
La fusion plus large qui crée la Canada Steamship Lines en 1913 permettra d'offrir, sur les navires de la même compagnie, des croisières depuis le lac Supérieur jusqu'à l'Atlantique. Le produit touristique Saint-Laurent se diversifie et s’élargit, alors que la CSL, sous la gouverne de son président William Coverdale, un supporter enthousiaste de la vocation touristique de la compagnie, réalise des alliances stratégiques avec les compagnies ferroviaires et s'embarque résolument dans l'amélioration de son propre réseau hôtelier.

Algerian dans les rapides de Lachine sur le Saint-Laurent

Algerian dans les rapides de Lachine sur le Saint-Laurent, près de Montréal, vers 1900.
Algerian, bateau à roues à aubes reconstruit pour la Richelieu and Ontario Navigation Company en 1874 à partir du Bavarian de 1873, lui-même issu du Kingston de 1855C'est l'une des compagnies officiant sur les grands lacs américains. Ce bateau à roues à aubes sera renommé Cornwall en 1904.
En 1865, la Compagnie du Richelieu fait construire, à Sorel, le Québec, un magnifique navire à roues à aubes, puis en 1870 le Montréal, qui conduisent les passagers de Montréal à Québec d'où ils s'embarquent sur d'autres vapeurs comme le Union, le Saguenay, le St-Laurent ou le Clyde qui, en six heures, relient La Malbaie. Ces navires à deux ponts offrent des salons et des cabines spacieuses, luxueusement aménagées. On y mange très bien et on ne se lasse pas d'admirer les beautés du paysage.
À partir de 1875, des croisières sont offertes de Toronto jusqu'au Saguenay grâce à la fusion qui a donné naissance à la Richelieu and Ontario Navigation Company qui devait rapidement acheter la Saguenay Line. Dix-huit navires battent son pavillon. On peut loger dans les hôtels de la compagnie: le luxueux Manoir Richelieu et l'Hôtel Tadoussac, davantage axé sur la famille.
La fusion plus large qui crée la Canada Steamship Lines en 1913 permettra d'offrir, sur les navires de la même compagnie, des croisières depuis le lac Supérieur jusqu'à l'Atlantique. Le produit touristique Saint-Laurent se diversifie et s’élargit, alors que la CSL, sous la gouverne de son président William Coverdale, un supporter enthousiaste de la vocation touristique de la compagnie, réalise des alliances stratégiques avec les compagnies ferroviaires et s'embarque résolument dans l'amélioration de son propre réseau hôtelier.

mardi 2 octobre 2012

Le bateau à roue à aubes SS President sur le Mississippi

SS President sur le Mississippi. Coll agence Adhémar
Ce bateau à roues à aubes a été lancé sous le nom de Cincinatti en 1924. Long de 87 mètres et large de 14 mètres, il avait un tirant d'eau d'à peine plus de 2 mètres. C'est le chantier Midland Barge company qui l'a construit mais les superstructures ont été ajoutées à Cincinatti.
Vendu à Streckfus Steamers Inc en 1933, il ne reprend du service que le 4 juillet 1934 comme bateau d'excursion, ayant gagné au passage une nouvelle superstructure et un nouveau nom, President. Il est équipé de moteurs diésels en 1978 mais conserve ses machines à vapeur jusqu'à la fin. En 1981, il est vendu au New Orleans Steamboat Cy puis, plus tard, à Isle of Capri Casino Inc. En 2005, il était en vente et, faute d'acheteur, a sans doute été démoli.
Anonyme a écrit :  non il a été sauvé! Quelqu'un l'a acheté pour le déménagé en pièce détaché il l'ont découpé et rassemblé, chaque bout de taule à retrouvé sa vrai place le bateau est sauvé…

Le bateau à roue à aubes SS President sur le Mississippi

SS President sur le Mississippi. Coll agence Adhémar
Ce bateau à roues à aubes a été lancé sous le nom de Cincinatti en 1924. Long de 87 mètres et large de 14 mètres, il avait un tirant d'eau d'à peine plus de 2 mètres. C'est le chantier Midland Barge company qui l'a construit mais les superstructures ont été ajoutées à Cincinatti.
Vendu à Streckfus Steamers Inc en 1933, il ne reprend du service que le 4 juillet 1934 comme bateau d'excursion, ayant gagné au passage une nouvelle superstructure et un nouveau nom, President. Il est équipé de moteurs diésels en 1978 mais conserve ses machines à vapeur jusqu'à la fin. En 1981, il est vendu au New Orleans Steamboat Cy puis, plus tard, à Isle of Capri Casino Inc. En 2005, il était en vente et, faute d'acheteur, a sans doute été démoli.

mardi 29 mai 2012

Le vapeur à roues à aubes Chippewa de la Niagara Navigation Co

Le vapeur à roues à aubes Chippewa de la Niagara Navigation Co. (coll agence Adhémar)
Quand on pense roues à aubes, on imagine immédiatement, quand on est Américain, les gros bateaux du Mississippi ou de l'Hudson. Peu de gens savent que le comté de Niagara était aussi très fréquenté par des bateaux à vapeur, parfois très réussis, qui naviguaient sur la rivière Niagara et les Grands Lacs.
La companie de navigation du Niagara a débuté en 1878 dans le transport de passagers et de fret et a eu une flotte d'au moins six bateaux qui circulaient entre Toronto, Niagara-on-the-Lake et Lewiston (Etat de New Nork).
Leur premier navire a été le Chicora («Jolie fleur» en indien). Coque en acier et grandes roues latérales, ce vapeur faisait 76,6 m de long et 17,3 m de large. Il fut remplacé sur la même route par le Cibola (« pays du Buffle ») dont la construction a commencé le 24 mai 1887 avec pour maîtres-mots la stabilité et la vitesse. La coque était divisée en cinq par des cloisons étanches. Ses moteurs à deux cylindres d’une course de 5 pieds 6 pouces. Les murs des cabines étaient en acajou et l’électricité fonctionnait sur tout le navire. La décoration générale faisait appel au verre taillé sur lequel se reflétait la lumière des lustres. Le luxueux Cibola connu un sort tragique et brula dans le port à Lewiston le 15 juillert 1895, ce qui coûta la vie à son mécanicien.
A la fin des années 1880, un petit steamer du nom d’Ongiara («eau tonnante») a rejoint la flotte sur la rivière Niagara pour la courte traversée de Niagara-on-the-Lake au Canada à Lewiston, du côté américain. Le Ongiara faisait cette navette pour relayer le vapeur en provenance de Toronto. 

 
Puis vint le Chippewa, construit aux chantiers d’Hamilton Bridge (Canada) qui fit son premier voyage le 26 juillet 1893. Comme le Cibola, Chippewa était un palace flottant dont il était dit que « tout, des machines à la finition générale, approchait de la perfection. » Le Chippewa faisait 102,8 m de long, la pièce principale 64 m et les murs des quatre salles étaient parés en bouleau, chêne et acajou. Il a été détruit en 1938 dans la ville qui l’avait vu naître.
L'arrivée du XXe siècle a marqué le début de grands changements dans la façon dont les gens se déplaçaient. L'automobile, avec ses rapides courts trajets, a rendu le voyage par vapeur obsolète sauf pour les longs voyages océaniques (en attendant l’avion).

Chippewa au quai de Yonge St, embarquant des soldats canadiens.